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Mitterrand, une victoire savourée jusqu’au bout

mercredi 29 juin 2016 (Date de rédaction antérieure : 17 avril 2009).

MITTERRAND

UNE VICTOIRE SAVOUREE JUSQU’AU BOUT

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Mai 1981, tout ce qu’il y a de gauchiste (Mitterrand allait faire la révolution à leur place), d’écologiste (Mitterrand allait supprimer toutes les centrales nucléaires), et même des "anarchistes", se précipitent aux urnes pour faire la révolution sans violence (tout le monde oublia que révolution sans violence = réformisme = contre-révolution). La folie est à un tel point que certains qui n’avaient jamais voté de leur vie font des centaines de km en stop afin de faire leur devoir de citoyen. Victoire : Mitterrand est élu. Mais attention, nous dit-il à la télé en guise de premier discours : « Ce n’est pas moi qui ai vaincu, ce n’est pas le peuple qui a vaincu, c’est l’espoir qui a vaincu ». Seul Mitterrand savait que l’espoir est la laisse de la soumission : Tout le monde applaudit. Fête gigantesque et réellement spontanée dans toute la fRANCE.

Que s’est-il passé en réalité ?

Mitterrand manifeste avant-guerre contre les "Métèques"

Mitterrand est né à Jarnac (déjà ça s’annonce mal), fit ses études chez les Jésuites (ça trompe pas) et passa des diplômes pour faire avocat. Comme beaucoup d’avocats, il devint extrémiste de droite. Ce fut d’ailleurs dénoncé par Tixier Vignancourt lors de sa campagne électorale de 81 : « Mitterrand a commencé sa carrière politique dans le même parti que moi ». Précisons même qu’il était en fait royaliste, ce qui explique pourquoi Renouvin, chef de la "Nouvelle Action Française" faisait systématiquement voter pour lui au second tour. Pendant la dernière guerre mondiale, Il fut chef du service de protection rapproché du maréchal. Pétain le décora en 43 de la Francisque (n° 2202), il avait tout de même fallu pour cela qu’il ait "travaillé pour la révolution nationale (socialiste) avant le début de la guerre, qu’il continue après, qu’il justifie de bons et loyaux services auprès du maréchal et qu’il jure fidélité à Pétain et à ses idées jusqu’à la fin de sa vie "(Voir les divers articles "Francisque" du Quid). Il ne faut donc pas s’étonner que notre cher président fleurisse chaque année la tombe de Pétain ou qu’il ait des amis parmi les pires collabos. Ne nous étonnons pas non plus que certains d’entre eux se fassent flinguer avant de parler.

Photo de 1943, quand Mitterrand reçut la Francisque. Et il la reçut des mains mêmes du maréchal Pétain, ce qui était rare. Il dut à ce moment prêter le serment : « Je fais don de ma personne au maréchal Pétain comme il a fait don de la sienne à la France. Je m’engage à servir ses disciples et à rester fidèle à sa personne et à son oeuvre »

Mais où Mitterrand a-t-il bien pu travailler pour la "révolution nationale" avant guerre, dans quel cadre ? Tout simplement, il faisait parti de la "Cagoule". Rappelons que la cagoule était une organisation politique sans scrupule (donc pire que d’extrême droite) dont le seul but était l’obtention du pouvoir. Sa stratégie fut de placer ses meilleurs hommes dans tous les partis et de grimper leur hiérarchie par tous les moyens. Ils pensaient qu’ainsi l’un d’eux finirait bien par devenir président de la "République". Cette totale réussite explique pourquoi de nombreux cagoulards se trouvent parmi les conseillers de Mitterrand.

Pendant la guerre d’Algérie, nôtre homme eut l’occasion d’être ministre de l’intérieur, mais ce fut en tant que ministre de la justice qu’il fit des lois qui, subtilement, autorisaient la torture en Algérie. Le Pen s’en donna à coeur joie dans une maison d’Alger : la "Villa des roses". Alors même que De Gaulle avait opté pour une Algérie algérienne, Mitterrand lutta encore pour une "Algérie française".

Les Mitterrand mangent à la même table que René Bousquet"

Comment s’étonner que Mitterrand ait volontairement fait monter Le Pen au cours de son premier septennat afin de diviser la droite, la culpabiliser, et ainsi s’assurer un deuxième septennat ?

Mais, son passé de résistant ? Oui, je sais, il raconte aux militants "socialistes" que s’il a été décoré de la Francisque, c’est parce qu’il faisait semblant d’être collabo, mais qu’il était agent double au service de la résistance. Ne doutons pas que ce jésuite fut agent double. Mais vu ses états de service, c’était plutôt pour la collaboration, ce qui avait tout au moins le mérite de lui faciliter certaines évasions !

Mais, tout ça, quiconque a un peu de pouvoir dans ce pays était au courant, n’est-ce pas ? Oui, et s’ils ne l’ont pas dénoncé c’est qu’au fond, Ils sont tous complices. N’oublions pas que les patrons disaient : « mieux vaut hitler que les communistes ». Or les patrons de la fRANCE sont les patrons ! Certains résistants disent que si aprés guerre on avait flingué tous les collabos, on n’en serait pas là où on en est.

Tout le monde sait que pour se faire élire un candidat doit faire des promesses électorales qu’il ne tiendra pas ensuite. Celle de Mitterrand fut de dire "Je suis socialiste". C’était un gros mensonge, mais, comme le disait Hitler, ce sont les plus gros qui passent le mieux. Et celui-ci fut d’autant mieux avalé que Mitterrand avait pris la précaution de le camoufler derrière une centaine de propositions : tout le monde se demandait lesquelles seraient effectivement tenues, du coup personne ne pensa à une question essentielle : Est-il socialiste ?

Mitterrand est-il Franc-Maçon ou Rose-croix ? Je m’en fou ! Je peux seulement dire que son symbole est la rose et qu’il fit construire des pyramides partout où il put, ce qui est une manie de rosicrucien. néanmoins, des membres de ces sectes prétendent qu’il est franc-maçon et non pas rosicrucien. Mais, afin d’avoir le soutien de tous, nôtre jésuite est bien capable d’être aux deux à la fois ! Encore agent double ? et au service de qui ?

Mitterrand avait promis qu’il allait marquer l’histoire, et il a tenu parole. Il est le premier nazi à s’être fait élire président d’une république (et deux fois de suite) en se prétendant socialiste ! Mais quel fut son passe-temps favori pendant ses 14 ans de "pouvoir" ? Regarder à la télé les "de gauche" manifester contre Le Pen en s’égosillant : « Le fascisme ne passera pas ! ». Il a du se bidonner quelques fois ! Mais ça ne lui a pas suffi, comme parti de rigolade : maintenant que sa vie et son dernier septennat sont en cours d’achèvement et qu’on ne peut plus rien contre lui, il nous lâche à la gueule : « Je vous ai bien baisé ». Car s’il finit par nous avouer ses sentiments pour Bousquet, c’est pour savourer sa victoire jusqu’au bout.

1992, Pierre Péan

4 Messages de forum

  • Mitterrand, une victoire savourée jusqu’au bout 15 mai 2009 10:18, par Visiteur

    Voici, sur la Francisque, l’article du Quid, édition 1992 Page 1242 :

    (Bien sûr, "politique nationale et sociale" est synonyme de "politique nationale-socialiste.)

    État français (1940-44)

       Francisque Gallique Décoration créée, approuvée et régie par les dispositions des arrêtés du 26-5-1941, loi du 16-10-1941 et décrets des 14-3-1942 et 31-7-1942. Insigne : 26,5 mm de haut sur 19,4 mm de large, rappelle la forme de la pseudo-hache à double tranchant des guerriers francs (c’était en fait une arme de jet à 1 fer). Le bâton de maréchal émaillé de bleu, à 10 étoiles et extrémités dorées, en est le manche où s’attachent les 2 fers émaillés de tricolore. Attribution : directement décernée par le maréchal Pétain, ou attribuée après étude du dossier par un conseil de 12 membres nommés par le maréchal (Pt : général Brécard, Grand Chancellier de la Légion d’honneur, nommé par décret du 1-8-1942). Le candidat devait avoir 2 parrains et « présenter des garanties morales incontestées et remplir des conditions : a) avant la guerre, avoir pratiqué une action politique nationale et sociale, et conforme aux principes de la Révolution nat. ; b) manifester depuis la guerre un attachement actif à l’oeuvre et à la personne du maréchal ; c) avoir de brillants états de services militaires ou civiques ». Il devait prêter ce serment : « Je fais don de ma personne au maréchal Pétain comme il a fait don de la sienne à la France. Je m’engage à servir ses disciples et à rester fidèle à sa personne et à son oeuvre. » Nombre attribué : - de 3000. De nombreux décorés ont poursuivi sous les IVe et Ve Rep. leur carrière politique (ex. François Mitterrand, n°2202).

  • Mitterrand, une victoire savourée jusqu’au bout 10 mai 2011 02:53, par Visiteur

    Ce texte n’est évidemment pas de Pierre Péan. Il est celui qu’il aurait écrit s’il avait eu du courage. À l’époque…

  • Mitterrand, une victoire savourée jusqu’au bout 10 mai 2011 03:14, par Visiteur

    Ce tract fut distribué initialement en 1992 (mais, sans les photos) à la fac Saint-Charles en grève avec occupation, contre la réforme Jospin.

    Après une petite recherche, voici quelques tracts de l’époque :

    Histoire de Saint-Charles :

    Spartacus
    COLLECTIF ETUDIANTS LYCEENS AUTONOMES

    Le collectif est ouvert à tous, lycéens, étudiants et autres ; démarré pendant le pseudo mouvement dernier, il regroupe des gens voulant mener la subversion sur un terrain plus vaste. C’est-à-dire, sans cracher sur les quelques acquis gagnés à l’occasion :

    • refus à l’université comme partout de la rentabilité comme épanouissement
    • rejet du réformisme qui ne fait que dorer la misère et calmer les révoltes
    • développement et extension des tentatives d’agitations visant à exprimer une opposition plus radicale (affrontement, occupation, sabotages, affichages, journaux, discussions)

    Notre fonctionnement : une plateforme (salle ouverte à Saint-Charles) où l’on peut trouver des gens pour agir. Le collectif se nourrit de la personnalité des gens qui le composent. Notre volonté n’est donc pas de centraliser les initiatives, mais de leur donner corps.

    Juin 1992

    LA FêTE OU LA DEFAITE ?

    Depuis que Jospin a pondu sa réforme nous sommes descendus dans la rue, encadrés par les syndicats, nous avons défilé gentiment, contesté poliment… Demain nous rentrerons dans nos facs et nos bahuts… Que le mouvement reste confiné dans les facs et les bahuts, que chacun reste confiné en soi-même. Ainsi soit-il !

    Nos études ont un goût amer, celui de toute une vie de turbin à laquelle elles nous préparent, dans une société où seule compte la rentabilité, où la guerre compte plus que notre avenir. D’une réforme à l’autre, d’une lutte à l’autre, l’aveuglement devient total et nous empêche de saisir ce principe fondamental : il n’y a plus de travail pour tout le monde, tout au plus quelques places de technocrates pour certains, l’ennui, la précarité, le chômage pour beaucoup.

    Sachons faire de cette lutte « antiministre » une démarche constructive. Si nous ne voulons pas que nos vies soient sacrifiées sur l’autel dépressif des statistiques froides de l’économie totalitaire de Bercy, il faut étendre le mouvement, le renforcer, en faire un moment réel de réappropriation. Se rencontrer, se confronter, se mouvoir et s’émouvoir, pour commencer à vivre ce qu’on a envie de vivre.

    A nous d’imposer nos moyens de contestation : la grève et l’occupation, c’est-à-dire l’appropriation des locaux par le mouvement, par l’absence de vigiles et d’administration, par le refus de se plier aux lois externes (directeurs d’UFR, voisinage, fermeture des portes pour « sécurité », etc.), par l’organisation de nos propres activités créatives…

    Si tu bouges, si nous bougeons, tout peut alors changer.

    Paris le 2 avril 1992

    COLLECTIF ETUDIANTS LYCEENS AUTONOMES

    [Premier tract distribué par le collectif sur plusieurs facs de la région parisienne pour appeler à un rendez-vous régulier sur la fac de Saint-Charles]

    over a year ago

  • Parrains de Mitterrand pour la Francisque :

    Gabriel Jeantet et Simon Arbellot

    Au printemps 1943, parrainé par deux membres de La Cagoule (Gabriel Jeantet, membre du cabinet du maréchal Pétain, et Simon Arbelloti), il est décoré de l’ordre de la Francisque par le Maréchal Pétain : il est le récipiendaire no 2202, délégué du Service national des prisonniers de guerre.


    Gabriel Jeantet

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Jeantet

    Gabriel Jeantet était un militant d’extrême-droite né en 1906 et décédé en 1978.

    Né en 1906 dans une famille royaliste et nationaliste, il collabore avec son frère, Claude Jeantet, à L’Étudiant français, journal des étudiants de l’Action française, puis rejoint rapidement La Cagoule, créée en 1936 par Eugène Deloncle. Il s’enfuit en Italie, recherché par la police.

    En 1940, il revient en France et combat dans la 4e division cuirassé du colonel de Gaulle. Après la défaite, il est chargé de mission au cabinet civil du maréchal Pétain, et anime le mensuel France, revue de l’État nouveau. Avec Simon Arbellot, il est l’un des « parrains » de François Mitterrand pour l’obtention de la Francisque en 1943.

    Anti-allemand, Gabriel Jeantet, en décembre 1943, prend contact avec l’entourage de l’amiral Canaris en vue de fomenter un complot contre Hitler et de négocier la paix avec les Alliés. Les tractations prennent fin en février 1944, et Gabriel Jeantet est déporté en juillet.

    Revenu d’Allemagne à la Libération, il est interné à Fresnes et frappé d’indignité nationale.

    Il quitte la scène politique pour diriger la collection « histoire contemporaine » des éditions de la Table ronde jusqu’aux années 1970, où il est aperçu dans une réunion publique d’Ordre nouveau en mai 1970, avant d’intégrer son bureau politique, puis d’adhérer au Parti des forces nouvelles. Père du journaliste Pierre Jeantet, il meurt en 1978.

    Ouvrages

    Année 40, essai, La Table Ronde, 1965 (avec Jacques Laurent)

    Pétain contre Hitler, La Table Ronde, 1966

    Sources

    La Nouvelle Revue d’histoire n°32 (sept-octobre 2007), Jean-Claude Valla, « Le Monde, une institution en crise. »


    Simon Arbellot

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Simon_Arbellot

    Simon Pierre Arbellot de Vacqueur, dit Simon Arbellot, est un journaliste et écrivain français, auteur d’essais et de roman policier, né le 19 novembre 1897 à Limoges, mort le 22 décembre 1965 à Saint-Sulpice-d’Excideuil, (Dordogne).

    Biographie

    D’origine limousine, Simon Arbellot débute sa carrière au Figaro en 1920, qu’il quitte au début des années 1930 pour le journal Le Temps1 et la revue Documents2. Bien que n’étant membre d’aucun mouvement politique, il est connu pour ses idées monarchistes et sa proximité avec l’Action française et Charles Maurras3, auquel il consacre une biographie en 1937. En 1938, il justifie l’action clandestine de La Cagoule, estimant que cette organisation a été formée dans la crainte d’un « putsch de gauche »4.

    Sous l’Occupation, il est nommé directeur de la presse au ministère de l’Information à Vichy de 1940 à 1942, puis consul général de France à Malaga de 1943 à 19441. Il est surtout connu pour avoir été avec Gabriel Jeantet le « parrain » de François Mitterrand pour l’obtention de la Francisque en 1943, qu’il fréquentait alors5, ce qui créera une controverse plusieurs décennies après. Après la guerre, il contribuera à divers titres de presse, comme les Écrits de Paris, Le Charivari, ou encore La Revue des Deux Mondes1.

    Il a publié de nombreux ouvrages, romans et essais, mais également cinq romans policiers, mâtinés d’aventures, pour la collection Le Masque.

    Ouvrages

    Le Gentilhomme antiquaire, Coquête édition, 1922

    Que veut… que peut… L’Action française ?, Denoël, 1935

    Edouard VIII, roi moderne, Denoël, 1936

    Le Comte de Paris, prince révolutionnaire, Denoël, 1936

    Maurras, homme d’action, Denoël, 1937

    J’ai vu mourir le boulevard, Éditions du Conquistador, 1950

    La Presse française sous la francisque, Parsan, 1952

    Eau de vichy, vin de malaga, Éditions, du Conquistador, 1952

    Lolita : fille des pharaons, André Martel, 1953

    Journaliste !, Le vieux colombier, 1954

    Le Mystère du dragon d’or, Librairie des Champs-Élysées, Le Masque no 496, 1955

    Un gastronome se penche sur son passé, La Colombe, 1955

    Les Hallucinés des gobelins, Librairie des Champs-Élysées, Le Masque no 554, 1956

    Guide des touristes gastronomes, Éditions Kleber Colombre, 1957

    Neuf personnages en pleine aventure, Éditions Colombe, 1959

    Les Chevaliers de la licorne, Librairie des Champs-Élysées, Le Masque no 659, 1959

    La Gastronomie, Hachette, 1962

    Tel plat… tel vin, Amphora, 1963

    La Maison des dunes, Librairie des Champs-Élysées, Le Masque no 805, 1963

    Curnonsky, Prince des gastronomes, Les productions de Paris, 1965

    La Fin du boulevard, Flammarion, 1965

    Les Chevaliers de la licorne en difficultés, Librairie des Champs-Élysées, Le Masque no 907, 1966

    Références

    Jacques Baudou et Jean-Jacques Schleret, Le Vrai Visage du Masque, Volume 1, Paris, Futuropolis, 1984

    Anne Martinetti, Le Masque. Histoire d’une collection, Paris, Éditions Encrage, 1997

    Notes

    1 a, b et c Henry Coston, Dictionnaire de la politique française, tome 1, 1967, p. 19

    2 Bruno Goyet, Charles Maurras, Presses de Sciences-Po, 2000, p. 72

    3 Eugen Weber, L’Action française, Hachette Littérature, 1990, p. 392

    4 E. Weber, op.cit., p. 442

    5 Gilles Perez et alii, La Main droite de Dieu, Seuil, 1994, p. 131

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