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La privatisation de la SNCF a encore tué et elle tuera encore !

samedi 16 décembre 2017, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 16 décembre 2017).

Millas : le témoignage d’une enfant du bus

Un adulte témoigne aussi qu’il a déjà vu la barrière dysfonctionner

Enregistré sur France 3 le 16 décembre 2017 vers 12h30

Cliquer sur l’image pour voir la vidéo.

Au passage à niveau de Millas, il va de soit que les barrières n’étaient pas baissées et que le feu rouge clignotant était éteint. Il faudrait être complètement tordu pour penser que la conductrice du bus scolaire, elle-même mère de famille, et non alcoolisée (pas de bol pour la SNCF !) aurait forcé le passage alors qu’elle avait en charge quelques dizaines d’enfants.

Il va donc de soit aussi qu’une fois de plus, la SNCF privatisée, n’étant plus un service public cherchant à rendre service au public, mais étant devenue une entreprise privée cherchant la rentabilité avant tout, a en conséquence négligé l’entretien du passage à niveau, préférant mettre le fric dans la poche des actionnaires plutôt que dans la sécurité.

C’est bien pourquoi la privatisation de la SNCF a encore tué et qu’elle tuera encore.

Parfois, le signal automatique du train étant en retard,
la barrière se ferme après son passage

Enregistré sur France 2 le 16 décembre 2017 vers 13h

Cliquer sur l’image pour voir la vidéo.

J’ai vu aussi à la télé (vidéo ci-dessus) un autre témoin qui a vu cette barrière, ou une barrière identique pas loin, commencer à se fermer trop tard, le train étant déjà en train de franchir le passage à niveau.

Ce qui pourrait très bien expliquer qu’après l’accident l’on ait trouvé le bloc des barrières baissé ; le bus étant passé avec les barrières ouvertes (levées) et celles-ci s’étant baissées juste après (trop tard !).

France - 4 décembre 2017 - Il FAUT renationaliser complètement la SNCF

Le nouvel incident qui a paralysé dimanche 3 décembre 2017 la gare de Paris-Montparnasse est inacceptable, a déclaré dans la soirée la ministre des Transports, Elisabeth Borne, qui a convoqué le PDG de SNCF-Réseau pour des explications.

“Ce nouvel incident est inacceptable, quelques mois seulement après celui de juillet et alors que les travaux étaient pourtant prévus de longue date”, déclare la ministre des Transports.

Cliquer ici pour l’article et les commentaires

SNCF - 7 juillet 2014 - C’est la privatisation qui est la cause des sept morts du déraillement de Brétigny le 12 juillet 2013

Dans un document, qui doit être rendu public lundi, deux ingénieurs experts estiment, sur la base d’examens métallurgiques, qu’il ne s’agit pas d’un acte de malveillance mais d’un processus de désagrégation matérielle qui s’est "étalé sur plusieurs mois".

Les deux experts font état de plus de 200 anomalies, dont la plupart étaient "connues de la SNCF ou de ses agents" sans pour autant qu’il y soit remédié de façon adéquate, rapporte encore le quotidien.

Note de do : Qui dit ou prévoit privatisation, dit rentabilisation ; et qui dit rentabilisation, dit abandon de l’entretien pour faire des économies. Ken Loach avait montré et dénoncé dans un film la dégradation du chemin de fer anglais et ses graves conséquences suite à la privatisation. S’il n’est nul besoin d’un film pour prévoir les conséquences de la privatisation, s’il suffit pour cela de savoir ce qu’est le capitalisme et sa volonté de profits à court terme, un bon film peut toutefois ouvrir les yeux des plus aveugles. Même si vous savez déjà tout ça, vous pouvez regarder The Navigators de Ken Loach et ainsi constater à quel point les cheminots français avaient raison de faire grève, et auraient raison de recommencer !

http://mai68.org/spip/spip.php?article7516

Hôpital - SNCF - PTT - EDF-GDF - quelles sont les différences entre un service public, une entreprise publique, et une entreprise privée ?

Rappel de définitions malheureusement oubliées, mais indispensables à la lutte de classe, et notamment à la lutte contre les privatisations. il FAUT savoir qu’un service public, ce n’est pas la même chose qu’un entreprise publique. Et il faut bien connaître les caractéristiques de ces TROIS choses différentes les unes des autres que sont un service public, une entreprise publique et une entreprise privée ;

http://mai68.org/spip/spip.php?article482

23 Messages de forum

  • La privatisation de la SNCF a encore tué et elle tuera encore ! 17 décembre 2017 16:00, par OEIL de FAUCON

    Do

    Dans les grandes lignes tu as raison, seulement ce n’ est pas la SNCF qui est en cause , mais RFF ou ex RFF une boite de planqués qui prend actuellement le contrôle de l’ encadrement à la SNCF. Se souvenir de Bretigny.

    le 13 février 1997 par scission d’avec la Société nationale des chemins de fer français. Réseau ferré de France devient propriétaire du réseau ferré national et de la partie « ferroviaire » des gares (quais, voies, postes d’aiguillages), les parties « commerciale et administrative » (bâtiments voyageurs) restent la propriété de la SNCF.

    voir wikipédia

    bien a toi
    OEIL de FAUCON

    Répondre à ce message

    • Salut OEIL de FAUCON,

      Merci pour les précisions.

      Bien à toi,
      do
      http://mai68.org

      Répondre à ce message

    • D’après Wikipedia :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%…

      Réseau ferré de France (RFF) était un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) français créé le 13 février 1997. Il était le principal gestionnaire d’infrastructure ferroviaire en France, chargé de l’aménagement, du développement, de la cohérence et de la mise en valeur du réseau ferré national dont il était propriétaire1,2. Il disparaît le 31 décembre 2014. SNCF Réseau lui succède au 1er janvier 20153.

      L’établissement public à caractère industriel et commercial Réseau ferré de France est créé le 13 février 1997 par scission d’avec la Société nationale des chemins de fer français. Réseau ferré de France devient propriétaire du réseau ferré national et de la partie « ferroviaire » des gares (quais, voies, postes d’aiguillages), les parties « commerciale et administrative » (bâtiments voyageurs) restent la propriété de la SNCF.

      RFF est le gestionnaire d’infrastructure ferroviaire et le propriétaire du réseau mais c’est la SNCF, gestionnaire d’infrastructure délégué, qui est chargée de son entretien et de son exploitation. Si RFF entretient des relations très étroites avec la SNCF, il est cependant indépendant de cette dernière.

      En créant RFF, l’État français visait plusieurs objectifs :

      • ► libérer la SNCF du poids de la dette liée à l’infrastructure ferroviaire (notamment celle contractée pour la construction des lignes à grande vitesse) et la préserver d’une situation de quasi-faillite ;
      • ► transposer en droit français la directive européenne 91/440 exigeant à l’époque une séparation comptable entre la gestion du réseau ferré et la fourniture de services de transport ;
      • ► à moyen terme, faciliter l’usage du réseau par d’autres entreprises de transport ferroviaire en confiant la gestion du réseau à un acteur indépendant de la SNCF (par ailleurs principal concurrent de ces futures entreprises ferroviaires).

      Répondre à ce message

  • Tu as totalement raison camarade la conductrice n’a aucune responsabilité dans cet assassinat fruit de la négligence et du mauvais entretien de la SNCF

    Merci de le rappeler à tous

    — 

    Robert Bibeau. Éditeur du webmagazine http://www.les7duquebec.com

    Répondre à ce message

  • Et pour renationaliser, il faut sortir de l’UE. C’est parce qu’ils refusent cela par faux internationalisme (et pour toucher les subsides de Bruxelles via la CES) que les directions syndicales ne peuvent mener aucune campagne efficace…

    Georges

    Répondre à ce message

  • salut dodo

    https://www.youtube.com/watch?v=WW4…

    https://www.youtube.com/results?sea…

    https://www.youtube.com/watch?v=up6…

    je ne mettais pas penché sur le sujet,mais grace a ton message j’ai regardé

    les video et sur goole map

    si la conductrice a passé les barrieres fermé il a fallut quell monte sur lilot central.

    donc ou c’est une malade ou la SNCF NOUS MENT

    je te laisse le choix le mien et fais

    bien a toi

    serge

    Répondre à ce message

  • Non ce n’est pas un fait divers

    non l’émotion - justifiée - ne doit pas asphyxier la raison

    la dictature du Kapital produit de tels effets

    on peut parier sans risquerde perdre que il y a à la SNCF des gens payés pour avoir mis au point un tableau couts / bénéfices avec dans la colonne de gauche X le prix d’un passage souterrain et dans la colonne de droite Y le nombre de trains par jour avec la recette de billeterie correspondante

    quand X dépasse un certain nombre de fois Y - secret de fabrication - on laisse le passage à niveau

    le prix d’un enfant mort n’est jamais rajouté à la colonne Y

    SUN TZU

    Répondre à ce message

  • Salut do,

    Allant chaque année en vacancs dans cet département, je connais très bien cette ligne. Voici un TER de cette ligne en gare de Villefranche de Conflent :

    C’est la ligne qui va de Perpignan à Villefranche de Conflent, après Prades, une des 2 sous-préfectures du département. Première ligne de la région à être électrifiée (avant 1914 !), elle est à voie unique, en TER. et d’autre part, certaines gares (Ria) sont fermées.

    Villefranche de Conflent est aussi le terminus du "Train Jaune" qui lui fait suite et allant vers Bourg Madame (près de Puigcerda - Espagne), ligne à voie métrique et électrique depuis avant la guerre de 1914, que la SNCF a plusieurs fois tenté de fermer en 1985 en occasionnant un véritable sabotage de la voie, et avait infligé de lourdes sanctions aux syndicalistes CGT (mutations en Lozère) qui s’étaient opposés à ce forfait. Voir le livre :

    Je pense, moi aussi, qu’il s’agit d’une défaillance de signalisation dû à la négligence à l’égard de cette ligne, que la Direction de l’entreprise publique cherche vraisemblablement à fermer, comme le Train Jaune, où d’ailleurs il y a eu un conflit cette année. Le Train Jaune, d’ailleurs, produit son électricité lui-même, fournie par un barrage hydro-électrique construit spécialement pour lui (le Lac des Bouillouses).

    Curieux aussi, quand même que les médias n’invitent pas les syndicats à parler sur cet accident, peut-être sont-ils, comme d’hab’, à rechercher un CFDT ou un UNSA pour entonner le même couplet que la Direction…

    D’ailleurs, dans ce département d’autres liaisons ferroviaires ont été fermées, comme celle du Boulou à Céret, de Rivesaltes à Quillan (dont une partie sur l’Aude a été déferrée et une autre partie en train touristique privé, le CFPC), alors que dans ce pays montagneux ces liaisons font défaut dans la mauvaise saison.

    Pour cett affaire qui, comme vous le dites, stigmatise la politique de "réduction des coûts", pratiquée à la SNCF comme ailleurs (notamment dans les hôpitaux), il serait mieux, pour avoir de meilleures informations, d’interroger les syndicalistes de la CGT, et aussi de se connecter sur le journal départemental, l’Indépendant, et également Le Travailleur Catalan (hebdomadaire communiste)

    http://www.lindependant.fr/2017/12/…

    Ben oui !

    Quand on automatise pour remplacer l’humain, il faut au moins penser à l’entretien de la machine, sans "réduire les coûts", vu qu’il s’agit de vies humaines.

    https://www.francetvinfo.fr/economi…

    Amitiés !

    JMD

    http://www.letc.fr/

    Répondre à ce message

  • Bonjour et merci pour votre message

    Nationaliser ou renationaliser ne garantit pas pour autant qu’une plus grande attention et les investissements nécessaires soient mis en œuvres pour assurer la sécurité de ce type d’emprise. Nombreux sont les accidents à des passages à niveaux depuis de longues années. L’actionnaire de la SNCF jusqu’à présent c’est l’État. Et les choix de rentabilité qu’il lui fait mener en tant que donneur d’ordre sont un facteur déterminant de la catastrophe de Millas.

    Cordialement,
    Lutte Ouvrière

    Répondre à ce message

    • Salut,

      Merci pour ta réponse. En fait la SNCF n’est pas encore tout à fait privatisée. Elle est en voie de privatisation. Elle va perdre son monopole de l’utilisation du réseau ferré de France. Ce qui revient au même question de pousser à la rentabilité.

      Quand le pouvoir veut privatiser un service public, il commence souvent par le casser en plusieurs morceaux ; Ce fut le cas pour l’ORTF, puis pour les PTT, la SNCF, EDF-GDF.

      La SNCF a été divisée dans un premier temps en deux parties : une nommée SNCF, et l’autre RFF (Réseau Ferré de France). Le but étant que d’autres compagnies (privées) puisse concurrencer la SNCF sur le même réseau ferré.

      Cordialement,
      do
      http://mai68.org

      Répondre à ce message

  • Bonjour à tous,

    Nationaliser ou pas est aujourd’hui un faux problème, car cela ne change plus les critères de concurrence et de rentabilité dans l’époque de crise actuelle.

    Le secteur nationalisé ne peut plus être la « danseuse » du secteur privé d’aucun pays dans le contexte international actuel.

    Même un pays soucieux d’indépendance et se retirant de l’UE ne peut survivre de manière tout à fait autarcique.

    Via l’import-export son secteur privé doit donc rester performant, sauf à tomber complètement dans la dépendance, ce qui serait un résultat à priori paradoxal de l’ « indépendance »…

    Il ne peut donc, sans être affaibli à ce point de n’être plus « concurrentiel », supporter de financer le déficit du service dit « public »…

    Celui-ci doit donc demeurer « rentable » au point de s’autofinancer, pour l’essentiel. Il doit donc s’aligner, pratiquement, sur les critères de « concurrence » du privé… !

    C’est pourquoi la sortie de l’UE, que ce soit en Grande-Bretagne, en France ou ailleurs, ne constitue pas un objectif de progrès social.

    Pas plus que davantage d’ « intégration », en sens inverse, bien évidemment.

    La seule solution est d’arriver à créer un nouvel équilibre économique, sur une autre base.

    L’URSS, malgré tous ses défauts, a pu survivre tant qu’elle avait à la fois un développement endogène et un commerce extérieur équilibré.

    C’est la rupture de cet équilibre, au tournant des années 60, conséquence des « réformes » khrouchtcheviennes, qui a amorcé la pente fatale, provisoirement ralentie par la rente pétrolière au cours de l’ère Brejnev :

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/05/prix-du-petrole-effondrement-des-cours-et-effondrement-dune-theorie-pseudo-marxiste-leniniste/

    Il ne s’agit évidemment pas d’en revenir aux solutions « extrêmes » auxquelles s’est trouvée contrainte l’URSS des premières décennies, dans la mesure du possible, mais d’en tirer les leçons utiles pour les adapter au mieux à notre époque.

    Luniterre

    Répondre à ce message

    • "Nationaliser ou pas est aujourd’hui un faux problème"

      Donc tu ne te sens pas solidaire des prolétaires qui se battent pour défendre le service public ?

      Evelyne

      Répondre à ce message

      • Bonjour…

        Bonne question…

        …ou question piégée ?

        Le piège est dans l’illusion, en réalité… L’illusion qu’on pourrait revenir à une sorte de « compromis social » dans lequel les services publics retrouveraient leur prérogatives d’après-guerre… Prérogatives qui n’ont existé que par la reconstitution provisoire de l’ « empire français » colonialiste et néocolonialiste…

        Avec la crise actuelle, le seul « service public » réellement social et efficace qui soit possible est celui d’une économie socialiste planifiée démocratiquement, faisant correspondance entre infrastructures productives, également dans le domaine des services, et besoins sociaux réels.

        Il est donc nécessaire de dénoncer les défaillances actuelles pour montrer l’impasse des « services publics » soumis en fait inexorablement à la loi du marché…

        Des services publics dignes de ce nom ne peuvent plus se développer que dans un cadre économique libéré de la loi du marché : le socialisme.

        Si lutte il y a, les révolutionnaires doivent donc tenter de la politiser, même si cela paraît « diviser », car entretenir l’illusion c’est de toute façon à court terme, renforcer le réformisme, et à moyen terme, aller à l’échec, de toutes façons.

        Travailler au réveil de la conscience de classe, c’est être solidaire de l’avenir, en quelque sorte, et des générations futures, si celles d’aujourd’hui ne sont pas encore prêtes à relever le défi, qui se précise, pourtant…

        Luniterre

        Répondre à ce message

  • C’est une honte de voir un tel parti pris et de faire de la diffamation !
    "Au passage à niveau de Millas, il va de soit que les barrières n’étaient pas baissées et que le feu rouge clignotant était éteint. Il faudrait être complètement tordu pour penser que la conductrice du bus scolaire, elle-même mère de famille, et non alcoolisée (pas de bol pour la SNCF !) aurait forcé le passage alors qu’elle avait en charge quelques dizaines d’enfants."
    Comment peut-on affirmer ce genre de chose alors que le résultat de l’enquête est toujours en cours. Imaginez un peu que finalement l’enquête prouve qu’il s’agit bien de la conductrice présenteriez-vous vos excuses ? Non bien votre orgueil vous poussera à crier à la conspiration ! Ayez un peu de compassion envers les victimes et leurs familles et laissez faire l’enquête !
    J’en ai assez que des gens, qui ne sont même pas du métier viennent avec leur théorie fantaisistes juste pour faire parler d’eux ! Entre les gens qui veulent tout savoir et ceux qui sont des moutons j’ai de plus en plus honte d’être français !
    Sachez que personne n’est parfait et l’erreur est humaine et on a beau aimer les enfants être mère/père de famille et en bonne santé cela n’est en aucun cas un argument pouvant innocenter qui que ce soit. Preuve en ai de la majorité des accidents de la route qui cause de nombreux de morts sur qui sont du a des fautes d’inattention.
    Que faites vous des témoignages des gens dans le bus qui disent avoir vu les barrières basse, de celui du conducteur et de ceux des automobilistes de l’autre coté de la route ??
    Merci de vérifier vos source et de ne pas donner qu’une seule version des faits juste pour appuyer vos dires car dans cette histoire il y a deux versions qui se contredisent. (Voir le lien qui suit)

    https://www.ladepeche.fr/article/20…

    Ne vous méprenez pas, je ne tente pas a prouver que la conductrice ment, je veux comme beaucoup de personne savoir la vérité sur ce qui c’est passé surtout que je suis un agent SNCF qui avait en maintenance des passages a niveau. Je ne suis pas un adepte du mensonge, et, comme bon nombre de mes collègues, en aucun cas je ne couvrirais ma société si j’étais témoins d’un disfonctionnement. Je pense donc à ce conducteur de train qui affirme avoir vu la conductrice forcer la barrière basse. Pourquoi aurait-il menti ??? Il ne risquait absolument rien de dire la vérité. Pareil pour ses deux automobilistes qui attendaient en face du passage a niveau !
    Sachez également que je compati a la douleur des familles mais également au conducteur de train qui doit vivre avec le sentiment d’avoir contribué a ce tragique événement ainsi la conductrice du bus et ce même si l’enquête venait à prouver sa faute. D’ailleurs je n’ose imaginer la difficulté que ça dois être de vivre avec ça sur la conscience avec tous les risques judiciaires et professionnel que cela engendrerait. Sans compter la réputation au sein de son village ! Il est vrai qu’il serait préférable pour tous qu’il s’agisse d’un disfonctionnement hélas un tel disfonctionnement (raté de fermeture) est très rare car il s’agit d’une installation de sécurité avec une maintenance tous les six mois (si mes souvenir sont bon et si les pas de maintenances n’ont pas été modifié…car l’entreprise a tendance à allonger ses périodicités de maintenance mais jusqu’a présent toujours sur les installations non sensible).

    Répondre à ce message

  • J’en viens donc au paragraphe suivant :
    "Il va donc de soit aussi qu’une fois de plus, la SNCF privatisée, n’étant plus un service public cherchant à rendre service au public, mais étant devenue une entreprise privée cherchant la rentabilité avant tout, a en conséquence négligé l’entretien du passage à niveau, préférant mettre le fric dans la poche des actionnaires plutôt que dans la sécurité."
    Alors comme je le disais plus haut, en ce qui concerne ma région, la maintenance est faite tous les six mois et par des agents SNCF. Nous ne bâclons pas cette maintenance car elle est très sensible et si elle est mal faite il peut y avoir des morts. Je vous signale que je fais un métier pas simple et en cas d’erreur c’est la case prison. Je ne pense pas que l’auteur de ce torchon bien caller dans son canapé peut prétendre aux mêmes risques.
    Pour ce qui est de la théorie ou la barrière se serait fermé sur le bus, sachez qu’elle n’aurait pas cassé, les barrières d’entrée se ferme par leur propre poids, aucun effort électrique n’est exercé (j’ai déjà vu un automobiliste qui s’était trop avancé recevoir la barrière sur son toit. il a reculé sans que ca ne la casse (cette dernière a glissé sur son toit puis son capot).

    Pour en dire un peu plus sur les passages a niveau :
    SAL 4 = 4 demi-barrières (deux demi-barrières d’entrée et deux demi-barrières de sortie) empêchant tous passage
    SAL 2B deux barrière (deux grande barrière d’entrée qui coupe les deux sens de circulations de part et d’autre) empêchant tous passage
    SAL2 2 demi-barrières (deux demi-barrières d’entrée) qui laisse la possibilité de passer en chicane.
    A titre d’info en cas de coupure d’alimentation les barrières d’entrées se fermente (par le poids de la barrière) tandis que les barrières de sortie se lèvent (grâce a leur contre poids).

    Pour ce qui est des disfonctionnements sachez que souvent il est question de passage a niveau qui ne s’ouvre pas, comme toute installation de sécurité, en cas de problème les installations sont penser pour fonctionner de manière restrictive. De plus en maintenance nous avons parfois à effectuer des vérifications technique dans des centres qui implique de déclencher des annonces de passage a niveau sans forcement avoir la présence d’un train. Il est vrais que ça surprends les automobilistes de voir des passages qui se ferment puis qui s’ouvrent sans avoir vu de train passer mais nous n’avons pas le choix, il faut bien faire la maintenance.
    Pour ce qui est des gens qui s’inquiète de voir sur un PN a SAL4 deux barrières qui se ferme puis après les deux autres. Sachez que c’est normal ! Les barrières de sorties se ferme après celles d’entrées afin de laisser le temps au automobiliste de dégager le passage a niveau.
    Pour ce qui est des gens qui voient, après le passage d’un train, les barrières remonter puis s’arrêter de nouveau en cours de remonté puis quelques seconde après se fermer de nouveau c’est généralement un fonctionnement normal (ca arrive souvent quant une autre annonce se produis alors que le passage a niveau remonte… souvent il s’agit d’un train sur l’autre voie qui arrive).
    Pareil pour un passage à niveau qui commence à se baisser, s’arrête, puis remonte. Cela peut se produire dans le cadre qu’une vérification du temps de préavis (entre l’annonce et la chute des barrières) si l’agent réarme l’annonce avant la fermeture complète des barrières.
    Tout ca pour vous dire que parfois il s’agit d’un fonctionnement normal et non de disfonctionnement donc beaucoup de gens feraient mieux de s’occuper de leurs postérieurs avant de crier au loup et d’exciter les réseaux sociaux d’autant que la plupart des problèmes concerne le non respect de la signalisation routière (et au code ce sont les feux qui prime ! rouge clignotant arrêt absolu).
    Et si jamais vous êtes coincé entre des barrières, sachez qu’elles sont conçu pour se casser, par contre si vous en cassez une merci de le signaler via les téléphones de passage a niveau situé a proximité.
    Après un grave disfonctionnement peu malencontreusement arrivé (Je pense surtout au passage à niveau à déclanchement par zone car j’ai cru entendre parler de problème lié à des trains mauvais shunteur). Par contre les passages à niveau à déclanchement par détecteurs (capteur d’essieux pour faire simple) comme ceux que j’avais (et comme celui de millas apparemment) sont a ma connaissance, ce qui y’a de plus fiable … ils sont doublé et en série (pour pallier a la défaillance d’un détecteur).
    J’espère avoir réussi à en rassurer plus d’un, après pour ce qui est de l’enquête, laissez les experts et la justice faire leur travail.

    Pour finir :
    "C’est bien pourquoi la privatisation de la SNCF a encore tué et qu’elle tuera encore."
    Outre le sens accentuer de votre phrase et diffamante, je pense effectivement qu’il y a un gros risque, pour l’instant la maintenance dans mon métier n’est pas externalisé (seulement les travaux) mais il va l’être bientôt. Voyant un peu comment se passe les chantiers sous privatisations j’ai peur que des ouvriers sous formé et n’ayant pas le même amour du métier fasse du travail de mauvaise qualité avec les risques que ça peut engendrer. Voila pourquoi je me bats, voila pourquoi je fais parfois grève !

    Répondre à ce message

    • Salut loufi !

      Tu as un peu trop la "culture d’entreprise" pour te rendre compte qu’en parlant ainsi tu fais le jeu de la privatisation…

      A+

      Marc

      Répondre à ce message

      • Bonsoir marc

        J’ai surtout la culture "amour du travail bien fait" et celle du "ne pas parler sans connaitre". Je t’avoue en avoir assez de tout ces gens qui se plaigne ou qui pense amener de l’eau à leurs moulin sans vraiment se renseigner et pire encore de ceux qui cultive leur haine antisncf.

        Pour en revenir au sujet je ne comprends pas le mélange privatisation et millas ?! Il faut vraiment qu’on m’explique car a lire l’article on en tire les conclusions suivante :
        "Là conductrice n’est pas en cause, ça vient du passage à niveau mal entretenu du fait de la privatisation".

        Déjà je ne vois pas en quel titre l’auteur peu amener de tels déduction car l’enquête est toujours en cours et les premiers élément recueillis ne parle absolument pas d’un défaut de maintenance.

        Après si on veux parler privatisaton je suis le premier à dire qu’on va droit dans le mur. J’ai eu vent effectivement de plusieurs gros soucis (qui par chance n’ont fait aucun blessé) et qui est du à des entreprises exterieurs.
        Je peux te parler de leur mentalité sur les chantiers de leurs manque de formation…etc etc
        Il y a aussi la politique économiste de la sncf qui réduit les coups et espace les périodicité de maintenance. On réduit ainsi les dépenses et les effectifs.
        On marche sur la tete mais bon, les gens réclame que la sncf passe au privé car il en on marre des greves donc ils subiront les conséquence de leur voeux après tout.

        En tout cas je ne vois toujours pas le rapport entre la privatisation et millas ! Pour moi ce sont des sujets différents.

        Cordialement

        Répondre à ce message

        • Salut Loufi,

          Où as-tu vu ici de la haine anti-SNCF ? C’est tout le contraire, l’article aime la SNCF, la vraie, celle qui n’est absolument pas privatisée ou en voie de privatisation.

          Quant à parler sans connaître, figure-toi que j’ai eu une tante garde-barrière !

          Bien sûr qu’il y a un rapport avec la privatisation : tu as vu tous les incidents techniques qu’il y a depuis que la SNCF est en voie de privatisation ? L’accident de Millas est très loin d’être un cas isolé. Il y a eu brétigny, et il y a tous les cas d’incidents techniques qui ont provoqué un rappel à l’ordre du chef de la SNCF par le gouvernement.

          Il se trouve qu’avec la privatisation, l’entretien a été délaissé. Non que tu te sois mis à mal faire ton travail, mais qu’« on » ne te dit pas TOUT le travail qu’il y a à faire. On te dit seulement le minimum, parce qu’« on » ne veut pas que tu en fasses plus, parce que ce ne serait pas rentable. Ou pire encore parce qu’« on » ne sait pas où il y a du travail à faire. Parce qu’« on » s’en fout !

          Tout ça est dû à la privatisation. Car en gros, les actionnaires se contentent d’encaisser le fric qu’il y a à encaisser sans entretenir les voies. Le capitaliste recherche souvent la rentabilité à court terme, et ça sert rien d’entretenir les voies quant « on » recherche le profit à court terme. Cela s’est bien vu à Brétigny. Mais il y a tous les cas dont on n’a pas parlé.

          Et toi là-dedans tu fais du mieux que tu peux où « on » te dit de faire. Mais seulement où « on » te dit de faire. Et tu ignores les autres endroits où il faudrait réparer. Et cela ne va pas aller en s’arrangeant, car qui dit privatisation dit rentabilisation, et donc plein d’agents d’entretien vont se faire virer, des départs à la retraite qui ne seront pas remplacés, etc. Tu vois bien que le boulot qui doit se faire ne peut pas être fait.

          Le film de Ken Loach The Navigators montre bien tout ça.

          En plus, comme le boulot qu’on te dit de faire tu le fais bien, tu crois que c’est toi qu’on attaque en disant que la SNCF n’entretient pas correctement les voies alors qu’au contraire c’est de toi qu’on prend la défense, c’est toi qu’on veut sauvegarder.

          Cordialement,

          Marc

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  • Marc on peut débattre sur la privatisation sans soucis on tombera forcément d’accord.
    Cependant l’article ne devrait pas faire référence à millas. Déjà il semble mettre hors de cause la conductrice pour une évidence plus que douteuse puisque contradictoire aux premiers éléments d’enquête.
    Et si elle avait vraiment fait ce que plusieurs témoins affirme ? Pensons donc aux familles de defunts et attendons la vérité avant daccuser qui que se soit.

    Si tu lis les commentaires laissé sur la pétition d’appel au soutient à la conductrice tu verras les commentaires absurde et sans fondement du style "c’est la sncf qui a tord, la conductrice aimait les enfants…".
    En allant dans leur sens c’est du pain beni pour ces moutons écervelés. La sncf si elle sous-traite et que le boulo est mal fait sera responsable quoi qu’il en coûte jamais il chercheront à comprendre. Pour eux tout le monde sont dans le même panier et si les cheminots font grève c’est uniquement pour les avantages et l’argent et certainement pas pour leur sécurité ni un travail de qualité.
    Après si tu as des sources comme quoi ce passage à niveau était mal entretenu par une société privatisé alors mea-culpa dans le cas contraire je persiste à dire que millas n’est pas le bonne exemple.
    Pour le reste je suis de ton avis… je ne partage pas la politique actuelle de nos dirigents je trouve qu’on marche sur la tête.

    Cordialement

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