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La Russie, l’Afghanistan et l’Ukraine

lundi 7 mars 2022, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 7 mars 2022).

Les Amerloques ont poussé l’URSS à envoyer leur armée en Afghanistan en 1979. Pour cela, la CIA a commandité un coup d’État islamiste contre un chef d’État afghan pro-soviétique. Ensuite, elle a organisé la "résistance" islamiste à l’invasion russe en créant al-Qaïda. Des islamistes du monde entier étaient ainsi armés, entrainés et acheminés en Afghanistan pour combattre l’URSS. L’URSS a perdu. Cela a joué un rôle évident dans sa disparition.

Les mêmes Américains ont aujourd’hui poussé la Russie à envoyer leur armée en Ukraine. Pour cela, la CIA a organisé en 2014 un coup d’État nazi contre un chef d’État favorable à la Russie. Maintenant, par l’intermédiaire de la CIA, des nazis du monde entier sont armés, entrainés et acheminés en Ukraine pour combattre la Russie. Déjà, il y en a 20 000 d’après la télé.

Conclusion : La Russie a intérêt à gagner très rapidement cette guerre, et à bien contrôler les frontières, avant que les guérilleros nazis soit très nombreux à arriver en Ukraine ; sinon, la Russie perdra, et peut-être disparaitra un peu plus tard.

Les USA ont poussé l’URSS à intervenir en Afghanistan (par Zbigniew Brzezinski, conseiller de Carter)

http://mai68.org/spip/spip.php?article1127

Nouvel Observateur 20 janvier 1998

LES RÉVÉLATIONS D’UN ANCIEN CONSEILLER DE CARTER

Zbigniew Brzezinski, 14 mars 1977

Oui, la CIA est entrée en afghanistan avant les Russes…

Le Nouvel Observateur - L’ancien directeur de la CIA Robert Gates l’affirme dans ses Mémoires (1) : les services secrets américains ont commencé à aider les moudjahidine afghans six mois avant l’intervention soviétique. A l’époque, vous étiez le conseiller du président Carter pour les affaires de sécurité ; vous avez donc joué un rôle clé dans cette affaire. Vous confirmez ?

Zbigniew Brzezinski (2). - Oui. Selon la version officielle de l’histoire, l’aide de la CIA aux moudjahidine a débuté courant 1980, c’est-à-dire après que l’armée soviétique eut envahi l’Afghanistan, le 24 décembre 1979. Mais la réalité, gardée secrète jusqu’à présent, est tout autre : c’est en effet le 3 juillet 1979 que le président Carter a signé la première directive sur l’assistance clandestine aux opposants du régime pro-soviétique de Kaboul. Et ce jour-là, j’ai écrit une note au président dans laquelle je lui expliquais qu’à mon avis cette aide allait entraîner une intervention militaire des Soviétiques.

N. O. - Malgré ce risque, vous étiez partisan de cette « covert action » [opération clandestine]. Mais peut-être même souhaitiez-vous cette entrée en guerre des Soviétiques et cherchiez-vous à la provoquer ?

Z. Brzezinski - Ce n’est pas tout à fait cela. Nous n’avons pas poussé les Russes à intervenir, mais nous avons sciemment augmenté la probabilité qu’ils le fassent.

N. O. - Lorsque les Soviétiques ont justifié leur intervention en affirmant qu’ils entendaient lutter contre une ingérence secrète des Etats-Unis en Afghanistan, personne ne les a crus. Pourtant, il y avait un fond de vérité… Vous ne regrettez rien aujourd’hui ?

Z. Brzezinski - Regretter quoi ? Cette opération secrète était une excellente idée. Elle a eu pour effet d’attirer les Russes dans le piège afghan et vous voulez que je le regrette ? Le jour où les Soviétiques ont officiellement franchi la frontière, j’ai écrit au président Carter, en substance : « Nous avons maintenant l’occasion de donner à l’URSS sa guerre du Vietnam. » De fait, Moscou a dû mener pendant presque dix ans une guerre insupportable pour le régime, un conflit qui a entraîné la démoralisation et finalement l’éclatement de l’empire soviétique.

N. O. - Vous ne regrettez pas non plus d’avoir favorisé l’intégrisme islamiste, d’avoir donné des armes, des conseils à de futurs terroristes ?

Z. Brzezinski. - Qu’est-ce qui est le plus important au regard de l’histoire du monde ? Les talibans ou la chute de l’empire soviétique ? Quelques excités islamistes ou la libération de l’Europe centrale et la fin de la guerre froide ?

N. O. - « Quelques excités » ? Mais on le dit et on le répète : le fondamentalisme islamique représente aujourd’hui une menace mondiale…

Z. Brzezinski - Sottises ! Il faudrait, dit-on, que l’Occident ait une politique globale à l’égard de l’islamisme. C’est stupide : il n’y a pas d’islamisme global. Regardons l’islam de manière rationnelle et non démagogique ou émotionnelle. C’est la première religion du monde avec 1,5 milliard de fidèles. Mais qu’y a-t-il de commun entre l’Arabie Saoudite fondamentaliste, le Maroc modéré, le Pakistan militariste, l’Egypte pro-occidentale ou l’Asie centrale sécularisée ? Rien de plus que ce qui unit les pays de la chrétienté…


NOTE 1 : « From the Shadows », par Roberts Gates, Simon and Schuster.

NOTE 2 : Zbigniew Brzezinski a été conseiller à la sécurité nationale du Président des États-Unis Jimmy Carter de 1977 à 1981.

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1 Message

  • La Russie, l’Afghanistan et l’Ukraine 7 mars 2022 05:31, par Luniterre

    "La Russie a intérêt à gagner très rapidement cette guerre, et à bien contrôler les frontières, avant que les guérilleros nazis ne soient très nombreux à arriver en Ukraine ; sinon, la Russie perdra, et peut-être disparaitra un peu plus tard."

    Conclusion réaliste !!! Et avec la Russie disparaîtra la dernière grande nation indépendante et encore capable de contribuer efficacement à fédérer les nations encore en voie de résistance contre le nouvel ordre mondial.

    De plus, une victoire rapide est celle qui fera le moins de victimes civiles.

    De sorte que les seules manifestations "pacifistes" qui vaillent sont celles qui exigent la satisfaction des revendications russes essentielles pour la sécurité en Europe :

    • > Démilitarisation, dénazification de l’Ukraine.
    • > Reconnaissance de la Crimée Russe.
    • > Fédéralisation de l’Ukraine (prévue par les accords de Minsk II).
    • >Reconnaissance des droits des russophones.
    • > Clause constitutionnelle et écrite dans un traité de paix de la non-adhésion de l’Ukraine à l’OTAN.

    Pour l’instant c’est bien l’Occident entier : USA, OTAN, UE, GB, etc…, qui refuse de négocier sur cette base, pourtant minimaliste en termes de garanties de sécurité.

    Ce qui est bien la preuve de sa nature en réalité belliqueuse et mensongère.

    Luniterre

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