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Loi sur la diffusion en ligne de contenus à caractère complotiste... ?

lundi 22 août 2022, par a_suivre

https://www.youtube.com/watch?v=1K3… Loi Avia, contenus "terroristes" : la censure autorisée en France Juste_Milieu_21/08/2022_vidéo_13’33’’

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Suite à la décision du Conseil constitutionnel du 13 août 2022, l’état peut maintenant demander aux éditeurs ou aux hébergeurs de retirer dans l’heure des "contenus" qui « constituent des abus de la liberté d’expression et de communication qui portent gravement atteinte à l’ordre public et aux droits des tiers. »[1]

« Ces dispositions ont pour objet d’adapter la législation nationale au règlement européen du 29 avril 2021[2] relatif à la lutte contre la diffusion de contenus à caractère terroriste en ligne. »

Le Conseil Constitutionnel a validé la loi, qui instaure une procédure d’injonction de retrait dans l’heure des contenus terroristes sur internet. L’objectif est de prévenir la radicalisation en Europe. Les plateformes comme Google, Facebook, Twitter ou YouTube, devront obéir à ces injonctions.

Ce règlement dit "TCO" pour "Terrorist Content Online", applicable depuis le 7 juin 2022, permet [4] :

- aux autorités de chacun des 27 États européens d’imposer aux hébergeurs installés dans cet État et proposant leurs services dans l’UE le retrait dans l’heure des contenus terroristes ou leur blocage dans toute l’UE (injonctions nationales) ;

- aux autorités nationales d’émettre des injonctions de retrait transfrontalières lorsque l’hébergeur est localisé dans un autre pays européen (procédure transfrontalière) ;

- aux hébergeurs et aux internautes à l’origine du contenu de saisir le juge pour contester une injonction de retrait.

- Le règlement prévoit, par ailleurs, que les hébergeurs qualifiés d’"exposés" par l’autorité nationale doivent prendre des mesures pour lutter contre l’utilisation abusive de leurs plateformes (par exemple mobiliser des algorithmes pour filtrer et intercepter les contenus terroristes).

- Les sanctions pénales encourues par les hébergeurs qui ne respecteraient pas l’obligation de retrait ou de blocage ou qui n’informeraient pas les autorités d’un contenu terroriste "présentant une menace imminente pour la vie" ou annonçant un projet d’attentat sont d’un an de prison et 250 000 euros d’amende, et pour une personne morale amende pouvant atteindre en cas d’infractions persistantes jusqu’à 4% de son chiffre d’affaires mondial.

Voici les autorités compétentes pour superviser internet :

- L’agence Europol est chargée de coordonner les injonctions des pays membres. (voir : Union Européenne, le nouveau "Soviet Suprême" (vidéo 4’54’’ http://mai68.org/spip2/spip.php?art…) ;

- OCLCTIC L’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication, qui dépend de la direction centrale de la police judiciaire ;

- Arcom L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Ex-CSA).

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Concrètement, voici les contenus déjà interdits par Facebook :

-I- Les utilisateurs ne peuvent pas publier des contenus haineux [5] :

● Des menaces pouvant entraîner la mort (ou toute autre forme de violence très grave) d’une cible, les menaces correspondant à l’un des éléments suivants :

  • déclaration de l’intention de commettre un acte de violence très grave,
  • appel à commettre un acte de violence très grave, y compris les contenus n’indiquant pas de cible précise mais un symbole représentant la cible et/ou l’image d’une arme pour représenter la violence,
  • déclaration prônant un acte de violence très grave,
  • déclaration intentionnelle ou conditionnelle de commettre un acte de violence très grave.

● Des contenus qui demandent ou proposent les services de location d’un tueur (par exemple, tueur à gages, mercenaire, assassin) ou préconisent de faire appel à un tueur à gages, un mercenaire ou un assassin contre une cible.

● Des reconnaissances, des déclarations d’intention ou des incitations, des appels à action ou des déclarations intentionnelles ou conditionnelles à enlever une cible.

● Des menaces pouvant causer des blessures graves (violence de gravité moyenne) à des personnes, des personnalités publiques mineures, des personnes ou des groupes vulnérables, les menaces correspondant à l’un des éléments suivants :

  • déclaration de l’intention de commettre un acte de violence,
  • déclaration faisant l’apologie de la violence,
  • appel à commettre un acte de violence de gravité moyenne, y compris les contenus n’indiquant pas de cible précise mais un symbole représentant la cible,
  • déclaration intentionnelle ou conditionnelle de commettre un acte de violence,
  • contenu concernant d’autres cibles que des personnes, des personnalités publiques mineures, des personnes ou des groupes vulnérables, et tout élément indiqué ci-après considéré comme crédible : déclaration de l’intention de commettre un acte de violence, appel à commettre un acte de violence, déclaration faisant l’apologie de la violence, déclaration intentionnelle ou conditionnelle de commettre un acte de violence.

● Des menaces pouvant causer un préjudice physique (ou toute autre forme de violence de faible gravité) à des personnes (auto-signalement obligatoire) ou des personnalités publiques mineures, les menaces correspondant à l’un des éléments suivants :

  • déclaration d’intention,
  • appel à action,
  • déclaration intentionnelle ou conditionnelle de commettre un acte de violence de faible gravité ou incitant à le faire.

● Des représentations de personnes ou de personnalités publiques mineures qui ont été manipulées pour contenir des menaces de violence sous forme de texte ou d’image (cible, flèche, pistolet pointé sur la tête, etc.).

● Des contenus créés dans le but exprès de désigner une personne comme un membre appartenant à un groupe à risque précis et reconnaissable.

● Des instructions sur la façon de fabriquer ou d’utiliser des armes s’il existe des preuves de l’intention de blesser gravement ou de tuer des personnes, telles que :

  • des messages énonçant clairement cette intention,
  • des photos ou des vidéos montrant ou simulant le résultat (blessure grave ou mort) dans le cadre des instructions,
  • sauf si les contenus cités ci-dessus sont partagés dans un but d’auto-défense récréative, à des fins d’entraînement militaire, pour des jeux vidéo commerciaux ou pour relater des événements d’actualité (publiés sur une page ou avec le logo « news »).

● Des instructions sur la façon de fabriquer ou d’utiliser des explosifs, sauf si le contexte indique clairement que le contenu est publié à des fins non violentes (par exemple, jeux vidéo commerciaux, but scientifique/pédagogique clair, feux d’artifice ou matériel de pêche).

● Des contenus comportant des déclarations d’intention, des appels au passage à l’acte ou faisant l’apologie de la violence de forte ou moyenne gravité en raison de la tenue d’élections, de l’inscription d’électeurs ou des résultats d’une élection.

● De fausses informations contribuant à provoquer de la violence imminente ou des préjudices physiques.

● Des appels à action, des déclarations de l’intention d’apporter des armes dans un lieu donné, tel que, mais pas exclusivement, des lieux de culte ou des encouragements à faire de même.

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-II- Les utilisateurs ne peuvent pas publier des messages qui critiquent ou qui pourraient faire du tort à certaines multinationales [3] :

Ce réseau, Facebook, en plus de supprimer, les messages qui incitent à la violence, se fait payer pour éliminer toute critique qui pourrait faire du tort à certaines multinationales :

Le géant pharmaceutique Pfizer Inc. parraine des programmes de formation en journalisme utilisés par Facebook pour former ses partenaires de « vérification des faits » et censurer les histoires et les publications critiques des vaccins COVID-19.

L’entreprise multirécidiviste criminelle Pfizer finance le Centre international des journalistes (ICFJ) que Facebook va utiliser afin de vérifier l’information de sa plate-forme ! Rien que ça !

D’ailleurs, nous pouvons trouver également dans la liste des partenaires de l’ICFJ l’entreprise Johnson & Johnson qui est également productrice d’un autre vaccin. C’est à peine croyable et pourtant c’est ce que tout le monde peut constater en allant sur leur site et en vérifiant tout ce qui est écrit ici.

On peut trouver également dans la longue liste des sponsors une ribambelle de délinquants mondialistes comme la banque Goldman Sachs par exemple, sans oublier bien entendu l’ubiquitaire fondation Bill et Melinda Gates, Soros, Google… !

Dans le même registre, le président de Reuters, une des plus grandes agences d’information britannique au monde, James C. Smith, est un investisseur de Pfizer et un membre de son Conseil d’administration depuis 2014 !

Ce n’est même plus un conflit d’intérêts, c’est de la pure complicité criminelle.

Faut-il rappeler à nos lecteurs que Reuters n’a rien fait d’autre depuis 2 ans et demi que de confirmer que les injections d’ARN messager étaient sûres et très efficaces en reprenant mot pour mot la propagande Pfizer ! James C.

Smith appartient également à un autre Conseil d’administration d’un autre grand criminel récidiviste de Big Pharma, le laboratoire Merck.

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Sources :

[1] Décision du Conseil constitutionnel n° 2022-841 DC du 13 août 2022 (conforme) - LOI PORTANT DIVERSES DISPOSITIONS D’ADAPTATION AU DROIT DE L’UNION EUROPÉENNE EN MATIÈRE DE PRÉVENTION DE LA DIFFUSION DE CONTENUS À CARACTÈRE TERRORISTE EN LIGNE https://www.legifrance.gouv.fr/jorf…

[2] RÈGLEMENT (UE) 2021/784 DU 29 AVRIL 2021 RELATIF À LA LUTTE CONTRE LA DIFFUSION DES CONTENUS À CARACTÈRE TERRORISTE EN LIGNE https://juridique.defenseurdesdroit…

[3] Pfizer est le partenaire de financement de Facebook pour la vérification des faits, Pfizer paye Facebook pour éliminer toute critique de son vaccin à ARNm ! https://www.lelibrepenseur.org/pfiz…

[4] Loi du 16 août 2022 portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne en matière de prévention de la diffusion de contenus à caractère terroriste en ligne https://www.vie-publique.fr/loi/285…

[5] OCDE - DIRECTION DE LA SCIENCE, DE LA TECHNOLOGIE ET DE L’INNOVATION COMITÉ DE LA POLITIQUE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE Approches actuelles des 50 principaux services mondiaux de partage de contenus en ligne face aux contenus terroristes et extrémistes violents

PDF - 2.3 Mo
OCDE - Contenus en ligne ter­roristes - 173 pages - Pdf

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http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

Union Européenne, le nouveau "Soviet Suprême" (vidéo 4’54’’)

MPEG4 - 49.6 Mo
Vladimir Boukovsky : "J’ai vécu dans votre futur" (vidéo 4’54’’)

/…/

Aujourd’hui la situation est vraiment sinistre. Les principaux partis politiques ont été complètement capturés par ce nouveau projet européen. Aucun d’entre eux ne s’y oppose réellement. Ils sont devenus très corrompus.

Qui va défendre nos libertés ?

C’est comme si nous nous dirigions vers une sorte d’effondrement, une sorte de crise. L’issue la plus probable est qu’il va se produire un effondrement économique en Europe, ce qui arrivera en temps voulu avec l’augmentation des dépenses et des taxes. L’incapacité de créer un environnement économique compétitif, la réglementation excessive de l’économie, la bureaucratisation, va aboutir à un effondrement économique. En particulier l’introduction de l’euro a été une idée folle. La monnaie n’est pas censée être politique.

Je n’ai aucun doute à ce propos. L’Union européenne va s’effondrer, à peu près de la même façon que l’Union soviétique en son temps. Mais n’oubliez pas que lorsque des entités s’effondrent, elles laissent derrière elles des dévastations telles qu’une génération entière est nécessaire pour parvenir à un redressement. Pensez simplement à ce qu’il pourrait arriver en cas de crise économique. Les tensions entre les nations vont être gigantesques. Cela pourrait exploser.

Regardez le nombre impressionnant d’immigrants venus du tiers-monde et qui vivent aujourd’hui en Europe. Cette immigration a été encouragée par l’Union Européenne. Que va-t-il se passer en cas d’effondrement économique ?

Nous assisterons probablement, comme dans les dernières années de l’Union soviétique, à un développement inimaginable des conflits ethniques. Aucun pays n’a connu de tensions ethniques comparables à celles qui ont eu lieu en Union soviétique, à l’exception peut-être de la Yougoslavie. Et c’est exactement ce qu’il va se passer ici aussi. Nous devons nous préparer à cette situation. Le gigantesque édifice bureaucratique va s’effondrer sur nos têtes.

C’est pourquoi, et je le dis vraiment sincèrement, plus tôt nous en aurons fini avec l’Union Européenne, mieux ce sera. Plus tôt celle-ci s’effondrera, moins les conséquences que nous et les autres pays auront à subir seront importantes.

Mais nous devons faire vite car les eurocrates, eux, agissent rapidement. Il sera difficile de les vaincre. Cela reste simple aujourd’hui. Si un million de personnes marchent sur Bruxelles, ces types s’enfuiront aussitôt aux Bahamas. Si demain la moitié de la population britannique refuse de payer ses impôts, il n’y aura aucune conséquence et personne n’ira en prison.

Aujourd’hui nous avons encore la possibilité d’agir de cette manière. Mais je ne sais pas comment évoluera la situation demain avec l’émergence d’un Europol [organisme de coopération entre les polices de l’UE http://fr.wikipedia.org/wiki/Europol – NdT] entièrement réorganisé avec d’anciens membres de la Stasi [ancienne police politique d’Allemagne de l’Est – NdT] ou de la Securitate [ancienne police politique de la Roumanie pendant la période communiste – NdT]. Tout peut arriver.

Nous perdons du temps. Nous devons les vaincre. Nous devons nous asseoir et réfléchir, élaborer une stratégie aussi rapidement que possible pour obtenir un effet maximal. Sinon il sera trop tard. Comment je vois les choses ? Ma conclusion n’est pas optimiste. Jusqu’ici, malgré le fait que nous disposions de forces anti-UE dans presque tous les pays, cela n’est pas suffisant. Ils sont en train de nous battre et nous perdons du temps.

Vladimir Boukovski - lundi 27/02/2006

21 Messages de forum

  • On veut museler le peuple français et les autres pays suivront. Mais lorsque MACRON a diviser les pro vaxx et les antivaxx entre eux, il a appelé à une guerre entre français. Il a donc troublé volontairement l’ordre public. En plus il a ajouté vouloir « emmerder » jusqu’au bout les non vaxx. Et qui a réagi ? Qui a invoqué la violation du code pénal ? C’est inadmissible qu’un président de la république divise volontairement son peuple. Où est la fameuse liberté-égalité-fraternité ? Par contre ce même président décide de censurer les citoyens et comme la justice lui est acquise totalement comme la plupart de nos parlementaires qui ne pensent plus qu’à leur privilèges qu’à nous défendre, la moindre contestation contre le gouvernement sera détournée et jugée dangereuse pour le pays. Les médias totalement acquis au gouvernement continueront, eux, à diffuser des fausses informations. Voilà comment nous allons devenir des moutons. La police, la gendarmerie et l’armée pourront tirer sur les contestataires, les réveillés, qui passeront pour des terroristes alors qu’ils voudront simplement revendiquer leurs droits de vivre libres. Il est temps que les français se posent des questions. Tout cela est-il normal ?
    MACRON parle toujours de guerre et il a raison. C’est la guerre des gouvernements mondiaux contre leur peuple en vue du nouvel ordre mondial.

    • La dénomination : « Nouvel Ordre Mondial », ce sont les dirigeants bourgeois qui appellent leur but comme cela, en fait, il s’agit de la Dictature Capitaliste Mondialisée.

      Zelensky montre le chemin : Avec la nouvelle loi ukrainienne pour 70 % des travailleurs ukrainiens le Code du Travail est abrogé :

      https://agauche.org/2022/08/24/la-l…

      • Bonjour, camarade Gilles !

        La « Dictature Capitaliste Mondialisée » existe depuis plus d’un siècle, déjà, moins l’interruption, partielle mais notable, de l’URSS. En son temps Marx parlait déjà du marché capitaliste mondialisé, même s’il ne l’était pas encore tout à fait.

        Donc dire : « La dénomination : « Nouvel Ordre Mondial », ce sont les dirigeants bourgeois qui appellent leur but comme cela, en fait, il s’agit de la Dictature Capitaliste Mondialisée. », ce n’est donc évidemment pas exact. En un sens, l’évolution impérialiste du capitalisme financier, au tournant du XXe siècle, a été un « nouvel ordre mondial » par rapport au capitalisme des débuts de la révolution industrielle. Comme nous l’a expliqué Lénine, c’était le passage au « Stade suprême du capitalisme ».

        Le Nouvel Ordre Mondial, aujourd’hui, représente donc nécessairement, à l’évidence, autre chose qu’une simple « évolution du capitalisme ».

        L’apparition et l’évolution du mode de production capitaliste sont déterminées par l’évolution des forces productives. Il en va de même de sa disparition.

        La lutte de classe détermine la façon dont les rapports de production s’adaptent aux forces productives nouvelles, mais cela n’implique pas forcément la domination de la classe exploitée sur l’ancienne classe dominante.

        La classe des féodaux l’a emporté sur la classe des esclavagistes antiques sans que les esclaves eux-mêmes, en tant que classe, aient pu y jouer un rôle majeur.

        La bourgeoisie capitaliste l’a emporté sur la classe des féodaux, par contre, avec l’aide d’une grande partie de la paysannerie, incomplètement libérée de la servitude. Mais aussi et surtout avec l’aide des nouvelles classes populaires urbaines.

        Mais cela a été possible parce que le mode de production capitaliste était déjà dominant, et depuis longtemps, dans la vie économique française. La classe capitaliste, qui maîtrisait déjà les rapports de production capitaliste, est donc devenue la nouvelle classe dominante.

        Aujourd’hui, l’enjeu des luttes entre les classes dominantes concerne la domination et la maîtrise des rapports de production liés aux nouvelles forces productives, informatisées, automatisées, robotisées.

        Ce sont donc des rapports de production caractérisés par la domination de l’investissement en capital fixe, qui exclut de plus en plus la main d’œuvre salariée et donc même les rapports de production capitalistes, au sens de l’extraction de la plus-value comme base de son élargissement.

        L’investissement se fait sur la base du capital financier fictif qui détermine le ratio de solvabilité des groupes monopolistes de manière spéculative, en fonction des cours de bourse.

        Dans la mesure où ce sont les flux de création monétaire banco-centralisés qui déterminent, depuis la crise de 2007-2008, tous ces investissements, aussi bien directs que financiers, et que, de plus, ces flux déterminent directement la survie de l’ensemble du système, et aussi bien des bourses que des monopoles eux-mêmes (…et des Etats, par la dette publique), ce sont donc désormais les banquiers centraux qui ont la maîtrise des rapports de production modernes, et non pas les capitalistes monopolistes eux-mêmes, et encore moins, hélas, les prolétaires !

        Avec l’apogée du nombre et de la productivité du travail des prolétaires industriels, au tournant des années 70 du siècle dernier, le prolétariat industriel, en tant que classe, a laissé passer sa meilleure chance de devenir la classe dominante maîtrisant les rapports de production de son temps.

        Bien entendu, un retour de flamme peut toujours être espéré et souhaité, mais pour l’instant, ce qui se produit, et depuis cette époque, déjà, c’est l’éclatement et la division du prolétariat, et surtout, la réduction numérique, en proportion, du prolétariat industriel, par rapport aux autres classes populaires et prolétariennes du secteur tertiaire.

        Bien entendu, cette évolution est inégale selon les pays. Certains se retrouvent au stade de quasi-colonie US, comme l’Ukraine, et d’autres, comme la Russie et la Biélorussie, se maintiennent à un stade de développement capitaliste national endogène.

        Il est clair que la Russie et l’ensemble des nations capitalistes poursuivant un développement endogène constituent un obstacle majeur sur la route de l’hégémonie mondiale banco-centraliste, d’où l’acharnement des USA et de leurs satellites européens et autres à vouloir réduire cette Résistance.

        Parler d’ « impérialisme russe », aujourd’hui, ne fait pas plus de sens que de parler de « social-impérialisme russe », à l’époque de la fin de l’URSS.

        Il s’agit de deux formes historiquement différentes, mais de racines communes, de bourgeoisie nationale bureaucratique. Avec, entre elles, la « parenthèse » comprador Eltsinienne, que l’Occident regrette bien, évidemment… !

        Luniterre

        PS : Pour comprendre l’évolution banco-centraliste du système de domination de classe, il faut comprendre que l’investissement en capital fixe constitue un accroissement constant, sur plusieurs décennies déjà, de la dette mondiale, publique et privée, que ne vient plus compenser, donc, l’extraction de la plus-value sur le travail productif humain. La part des bénéfices encore retenue par le capital monopoliste est essentiellement une fraction non remboursée de la dette mondiale, et donc, constamment à la merci des banquiers centraux, désormais les véritables maîtres du monde « moderne » technologiquement avancé.

        Quelque articles et études sur le sujet >>>

        Dette banco-centralisée : quand c’est fini, ça recommence…!

        https://mai68.org/spip2/spip.php?article12347

        http://cieldefrance.eklablog.com/dette-banco-centralisee-quand-c-est-fini-ca-recommence-a212959483

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        Face au banco-centralisme : pleurnicher, rêver, ou agir ? Que faire ???

        https://mai68.org/spip2/spip.php?article12242

        Pour info : un courtier US en métaux précieux nous explique de l’intérieur même du système le principe banco-centraliste du nouvel ordre mondial, depuis 2008 déjà !

        http://cieldefrance.eklablog.com/pour-info-un-courtier-us-en-metaux-precieux-nous-explique-de-l-interie-a212882787

        Charles Gave Vs Banques Centrales : un match au cœur du système de domination de classe ! Quelles conséquences pour les luttes sociales ?

        https://mai68.org/spip2/spip.php?article12016

        Du village primitif au monopole banco-centraliste, cinq formes du capital et trois stades du capitalisme

        https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/du-village-primitif-au-monopole-241522

        La fin du capitalisme signifie-t-elle nécessairement la fin du système de domination de classe ?

        http://mai68.org/spip2/spip.php?article11679

        “Le Crime du Garagiste” – Le Casse Banco-centraliste !

        https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-crime-du-garagiste-le-casse-231389

        « Great Reset » : le banco-centralisme est-il un « complot pervers » ou simplement la conséquence incontournable d’une évolution systémique ?

        http://interfrsituation.eklablog.com/great-reset-le-banco-centralisme-est-il-un-complot-pervers-ou-simpleme-a209547684

        « Aux âmes damnées (…du banco-centralisme), la valeur n’attend point le nombre des années (…pour disparaître !)…

        http://interfrsituation.eklablog.com/aux-ames-damnees-du-banco-centralisme-la-valeur-n-attend-point-le-nomb-a210192128

        « Merveilleux » Monde d’Après : face à l’émergence du banco-centralisme, quelle forme de Résistance ?

        https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/merveilleux-monde-d-apres-un-225066

        Paradoxe et suspense économique en 2021 : le Capital atteindra-t-il, ou non, le Nirvana par la Dette Mondiale ?

        http://interfrsituation.eklablog.com/paradoxe-et-suspense-economique-en-2021-le-capital-atteindra-t-il-ou-n-a209197288

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        • Salut Luniterre,

          George H. W. Bush et le nouvel ordre mondial (vidéo 47’’) :

          http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

          D’après cette vidéo, on ne peut donc pas dire que Gilles ait tort de dire : « La dénomination : "Nouvel Ordre Mondial", ce sont les dirigeants bourgeois qui appellent leur but comme cela ».

          Amitié
          do
          http://mai68.org

        • Luniterre,

          Voici un extrait de Wikipédia George H. W. Bush :

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Georg…

          Éclatement de l’URSS

          Quelques mois plus tard, en août 1991, lors du putsch de Moscou en Union soviétique et la séquestration en Crimée de Mikhaïl Gorbatchev, George Bush apporte immédiatement son soutien au président russe Boris Eltsine, immédiatement suivi par le Royaume-Uni, alors que Helmut Kohl en Allemagne apporte son soutien à Gorbatchev et que la France par l’entremise de François Mitterrand reste dans l’expectative, allant même dans un premier temps vouloir attendre les intentions des « nouveaux dirigeants » soviétiques reconnaissant de facto le gouvernement issu du putsch.

          La crise se dénoue finalement par la fuite des putschistes et l’implosion de l’URSS privant les États-Unis de leur ennemi légendaire, donnant naissance, selon George Bush, à un « nouvel ordre mondial » (New World Order) dans lequel les États-Unis, de facto l’unique superpuissance mondiale, doivent commencer à redéfinir leur rôle. Cette tâche ardue n’était pas achevée dans sa totalité à la fin du mandat de George Bush.

          Dans cet esprit, George Bush se rend à Kiev et plaide devant le Parlement ukrainien (la Rada) le maintien de l’Ukraine dans une Union soviétique rénovée et décentralisée.

          Bien à toi,
          do
          http://mai68.org

        • Luniterre,

          Bien sûr, tu as raison de dire qu’il vaudrait mieux parler de "dictature banco-centraliste mondialisée" que de "dictature capitaliste mondialisée".

          George H. W. Bush en parlant du "Nouvel Odre Mondial" voulait essentiellement dire que désormais les USA allaient dominer la planète (du moins l’espérait-il). Mais avait-il déjà conscience que ce serait sous la forme banco-centraliste ? Est-ce que George H. W. Bush voulait (ou savait) déjà que le Nouvel Ordre Mondial serait banco-centraliste ?

          Salut,
          do
          http://mai68.org

          • Bonsoir, camarade !

            Il est très rare, dans l’histoire, que les phénomènes d’évolution fondamentale reçoivent leur nom en temps réel, au moment même où ils se déroulent.

            Ce fut néanmoins le cas pour l’impérialisme, ainsi nommé par Lénine, d’un point de vue prolétarien, mais il l’avait déjà été, par quelques économistes bourgeois, et de leur point de vue, évidemment.

            Par contre, durant le « Haut Moyen-âge », tant leurs statuts et leurs conditions étaient proches, il était difficile de faire la distinction entre un esclave auquel on attribuait une parcelle de terre à mettre en culture, et d’où il devait tirer également sa propre subsistance, et un serf au sens du terme devenu classique par la suite.

            Le « Moyen-âge », par définition, ne pouvait donc être déclaré « moyen » que par les époques suivantes, dont la nôtre…

            Le marchand « bourgeois » de la même époque, ainsi nommé en raison de sa résidence principalement urbaine, et non de son métier, n’avait aucune conscience de former en quelque sorte l’avant-garde du futur ordre capitaliste mondial.

            Les premières notions théoriques d’économie « moderne », notamment monétaires, n’apparaissent guère avant le XVIIIe siècle.

            Lorsque Bush père parle de « nouvel ordre mondial » en 1990, il ne fait que le constat d’une évidence, suite à l’effondrement de l’URSS. Par ailleurs, le fait est que ce Bush père avait une formation d’économiste et pouvait avoir une certaine conscience des évolutions fondamentales de cette époque, qui était déjà celle d’une crise. Des réflexions sur les enjeux économiques et sociaux à venir étaient déjà en cours dans différents « think tanks » aux quel il a logiquement eu accès. Les premières bases d’un ordre mondial « post-capitaliste », considéré du point de vue de la bourgeoisie, étaient certainement déjà au moins à l’état d’ébauches, comme la suite tend à le prouver. A quel point étaient-elles véritablement les prémisses de ce qui se passe aujourd’hui, je n’en sais évidemment rien.

            A vrai dire il me semble que c’est davantage la pratique des « politiques monétaires non conventionnelles », à partir de 2008, qui a cristallisé ce qui est rapidement devenu un système fonctionnel, plutôt qu’un calcul entièrement prémédité.

            Il y a assez nettement une rupture dans les réflexions, les études et les analyses des économistes bourgeois, entre « avant » et après 2008. Etudier cette rupture, avec ses conséquences concrètes, c’est un sujet de mes propres études, réflexions et recherches, actuellement.

            Bien à toi,

            Amicalement,

            Luniterre

            • Salut Luniterrre,

              La fin de ma citation de Wikipédia est :

              « Dans cet esprit, George Bush se rend à Kiev et plaide devant le Parlement ukrainien (la Rada) le maintien de l’Ukraine dans une Union soviétique rénovée et décentralisée. »

              Il me semble que c’est intéressant vu la guerre actuelle en Ukraine.

              C’est pourquoi j’avais laissé cette fin.

              Amicalement,
              do
              http://mai68.org

      • Il n’y a pas que chez "le pianiste de Kiev"* que le droit du travail n’a désormais plus cours. En France, pour les soignants et pompiers suspendus, qui sont donc de vrais salariés possédant un vrai "contrat de travail", le droit du travail est cocufié avec la bénédiction de la gauche, des syndicats, des médias et des juges.

        Pour 100000 soignants et pompiers « la fin de l’abondance et de l’insouciance » a commencé précisément le 12 juillet 2021 où Macron a annoncé :

        « Si vous ne vous soumettez pas, vous n’existerez plus. Vous ne toucherez plus aucun salaire et vous ne serez pas non plus licencié, indemnisé, reclassé, vous n’aurez pas droit au chômage, au RSA, au congé, au droit à la retraite, à la sécurité sociale… et vous n’aurez plus le droit de travailler. »

        Suspendre les soignants jusqu’à ce que mort s’ensuive ?
        vidéo_1h13’ : http://mai68.org/spip2/spip.php?art…


        *"le pianiste de Kiev" : Vous remarquerez en arrière-plan, de ce moment qui restera dans l’histoire de l’humanité, la tour Eiffel !

        Source : https://www.dailymotion.com/video/x…

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  • Bonjour camarades Luniterre, do et a_suivre.

    1] Les banquiers centraux

    […]ce sont donc désormais les banquiers centraux qui ont la maîtrise des rapports de production modernes, et non pas les capitalistes monopolistes eux-mêmes, et encore moins, hélas, les prolétaires ![…]

    Est-ce que les sociétés Amazon ou bien Tesla sont-elles des cas concrets qui parleraient aux gens pour illustrer la prédominance des banquiers centraux ?

    Entre le moment où la société Amazon a été crée ( 1994 ) et le moment où elle a pu être bénéficiaire ( 2001), il s’est écoulé 7 ans, est-ce des actionnaires, des banques peuvent attendre 7 ans ?

    Source de la date de création et de la date du premier bénéfice :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Amazon

    Jusqu’à quel point pourrait-on penser l’hypothèse qu’Amazon aurait pu être soutenue « quoi qu’il en coûte » par les banquiers centraux pendant une certaine période, est farfelue selon vous ?

    Idem pour Tesla, crée en 2003 et bénéficiaire seulement 17 ans après en 2020. Est-ce des actionnaires, des banques peuvent attendre 17 ans ?
    Source de la date de création et de la date du premier bénéfice :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Tesla…)

    2] Document vidéo sur les manifestations fascistes du Maïdan et la fascisation orientée anti-russe des enfants et adolescents ukrainiens

    Je téléverse sur votre site un document vidéo de 2014 que j’ai retrouvé sur une clé USB que j’avais égarée. Je l’avais téléchargé, à l’époque, depuis une plate-forme youtube ou dailymotion, je ne me souviens plus de laquelle. Je m’étais dit : « Oula-la, un document comme cela, il ne va pas rester longtemps en ligne, il faut que je télécharge ! » Et en effet, deux ou trois jours après, il avait disparu de la plate-forme.

    Il faudrait le minuter, délimiter les séquences, les décrire et les commenter pour en rendre plus facile l’assimilation de l’information pour la plupart des personnes qui n’ont pas forcément le temps nécessaire.

    Un document brut comme celui-ci, c’est un coup de poing. Et si il n’y pas un travail d’accompagnement, de malaxage, de pré-mâchage de l’information, peu de gens peuvent assimiler la dureté de l’information et donc ils passent à côté. Dans ce cas, le message ne passe pas et c’est si comme le document n’avait servi à rien.

    • Bonjour Gilles,

      Quand je bossais, pour m’être confronté directement à de nombreuses multinationales comme Siemens, Hewlett Packard, Bayer, BASF, … j’ai compris que l’objectif, il y a 30 ans, de ces multinationales n’était pas de faire des bénéfices, mais de prendre des parts de marché, c’est-à-dire d’écraser, d’éliminer, d’absorber toute la petite et moyenne concurrence.

      En réalité, si les actionnaires de ces entreprises ne se reversaient pas officiellement des dividendes, je te rassure, ils s’en mettaient plein les fouilles, d’une part, grâce aux frais de fonctionnement (voitures, restaurants, voyages, logement de fonction …) et, d’autre part, si un gros besoin d’argent frais se faisait sentir, ils avaient toujours la possibilité de revendre une partie de leur action.
      Et là, tu peux me croire que les bénéfices étaient magiques, donc tu peux facilement comprendre que pour leurs banquiers, il n’y avait pas de lézard bien au contraire.

      (Si je suis farouchement contre l’UE, l’OTAN, l’€, c’est qu’ils se sont toujours employés à favoriser le développement de ces multinationales au détriment des services publics et des petites et moyennes entreprises par notamment : la libre circulation des marchandises, les délocalisations, les "Normes Européenne", les Gopé, etc…)


      Bravo, pour avoir eu le nez de sauvegarder cette vidéo de 2014. Manifestement, la police du net a bien pris le soin de l’effacer afin qu’elle ne soit pas médiatisée, ce qui démontre bien la manipulation et la complicité de nos gouvernements et bien sûr de nos médias bien pensants.

      Car, ils ne se sont pas gênés à la même époque pour nous faire l’éloge de BHL sur la place du Maidan à Kiev. Il suffit de l’écouter, le 2 mars 2014, sur la place du Maidan : http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

      Et encore aujourd’hui, en 2022, Macron ne se gêne pas pour soutenir ces nazis de Kiev en notre nom à nous Français : http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

      Bien à toi
      A suivre


      PS : En parlant de Bernard-Henri Lévy, il y a justement une vidéo qui vient de resurgir des profondeurs d’internet où Bernard-Henri Lévy et Alexandre Douguine débattent sur scène en défenseur des Lumières et des contre-Lumières au Symposium Nexus du 11 oct. 2019 : https://www.youtube.com/watch?v=x70…

    • Bonjour, camarade Gilles !

      La façon dont tu poses ta question est particulièrement intéressante, reflète plusieurs questionnements apparemment contradictoires, mais finalement révélateurs de la réalité de l’évolution économique de notre temps, et que quasiment personne ne veut voir, à l’exception des rares « initiés » de la finance moderne réellement capables d’en « profiter » pour occuper le devant (…ou les coulisses !) de la scène « mondialisée »…

      De la façon dont tu poses la question :

      « Est-ce que les sociétés Amazon ou bien Tesla sont-elles des cas concrets qui parleraient aux gens pour illustrer la prédominance des banquiers centraux ?

      Entre le moment où la société Amazon a été crée ( 1994 ) et le moment où elle a pu être bénéficiaire ( 2001), il s’est écoulé 7 ans, est-ce que des actionnaires, des banques, peuvent attendre 7 ans ?

      Source de la date de création et de la date du premier bénéfice :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Amazon

      Jusqu’à quel point pourrait-on penser l’hypothèse qu’Amazon aurait pu être soutenue « quoi qu’il en coûte » par les banquiers centraux pendant une certaine période, est farfelue selon vous ?

      Idem pour Tesla, crée en 2003 et bénéficiaire seulement 17 ans après en 2020. Est-ce que des actionnaires, des banques, peuvent attendre 17 ans ?

      Source de la date de création et de la date du premier bénéfice :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Tesla… »

      …on peut dire tout de suite deux choses évidentes :

      __La réponse est dans la question elle-même, au sens où bien évidemment Tesla et Amazon sont deux cas typiques d’entreprises à l’ère de la transition banco-centraliste.

      __Le présupposé selon lequel il est étrange que les actionnaires « attendent » 7 et 17 ans avant un « retour sur investissement » en termes de dividendes est par contre typiquement un présupposé « capitaliste », excuse-moi du qualificatif, au sens précisément le plus classique, sinon carrément archaïque, du terme.

      Amazon, pas plus que Tesla, ne verse de dividendes à ses actionnaires (Tesla par principe « définitif »), et cela tout à fait indépendamment du résultat économique de l’entreprise. Donc, dans le cas de Tesla, exemple caractéristique, qui vient juste de passer « bénéficiaire », à partir de l’exercice 2020, ce « progrès » apparent dans ses comptes ne change rien, en termes de « rapport », à la situation de ses actionnaires.

      L’avantage de cette évolution des comptes de Tesla est essentiellement dans la réduction de son endettement chronique et donc dans la « consolidation », très relative, en pratique, de la valeur de ses titres.

      Très relative, vu que cela n’a pas empêché de récents mouvements à la baisse.

      Ce ne sont donc pas essentiellement les dividendes qui attirent les actionnaires, à l’époque actuelle, et même pas du tout en ce qui concerne ce genre de « valeurs », mais simplement la valeur en bourse de l’action elle-même, et la spéculation qui peut se faire avec, à l’achat et à la revente.

      Premier point, donc, qui sépare déjà deux époques de la vie économique de la société industrielle moderne.

      Donc on ne peut pas dire que les banquiers centraux aient « soutenu » formellement et particulièrement telle ou telle entreprise.

      __Formellement, ce sont donc les « marchés financiers », c’est-à-dire les « investisseurs », institutionnels ou non, qui ont « soutenu » ces entreprises en faisant monter les cours de leurs actions.

      __Pratiquement, cela n’est possible que parce qu’il y a une très grande masse de « liquidités » disponibles sur les dits marchés financiers, et en fait une masse monétaire considérable, exponentielle, et carrément jamais vue dans l’histoire économique de l’humanité, et cela typiquement depuis la crise de 2007-2008 et les plans de « sauvetage » de l’économie mondiale constitués par les « Quantitative Easings » initiés par les Banques Centrales !

      Les Quantitative Easings ont été, historiquement, l’élément le plus spectaculaire du renflouement monétaire de l’économie mondiale par les Banques Centrales à la suite de la crise de 2007-2008, mais en fait il y a carrément un « maquis » complexe et inextricable pour le néophyte de plans de financements banco-centralisés diverses de l’économie, tant publique que privée, les deux n’étant plus du tout séparables, en termes de circulation de la dette, notamment.

      Je n’ai pas particulièrement étudié le cas d’Amazon, mais j’ai déjà abordé, ici même sur VLR, http://mai68.org/spip2/spip.php?article7752 , le cas de Tesla, comme typique du circuit de la dette. Avec les QE et autres « plans de financement », c’est donc une partie importante de la dette publique qui se trouve reconvertie en actions par son rachat sur les marchés « secondaires » par les Banques Centrales, « refinançant » ainsi quasi directement, en fait, la spéculation sur les marchés financiers, ce qui permet aux cours des actions d’atteindre des sommets en pleine crise économique, gonflant ainsi « positivement » les bilans des entreprises en termes de prétendus « capitaux propres » selon la terminologie comptable « classique », ce qui « garantit » donc les ratios de solvabilité des entreprises, et donc leur permet de s’endetter de manière relativement « indépendante » de leur rentabilité réelle en termes de productivité, ce qui est donc typiquement le cas de Tesla !!!

      Le cas de Tesla est particulièrement extrême en ce que même si sa productivité, resté longtemps extrêmement faible, commence tout de même à « décoller » un peu, elle reste très, très loin des autres acteurs du secteur automobile, alors que non seulement elle les surpasse tous, et de très, très loin, également, en termes de capitalisation boursière, mais elle se hisse carrément au tout premier plan des grands monopoles mondiaux de type GAFAM.

      Dans le monde actuel il y a donc des gens, comme Elon Musk, qui ont compris l’évolution banco-centraliste de la société et qui savent en « profiter » à leur manière, et d’autres qui peinent à s’adapter, ou qui tentent carrément de revenir au capitalisme « classique », comme Charles Gave et d’autres économistes plus ou moins « dissidents » au sens réaliste du terme, et non pas idéologique.

      Les idéologues « de gauche », écolos, bobos et pseudos-« marxistes » de toutes sortes n’ont absolument rien compris à cette évolution et continuent, dans le moins pire des cas, à prétendre « lutter contre le capitalisme », alors que le capitalisme est tout simplement déjà potentiellement mort et en train d’agoniser sous leurs yeux aveuglés par leurs « idéologies », déjà remplacé, pour l’essentiel, en termes de contrôle et de pouvoir économique, par le banco-centralisme.

      Bien entendu, c’est une évolution qui se fait de manière discontinue, avec des « sauts » remarquables et brutaux, comme ceux de 2007-2008 et 2020-2021, et, (…à peine le temps de respirer !), maintenant avec la guerre en Ukraine.

      Bien entendu, au niveau du vécu quotidien du prolétariat, cela n’est pas immédiatement perceptible, pas plus que l’esclave « chasé » par son maître au IXe siècle sur une parcelle de terre particulière n’avait conscience de passer au stade de serf ! Toujours confrontés, formellement et dans la plupart des cas, au même type de rapport social, la « nuance » est pourtant considérable si l’on compare la situation actuelle avec celle des années 60 du siècle dernier, par exemple.

      On voit bien que les multiples différences tiennent précisément à l’évolution des forces productives.

      Comme le montre, entre autres, l’exemple de Tesla, on voit bien qu’il s’agit également d’un rapport complètement différent entre investissement, productivité, et rentabilité.(*)

      Il s’agit donc clairement d’un nouveau mode de production, typiquement banco-centraliste, même s’il n’est pas encore tout à fait hégémonique.

      La guerre en Ukraine est typiquement une guerre où se joue un pas en avant (…ou en arrière, en cas de victoire de la Russie !), pour l’hégémonie banco-centraliste mondiale.

      Evidemment, le mieux serait donc que la conscience prolétarienne s’éveille à cette nouvelle réalité du monde et que se construise une alternative prolétarienne au banco-centralisme.

      Pour l’instant, le seul front de lutte réellement active et stratégique est celui des bourgeoisies nationales survivantes, à la tête desquelles, la Russie. Il y a donc une dialectique de combat à mettre en œuvre, entre le soutien que nous devons lui apporter et la construction d’une force politique prolétarienne autonome, en soi et pour soi, même si l’alliance avec les autres strates sociales potentiellement anti-banco-centralistes peut être une alliance historiquement durable, dans ce nouveau contexte.

      Luniterre

      (* A propos de la nouvelle « rentabilité » de Tesla il est important de préciser qu’elle ne repose toujours pas sur la productivité réelle de l’entreprise, mais essentiellement sur sa politique financière de spéculation sur les « crédits carbones » et sur le Bitcoin :

      https://www.transitionsenergies.com/tesla-ne-gagne-pas-argent-avec-voitures-electriques/

      https://pro.largus.fr/actualites/tesla-degage-un-benefice-en-2020-le-premier-de-son-histoire-10528408.html )

      • Bonjour Camarades,

        Il est vrai que la question de Gilles permet de mettre les pieds dans le plat et révèle les liens très, très étroits entre les banquiers et les multinationales.

        Dans les faits les banquiers sont le plus souvent les principaux actionnaires des multinationales [1].

        Toutes ces multinationales que nous avons vues surgir depuis la fin des années 70 sont la création des banquiers.

        Les multinationales sont leur bébé et toi le pouilleux qui va aller demander naïvement à ta banque un crédit pour ta petite entreprise tu représentes celui qui va concurrencer leur gros bébé, donc tu les fais chier. C’est la raison principale pour laquelle ils sont impitoyables avec toi qui bricoles dans ton coin, qui fait un peu de black pour t’en sortir, qui rêve de devenir riche…
        A toi, ils vont bien t’accorder un petit crédit pour développer ton entreprise, mais avec des intérêts de ouf et systématiquement, ils exigeront que tu hypothèques tes biens, ta maison etc… Ils ne te feront aucun cadeau. Et, en même temps, leur gros bébé va te pilonner de tous les côtés par tous les moyens pour te détruire, pour racheter ta clientèle pour une bouchée de pain.

        Des milliers de petits exploitants, artisans, commerçants,… en sont chaque année les victimes et le meilleur coup de Jarnac a été fait lors du confinement en 2020 avec la dette - engagée par Macron et par l’UE - que seules les petites et moyennes entreprises vont devoir rembourser, car la plupart des multinationales n’ont pas été confinées !! http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

        Bref, comme le souligne Luniterre l’élément essentiel qui permet de faire de superprofits, c’est la spéculation sur l’action.
        Pour cela, il suffit d’afficher une très belle progression de ton chiffre d’affaires donc il faut en général, pour donner cette illusion, prendre des parts de marché en écrasant la concurrence coûte que coûte. Rien de plus facile pour les multinationales de s’endetter. Pour eux le fric ce n’est pas un problème, puisque c’est Open Bar, contrairement à toi le petit entrepreneur, commerçant, exploitant…

        Le problème de ce système, c’est que les parts de marché ne sont pas infinies. Et nous voilà arrivés dans un monde où les "gros bébés" des banquiers vont être obligés de se bouffer entre eux pour continuer à augmenter leur chiffre d’affaires. Cela a déjà commencé avec des fusions comme BAYER-MONSANTO, si cela s’est bien passé, c’est que peut-être que ces deux multinationales étaient déjà dirigées par les mêmes banquiers…

        Face au "capitalisme à la papa", petit bourgeois, les banquiers nous ont fabriqué de gros bébés gloutons qui maintenant ayant obtenu un contrôle presque total de leur secteur d’activité vont finir par se dévorer entre eux.

        Ainsi, après le "capitalisme" nous allons assister à l’émergence du "banco-centralisme".

        Bien à vous
        A_suivre

        [1] Il faut distinguer les actionnaires individuels des institutionnels.
        Les investisseurs institutionnels sont des établissements financiers (banques, compagnies d’assurance, fonds d’investissements…) qui vont, en l’espèce, investir sous forme de titres de capital (des actions).
        Tandis que les actionnaires individuels ne sont pas des sociétés mais des particuliers investissant en bourse pour leur compte propre. Ces derniers représentent une faible part de l’actionnariat en France et de plus la tendance est à la baisse et en particulier depuis la dernière crise financière : en 2020, on comptait environ 3 millions de porteurs individuels en France. Un nombre en très net recul depuis plusieurs années puisqu’il s’élevait en 1990 à 7,2 millions.
        Ce déclin est néanmoins compensé par la hausse de l’actionnariat salarié. Leur nombre est estimé à 3,2 millions en 2020 contre environ 1 million en 2001. »
        https://www.lafinancepourtous.com/d…

        • Bonjour camarade A_Suivre !

          Commençons par la fin, car je constate en fait que tu n’as pas réellement compris la question de Gilles, qui portait spécifiquement sur le rôle des Banques Centrales, et non pas des banques d’affaires, celles qui ont effectivement contribué à la formation et au développement des monopoles.

          Mais ce rôle n’est précisément ni nouveau ni caractéristique de notre époque, bien au contraire !

          Cette interaction des banques d’affaires et des monopoles est typiquement déjà celle décrite et analysée par Lénine en 1916 dans « L’Impérialisme, stade suprême du Capitalisme ». Elle caractérise donc la formation et le développement du capitalisme monopoliste d’Etat tel que nous le connaissions depuis le début du XXe siècle, stade qui s’est donc essentiellement terminé avec la crise de 2007-2008, qui a vu la soumission définitive des principaux Etats capitalistes-impérialistes aux directives des politiques monétaires des cinq principales Banques Centrales, par ordre d’importance : Fed, PBoC, BCE, BoE, BoJ.

          Fed et PBoC sont liées par la nécessité d’établir constamment un taux de change Yuan/Dollar qui permette à ces deux économies interdépendantes (Depuis les accords Mao-Nixon) de survivre, malgré les rivalités inter-impérialistes qui les opposent, depuis le début du XXIe siècle.

          Le but de la stratégie « Routes de la Soie » du PCC vise à compenser cette interdépendance par d’autres types d’échanges, avec essentiellement des nations du tiers-monde, qui se trouvent à leur tour dépendantes, par le biais de leur dette, de leurs échanges avec la Chine.

          Dans ce type de démarche et de processus, la rentabilité des marchés ainsi gagnés n’est pas l’essentiel, ni même absolument nécessaire. Ce qui importe c’est le rapport entre l’accès pour la Chine aux ressources naturelles de ces pays et l’extension d’une nouvelle zone d’influence monétaire du Yuan, qui ne soit pas entièrement assujettie au dollar.

          C’est typiquement l’expression d’une stratégie banco-centraliste de la part de la Chine, dont le système financier est contrôlé par la PBoC, structure financière à la base de l’Etat et du PCC, et très officiellement Banque Centrale de la Chine.

          De confrontation inter-impérialiste naissante depuis le début du XXIe siècle, la confrontation USA-Chine devient en fait une confrontation entre zones d’influences monétaires banco-centralistes Fed/PBoC. Une confrontation nécessairement « feutrée » étant donné l’inévitable interdépendance entre ces deux zones, comme avec celles des autres Banques Centrales déjà citées, du reste.

          Il en va de même avec la BCE, qui est en fait encore plus dépendante et soumise à la Fed, actuellement.

          Mais surtout, tu sembles avoir du mal à comprendre la différence entre capitalisme et banco-centralisme, également, en ce qui concerne le rapport entre productivité, marché, et profits. Selon ta lecture :

          « l’élément essentiel qui permet de faire de superprofits, c’est la spéculation sur l’action.
          Pour cela, il suffit d’afficher une très belle progression de ton chiffre d’affaires donc il faut en général, pour donner cette illusion, prendre des parts de marché en écrasant la concurrence coûte que coûte. »

          Si effectivement la majorité des profits financiers proviennent directement de la spéculation sur les marchés boursiers, et donc essentiellement sur la valeur monétaire des titres, il n’y a pas nécessairement de relation avec la rentabilité réelle du produit sur le marché, et c’est précisément ce qu’illustre l’histoire de Tesla, qui bat des records en bourse, écrase, dans ce domaine, la « concurrence financière » des autres constructeurs automobiles, sans pour autant avoir pris une part significative du marché global, dans ce secteur, même si elle a enfin fait une belle percée sur le marché de l’ « électrique », au bout de 17 ans, mais un marché, qui, en soi, n’est précisément absolument pas « rentable » et n’existe même que par les contraintes de réglementations administratives, un peu à la manière du « marché » gigantesque des « vaccins anti-covid », entièrement contraint, quant à lui, et entièrement « sponsorisé » par la dette banco-centralisée…

          Dans le système banco-centraliste, camarade, ce sont les Banques Centrales qui décident, en réalité, qui produit quoi, et pour qui. Malgré ta difficulté à comprendre cette nouvelle situation, tu l’évoques tout de même dans ton constat sur ce que tu vois comme une « concurrence entre monopoles » :

          « Le problème de ce système, c’est que les parts de marché ne sont pas infinies. Et nous voilà arrivés dans un monde où les "gros bébés" des banquiers vont être obligés de se bouffer entre eux pour continuer à augmenter leur chiffre d’affaires. Cela a déjà commencé avec des fusions comme BAYER-MONSANTO, si cela s’est bien passé, c’est que peut-être que ces deux multinationales étaient déjà dirigées par les mêmes banquiers… »

          En fait, ce qu’il faut comprendre, c’est que depuis la crise de 2007-2008, déjà, les banques d’affaires sont dans la dépendance totale de leur refinancement par les Banques Centrales et qu’elle ne maîtrisent plus l’essentiel de leurs politiques de crédits, contraintes de suivre les directives de politiques monétaires des Banques Centrales, pour simplement survivre et avoir le droit d’empocher quelques profits spéculatifs, même si mirobolants à nos yeux ébahis, mais qui n’existeraient plus autrement !

          Et donc effectivement, si, formellement, « l’élément essentiel qui permet de faire des superprofits, c’est la spéculation sur l’action. », il est néanmoins encore plus fondamental de comprendre que ce profit spéculatif n’est plus, comme à l’époque du capitalisme triomphant, une anticipation sur la valeur à créer par la production, mais seulement une fraction non remboursée de la dette mondiale, qui, elle, continue donc de croître !

          Dans sa forme achevée, et notamment avec les MNBC, Monnaies Numériques de Banques Centrales, le système banco-centraliste arrivera à établir un équilibre contraint entre production et consommation, sur un cycle de dette constant et où les monopoles ne seront plus que les « boutiques officielles », simples succursales, en quelque sorte, des Banques Centrales, qui décideront, par le biais des MNBC, et d’autres procédés de contrôles du même genre, des moindres détails de nos façons de vivre, ou plutôt, de survivre, pour сeux qui seront encore là…

          Mais pour l’essentiel, l’ère de la « concurrence » entre monopoles est déjà terminée, et donc, NON, nous n’allons pas « assister à l’émergence du "banco-centralisme". » , car nous y sommes déjà, en plein dedans, même s’il n’a pas encore atteint son apogée complète, en termes de forme économique, de mode de production fondé directement sur le monopole absolu de toutes valeurs d’usages par les Banques Centrales.

          Pour l’essentiel, le « saut qualitatif » s’est opéré au cours de la crise de 2007-2008, celle de 2020-2021 constituant une nouvelle avancée « à marche forcée », seulement contrecarrée, en partie, par la contre-offensive antimondialiste de la Russie en Ukraine.

          Luniterre

          • Bonjour Camarade Luniterre,

            Que Lénine en 1916 dans « L’Impérialisme, stade suprême du Capitalisme  » en arrive aux mêmes conclusions que moi me confirme que nous sommes vraiment gouvernés dirigés, contrôlés, fliqués par les banquiers, et répond parfaitement à notre Camarade Gilles lorsqu’il écrit :
            […]ce sont donc désormais les banquiers centraux qui ont la maîtrise des rapports de production modernes, et non pas les capitalistes monopolistes eux-mêmes, et encore moins, hélas, les prolétaires ![…]

            « Banques Centrales, Banques d’Affaires », je m’en fous, car l’un n’existe pas sans l’autre, c’est un grand tout et leur cuisine interne ne m’intéresse pas.

            L’important, est de comprendre que les banquiers ont la maîtrise des rapports de production modernes, mais pas que, ils ont aussi la maîtrise de te faire voter Macron de te faire voter pour une autre Europe de te vendre la transition écologique au travers de cette "sympathique" multinationale "Tesla"…etc
            Elon Musk avec ses voitures électriques et ses fusées n’est qu’un escroc grassement payé par ses banquiers pour occuper les esprits, pour nous faire peur, pour nous contrôler, /…/ pour nous culpabiliser de manger de la viande et de rouler en diesel.
            Son fonds de commerce, la valeur ajoutée de son entreprise, c’est la COM !

            Tout ce que je te raconte sur "les banques et leurs multinationales" ne vient pas de mes lectures, mais uniquement du constat que j’ai fait "vu de ma fenêtre" et cela n’a aucune prétention, c’est juste pour faire avancer le schmilblick puisque comme tu le constates toi-même « les idéologues « de gauche », écolos, bobos et pseudos « marxistes » de toutes sortes » sont aux abonnés absents sur ces sujets, par contre, à mon grand désespoir, ce sont toujours les premiers depuis 40 ans à réclamer encore plus d’Union Européenne, d’Otan et ils seront encore les premiers dans quelques mois à réclamer leur quatrième dose et leur passe-écolo !

            Ce qui est certain, c’est que suite à cette "centralisation par les banquiers" de tous des rapports de production modernes, de tous les pouvoirs, nous sommes à l’aube d’un conflit violent entre ces monopoles.

            Bien à toi Camarade,
            A_suivre

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            • Bonjour, camarade A_Suivre,

              Ton problème semble nettement être que depuis ta fenêtre tu vois donc peut-être la façade de ta banque, avec laquelle tu as aussi sans doute, comme beaucoup d’entre nous, un « compte à régler », mais qu’au-delà de cette façade tu n’y vois pas grand-chose, et ce qui est plus inquiétant, comme tu le revendiques toi-même, que tu « t’en fous » et que tu ne veux donc pas chercher à comprendre ce qui s’y passe vraiment !

              Mais même sans aller voir jusqu’à l’autre côté de ta rue, tu sembles aussi avoir du mal avec ce que tu as devant ton nez, sur l’écran de ton ordi, vu que la phrase que tu cites :

              […]ce sont donc désormais les banquiers centraux qui ont la maîtrise des rapports de production modernes, et non pas les capitalistes monopolistes eux-mêmes, et encore moins, hélas, les prolétaires ![…]

              … est déjà reprise par Gilles en citation de mon précédent post, et amène de sa part une question sur le rôle spécifique des Banques Centrales, et non pas des banques d’affaire.

              Et c’est pour préciser en quoi le rôle nouveau des Banques Centrales, depuis la crise de 2007-2008, constitue un changement d’époque historique, en termes de mode de production, et singulièrement, par rapport au rôle joué jusque là par les banques d’affaire, dans le développement du capitalisme, que je lui ai donc répondu. [Je ne sais donc évidemment pas si le camarade Gilles a réellement compris le distinguo des rôles et son importance, c’est à lui de nous le dire… !]

              En 1916, si Lénine s’était contenté de regarder depuis sa fenêtre, s’il n’avait pas pris longuement le temps d’étudier ce qui se passait derrière les façades des banques d’affaire, il n’aurait rien pu comprendre à la marche de son temps et se serait trouvé dans l’incapacité d’entreprendre quelque action efficace que ce soit, malgré la rage qui l’habitait de lutter contre un système qui avait, entre autres, assassiné son frère.

              En 1916 Lénine n’aborde pas le rôle des Banques Centrales, car à cette époque il n’a aucune importance réelle dans le processus de production, ni dans la mutation du capitalisme industriel en capitalisme monopoliste d’Etat, base économique du capitalisme au stade impérialiste.

              Ce qui caractérise cette époque c’est que le crédit bancaire est devenu indispensable au développement des monopoles, déjà incapables de se financer sur leurs fonds propres, étant donné l’ampleur des investissements nécessaires. Néanmoins, le crédit bancaire de cette époque reste une anticipation de la valeur et de la plus-value à créer par la production future envisagée comme produit de l’investissement.

              L’alliance désormais incontournable de la banque et de l’industrie donne donc naissance au capitalisme financier qui maîtrise ainsi les rapports de production jusqu’à la fin du XXe siècle.

              Ce sont les nouveaux développements technologiques du système productif et de services, informatisé, automatisé, robotisé, qui changent désormais la nature des rapports de production, qui ne peuvent donc plus être maîtrisés par cette déjà séculaire « alliance banquiers d’affaires-industriels », qui est la base du capitalisme financier.

              C‘est pourquoi la crise de 2007-2008 signe l’acte de décès du capital financier, en réalité, et non pas son triomphe ou son apogée, même si formellement, vu de ta fenêtre ou sur l’écran de ton ordi, avec les courbes du Dow Jones, du CAC 40 et autres indices boursiers, il atteint carrément des sommets encore inégalés.

              Depuis la crise de 2007-2008 c’est l’ensemble du capital financier, plus que jamais fictif, qui dépend entièrement des politiques monétaires des Banques Centrales, de telle manière que, précisément, les crédits bancaires ne sont plus une anticipation de la valeur, et encore moins, de la plus-value à créer, mais simplement une mise en œuvre d’une politique de répartition des forces productives décidée, in fine, par les seules Banques Centrales.

              C‘est la dette banco-centralisée qui commande à la société, et non plus le capital financier (« banques d’affaires + industriels »).

              Dans ce contexte nouveau un gars comme Elon Musk n’est donc pas un « escroc » mais simplement un élément de la bourgeoisie moderne qui a compris, contrairement à toi, l’évolution des forces productives de son temps, et en un sens, tout comme l’avait fait Lénine en 1916, mais évidemment d’un point de vue et avec un intérêt de classe opposé.

              Si Lénine revenait de nos jours il ne perdrait pas son temps à traiter Elon Musk d’ « escroc » mais chercherait à comprendre, au-delà de sa fenêtre, ce qu’il y a vraiment derrière la façade de l’entreprise Tesla et ce qui en a fait une des plus grandes entreprises mondiales actuelles, en termes d’importance financière.

              Personnellement, j’ai commencé il y a donc déjà quelques années, en tant que simple prolétaire autodidacte, à étudier le développement de l’économie chinoise moderne, et à partir, précisément, du bouquin de Lénine. J’ai ensuite creusé davantage la question de la formation de la valeur au cours du processus productif, et donc plutôt à l’aide des bouquins de Marx. Il aurait peut-être été plus logique de procéder dans l’ordre inverse, mais depuis ma jeunesse soixante-huitarde je n’ai jamais rencontré la moindre opportunité, dans la gauche française, d’une formation politique et économique digne de ce nom. Je n’ai donc pas la prétention d’avoir la « science infuse », mais de tenter simplement, en tant qu’autodidacte, de faire avancer le débat en posant, précisément, les questions qui dérangent les vieux trains-trains idéologiques déjà plus que rouillés.

              C’est également en fonction du niveau des « réactions » particulièrement débiles des lecteurs pseudos-« marxistes-léninistes » de mon blog TML que j’ai finalement décidé de le fermer (*). Si je tombe sur VLR sur des lecteurs qui « s’en foutent » et considèrent qu’il n’y a pas de sujet à comprendre l’évolution des forces productives modernes et ses conséquences sur la société actuelle, alors je commence à penser, en dehors des échanges intéressants et utiles (**) avec le camarade Do, que je perds également mon temps à réagir et à écrire dans ses colonnes… !

              Luniterre

              (* http://ekladata.com/38NJqhwr6guamFDFBCisR1RHJJY/CONCERNANT-LA-FERMETURE-DU-BLOG-TML.pdf )

              (** En grande partie à la base de mes analyses actuelles. Quelques unes en lien, ci-dessus, à la suite de ce post :

              http://mai68.org/spip2/spip.php?article12428#forum10494 )
              .

              *****************************

              • Bonjour Luniterre,

                Depuis 30 ans, mon problème, depuis ma fenêtre, c’est que je vois un cimetière d’entreprises qui se sont fait absorber par ces multinationales et ces banquiers.

                Petites ou moyennes, quel que soit le domaine d’activité, l’agriculture, l’informatique, la métallurgie, la biochimie… le schéma est le même, elles n’ont pas pu résister à ce rouleau compresseur. C’est d’autant plus surprenant que ces entreprises avaient une gestion saine, qu’elles créaient des emplois, investissaient, se modernisaient… et bien sûr, à ce désastre, il faut rajouter tous les drames humains que cela a générés…

                J’ai cherché à comprendre ce phénomène, car j’ai toujours refusé de croire à l’incompétence de ces dirigeants d’entreprise et la fatalité de la "mondialisation" avait bon dos.
                Le mécanisme qui a provoqué la disparition de ces centaines d’entreprises, c’est la Commission Européenne avec sa constellation de lobbies issus des multinationales et bien sûr sa Banque Centrale Européenne (tout ceci, bien sûr, avec la complicité hypocrite de tous nos gouvernements depuis Pompompidou).

                Détrompe-toi Camarade, je ne m’en fous pas. Pour preuve, je me suis intéressé par exemple à Vincent Brousseau après sa démission de la BCE qui avait adhéré à l’UPR en 2010 et qui depuis est malheureusement décédé : http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

                Cependant, je reconnais mes lacunes et mes limites et je n’ai vraiment pas l’envie et le temps d’approfondir certaines questions comme le fonctionnement des banques centrales et de toute la géopolitique qui va avec, surtout que depuis 2 ans et demi, nous avons une l’actualité très dense liée à cette pandémie, qui me contraint, malgré moi, à faire pour ainsi dire le travail de journaliste puisque « les idéologues « de gauche », écolos, bobos et pseudos « marxistes » de toutes sortes » sont aux abonnés absents.
                A chaque article ou commentaire que je fais sur VLR, je me dis toujours que c’est le dernier et qu’il serait temps de passer à autre chose de plus cool.
                Tu peux me croire, je me passerai bien de tout ce cinéma, ce n’est pas dans mes gènes de cancre de faire le journaliste.

                Néanmoins, je prends le temps de lire tes postes, même si je ne comprends pas toujours tout et tu remarqueras que certaines de tes citations me parlent et manifestement pas qu’à moi :

                […]ce sont donc désormais les banquiers centraux qui ont la maîtrise des rapports de production modernes, et non pas les capitalistes monopolistes eux-mêmes, et encore moins, hélas, les prolétaires ![…]

                Comme je te l’ai déjà dit, tu ne perds jamais ton temps à réagir et à écrire dans ces colonnes bien au contraire et on ne sait jamais nos discussions, même maladroites (je parle pour moi), peuvent éveiller un lecteur curieux à ces sujets complexes et importants pour les travailleurs !

                Bien à toi et merci Camarade !
                A_suivre

                PS : Au sujet d’Elon Musk avec ses voitures électriques, ses fusées, son IA …,etc, même s’il a un QI supérieur à la normale, je reste convaincu que ce gars est un escroc :

                Il faut être un escroc pour promouvoir la voiture électrique comme il le fait et ne pas voir le désastre humain et écologique que cela va créer :
                http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

                Quand je vois aussi l’influence qu’il a sur les bobos écolos qui le vénèrent comme un dieu, je ne suis pas rassuré. Il fait justement partie des architectes du « monde globalisé qu’Attali décrit dans cette vidéo, c’est le monde auquel aboutira exactement le système banco-centraliste,… »
                http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

  • Le mode de vie "moderne" s’est diffusé des USA vers l’Europe. Après avoir saturé les marchés, la Chine s’y met avec un potentiel supérieur aux deux précédents (USA + Europe). Mais les resources n’y suffiront pas ce qui sous-entend de gros soucis de divers ordres en perspective.

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