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Le spectacle de la crise énergétique

jeudi 8 septembre 2022, par do (Date de rédaction antérieure : 6 septembre 2022).

En Occident, les conséquences de la guerre d’Ukraine ressemblent à s’y méprendre à celles de la "guerre contre le covid"

Comme à l’époque du confinement, mais en pire, on assiste au rationnement, à la concentration du capital, au vol des petites entreprises par les grosses. Tout ce qui n’a pas les reins bien solides va disparaître ou être absorbé… GRÂCE à la "crise énergétique". Ça va être le nettoyage par le vide.

Le confinement était une guerre sans guerre, la "crise énergétique" l’est aussi. Il y a bien une guerre en Ukraine, mais pas sur notre territoire. En quelque sorte, cette guerre ne nous regarde pas.

De ce fait, on peut déduire que le pouvoir en Occident VEUT que ça se passe mal pour l’économie occidentale ; car, la "crise énergétique" est complètement artificielle. Autant que l’était la crise du covid. En effet, sans les sanctions occidentales contre la Russie, sans la participation de l’Occident tout entier à la guerre américaine contre la Russie, il n’y aurait pas de "crise énergétique".

Le spectacle du covid ne fonctionnait plus, l’Occident profite donc de la guerre d’Ukraine pour obtenir les mêmes effets par le biais du spectacle de la crise énergétique. Il va essayer de prolonger cette guerre autant de temps qu’il le faudra pour obtenir totale satisfaction.

S’ils le peuvent, les mondialistes américains feront durer la guerre d’Ukraine suffisamment longtemps pour obtenir un nettoyage complet du capitalisme et son remplacement total par le banco-centralisme. C’est-à-dire que ce ne seront plus les capitalistes qui gouverneront, mais les propriétaires des banques centrales.

Le banco-centralisme : http://mai68.org/spip2/spip.php?article9492

Coronavirus - Le confinement est une guerre sans guerre (vidéo 17’28)

http://mai68.org/spip2/spip.php?article7169

Extrait :

Le confinement est une guerre sans guerre

il s’agit, pour le capitalisme, grâce au confinement, d’avoir les conséquences d’une guerre, mais en évitant d’avoir une guerre qui serait trop dangereuse à l’époque atomique. Car…

La guerre règle momentanément la "crise du capitalisme". Les relances suivent inévitablement les guerres. Le nettoyage du passé suffit pour relancer la machine à partir de ressources essentielles qui n’ont pas été détruites, ou qui n’ont été détruites que partiellement par la guerre.

Avant la "guerre contre le coronavirus" (dixit Macron), nécessaire pour sauver le capitalisme, celui-ci ne pouvait plus avancer parce qu’il était trop encombré par les scories du passé. Mais, grâce au confinement, pendant qu’une bonne partie de l’économie ne dépendant pas ou peu d’internet était détruite, l’économie numérique était nettement favorisée.

Il me reste à dire que les nombreuses entreprises, bistrots, restaurants, et hôtels qui feront faillite grâce aux divers confinements soit disparaitront purement et simplement, laissant la place à des chaines internationales comme McDonald, soit seront rachetées à très bas prix par ce même genre d’entreprise internationale. Comme dit dans un encadré plus haut : « Les mondialistes veulent aussi remplacer les économies nationales par une économie mondiale. Ils veulent la fin des nations. Ils veulent un gouvernement mondial tenu bien sûr par eux. »

Pour plus de précisions, voir les commentaires ici :

http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

Article complet avec toutes les vidéos :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article7169

Duralex dit merci à Macron et à sa guerre contre la Russie (vidéo)

http://mai68.org/spip2/spip.php?article12524

Duralex doit fermer pour un temps à cause de Macron

Enregistré sur France 3 le 2 septembre 2022 à 12h30

Cliquer ici pour télécharger la vidéo

Les dérives du "Conseil de défense" en guerre contre la Russie.

Le "Conseil de défense", normalement c’est pour la guerre. Il a le secret défense. Un tel conseil a déjà été abusivement mis en place par Macron pour la pseudo-crise du covid. Maintenant, Macron en met à nouveau un en place pour "parer" à la crise énergétique qui n’est dû qu’à sa politique de guerre absurde contre la Russie.

La France n’a plus de gaz russe à cause de Macron qui refuse de le payer. Aussi, Duralex passe à la trappe. Et ce n’est qu’un début !

Cliquer ici pour l’article, la vidéo et les commentaires

10 Messages de forum

  • Le spectacle de la crise énergétique 8 septembre 05:22, par Cass

    Bonjour,
    Je poste une vidéo courte de Me DI VIZIO qui s’affole de la folie de MACRON :

    https://youtu.be/XGwL0YVqTWo

    Bien à vous.

    Répondre à ce message

  • Le spectacle de la crise énergétique 8 septembre 13:21, par Dominique

    En mai dernier, Ursula von der Leyen disait :

    "Je me félicite de l’accord conclu ce soir par l’UECO sur les sanctions pétrolières contre la Russie.

    Cet accord aura pour effet de réduire d’environ 90 % les importations de pétrole de la Russie vers l’UE d’ici la fin de l’année."

    Le 5 septembre, Ursula Von der Leyen rappelle que Poutine ne pourra pas nous priver de son gaz avant que nous boycottions son gaz. Il échouera :

    "Poutine utilise l’énergie comme une arme en réduisant l’offre et en manipulant nos marchés énergétiques.

    Il échouera.

    L’Europe vaincra.

    La @Commission_UE prépare des propositions pour aider les ménages et les entreprises vulnérables à faire face aux prix élevés de l’énergie."

    Le plan de cette femme est simple, l’UE fixera désormais le prix du gaz russe :

    "La proposition de la @Commission européenne visera à :

    – Réduire la demande d’électricité (pics)
    – Plafonner le prix du gaz russe
    – Aider les consommateurs et les entreprises vulnérables grâce aux revenus du secteur de l’énergie
    – Permettre de soutenir les producteurs d’électricité confrontés à des problèmes de liquidités liés à la volatilité."

    Je résume donc la stratégie de cette femme en charge :

    ■ Boycotter le gaz russe

    ■ Forcer Poutine à livrer son gaz

    ■ Fixer les prix du gaz de Poutine à la place de Poutine

    C’est confirmé sur le terrain :

    « L’annonce de l’arrêt de Nord Stream a provoqué une nouvelle hausse spectaculaire du prix du gaz : lundi, l’indice de référence TTF, évoluait à 242 € / MWh (+ 13 %) – contre 28 € il y a un an. »⁦@NabilWakim
    ⁩ ⁦@mandraud
    ⁩ ⁦⁦@EmGryn

    Il ne reste plus qu’à faire fonctionner la planche à billet et endetter encore plus états, entreprises et particuliers. Christine Lagarde à la tête de la BCE va s’en charger.

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  • Le spectacle de la crise énergétique 8 septembre 17:57, par Jean

    Il n’y a que ceux qui ne réfléchissent pas qui peuvent être étonnés … mais quand cela représente 90% de la population, cela craint …

    Jean

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  • Le spectacle de la crise énergétique 9 septembre 00:58, par Luniterre

    Bonjour, camarade Do !

    Ce que tu as bien expliqué, c’est qu’effectivement les banco-centralistes qui nous gouvernent désormais se foutent pas mal de la prospérité économique, même au sens « capitaliste classique » des pays qu’ils ont mis sous leur coupe.

    Mais la guerre en Ukraine, même s’ils l’utilisent effectivement comme tel, n’est pas seulement un moyen de faire avancer leur restructuration sociale dictatoriale à l’égard de leurs peuples, dans le sens effectivement banco-centraliste qu’ils ont déjà bien ébauché avec les confinements, la pseudo-« vaccination » quasi obligatoire pour une majorité de travailleurs et le passe pseudo-« sanitaire ».

    Cette guerre en Ukraine, ils doivent aussi à tout prix la gagner, contrairement à ce que l’on a pu croire en début d’année, avec les « flottements » apparents de Biden.

    En effet, ce n’est pas essentiellement une guerre pour l’Ukraine, qui n’en est, malheureusement pour elle, que le lieu géographique, mais bien une guerre pour la Russie, c’est-à-dire, du point de vue des banco-centralistes, pour abattre carrément la Russie en tant que dernier Etat-nation indépendant d’importance géostratégique et géoéconomique mondiale.

    C’est-à-dire clairement, indépendant des circuits économiques mondiaux banco-centralisés, contrairement à la Chine, qui reste dépendante de ses liens économiques et monétaires avec l’Occident, tout en construisant, des son côté, un autre système d’interdépendance banco-centralisé, avec son système « Routes de la Soie ».

    Actuellement, les relations économiques extérieures de la Russie, même avec la Chine, ne sont pas des relations d’interdépendance. La balance des échanges, dans toutes les directions, même vers la Chine, est équilibrée ou même favorable à la Russie, même si le volume global est en réalité réduit, sauf en ce qui concerne les matières premières et ressources énergétiques.

    La Russie est donc à nouveau, comme au temps de l’URSS, un élément fédérateur des nations plus petites qui ont encore des velléités d’indépendance vis-à-vis du mondialisme banco-centraliste, et y compris dans sa version chinoise.

    On a vu des foules d’africains défiler avec des portraits de Poutine, on en n’a pas encore vu défiler avec des portraits de Xi Jinping !

    La stratégie US de tentative de contrôle de l’Ukraine a commencé dès le milieu des années 2000 et n’a fait que s’intensifier depuis, et évidemment, surtout depuis 2013 et le Maïdan.

    Malheureusement, comme on le voit aujourd’hui, cela a été une relative réussite en termes de conditionnement des populations locales ukrainienne, au point que les ukronazis trouvent encore pas mal de « chair à canon » à sacrifier sur le front, ce que l’on a vu sur le front de Kherson, même si là les forces russes et alliées semblent en mesure de tenir la ligne de front.

    Sur celui d’Izioum, par contre, ces dernières 48 heures, les ukronazis ont utilisé une technique différente, basée sur des « commandos » de leur « Légion Etrangère » formés aux tactiques « mobiles » US-Otanesques, et en synergie avec leurs troupes habituelles, question artillerie et guerre de position, ils ont donc réussi à percer largement les lignes russes et alliées dans les zones rurales et ainsi à encercler et prendre plusieurs localités dont la plus importante stratégiquement est Balakleïa.

    C’est donc pour l’instant une victoire importante pour les mondialistes banco-centralistes, et qui va leur permettre de « justifier » aussi bien les « aides militaires » que les « sanctions économiques » et les restrictions économiques et sociales drastiques qu’ils imposent, auprès des populations occidentales déjà bien conditionnées par les médias à leur botte.

    Comme le souligne Me Di Vizio, c’est bien d’une guerre économique qu’il s’agit, à l’échelle européenne (…mais en réalité mondiale) et dans laquelle Macron nous entraîne, mais Me Di Vizio l’a également compris, c‘est bien aussi d’une guerre tout court qu’il s’agit, et en réalité, il lui reste donc à comprendre que cette guerre européenne tout court est bien aussi une guerre mondiale tout court, même si l’enjeu est bel et bien essentiellement économique, en réalité.

    L’Ukraine, malgré elle, constitue un enjeu géoéconomique et géostratégique mondial, précisément par sa situation géostratégique, comme partie essentielle du « Heartland », le cœur du continent eurasiatique, comme l’a également compris Alexandre Douguine, et cœur sans lequel les banco-centralistes ne pourront pas réaliser leur contrôle économique total de la planète. Le cœur de l’ « Europe de l’Est », qui relie potentiellement la Baltique et les mers du Nord à la Mer Noire et donc aussi, au bassin méditerranéen, de Kaliningrad à Odessa et Marioupol, outre ses ressources naturelles, contrôle donc les voies de circulation essentielles pour l’ensemble du continent eurasiatique.

    Il est donc clair que s’en emparer, ou en prendre le contrôle, pour les banco-centralistes, c’est un moyen radical d’étrangler la Russie, et économiquement et stratégiquement.

    Il était donc improbable qu’ils « laissent tomber » l’affaire Zelensky. De fait, ils ont juste attendu qu’il fasse la preuve de son incapacité à s’en tirer sans eux, et l’ont donc entièrement soumis à sa dépendance à leur égard, ce que son peuple n’arrive malgré tout pas à percevoir vraiment, aveuglé par le miroir aux alouettes du « rêve américain », même si c’est dans sa version UE ! Une aberration d’autant plus flagrante que la guerre même qui est sensée les « soutenir » est précisément en train de dissiper les derniers lambeaux de ce rêve « européen »…

    Une manif géante a eu lieu à Prague, récemment, qui montre que ce « rêve » peut aussi se dissiper et se transformer en réveil de conscience, un peu plus à l’Ouest. Il semble également qu’il y a eu de grandes et puissantes manifs dans plusieurs villes d’Allemagne, sur ce thème, et nous avons eu un début de balbutiement honorable, ce Samedi dernier, à Paris.

    Le combat de la Russie en Ukraine est en réalité une chance quasi inespérée pour tous les peuples, dans le contexte d’obscurantisme et de recul social et politique mondial généralisé, ces dernières décennies.

    L’expérience du Vietnam, entre autres, montre que la mobilisation de l’opinion publique mondiale est un facteur parfois encore plus décisif que le sort réel des armes sur le terrain.

    Il est donc plus que temps, et surtout, tant que la Résistance russe anti-ukronazie se poursuit sur le terrain, que tous ceux qui sont réellement antifascistes et réellement déterminés à en finir avec le système actuel se mobilisent et reprennent l’initiative politique sur ce thème essentiel, en créant une synergie entre les luttes sociales locales contre l’austérité accrue pour les classes populaires et la lutte générale contre l’engagement des Etats européens inféodés dans cette guerre.

    Même le Pape François, qui se tortillait sur son trône depuis le 24 Février pour arriver à conserver les relations du Vatican avec l’Eglise Orthodoxe russe sans « trahir » pour autant ses amis mondialistes, a fini par condamner absolument la position russe, mais en se lamentant néanmoins assez lucidement : « Aujourd’hui nous vivons une guerre mondiale, arrêtons s’il vous plaît ». Jusque-là, et avant de condamner à l’unisson de ses amis mondialistes, il avait été jusqu’à évoquer « les aboiements de l’OTAN aux portes de la Russie », comme l’une des causes déterminantes de cette guerre. C’était du temps où il se voyait en « médiateur » du conflit, se croyant capable d’ « amadouer l’ours russe », selon une stratégie très hypothétiquement « œcuménique » !

    En tout cas, il savait donc bien de quoi il parlait. Contrairement à la grande majorité de notre « classe politique française », tous bords confondus, à l’exception, évidemment, de nos Gauleiter locaux du banco-centralisme.

    Luniterre

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    • Le spectacle de la crise énergétique 9 septembre 02:53, par do

      Salut Luniterre,

      Je comprends bien ce que tu dis, et tu aurais raison si les Américains avaient une chance de gagner contre la Russie en Ukraine. Mais comme ils ont perdu contre elle en Syrie qui assez éloignée de la Russie, je ne les vois pas gagner en Ukraine. Et, à mon avis, ils le savent. Je pense donc que leur jeu consiste à faire durer suffisamment cette guerre pour banco-centraliser le plus possible l’Occident. Pour le reste, ils verront plus tard. Ils y vont étape par étape. À tout vouloir d’un seul coup ils risqueraient de tout perdre et ils le savent.

      Je pense aussi que la Chine attend son tour. Ce n’est pas une vraie alliée des Russes, puisqu’elle est elle-même banco-centraliste. Elle laisse les Russes et les Américains s’essouffler suffisamment l’un l’autre, elle aide à sa façon et sans risque les Russes dans ce jeu de dupe. Quand les Russes et les Américains se seront mutuellement suffisamment affaiblis, Elle essaiera d’entrer en jeu. Elle attend. Elle n’est pas pressée. Elle bouffera et les Américains et les Russes à son heure. (Peut-être)

      Il faut le savoir pour pouvoir correctement poser la question QUE FAIRE ?

      As-tu vu cet article :

      http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

      Qu’en penses-tu ? Se seraient-on au moins un peu trompé sur la chine ?

      Bien à toi,
      do
      http://mai38.org

      Répondre à ce message

      • Le spectacle de la crise énergétique 9 septembre 09:47, par Luniterre

        Bonjour, camarade !

        Tout d’abord, et très concrètement, sur le plan militaire, au jour d’aujourd’hui, le rapport de forces sur le terrain ukrainien, qui semblait se « stabiliser » avec néanmoins un léger avantage pour la Russie, notamment avec la rapide et très belle victoire à Lyssytchank, semble se retourner, et assez nettement, dans la région d’Izioum, en direction de Koupiansk, après la prise ultra-rapide de Balakleïa.

        Les jours suivants diront si cette tête de pont ukronazie tend à se stabiliser, voire à s’étendre, avec la prise éventuelle de Koupiansk, qui couperait carrément la route principale d’Izioum, ou bien si, à partir de ce repli brutal, les forces russes et alliées parviennent au contraire à transformer cette impressionnante tête de pont en « chaudron » pour les forces ukronazie. Même ceux qui font réellement remonter les nouvelles du terrain, comme le Rybar, une référence fiable en la matière, n’ont pas de « pronostics » sur cette question.

        Il est même possible que ce revers amène une nouvelle restructuration, y compris hiérarchique, des forces armée russes.

        En ce qui concerne l’économie chinoise, la dernière fois que j’ai réétudié le fond de la question, c’était donc en 2019, et notamment lors d’un échange polémique avec Bruno Drweski. A ce moment il ne restait quasiment plus rien du secteur public industriel chinois. Les entreprises encore « mixtes » public/privé étant elles mêmes toutes transformées en sociétés par actions, avec des participations en partie « étatiques », rarement pour plus d’un tiers, et toutes avec des « filiales » cotées en bourse, mais qui représentaient, en fait, le cœur de leur activité industrielle et commerciale réelle. Autant dire que l’économie chinoise était privatisée à 100%, le seul contrôle de l’Etat, mais de taille, résidant dans le contrôle monétaire exercé par la PBoC (la BC chinoise !), qui peut donc également contrôler ainsi en grande partie les marchés financiers, y compris avec la définition du statut des différentes catégories d’actions, tel qu’étudié dans :

        http://ekladata.com/vxTEd9dQI7BrB83AhNXtJxKHY9U/Chine-USA-2014-2019-Chronique-d-une-guerre-economique-annoncee-..pdf

        Bien entendu, il se peut que la situation ait évolué depuis. Ceci dit, si les chiffres cités dans l’article republié par Drweski étaient réels, cela voudrait dire que l’économie chinoise est quasiment « renationalisée » à 100%, la capitalisation boursière étant alors réduite de plus de 90% ! Le marché financier chinois ne serait pas simplement « réduit », mais carrément anéanti… Alors que c’est exactement le contraire qui est la réalité, avec encore seulement des « participations d’Etat », et le plus souvent minoritaires, dans des sociétés toutes cotées en bourse. Cet article me paraît donc tout à fait fantaisiste !

        Luniterre

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  • Le spectacle de la crise énergétique 9 septembre 20:46, par Luniterre

    Re-bonjour, camarade !

    J’ai donc fait une petite recherche pour faire le point sur cette histoire de « renationalisation à la chinoise » en quelque sorte.

    Comme on le voit tout de suite, avec l’exemple emblématique d’Alibaba, il ne s’agit évidemment pas de sortir de l’économie de marché, sauf précisément au sens banco-centraliste du terme, qui consiste à rabaisser le pouvoir des monopoles au profit de la Banque Centrale, qui risquait de perdre ses moyens de contrôle des populations au profit des monopoles, donc !

    Le même type de « règlement de comptes », donc que l’on a vu en Occident entre la Fed et Facebook, à propos de son projet « monétaire », qui fut mis en échec, entraînant une perte capitalisation brutale pour Facebook, devenu Meta, depuis.

    Quelques extraits de cette recherche, et un autre constat, à la suite :

    ************************************

    « Officiellement présentées comme la reprise en main d’une entreprise devenue trop dominante dans le pays, les aventures d’Alibaba sont le symbole plus profond d’un interventionnisme accru de l’État chinois dans les affaires des entreprises privées. Le parti communiste chinois a en effet déclaré vouloir mettre un terme à "l’extension désordonnée du capital" et "unifier les membres du secteur privé autour du parti, et améliorer la promotion du développement sain de l’économie de marché". Jack Ma qui possède de nombreuses entreprises désormais structurantes de l’économie chinoise est particulièrement visé.

    Son site Alibaba est sous le coup d’une enquête pour abus de position dominante après qu’il a été révélé que la plateforme exige une exclusivité de distribution et sa filiale financière Ant (qui édite l’immensément populaire application Alipay) s’est vu interdire son entrée en Bourse en raison de "changement substantiel" de l’environnement de régulation. »

    (…)

    « Comme de l’autre côté du Pacifique où Google, Facebook et Amazon sont sous la loupe inquisitrice du gouvernement, les béhémoths du web chinois font face aux mêmes sanctions. Devenues trop puissantes, ces entreprises sont accusées de freiner l’innovation pour rester maîtres de leurs industries et d’exercer un contrôle trop important sur la vie de la population. Les méthodes sont juste légèrement différentes. »

    https://www.lesnumeriques.com/vie-du-net/alibaba-symbole-et-victime-du-durcissement-de-l-etat-chinois-n158819.html

    *********************************

    « Pékin exige le démantèlement d’une app de paiement chinoise et demande à ses géants de la tech de cesser des pratiques jugées monopolistiques. Une étape de plus dans la stratégie “techno-castratrice” du gouvernement.

    L’étau se resserre un peu plus autour des géants de la tech chinoise. Depuis plusieurs semaines, le gouvernement accentue plus que jamais la pression sur ses fleurons. La dernière victime en date est Alipay, une application de paiement appartenant au groupe de Jack Ma, Ant. Selon le Financial Times, Pékin aurait demandé le démantèlement de l’app afin d’en séparer son activité de prêt, très rentable. En avril dernier, Ant avait déjà été la cible d’une offensive gouvernementale avec un Jack Ma poussé vers la sortie.

    Mais ce n’est pas là qu’une question de monopole. Dans le même temps, Ant serait contraint de céder les données de ses utilisateurs à une entreprise tierce chapeautée en partie par l’État chinois. Des données plutôt sensibles puisqu’on parle ici d’informations bancaires glanées à l’origine pour décider de l’attribution des prêts.

    Plusieurs sociétés soutenues par Pékin seraient déjà sur les rangs pour s’associer au projet. Ant conserverait ainsi 35 % de son application, tandis que les partenaires étatiques impliqués investiraient à hauteur de 5 % chacun. L’entreprise de Jack Ma ne serait d’ailleurs pas le seul prêteur chinois concerné par ce type d’opération, toujours selon FT. »

    https://www.lesnumeriques.com/vie-du-net/alipay-derniere-victime-en-date-du-durcissement-economique-chinois-n168303.html

    ******************************

    « Le discours de Jack Ma fut à l’époque suivi d’une convocation par les autorités et l’annulation de l’entrée en Bourse d’Ant Group qui devait la transformer en quasi-banque. L’homme d’affaires a aussi mystérieusement échappé aux radars entre novembre et janvier, quand il a réapparu dans une vidéo chantant les louanges des initiatives du PCC dans l’éducation. Puis, en avril dernier, Pékin infligeait à Ant Group une sanction financière de 2,8 milliards de dollars — ce qui provoquera une perte trimestrielle record pour le groupe — et ordonnait une restructuration d’Ant Group (Alibaba en détenait dernièrement environ 33 %) en séparant Alipay, son app de paiement, des activités de crédit du groupe. Des discussions auraient par ailleurs eu lieu de janvier à mars entre des représentants de la Banque centrale chinoise et du régulateur antitrust du pays et, séparément, Jack Ma et l’actionnariat d’Ant Group au sujet d’une éventuelle cession des parts de l’entrepreneur dans le groupe. »

    ( …)

    Il ne s’agit pas de “casser” les géants chinois de la tech

    Pour Jean-François Dufour, les autorités n’ont pas pour but de “casser” ces entreprises : “Elles sont parfaitement conscientes de tout ce qu’elles peuvent apporter à l’économie nationale”, qui reste officiellement une économie de marché socialiste. C’est-à-dire que les entreprises y disposent d’une marge de manœuvre du moment qu’elles respectent les orientations stratégiques officielles. Au-delà des technologies grand public, les BATX (Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi) et autres géants numériques chinois sont ainsi impliqués dans les projets de modernisation de l’industrie nationale (usines intelligentes, véhicules autonomes, réseaux électriques intelligents…).

    Il s’agirait plutôt de profiter, dans un cadre maîtrisé et avec une mainmise sur leurs offres financières et les données qu’elles récoltent, de leurs capacités d’innovation et leurs intérêts stratégiques à long terme. Exception faite d’Alibaba, les mesures prises par les autorités chinoises “ne sont malgré tout pas très violentes”, poursuit le spécialiste. Les avertissements n’en restent majoritairement qu’à ce stade et “les amendes ne sont pas énormes” par rapport à la taille de ces groupes. À l’inverse, lorsqu’elles “marquent leur allégeance au projet stratégique” du PCC, les entreprises peuvent bénéficier d’un soutien marqué de Pékin. C’est le cas notamment de Huawei, en difficulté sur le plan international depuis sa mise au ban par les États-Unis, mais largement épaulé par les autorités chinoises en contrepartie d’une relation fluide avec Pékin. À voir si les autres géants technologiques chinois suivront cette voie. »

    https://www.lesnumeriques.com/pro/comment-la-chine-a-fini-par-mettre-au-pas-ses-geants-technologiques-a166267.html

    *****************************

    « Des centaines de milliards de dollars de capitalisation boursière évaporées

    Depuis le début de l’année et l’accentuation graduelle des mesures prises par Pékin pour ramener les fleurons technologiques du pays dans le cadre défini par le Parti communiste chinois, Tencent a perdu environ 357 milliards de dollars de capitalisation sur les marchés (916 milliards de dollars le 19 février 2021, contre 559 milliards aujourd’hui, selon companiesmarketcap.com).

    Alibaba, aujourd’hui à la 16e place des capitalisations boursières mondiales, a perdu environ 403 milliards de dollars depuis le 22 octobre 2020, deux jours avant un discours de Jack Ma, fondateur de l’entreprise, qui provoquera la colère de Pékin et aura des conséquences dévastatrices pour le groupe. »

    https://www.lesnumeriques.com/pro/plus-aucune-societe-chinoise-dans-le-top-10-mondial-des-capitalisations-boursieres-n168571.html

    ***************************

    Comme on le voit, si cette « reprise en main » de type clairement banco-centraliste a donc entraîné des chutes de capitalisations boursières (valeur des titres) considérables, avec donc des pertes importantes pour les actionnaires, on est néanmoins très loin des chiffres astronomiques de l’article republié par M. Drweski.

    De plus, même si ce sont des chiffres qui restent de l’ordre du « stratosphérique », sinon de l’astronomique, ce n’est en aucun cas de l’argent « récupéré » par l’Etat chinois, même banco-centralisé. Ce sont simplement des capitaux financiers « fictifs » qui s’évaporent en fumée, comme lors d’un crack boursier plus « classique »…

    Quant au thème d’une éventuelle « renationalisation », on a vu ci-dessus un seul chiffre cité, pour une participation de 5%. Dans un autre article, le même média parle de sociétés d’Etat (State Owned Enterprises), prétendue telles sur la base d’une participation de …1% ! Ce qui donne donc, selon la réglementation chinoise, droit à 1 siège au CA de l’entreprise, …histoire d’avoir 1 œil dessus, ou sans doute même les deux, pour le prix de ce siège… !

    Il s’agit néanmoins évidemment d’entreprises stratégiques, dans une optique banco-centraliste : ByteDance (Tik Tok) et Weibo ( un genre de Twitter chinois).

    https://www.lesnumeriques.com/vie-du-net/la-chine-renforce-plus-que-jamais-la-surveillance-de-ses-geants-de-la-tech-n167147.html

    Si, dans ces conditions, il est donc pour le moins difficile de parler de « nationalisation », il l’est encore plus de parler de « resocialisation », contrairement à ce que voudraient nous faire avaler les chantres du « socialisme à la chinoise » !

    Par contre, parler de « banco-centralisme à la chinoise » me paraît être plus que jamais la formule appropriée.

    Luniterre

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