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Pérou en rébellion (vidéos 3’, 13’ et 5’ )

mercredi 14 décembre 2022, par Viriato (Date de rédaction antérieure : 14 décembre 2022).

Chers amis et camarades,

Le coup d’état au Pérou contre le président Pedro Castillo et non le coup d’état du président Castillo, comme le présente la "presse (?)" des multinationales et de l’impérialisme est en train de montrer tout ce que cela signifie en termes politiques.

La constitution politique péruvienne permet au président de dissoudre le parlement sous certaines conditions. L’acte de dissolution du parlement du président Castillo a pu être tactiquement mal préparé mais il ne s’agit surtout pas d’un coup d’état.

De l’une et la première leçon, quand on a gagné par les voies des institutions actuelles qui ne sont que celles des classes dominantes, ce n’est toujours qu’un simili de pouvoir qu’on obtient, une "présidence" boycottée par le parlement, et les pouvoirs policiers, judiciaires, de contrôle et militaires de l’Etat. Car, sans mener la lutte jusqu’à la conquete complète du pouvoir rien n’est gagné en vérité.

De deux, les "Institutions", les partis de droite, sans s’embarasser ni de la vérité ni des lois, se mettent immédiatement à fabriquer les moyens de se défaire de l’élu du peuple.

De trois, tous les essais de se concilier cette opposition farouche de classe et raciste souvent, sont voués à l’échec, sauf capitulation complète et trahison et arrangements avec l’impérialisme contre le peuple comme on le voit parfois.

Mais les présidents qui restent fidèles au peuple finissent ou comme Allende au Chile, tués, ou "démis" par des traitres, des lâches et des vendus à l’oligarchie et à l’impérialisme.

De quatre, le peuple ne se laisse plus faire. On l’a vu au Vénezuela quand un putsch a voulu se défaire de Chavez et un peu partout ailleurs. Le peuple n’accepte plus le joug bourgeois-impérialiste sans lutte.

En ce moment, au Pérou, se déroulent des manifestations populaires massives pour la défense de leur président (qui pourtant avait essayé de composer avec la réaction, erreur qui n’a fait qu’encourager la droite et la réaction) et pour la dissolution d’un congrès corrupt qui n’a que 6% d’approbation mais qui se permet, contre la propre constitution actuelle du Pérou, de nomer une "président", elle, traitre au parti présidentiel qui l’a fait élire, vendue,qui a déjà des morts sur sa conscience (si elle a jamais une conscience autre que de s’enricher du sang de péruviens du peuple).

Qu’on ne pense pas qu’une telle situation ne se passe qu’ailleurs dans des pays exotiques, car certains ont "pensé" de même sur les guerres impérialistes avant de l’avoir ad portas au nord de l’europe.

Ce n’est qu’une situation classique, mille fois étudiée et expliquée et qui n’est qu’une des formes de la lutte de classes. Un élu populaire, comme a pu l’être Mélenchon en France, aurait provoqué le même type de phénomène, peut être plus caché mais non moins intense car les enjeux qui se jouent dans un pays clé du système capitaliste impérialiste sont bien plus décisifs. L’effet d’entrainement aurait été beaucoup plus grande.

Je vous propose quelques articles sur laa situation au Pérou et en espagnol, quelques reportages sur la sublevation du peuple péruvien qui, dans sa dynamiqque, peut aller très loin comme être maté par l’armée dans la tradition des armées, c’est à dire, avant tout des forces ultimes de réapression de l’Etat bourgeois.

en ce moment il y a des manifestations populaires partout au Pérou, tant dans le sud comme dans le nord et dans la capitale Lima où une manifestation est convoquée pour le 15 décembre et un appel à la grève générale a été lancé par des organisations indigènes et paysannes comme certains syndicats.

https://www.youtube.com/watch?v=mgN…

ENTRE LAGRIMAS CONGRESISTA PIDE QUE SE VAYAN TODOS. PERU EN CRISIS. POBLADORES ASES1N4D0S POR PNP

ENTRE LES LARMES LE CONGRESSMAN DEMANDE À TOUT LE MONDE DE PARTIR. LE PÉROU EN CRISE. POPULATEURS ASES1N4D0S PAR PNP

Directo al Grano - 12 décembre 2022

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https://www.youtube.com/watch?v=JFi…

Héctor Béjar : Es una sublevación contra el sistema político, especialmente contra el Congreso

Héctor Béjar : C’est un soulèvement contre le système politique, notamment contre le Congrès

El abogado y sociólogo de la Universidad de San Marcos Héctor Béjar, reflexiona acerca de las manifestaciones populares en Perú, que reclaman un nuevo proceso electoral de manera inmediata. teleSUR

L’avocat et sociologue de l’Université de San Marcos, Héctor Béjar, revient sur les manifestations populaires au Pérou, qui réclament immédiatement un nouveau processus électoral. téléSUR

teleSUR tv - 12 décembre 2022

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https://www.youtube.com/watch?v=jdF…

Manifestantes exigen renuncia de la pdta. Dina Boluarte y liberación del exmandatario Pedro Castillo

Les manifestants exigent la démission du pdta. Dina Boluarte et libération de l’ancien président Pedro Castillo

En diversas zonas de Perú continúan las manifestaciones para exigir la libertad del expresidente Pedro Castillo, así como la renuncia de la presidenta Dina Boluarte, que se convoque a nuevas elecciones y se cierre del Congreso. Los protestantes también han cuestionado el uso de armas letales para reprimir las manifestaciones. teleSUR

Les manifestations se poursuivent dans diverses régions du Pérou pour exiger la libération de l’ancien président Pedro Castillo, ainsi que la démission de la présidente Dina Boluarte, la convocation de nouvelles élections et la fermeture du Congrès. Les manifestants ont également remis en question l’utilisation d’armes létales pour réprimer les manifestations. téléSUR

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Vive la lutte du peuple péruvien !

Viriato.

6 Messages de forum

  • Voici ce qu’en dit RFI

    À la Une : au Pérou, la chute du président Pedro Castillo

    https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9rique…

    8 décembre 2022

    Christophe Paget

    Le président Pedro Castillo a été destitué mercredi 7 décembre par le Parlement, alors qu’il tentait de le dissoudre. C’est sa vice-présidente Dina Boluarte qui a été investie. Pedro Castillo est en prison.

    Et El Comercio se demande pourquoi Pedro Castillo « a tenté de dissoudre le Congrès sans avoir un plan », alors que celui-ci devait examiner une nouvelle proposition de destitution du président. « De toutes les sorties politiques à la crise que cherchait l’opposition, c’est la plus inattendue qui est advenue, rapporte le journal. Exécutée par Pedro Castillo en personne, de manière involontaire et improvisée, contre lui-même : il a perpétré un coup d’État, avec une telle faiblesse et un tel manque de confiance dans ses alliés qu’il s’est retrouvé isolé et détenu… ».

    Selon Radio Programas del Peru, l’ancien instituteur, lorsqu’il a annoncé la dissolution du Parlement et la mise en place d’un gouvernement d’exception, avait clairement l’intention de se convertir « en un dictateur de plus dans l’histoire du Pérou ». Mais « il n’a pas été suivi par son propre cabinet ministériel », souligne le site d’information. « Un coup d’État raté a mis en évidence la force de la démocratie et des institutions », se félicite La Republica.

    Dina Boluarte, première présidente du Pérou

    Pedro Castillo a été emprisonné à la direction des Opérations spéciales, où est également enfermé un autre ex-président, Alberto Fujimori, note Diario Correo. Alberto Fujimori dont la fille, Keiko Fujimori, qui avait perdu présidentielle l’an dernier contre Pedro Castillo, a salué l’arrivée au pouvoir de la vice-présidente Dina Boluarte, rapporte le journal.

    De fait, pour La Republica, Dina Boluarte a été investie grâce à une trêve avec l’opposition, « mais la désignation de ses ministres pourrait déterminer la durée de cette lune de miel ». Selon une politologue interrogée par le journal, la nouvelle présidente « devra former un cabinet technique, mais qui réponde aux aspirations de tout le monde ».

    En tout cas, Dina Boluarte devient la première femme à présider le Pérou, note Radio Programas del Peru. Dina Boluarte, 60 ans, avocate, était ministre du Développement et de l’inclusion sociale dans le gouvernement de Pedro Castillo, une charge à laquelle elle avait renoncé il y a dix jours, rappelle El Comercio, « pour marquer ses distances avec le gouvernement de Pedro Castillo ».

    Plan de « Paix totale » en Colombie

    En Colombie, le président Petro soutient un processus de paix inédit entre des gangs de Buenaventura, le grand port de l’ouest du pays. Cela fait partie du Plan de paix totale de Gustavo Petro avec les bandes criminelles, écrit El Espectador. Une table ronde était organisée ce mercredi 7 décembre à Buenaventura entre les deux gangs qui ont mis la ville en coupe réglée, les Shottas et les Espartanos. L’idée, explique le journal, c’est « qu’ils se soumettent à la justice et pacifient Buenaventura, une zone où ont lieu toutes sortes de violences – homicides, déplacement forcés et enlèvement, entre autres ».

    En un an, le conflit qui oppose les deux bandes armées a fait 189 morts. Mais depuis début septembre, une trêve a été mise en place – à l’occasion d’une partie de football, rappelle El Espectador. Elle a permis à Buenaventura de connaître « 92 jours sans morts violentes », a souligné mercredi 7 décembre la vice-présidente Francia Marquez, reprise par El Tiempo.

    La table ronde organisée ce mercredi était pour le gouvernement une manière d’appuyer ces efforts, pour un processus de « paix urbaine » qualifié d’« inédit » par Gustavo Petro, souligne El Espectador. Étaient présents, en plus du président et de la vice-présidente de Colombie, le Haut-Commissaire pour la paix, ainsi que des représentants de la communauté internationale, comme l’envoyée spéciale de l’Union européenne.

    Révélations sur le meurtre du président Jovenel Moïse

    Dans le Miami Herald, des révélations sur le meurtre du président Jovenel Moïse. Selon le journal, qui se base sur un rapport de la police haïtienne, des écoutes téléphoniques et des inculpations américaines, l’objectif était à l’origine de kidnapper Jovenel Moïse le 19 juin 2021. Le plan a échoué, et le président a finalement été assassiné le 7 juillet suivant.

    Selon le journal, les assassins auraient emporté avec eux en s’enfuyant une énorme somme d’argent, cachée à l’intérieur de la maison du président. Certains observateurs se sont demandés pourquoi le président avait autant d’argent chez lui, écrit le journal, qui précise que selon ses sources policières américaines, l’argent ou un éventuel trafic de drogue ne font pas partie de l’enquête.

    Enfin, Gazette Haïti, qui reprend l’article du Miami Herald, annonce que Martine Moïse, la veuve du président, « exige le déport du juge Walter W. Voltaire ». Le journal précise que Walter W. Voltaire est déjà le cinquième juge chargé du dossier de l’assassinat du président.

    La photo montre Le président péruvien destitué Pedro Castillo et l’ancien Premier ministre Anibal Torres lors de leur comparution devant les procureurs anti-corruption au bureau du procureur général, à Lima, le 7 décembre 2022. Peru’s General Prosecutor’s Office / Handout via REUTERS

    http://mai68.org/spip2/IMG/webp/PER…

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  • Pérou en rébellion (vidéos 3’, 13’ et 5’ ) 14 décembre 2022 06:00, par Luniterre

    Même selon Wikipédia :

    « José Pedro Castillo Terrones, simplement dit Pedro Castillo, est un syndicaliste et homme d’État péruvien, né le 19 octobre 1969 à Puña (province de Chota). Il est président de la république du Pérou du 28 juillet 2021 au 7 décembre 2022.

    Issu d’un milieu pauvre et rural, il est instituteur de profession et l’un des meneurs d’une grève nationale d’enseignants qui dure près de trois mois en 2017.

    Lors de l’élection présidentielle de 2021, il se présente comme candidat de Pérou libre, un parti marxiste-léniniste qu’il rejoint sept mois avant le scrutin. Il affiche des positions de gauche radicale sur l’économie et la politique étrangère, tout en se montrant conservateur sur les sujets sociétaux. »

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Pedro_Castillo

    On voit donc tout de suite que ce Pedro Castillo, même possiblement limité sur certains points, est néanmoins l’antithèse d’un Mélenchon, qui reste un pur démagogue, de A jusqu’à Z, et non pas un leader populaire au véritable sens du terme. « Populiste » à la rigueur, mais voué à « trahir » d’entrée de jeu, et même probablement encore plus vite que Mitterrand, qui est précisément son « modèle » !

    Il y a donc une très grosse erreur d’analyse, dans cet article, autrement tout à fait nécessaire, vu la situation politique au Pérou :

    « Un élu populaire, comme a pu l’être Mélenchon en France, aurait provoqué le même type de phénomène, peut être plus caché mais non moins intense car les enjeux qui se jouent dans un pays clé du système capitaliste impérialiste sont bien plus décisifs. L’effet d’entrainement aurait été beaucoup plus grande. »

    La réalité c’est que Mélenchon n’attendra pas deux ans, comme Mitterrand, pour opérer le « tournant de la rigueur », et même probablement pas deux mois…

    Les manifs massives à prévoir, dans son cas, ne sont pas de « soutien », mais au contraire celles des « nouveaux pauvres » que sa politique keynésienne banco-centralisée engendrera à nouveau en quelques mois, façon Mitterrand, là encore… Les « nouveaux pauvres », la déchéance du prolétariat sous Mitterrand, secourue par Coluche et les « Restos du Cœur » à partir de 1985 : le véritable héritage de la gauche mitterrandienne dont Mélenchon est le dernier avatar.

    Luniterre

    • Pérou en rébellion (vidéos 3’, 13’ et 5’ ) 14 décembre 2022 12:40, par visiteur

      Les obsesions et les monomanies aveuglent.

      D’une exemple pour expliquer la dynamique d’un processus social, on a profité pour attaquer une figure politique qui est en train de s’effacer…

      C’est surtout de l’incompréhension complète, totale, de ce qui est la dynamique sociale et son action sur les individus.

      J’ai vécu directement les événements qui ont porté Allende au Chili à la présidence. Il a été choisi comme candidat parce qu’il était la figure la plus à droite, la plus parlementariste de la droite du Parti Socialiste et celui qui pouvait être accepté par le Parti Communiste Chilien qui ne voulait pas que la gauche unie réformiste et parlementariste gagne mais passer un compromis avec le centre droit, avec la Démocratie Chrétienne.

      Allende a fini les armes à la main, après un gouvernement très réformiste qui a provoqué une prise de conscience presque révolutionnaire des masses au pays.

      Comment donc transformer un vieux cheval réformard en révolutionnaire ?

      Luniterre n’a pas la moindre idée de cet changement même s’il a tous les jours la dialectique à la bouche. C’est un coffre fermé à sept clef pour lui et sa seule solution est d’annoner les "thèses fructueuses" qui depuis plus de 60 ans maintiennent l’extrême gauche à la condition des groupuscules sans aucune prise sur le réel.

      Son truc est Mélenchon … que faire ? Laisons-le à sa marotte et essayons d’approfondir sur ce qui se passe au Pérou où le President Castillo vient de se revendiquer comme seul président légitime et accuser la nouvelle "présidente" choisie par un Congrès au service de oligarchie et l’impérialisme.

      Un point très à faveur de Castillo car une telle déclaration ne peut qu’augmenter le révolte du peuple péruvien qui prépare une grande manifestation pour le 15 décembrre.

      Voici quelques éléments pour mieux comprendre comme un réformiste conciliateur peut devenir le ferment d’une révolte populaire, mais le sieur Luniterre, enfoncé dans ces élucubrations "banco-centralistes" comprendra un jour que ce sont les masses qui determinent tant la politique comme la psychologie d’un pays et des individus ? Quelles avancent pas à pas mais avec une determination sans failles quand elles finissent par devenir consceintes ?

      La question péruvienne ne peut même pas être résolue par une Assemblée constituante. L’Equateur et la Bolivie, par exemple, ont eu des assemblées constituantes et de nouvelles constitutions ces dernières années, mais l’oligarchie capitaliste maintient son pouvoir économique et politique.

      La question n’est pas seulement de changer le système politique, mais de modifier fondamentalement l’équilibre du pouvoir et la propriété de l’économie en faveur des masses laborieuses.

      Mais une chose sont les analyses et les solutions correctes, une autre est l’état réel de conscience d’un peuple (pas de ses "élites" gauchistes ou intelectuelles).

      Il faut partir de là, et si aujourd’hui la défense d’un président qui est allé de concesion sur concesion avec un parlement réactionnaire et une oligarchie réactionnaire est nécessaire même obligatoire, comme aurait été la défense d’un Mélenchon en France dans un cas semblable.

      Toujours, les marxistes proposent "un pas en avant" et celui-ci seule les péruviens peuvent mieux l’affirmer mais il doit aller dans le sens d’une meilleur et majeur organisation du peuple, la constitution de ses propres organisations de lutte, avancer un programme plus radical contre l’oligarchie et l’impérialisme, nettoyer le parti du président des traitres et vendur (ça ne manque jamais).

      Car, comme on le sait, comme on l’a vu lors des Gilets Jaunes, un mouvement spontané pour fort et profond qu’il soit, ne suffit pas. il faut des organisations solides, démocratiques, contrôlées par la base.

      Il y a des organisations politiques de gauche au Pérou mais ici encore une réflexion vient de suite. Si les gauchistes du Sentier Lumineux, avaient eu la patience d’attendre la maturation politique du peuple, s’ils avaient compris que Castillo (comme Mélenchon en France) est une étape nécessaire et obligatoire, ils auraient pu se développer au sein de ce peuple "réformiste" et avec leur organisation et leur armes, proposer une aide bien plus importante à la révolté qui se développe aujourd’hui.

      Mais les aveugles "Lumineux" auraient traité de tous les noms Castillo et décreté qu’il n’était qu’un réformiste "qui ne pouvait que capituler ou trahir"…
      Les masses, leeur capacité de se transformer de "pasives" en révolutionnaires ils n’en parlent jamais, n’en savent rien, les méprisent au fond.

      Voilà la "logique" des gauchistes, un puit sans fond de bêtise et d’incompréhension de l’ABC de la tactique politique des travailleurs. Du léninisme aussi, mais de cela, ils ne savent encore même pas le A.

      • Pérou en rébellion (vidéos 3’, 13’ et 5’ ) 14 décembre 2022 16:45, par Luniterre

        Si quelqu’un a une obsession et une monomanie, dans ce "débat", c’est bien M. Viriato, qui veut nous refiler sa potion Mélenchon à la moindre occasion… Et comme on ne veut pas l’avaler, il lui faut donc inverser les rôles pour s’en sortir…

        M. Viriato veut juste à tout prix ramener les situations à un soutien à tel ou tel leader social-démocrate qui serait en quelque sorte une "étape obligée" de la maturation d’un mouvement populaire… C’est juste une vision dogmatique et mécaniste de la lutte de classe.

        La sociale-democratie n’a évidemment pas la même consistance sociale et politique selon les époques et les pays.

        De plus, ici, il s’agit donc d’un parti de gauche se réclamant du ML, et même si c’est probablement galvaudé, comme un peu partout en ce moment, cela n’a donc à priori rien à voir, ni avec la situation chilienne de la jeunesse de M. Viriato, et encore moins avec la situation française actuelle, et c’est précisément ce que j’essaye donc de lui faire remarquer, en vain, donc, tant son obsession mélenchonienne le tient !

        Pour ne pas voir que Mélenchon est bien l’héritier du Kollabo Mitterrand et non pas l’héritier d’un Chavez, ni même d’un Allende, il faut vraiment en tenir une couche, question aveuglement politique…

        Mais si ce n’est que cela, ce n’est pas si grave, sauf que cela "neutralise", dans le meilleur des cas les victimes de cet aveuglement, en cas de lutte politique réellement décisive, au risque de les voir objectivement faire le jeu de l’ennemi de classe.

        Pour l’instant ce Pedro Castillo a l’air de se tenir du bon côté de la barricade, et c’est donc précisément le sens de mon post, que M. Viriato semble incapable de comprendre tant il est obsédé par son procédé manipulatoire de vouloir tout ramener à son Mélenchon obsessionnel !

        Luniterre

  • Pérou en rébellion (vidéos 3’, 13’ et 5’ ) 14 décembre 2022 17:51, par do

    Mélenchon, on s’en fout !

    Ce qui compte, c’est le soutien au peuple du Pérou dans sa révolte pour remettre Castillo au pouvoir.

    Sinon, on m’avait dit, à la Ligue, à l’AJS, et ailleurs, qu’il fallait voter Mitterrand en 1981. Que c’était une étape indispensable pour arriver à la révolution. On a vu tout le contraire et je ne regrette pas, en anarchiste, de ne pas avoir voté en 1981.

    Pour Mélenchon, c’est évidemment la même chose 40 ans après Mitterrand. Pendant ces 40 ans, il n’y a pas eu de révolution mais une terrible régression.

    Sinon, la dernière fois, en France, qu’il y a eu une tentative très sérieuse de révolution, c’est en mai 68. Et, mai 68 n’a pas été mené par des leaders mais par une absence de leaders. À tel point que les médias ont été obligés de lui trouver artificiellement des leaders. Ce sont les pauvres Cohn Bendit, Sauvageot et Geismar qui ont été désignés.

    Ce qui a fait capoter mai 68, c’est au contraire quand les VRAIS leaders ont réussi à s’imposer : la CGT et le P"C"F.

    Slogans de l’époque :

    « Les syndicats sont des bordels et les partis les meilleurs proxénètes des masses. »

    « L’humanité ne sera heureuse que le jour où le dernier capitaliste aura été pendu avec les tripes du dernier bureaucrate. »

    Explication simple :

    Il va de soit qu’un parti a un but prioritaire : survivre !

    Or, un parti révolutionnaire doit disparaître le jour de la révolution pour laisser le pouvoir à la dictature du prolétariat. Comme il ne voudra pas disparaître, puisque son but essentiel est de survivre, il y aura la dictature du parti au lieu de la dictature du prolétariat. C’est ce qui s’est passé en Russie avec le parti bolchévique. (Ensuite, il y a eu la dictature de Staline sur le parti.)

    C’est pourquoi je suis un anarchiste individualiste. Donc sans parti.

    Guy Debord disait que la révolution prolétarienne demanderait infiniment plus aux prolétaires que la révolution bourgeoise avait demandé aux bourgeois. Car pour la révolution bourgeoise, il avait suffit de quelques penseurs, tandis que la révolution prolétarienne exigeait que tous les prolos deviennent des penseurs.

    A+
    do
    http://ma68.org

    • Pérou en rébellion (vidéos 3’, 13’ et 5’ ) 15 décembre 2022 01:58, par Luniterre

      « Guy Debord disait que la révolution prolétarienne demanderait infiniment plus aux prolétaires que la révolution bourgeoise avait demandé aux bourgeois. Car pour la révolution bourgeoise, il avait suffit de quelques penseurs, tandis que la révolution prolétarienne exigeait que tous les prolos deviennent des penseurs. »

      Debord avait donc bien compris ce qui est le talon d’Achille de la Révolution Prolétarienne : le manque d’auto-formation. Les partis et groupuscules actuels ne font tout au plus que la formation à leur propre idéologie sectaire, et cela bloque toute possibilité de débat réellement démocratique entre les militants.

      L’organisation du prolétariat, néanmoins nécessaire, quel qu’en soit le nom, parti, front, coordination ou autre, doit d’abord être l’organisation de l’auto-formation des militants, par échanges des connaissances et débat autour des fondamentaux et de leur confrontation avec le réel.

      La difficulté, c’est que le système fait tout pour encourager l’ignorance des masses et la bêtise de l’opposition. Entre la gauche Kollabo, même supposée « extrême » et les médias systémiques il y donc malheureusement une sorte de synergie de la bêtise, qui ne fait que s’amplifier avec la crise.

      Inverser la tendance nécessite l’amorce d’une dynamique de groupe que l’on ne voit pas encore apparaître, actuellement.

      Luniterre

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