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Paris - Lima (Pérou) 6 heures de décalage horaire, mais pas que…

vendredi 20 janvier 2023, par Luniterre

PARIS - LIMA (PEROU) 6 HEURES DE DECALAGE HORAIRE, MAIS PAS QUE…

Que ce 19 Janvier prenne un bon rang parmi les « journées historiques » des défilés contre la réforme des retraites, depuis 1995, on n’en doute pas…

Que le scénario se poursuive comme lors des précédents épisodes, on aimerait en douter, mais selon Borne elle-même, ce soir, effectivement, « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », tout le monde il a bien manifesté, sans trop de débordement et le gouvernement applaudit donc également cette belle expression « démocratique » sans pour cela bouger d’un iota son intention de « réformer »…

"La Première ministre Elisabeth Borne a salué les "bonnes conditions" dans lesquelles se sont déroulées les manifestations qui ont rassemblé plus d’un million de personnes jeudi en France contre la réforme des retraites, en promettant de continuer "à débattre et à convaincre".

"Je salue l’engagement des forces de l’ordre, comme des organisations syndicales, qui ont permis aux manifestations de se dérouler dans de bonnes conditions", a affirmé la cheffe du gouvernement sur Twitter.

Le ministère de l’Intérieur a recensé 1,12 million de manifestants en France, dont 80 000 à Paris. Selon la CGT "plus de deux millions" de personnes ont manifesté jeudi dans le pays contre la réforme des retraites."

https://www.laprovence.com/actu/en-direct/76918654497261/reforme-des-retraites-borne-salue-les-bonnes-conditions-des-manifestations

Avec Lima, il y a donc 6 heures de décalage horaire et les nouvelles de la lutte populaire, en outre, semblent avoir quelques difficultés à parvenir, sur cette grande journée de convergence nationale sur la capitale. En voici néanmoins quelques unes…

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Pérou : des milliers de manifestants à Lima

INFO Mise à jour 19.01.2023 à 23:00 Par Carlos MANDUJANO, Patrick FORT - AFP

Des milliers de personnes, surtout en provenance des Andes, ont commencé à défiler jeudi à Lima pour réclamer la démission de la présidente péruvienne Dina Boluarte, tandis que les autorités ont déployé près de 12.000 policiers.

Une journée endeuillée par l’annonce de la mort dans la matinée d’un nouveau manifestant, blessé la veille dans des heurts dans le sud, portant à 44 (43 manifestants, un policier) le nombre des personnes ayant perdu la vie depuis le début de la crise le 7 décembre.

"On est ici pour lutter pour une juste cause. On veut la dissolution du Parlement. On nous marginalise, on dit que nous sommes des vandales, des terroristes. Nous sommes ici pour revendiquer nos droits", explique Ayda Aroni, arrivée de région d’Ayacucho (sud), sur la place centrale de 2 de mayo.

Vêtue de manière traditionnelle, avec un chapeau noir, une chemise blanche, une jupe rouge, portant un sac bariolé, elle brandit un drapeau péruvien dont les bandes rouges ont été remplacées par du noir en signe de deuil pour les manifestants morts.

Des groupes ont déjà entamé la marche, surveillés par des policiers antiémeutes.

"La police est en état d’alerte maximale. Nous avons 11.800 policiers dans les rues pour le contrôle des émeutes. Nous avons plus de 120 fourgons et 49 véhicules militaires et aussi la participation des forces armées", a déclaré le général Victor Zanabria, le chef de la police de la région de Lima.

  • "Prendre Lima" -

Une source au bureau du Médiateur de la République a annoncé qu’un deuxième manifestant avait perdu la vie jeudi matin des suites de ses blessures par balle, après les heurts mercredi entre police et protestataires à Macusani, dans la région de Puno (sud), près de la frontière bolivienne. Mercredi, une femme de 35 ans avait été également tuée par balle lors de ces mêmes troubles.

Les protestataires qui réclament de nouvelles élections au Pérou espèrent "prendre Lima" et frapper les esprits. Plusieurs statues et monuments du centre de la capitale étaient déjà enveloppés par des bâches en plastique pour les protéger d’éventuelles dégradations.

"A Lima, la lutte aura plus de poids. Quand ils nous répriment dans nos régions, personne n’en parle", estime Abdon Félix Flores Huaman, un paysan de 30 ans qui se dit prêt à "donner sa vie". Il est parti dimanche d’Andahuaylas, l’épicentre des manifestations en décembre, pour parvenir mardi dans la capitale.

Il était pour le moment impossible, malgré les annonces des uns et autres, de connaître l’ampleur de cette mobilisation et de savoir combien de personnes sont arrivées à Lima.

Mercredi soir, avant l’annonce du décès à Macusani, le secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Pérou (CGTP), l’auteur de l’appel à la grève, a lancé au cours d’une conférence de presse : "la lutte du peuple péruvien ne se terminera pas demain, la lutte continuera si Dina Boluarte n’écoute pas le peuple et agit avec arrogance".

  • "Pas d’autorisation" -

Le gouvernement a décrété dimanche l’état d’urgence pour 30 jours à Lima, Cuzco, Callao et justement Puno (où se trouve Macusani) qui permet à l’armée d’intervenir pour maintenir l’ordre, suspend les libertés de réunion et de circulation. Mais, selon le leader syndical, "il n’y a pas d’autorisation de la police, on ne demande jamais d’autorisation pour une manifestation sociale, ce n’est pas une obligation".

Jeudi, les autorités ont fermé l’aéroport d’Arequipa (sud) par "mesure de sécurité", des heurts ayant eu lieu entre policiers, qui ont fait usage de gaz lacrymogène, et manifestants dont certains jetaient des pierres.

Les troubles au Pérou ont éclaté après la destitution et l’arrestation le 7 décembre du président de gauche Pedro Castillo, accusé d’avoir tenté de perpétrer un coup d’Etat en voulant dissoudre le Parlement qui s’apprêtait à le chasser du pouvoir.

La crise est aussi le reflet de l’énorme fossé entre la capitale et les provinces pauvres qui soutenaient le président Castillo, d’origine amérindienne, et voyaient son élection comme une revanche sur le mépris de Lima.

La présidente Boluarte a quant à elle appelé au calme lundi : "Nous savons qu’ils veulent +prendre+ Lima au vu de tout ce qui sort sur les réseaux. Qu’ils prennent Lima, oui, mais dans la paix et le calme".

Mme Boluarte, qui était la vice-présidente de M. Castillo, lui a succédé conformément à la Constitution. Elle est issue du même parti que lui mais les manifestants voient en elle une "traîtresse".

https://information.tv5monde.com/info/perou-des-milliers-de-manifestants-lima-485598

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EN DIRECT DE LIMA !!! >>>

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EN REPONSE A M. VIRIATO >>>

http://mai68.org/spip2/spip.php?article14000#forum11622

Le simple constat est que le gouvernement fait l’éloge de la Kollaboration syndicale avec la police et que le trotskyste en rajoute une couche en récitant son bréviaire de 1940. C’est son « Programme de transition » réactualisé !

Autre simple constat, aujourd’hui comme en 40, la « direction politique de la IVe Internationale », c’est encore et toujours, celle de la Ve colonne !!!

Luniterre

http://ekladata.com/G83I8EJnDHlxfQiGReQvLHgyZbI/Une-approche-critique-du-concept-de-transition-chez-Trotsky-et-dans-le-mouvement-trotskyste-actuel.pdf

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3 Messages de forum

  • Manifestations au Pérou : les raisons de la colère contre la présidente Boluarte

    https://youtu.be/OOQFzcubBPU

    France 24 - 19 janvier 2023

    Cliquer ici pour télécharger la vidéo

    Plusieurs milliers de manifestants sont massés à Lima pour réclamer un changement de présidence. Depuis la destitution du président Pedro Castillo voilà cinq semaines, le pays est en ébullition. Des manifestants veulent la démission de Dina Boluarte, investie le 7 décembre à la tête du pays. Fragilisée par les manifestations, elle fait preuve de fermeté. Lissel Quiroz, historienne et professeure d’études latino-américaines à Cergy Paris Université, revient sur les raisons de cette contestation.

    Répondre à ce message

  • La lutte du peuple péruvien continue mais notre lepenniste "banque centraliste" agit comme un bon M. Jourdan en s’attaquant aux directions syndicales et en pronostiquant leur capitulation. Il fait du Trotski sans le savoir, sauf, bien évidement, son soutient à la Marine Le Pen.

    J’ai envie de lui dire à lui, ancien maoiste, "Tout depend des masses !" comme disait Mao précisement.

    En attendant, déjà en 1940, Trotski dans un de ses derniers articles, avant d’être assassiné par la contrerévolution stalinienne, écrivait ceci : (je coupe un peu pour des raison d’espace mais le lien le voici https://www.marxists.org/francais/t….

    "Les syndicats à l’époque de la décadence impérialiste

    L’intégration des organisations syndicales au pouvoir de l’État

    Il y a un aspect commun dans le développement ou, plus exactement, dans la dégénérescence des organisations syndicales modernes dans le monde entier : c’est leur rapprochement et leur intégration au pouvoir d’État.

    Ce processus est également caractéristique pour les syndicats neutres, sociaux-démocrates, communistes et anarchistes. Ce fait seul indique que la tendance à s’intégrer à l’État n’est pas inhérente à telle ou telle doctrine, mais résulte des conditions sociales communes pour tous les syndicats.

    Le capitalisme monopolisateur n’est pas basé sur la concurrence et sur l’initiative privée, mais sur un commandement central.

    Les cliques capitalistes, à la tête de trusts puissants, des syndicats, des consortiums bancaires, etc., contrôlent la vie économique au même niveau que le pouvoir d’État et, à chaque instant, elles ont recours à la collaboration de ce dernier.

    A leur tour les syndicats, dans les branches les plus importantes de l’industrie, se trouvent privés de la possibilité de profiter de la concurrence entre les diverses entreprises. Ils doivent affronter un adversaire capitaliste centralisé, intimement lié au pouvoir de l’État. De là découle pour les syndicats, dans la mesure où ils restent sur des positions réformistes - c’est à dire sur des positions basées sur l’adaptation à la propriété privée - la nécessité de s’adapter à l’État capitaliste et de tenter de coopérer avec lui.

    Aux yeux de la bureaucratie du mouvement syndical, la tâche essentielle consiste à " libérer " l’État de l’emprise capitaliste en affaiblissant sa dépendance envers les trusts et en l’attirant à lui. Cette attitude est en complète harmonie avec la position sociale de l’aristocratie et de la bureaucratie ouvrière qui combattent pour obtenir quelques miettes dans le partage des surprofits du capitalisme impérialiste.

    Dans leurs discours, les bureaucrates travaillistes font tout leur possible pour essayer de prouver à l’État - démocratique - combien ils sont dignes de confiance et indispensables en temps de paix, et plus spécialement en temps de guerre. Par la transformation des syndicats en organismes d’État, le fascisme n’invente rien de nouveau, il ne fait que pousser à leurs ultimes conséquences toutes les tendances inhérentes au capitalisme.

    Les pays coloniaux et semi-coloniaux ne sont pas sous la domination d’un capitalisme indigène, mais sous celle de l’impérialisme étranger. Cependant, ceci n’écarte pas, mais renforce au contraire, le besoin des liens directs, journaliers et pratiques, entre les magnats du capitalisme et les gouvernements coloniaux et semi-coloniaux qui, en fait, dépendent d’eux.

    Dans la mesure où le capitalisme impérialiste crée dans les pays coloniaux et semi-coloniaux une couche d’aristocratie et de bureaucratie ouvrière, celle-ci sollicite le soutien de ces gouvernements comme protecteurs et tuteurs et parfois comme arbitres.

    Cela constitue la base sociale la plus importante du caractère bonapartiste et semi-bonapartiste des gouvernements dans les colonies, et en général dans les pays " arriérés ". Cela constitue également la base de la dépendance des syndicats réformistes vis-à-vis de l’État.

    (…)

    Mots d’ordre pour l’indépendance des syndicats

    De ce qui précède, il semblerait facile à première vue de conclure que les syndicats renoncent à être eux-mêmes à l’époque impérialiste, qu’ils ne laissent presque plus de place à la démocratie ouvrière qui, dans les bons vieux temps, quand le libre échange dominait sur l’arène économique, constituait le contenu même de la vie intérieure des organisations ouvrières.

    On pourrait également estimer qu’en l’absence de démocratie ouvrière, il ne peut y avoir de lutte ouverte pour exercer une influence sur les membres des syndicats et que, de ce fait, l’arène principale du travail révolutionnaire au sein des syndicats disparaît.

    Une telle position serait fondamentalement fausse. Nous ne pouvons pas choisir le champ et les conditions de notre activité selon nos seuls désirs ou aversions. Il est infiniment plus difficile de lutter pour influencer la masse ouvrière dans un État totalitaire et semi-totalitaire que dans une démocratie.

    Cette remarque s’applique également aux syndicats dont la destinée reflète l’évolution des États capitalistes. Mais nous ne pouvons pas renoncer à travailler avec les ouvriers en Allemagne simplement parce que le régime totalitaire y rend un tel travail extrêmement difficile. Pour la même raison, nous ne pouvons renoncer à la lutte dans les organisations du travail obligatoire créées par le fascisme.

    A plus forte raison, nous ne pouvons pas renoncer à un travail systématique au sein des syndicats d’un régime totalitaire ou semi-totalitaire simplement parce qu’ils dépendent directement ou indirectement de l’État ouvrier ou parce que la bureaucratie prive les révolutionnaires de la possibilité de travailler librement dans ces syndicats. Il est nécessaire de conduire la lutte sous toutes ces conditions concrètes qui ont été créées par le développement précédent, y compris les fautes de la classe ouvrière et les crimes de ses chefs.

    Dans les pays fascistes et semi-fascistes, tout travail révolutionnaire ne peut être qu’illégal et clandestin. Il est nécessaire de nous adapter nous-mêmes aux conditions concrètes existant dans les syndicats de chaque pays afin de mobiliser les masses, non seulement contre la bourgeoisie, mais aussi contre le régime totalitaire régnant dans les syndicats eux-mêmes et contre les leaders qui renforcent ce régime.

    Le mot d’ordre essentiel dans cette lutte est : indépendance complète et inconditionnelle des syndicats vis-à-vis de l’État capitaliste. Cela signifie : lutte pour transformer les syndicats en organes des masses exploitées et non en organes d’une aristocratie ouvrière.

    Le second mot d’ordre est : démocratie dans Ies syndicats.

    Ce second mot d’ordre découle directement du premier et présuppose pour sa réalisation la complète liberté des syndicats vis-à-vis de l’État impérialiste ou colonial.

    En d’autres termes, à l’époque actuelle, les syndicats ne peuvent pas être de simples organes de la démocratie comme à l’époque du capitalisme libre-échangiste, et ils ne peuvent pas rester plus longtemps politiquement neutres, c’est-à-dire se limiter à la défense des intérêts quotidiens de la classe ouvrière. Ils ne peuvent pas être plus longtemps anarchistes, c’est-à-dire ignorer l’influence décisive de l’État sur la vie des peuples et des classes.

    Ils ne peuvent pas être plus longtemps réformistes, parce que les conditions objectives ne permettent plus de réformes sérieuses et durables. Les syndicats de notre époque peuvent ou bien servir comme instruments secondaires du capitalisme impérialiste pour subordonner et discipliner les travailleurs et empêcher la révolution, ou bien au contraire devenir les instruments du mouvement révolutionnaire du prolétariat.

    La neutralité des syndicats est complètement et irrémédiablement chose passée et morte avec la libre démocratie bourgeoise.

    Nécessité du travail dans les syndicats

    De ce qui précède, il découle clairement qu’en dépit de la dégénérescence continuelle des syndicats et de leur intégration progressive à l’État impérialiste, le travail au sein des syndicats non seulement n’a rien perdu de son importance, mais reste comme auparavant, et devient dans un certain sens même, révolutionnaire.

    L’enjeu de ce travail reste essentiellement la lutte pour influencer la classe ouvrière. Chaque organisation, chaque parti, chaque fraction qui prend une position ultimatiste à l’égard des syndicats, c’est-à-dire qui en fait, tourne le dos à la classe ouvrière, simplement parce que ses organisations ne lui plaisent pas, est condamnée à périr. Et il faut dire qu’elle mérite son sort.

    (…)

    Le capitalisme monopolisateur et les syndicats

    Le capitalisme monopolisateur est de moins en moins prêt à admettre à nouveau l’indépendance des syndicats. Il exige de la bureaucratie réformiste et de l’aristocratie ouvrière, qui ramassent les miettes de sa table, qu’elles soient toutes les deux transformées en sa police politique aux yeux de la classe ouvrière.

    Si cela ne se réalise pas, la bureaucratie ouvrière est supprimée et remplacée par les fascistes. Alors tous les efforts de l’aristocratie ouvrière, au service de l’impérialisme, ne peuvent la sauver plus longtemps de la destruction.

    A un certain degré de l’intensification des contradictions de classe dans chaque pays et des antagonismes entre les nations, le capitalisme impérialiste ne peut plus tolérer une bureaucratie réformiste (au moins jusqu’à un certain point) que si cette dernière agit directement comme actionnaire, petite mais active, dans les entreprises impérialistes, dans leurs plans et dans leurs programmes, au sein même du pays aussi bien que sur l’arène mondiale.

    Le social réformisme doit être transformé en social impérialisme dans le but de prolonger son existence et rien de plus car, dans cette voie, il n’y a en général aucune issue.

    Cela signifie-t-il qu’à l’époque impérialiste, il ne peut exister, en général, de syndicats indépendants ? Poser la question de cette façon serait fondamentalement erroné. Impossible est en effet l’existence de syndicats réformistes indépendants ou semi-indépendants. Tout à fait possible est l’existence de syndicats révolutionnaires qui non seulement ne sont plus des soutiens de la police impérialiste, mais qui se fixent comme tâche de renverser directement le système capitaliste.

    A l’époque de l’impérialisme décadent, les syndicats ne peuvent être réellement indépendants que dans la mesure où ils sont consciemment dans l’action des organes de la révolution prolétarienne. Dans ce sens, le programme transitoire adopté par le dernier Congrès de la IV éme internationale est non seulement le programme d’activité du parti mais, dans ses lignes essentielles, également le programme de l’activité syndicale.

    (…)

    L’anarchisme

    Les évènements de la dernière période qui a précédé la guerre ont révélé avec une clarté particulière que l’anarchisme qui, du point de vue théorique, n’est jamais qu’un libéralisme poussé à l’extrême, ne fut dans la pratique qu’un mouvement de propagande s’exerçant paisiblement dans le cadre de la république démocratique dont il cherchait la protection.

    Si nous faisons abstraction des actes terroristes individuels, etc., l’anarchisme, comme mouvement de masse et d’action politique, n’a exercé qu’une activité propagandiste sous la protection pacifique de la légalité.

    Dans les moments de crise, les anarchistes ont toujours fait le contraire de ce qu’ils avaient préconisé dans les périodes calmes.

    Ce fait fut signalé par Marx en relation avec les événements de la Commune de Paris, et il se reproduisit à une beaucoup plus grande échelle dans l’expérience de la révolution espagnole.

    Des syndicats démocratiques dans le vieux sens du terme, c’est-à-dire des organismes dans le cadre desquels différentes tendances s’affrontent plus ou moins librement au sein d’une même organisation de masse, ne peuvent plus exister longtemps.

    Tout comme il est impossible de revenir à l’État démocratique bourgeois, il est impossible de revenir à la vieille démocratie ouvrière. Le sort de l’un reflète le sort de l’autre.

    Il est un fait certain que l’indépendance des syndicats, dans un sens de classe, dans leur rapport avec l’État bourgeois, ne peut être assurée, dans les conditions actuelles, que par une direction complètement révolutionnaire qui est la direction de la IVe Internationale.

    Cette direction, naturellement, peut et doit être rationnelle et assurer aux syndicats le maximum de démocratie concevable dans les conditions concrètes actuelles. Mais sans la direction politique de la IVe Internationale, l’indépendance des syndicats est impossible.

    Août 1940"

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