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Violence à l’école – L’analyse saisissante d’Eve Vaguerlant : « L’École fabrique des masses de jeunes violents et incultes »

samedi 5 août 2023 (Date de rédaction antérieure : 5 août 2023).

Note du posteur : Éducation nationale en France : le wokisme et la culture de la violence dans toute leur horreur.


Violence à l’école – L’analyse saisissante d’Eve Vaguerlant : « L’École fabrique des masses de jeunes violents et incultes »

https://lemediaen442.fr/violence-a-…

3 août 2023

Marcel D.

https://youtu.be/oX1cSro6Jes

L’École fabrique des masses de jeunes violents et incultes

Epoch Times France - 25 juillet 2023

Cliquer ici pour télécharger la vidéo

Eve Vaguerlant est agrégée et docteur en Lettres modernes, professeur de français depuis une dizaine d’années. Elle a enseigné dans plusieurs collèges et lycées de la région parisienne et vient de publier « Un prof ne devrait pas dire ça – Choses vues et choses tues dans l’Éducation nationale » (L’Artilleur).

Pour Eve Vaguerlant, l’École est le théâtre d’une banalisation de la violence et « beaucoup d’élèves n’interagissent désormais plus qu’à travers les coups et l’insulte » : « On leur apprend l’impunité, cette culture de la victimisation où rien n’est jamais de leur faute, ils ne savent pas s’excuser, il n’y a jamais de sanction pour leur faire comprendre qu’ils ont fauté. »

Une violence endémique qui est aussi le produit du manque d’instruction : « Les élèves fonctionnent avec très peu de mots de vocabulaire, ils utilisent des béquilles de langage comme “wallah”, “wesh”, etc. Cela crée un climat d’agressivité verbale permanent. […] Nous produisons des masses de jeunes qui ne connaissent que la violence comme mode d’expression, c’est très inquiétant. » Si Pap Ndiaye a fait de l’éducation à la sexualité l’une de ses priorités, Eve Vaguerlant estime que le ministre se trompe de combat : « Quand on voit la violence dans les établissements scolaires, la chute vertigineuse du niveau, ça me paraît en décalage total avec la réalité et les besoins du terrain. »

8 Messages de forum

  • Critique de do : Ce n’est pas l’école qui fabrique une masse de jeunes violents et incultes. C’est la société de classe.

    Je n’ai vu que le début de la vidéo. C’est suffisant pour voir que c’est tout sauf une analyse de classe. Ève Vaguerlant est une gentille par ce qu’elle pense que tout le monde a droit à une instruction correcte. Mais il ne suffit pas d’être gentille.

    Ce n’est pas l’école qui fabrique une masse de jeune violents et inculte. C’est la société de classe, c’est la bourgeoisie.

    La bourgeoisie ne veut pas que les prolétaires aient une instruction correcte. Quand la femme du Tsar a demandé à son mari de faire en sorte qu’en Russie tout le monde ait droit à un enseignement de valeur, celui-ci lui répondit qu’il ne fallait surtout pas faire ça, car sinon le peuple ferait la révolution.

    Quant à la violence, elle est due à l’écart qui se creuse sans arrêt entre les pauvres et les riches. Les pauvres vivent dans des conditions déplorables et les riches dans le luxe. De plus les riches des centre-villes excluent les pauvres des banlieues. Les riches se débrouillent pour que les pauvres n’aient pas droit à la ville. Les riches veulent se retrouver entre eux. Cela induit une révolte sourde chez les pauvres qui de temps en temps se révoltent comme lors des récentes émeutes.

    Bien à toi,
    do
    http://mai68.org

    • Salut do,

      Pas plus tard qu’aujourd’hui, j’ai rencontré un pote qui est instituteur. Il vient de démissionner de l’instruction publique car il a constaté exactement les mêmes dérives ici en Suisse que celles décrites dans cette vidéo.

      C’est sur qu’elle ne parle pas de lutte des classes et de la volonté des élites depuis les années 60 de niveler l’éducation publique vers le bas. Mais cela n’enlève pas grand chose à sa critique. Une des raisons que mon pote m’a donnée pour démissionner est qu’en plus des problèmes en classe décrits dans cette vidéo, il est complètement impuissant face à une hiérarchie et des collègues presque tous de gauche qui soutiennent cette dérive complète de l’éducation. Et je peux te garantir qu’il est plus à gauche qu’eux. Le seul soutien qu’il a eu de ses collègues et que comme il habitait dans le même quartier que les élèves, a été de lui dire de faire comme eux, déménager à au moins 50 kilomètres, comme cela il serait sur de ne pas croiser les élèves ou leurs parents dans la rue.

      Énormément de gauchistes que je connais ici sont de parfaits décervelés qui croient que parce qu’ils sont non-violents, tout le monde est gentil. Ce n’est pas ce qu’elle dit en parlant de la violence. Elle la dénonce et ce n’est pas être gentil, c’est être courageux car elle risque sa place. On a vu avec le covid.

      Sur la violence et le caractère, l’éducation des enfants est jouée à 7 ans. Donc c’est avant tout la responsabilité des parents. De plus, pour avoir côtoyé des réfugiés dont beaucoup d’africains tous les jours pendant plus d’une année, je sais que s’il y a des gens très bien parmi eux, il y a parmi eux une majorité d’ultras du capitalisme et de la religion qui manipulent la gauche, ils ont très bien compris le système, pour pouvoir se taper l’incrust. On en a même eu dans des squats ce qui a posé d’énormes problèmes internes. L’un n’empêche pas l’autre et tous ne sont pas musulmans, il y a aussi des chrétiens et je peux t’assurer qu’à côté des écoles religieuses qu’ils ont dans leurs bagages et dans leurs églises, le pape est un joyeux gauchiste en comparaison. Les LGB du collectif ne s’y étaient d’ailleurs pas trompés et ils avaient été les premiers du collectif de ce refuge à le quitter. Quand t’es homo, que tu aides ces gens à rester en Suisse et qu’en guise de remerciement, ils te disent avec la banane jusqu’aux oreilles que chez eux, quand ils trouvent des homos, ils les tuent et concluent en disant qu’ils sont pour la peine de mort pour les homosexuels, ceci en sachant que tu es homo, en général tu comprends du premier coup, y’a pas besoin de te faire un dessin. Bref c’est une simple question de bon sens.

      De plus dire ou sous-entendre que les pauvres auraient plus de psychoses que les autres n’est pas vrai quand on voit que depuis le début de l’Antiquité, cette époque où les pires d’entre nous ont pris le pouvoir, les riches ne cessent d’organiser des guerres organisées de pillage et des crimes de masse dont le reste de la population fait les frais. Le techno-capitalisme n’est que le dernier avatar d’une exploitation de tout et de tous qui, civilisation après civilisation, n’a cessé d’être optimisée.

      Les disques vinyles m’ont appris un truc : il faut écouter les 2 côtés. Elle parle pas de lutte des classes et dit même des trucs de petits bourgeois, par contre elle livre une critique courageuse et pleine de bon sens. Refuser de l’écouter, c’est s’enfermer dans une idéologie, ceci a un moment où nous avons vraiment besoin de toutes les personnes capables d’action.

      A +, Dominique

      • Salut Dominique,

        Quand je dis que je n’ai regardé que le début, cela ne veut pas dire que ça ne vaut pas le coup de regarder la vidéo en entier. Ça veut dire qu’au moment où j’ai regardé, je n’avais pas le temps de voir la vidéo en entier et que, donc, mon commentaire n’est peut-être pas tout à fait adéquat.

        Mais tu remarqueras tout de même que j’ai pris le temps de sauvegarder la vidéo sur mon site.

        A+
        do
        http://mai68.org

        • Salut do,

          Pour la vidéo, j’ai vu et je t’en remercie.

          Je suis aussi bien d’accord que le pouvoir est dégueulasse, qu’il n’a jamais été du coté du bien commun des peuples, que cela est antérieur au capitalisme et que cela n’a fait qu’empirer avec chaque évolution de la société dans l’histoire des civilisations.

          Sur Mai68, la gauche faisait déjà le jeu de ce pouvoir. Les groupuscules du début comme dit Tancrède Ramonet qui est, à ma connaissance, le seul a y consacrer une phrase dans son documentaire sur l’anarchisme, comptaient dans leurs rangs les écolos de l’époque. Des militants qui lisaient Marx (et qui me l’ont fait lire), Jouvenel (un spécialiste de Rousseau et qui est ensuite devenu un précurseur d’une écologie politique réformiste, un réformisme qui consistait quand même à vouloir subordonner l’économie à l’écologie, ce qui aurait été un bon départ, il a aussi critiqué le rapport Meadows) et d’autres. Ils avaient eu la naïveté d’aider la gauche à rendre Mai 68 possible. J’en ai connu ici en Suisse, ils étaient plus âgés que moi et ils sont montés à Paris dès les premières manifs pour revenir 10 jours plus tard encore plus dégoutés de la gauche que des coups des CRS :

          "Mai 68 c’est terminé, c’est devenu Business As Usual et Rentrez bien chez vous." sur fond d’augmentations de salaires même pour les ouvriers qui fabriquent les armes de guerres avec lesquelles d’autres ouvriers s’entretuent. L’écologie et le pacifisme, cette exigence de démanteler le complexe militaro-industriel, ne s’en sont jamais remis.

          Mon expérience personnelle de la politique me montre que chaque fois que la gauche se mêle d’une lutte, même au niveau local, de ses partis à ses groupes sous-terrains (les extrêmes politiques sont interdites en Suisse, ce qui pose le problème immense de savoir qui est réellement ce qu’il prétend être publiquement et qui sont les autres), elle ne sait faire que de la manipulation, souvent aidée en cela par ses élus et leurs administrations, et que j’en ressors chaque fois, ainsi que d’autres, absolument dégouté de la gauche. Les gilets jaunes du début l’avaient bien compris avec leur refus de s’associer avec un bord politique quel qu’il soit. Ils ont obtenu ce qu’ils voulaient. Autrement dit ils nous montrent l’exemple d’une lutte nationale qui a réussi.

      • Quant à la responsabilité des parents, elle est très limitée ; car, ils sont eux-mêmes produits par la société. Et l’entourage des enfants ne se limite pas aux parents. Je ne sais pas si tout est décidé avant 7 ans, mais l’enfant de moins de 7 ans passe lui aussi bien du temps en dehors du milieu familial

        En France, le pouvoir a accusé la responsabilité des parents lors des émeutes récentes.

        En mai 68, le pouvoir disait aussi que les parents devaient être tenus pour responsables…

        Ça n’a pas de sens. Car les jeunes sentent la colère rentrée et sourde de leurs parents, même si celle-ci est inconsciente. Et, si les parents sont éteints, résignés, eux les jeunes, ne le sont pas forcément encore. Et la colère qu’ils ressentent chez leurs parents, ils l’expriment par des émeutes. Une étincelle peut mettre le feu à la prairie

        Bien à toi,
        do
        http://mùai68.org

  • Ce qu’elle dit sur le travail de groupe est faux dans certaines condition. S’il est fait correctement, comme j’ai eu l’occasion de le pratiquer, c’est non seulement très agréable pour tout le monde, le prof comme les élèves, mais c’est très efficace.

    Rien que le fait que ce soit agréable rend le cour plus efficace que s’il est fait dans l’ennui, la morosité, voire l’oppression.

    Je m’explique, quand je faisais un cours de math, je commençais par faire un cours magistral tout à fait normal sans aller doucement, sans me préoccuper trop si les élèves comprenaient ou pas. J’allais assez vite sans trop.

    Puis je demandais qui avait compris. Comme j’avais été assez vite, peu de doigts se levaient. Seulement cinq ou six. Je divisais donc la classe en cinq ou six groupes par affinité en faisant toutefois en sorte qu’il y ait dans chaque groupe un élève qui avait compris. L’élève qui avait compris devait alors expliquer la leçon à ses camarades de groupe.

    Évidemment la classe, dans ces conditions, fait un peu plus de bruit que "normalement". J’ai donc dû m’expliquer en conseil de classe. Les autres prof et le directeur étaient outrés quand je leur disais qu’en enfant expliquait mieux le cours qu’un prof. Il y avait deux élèves qui participaient au conseil de classe. Quand on leur a posé la question, les élèves, que je n’avais pas en classe, ont dit qu’ils comprenaient mieux quand c’était un autre élève qui leur expliquait que quand c’était un prof.

    Ceci s’explique parce qu’un enfant est plus à l’écoute d’un copain que d’un adulte dont il a un peu peur. Mais aussi, le prof n’a pas un langage commun. Son langage se rapproche de celui de la bourgeoisie. il ne parle pas la même langue que la plupart des élèves. le prof ne parle pas de fric et de boulot…

    Cependant, quelques élèves comprennent instantanément le cours. Soit parce qu’ils sont plus "doués" ou ont déjà plus de connaissances que les autres, soit parce qu’ils comprennent mieux la façon de parler du prof.

    Et ensuite, parce qu’ils parlent le langage des élèves, et parce qu’ils sont plus proches d’eux qu’un prof, ils arrivent à leur faire comprendre le cours parfaitement.

    • Je ne suis pas prof. Par contre je trouve son témoignage intéressant surtout qu’on observe les même dérives en Suisse et qu’elles sont bien réelles et généralisées, fait têtu. Donc ton expérience personnelle, je te laisse la contacter et en discuter directement avec elle. Ainsi qu’avec ta hiérarchie.

    • Albert,

      A l’école j’ai toujours eu de la facilité en math. À l’époque, les années 60-70, c’était le début du nivellement par le bas de l’éducation scolaire secondaire. On a navigué de classes pilotes en classes pilotes où ils testaient au pif de nouvelles méthodes éducatives et où les profs paumés essayaient tant bien que mal de nous enseigner le programme au milieu de ce foutoir. Mais il n’y avait pas encore le digital et son enfermement des esprits et des corps, ni un multiculturalisme complètement loupé. Si bien que même si le racisme envers les immigrés existaient déjà, on ne le pratiquait pas entre nous et nous passions beaucoup de temps entre nous, le plus souvent à jouer, mais aussi à nous aider pour les devoirs.

      Ce qui m’avait permis de constater que ceux qui avaient des problèmes en math n’avaient pas compris des notions de base comme les produits remarquables. Il est impossible de tous les retenir, par contre je leur expliquait qu’il fallait jouer avec les nombres, prendre des nombres simples comme 1 et 2, 2 et 3 quand ça ne marche pas avec 1 et 2, et résoudre le produit avec ces nombres. Ce qui permet de rendre évidente l’équation du produit. Juste après, ils ont tous fait des grands progrès en math.

      En Suède ils vont plus loin pour les matières abstraites comme les math, ils les enseignent dans les langues maternelles des élèves.

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