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L’ambassadrice de Palestine en France a perdu 60 membres de sa famille à Gaza

mercredi 22 novembre 2023, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 22 novembre 2023).

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22 novembre 2023

CAPJPO-EuroPalestine

L’ambassadrice de Palestine a perdu 60 membres de sa famille à GazaHala Abou-Hassira, ambassadrice de Palestine en France, cheffe de la Mission de Palestine en France, chez elle, a Paris, le 18 novembre 2023

Native de Gaza, l’ambassadrice de Palestine en France Hala Abou Hassira a perdu depuis un mois 60 membres de sa famille, tués dans les bombardements israéliens, rapporte le journaliste du Monde Madjid Zerrouky.

« J’appelle Gaza vingt fois par jour,ou plus. Parfois, ça sonne et personne ne répond. C’est un cauchemar. ». Elle décrit la mort de ses proches. Trois générations effacées par une frappe : « Un grand cousin, ses enfants, leurs épouses, ses petits-enfants et des voisins : soixante personnes ont été tuées quand l’immeuble a été visé. Aucun n’a survécu. »

Regroupés dans une même demeure sise près de la mer, dans le quartier du port de la ville de Gaza, à quelques encablures de l’hôpital Al-Shifa encerclé et investi depuis par les forces israéliennes, les Abou Hassira ont péri sans préavis des tirs.

Comme beaucoup de familles gazaouies, parents et enfants s’y étaient regroupés, les uns accueillant les autres fuyant leurs quartiers et leurs rues sous le feu. « Les Israéliens ne préviennent plus avant de bombarder. Au début, ils le faisaient. Désormais, ils tirent. Même s’ils savent qu’il y a soixante, cent personnes dans les habitations qu’ils ciblent »,dit l’ambassadrice.

« Chaque famille cherche à protéger les siens, ses enfants. Mais hésite devant la décision à prendre », poursuit-elle. La sienne a pris le chemin du camp de réfugiés de Nousseirat, au centre de la bande de Gaza, pour y rejoindre des proches, s’entassant à trente-deux dans deux pièces, sans eau, nourriture ni électricité. Le répit est de courte durée. « Le bâtiment qu’ils habitaient abritait au rez-de-chaussée une boulangerie. Elle a été bombardée. » Depuis, sa famille est remontée vers le Nord, partageant l’errance de nombreux Gazaouis ballottés au milieu des frappes.

Nousseirat est rasé, Khan Younès, attaqué, égrène Hala Abou Hassira, qui décrit les régions de l’enclave rattrapées par l’offensive israélienne. « Ils ont au départ publié une carte où la seule vraie zone sécurisée serait le point de passage de Rafah [seule sortie possible vers l’Egypte]. Comment regrouper 2,3 millions d’habitants sur la surface d’un quartier ? Ils veulent en fait obliger les gens à partir vers l’Egypte. C’est une logique de transfert de populations. D’abord vider le Nord, puis le Sud », dénonce-t-elle.

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