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Les États-Unis, n’ont aucune parole ! (vidéo_1h37’)

mardi 12 décembre 2023, par a_suivre (Date de rédaction antérieure : 12 décembre 2023).

Le 8 décembre 2023, les États-Unis, en bloquant une nouvelle résolution qui demandait un cessez-le-feu immédiat à Gaza, fêtent, sans état d’âme, le 75e anniversaire du début du nettoyage ethnique de la Palestine, qu’ils avaient autorisé en 1948, l’année où, en même temps, ils avaient adopté à l’Assemblée générale des Nations Unies, la "Déclaration Universelle des Droits de l’Homme".

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https://www.youtube.com/watch?v=1Oc… Professeur Ilan Pappé - Crise du sionisme, opportunité pour la Palestine ? -Hatem_Bazian - 20_octobre_2023 - vidéo_1h37’ - sous-titre-Français

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Lors de sa conférence, du 19 octobre 2023, le professeur Ilan Pappé [1], explique, qu’en 1948, l’année où a été proclamée et adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies, la Déclaration des droits de l’homme [2], l’Afrique du Sud a publié la loi de l’Apartail et Israël a commencé le nettoyage ethnique [3] de la Palestine.

L’ONU, après avoir annoncé fièrement la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui gravait dans le marbre «  les droits et les libertés inaliénables dont tous les êtres humains devaient pouvoir jouir sur un pied d’égalité  » dit également que ces droits ne s’appliqueront pas aux Palestiniens et à l’Afrique du Sud !

En ce qui concerne la Palestine, le message au Monde était que le nettoyage ethnique de la Palestine est acceptable principalement parce qu’il fallait tolérer une petite injustice envers le Peuple Palestinien pour corriger une injustice bien plus grande encore, à savoir l’antisémitisme européen et chrétien que les Juifs avaient subi pendant mille ans…

A cette époque l’ONU était confrontée à un autre problème, en effet, les gens en Europe et en Occident étaient très hésitants sur ce point :

Fallait-il accepter l’Allemagne de l’Ouest comme membre des nations civilisées, après le régime nazi ?

Pour résoudre ce problème, un accord a été établi avec l’État Sioniste, qui prétendait, à tort, représenter à la fois les survivants de l’Holocauste et les victimes de l’Holocauste.

Cet accord était très clair : Israël déclarait la nouvelle Allemagne de l’Ouest comme faisant partie des nations civilisées et, en retour, Israël réclamait la non ingérence de l’Occident en Palestine - le message au Monde serait que le nettoyage ethnique dans le cas d’Israël était une méthode acceptable de stratégie de sécurité nationale - et également, dans cet accord, la nouvelle Allemagne fournissait à Israël une énorme aide financière qui a permis de construire l’armée israélienne…

Aujourd’hui, il n’est donc pas surprenant que ce nettoyage ethnique continue sans aucun obstacle :

  • Israël a expulsé 36 villages entre 1948 et 1967.
  • Israël a expulsé 300 000 Palestiniens du territoire de Cisjordanie et de bande de Gaza pendant la guerre de juin 67.
  • Israel a expulsé de 1967 à aujourd’hui près de 700 000 Palestiniens de la Cisjordanie et de la bande de Gaza et, en ce moment même, Israël poursuit le nettoyage ethnique dans des endroits tels que la Cisjordanie, les montagnes, la grande région de Jérusalem et dans d’autres parties de la Palestine.

Le nettoyage ethnique des Palestiniens est devenu l’ADN de la politique Israelienne envers les Palestiniens.

L’État Sioniste emploie des centaines de milliers de personnes pour l’exercer, parce qu’il ne s’agit pas de nettoyage ethnique massif, comme en 1948, il s’agit d’un nettoyage ethnique progressif.

Parfois, c’est l’expulsion d’une personne d’une famille, parfois ce n’est même pas une expulsion, c’est la fermeture d’un village ou d’une enclave de la bande de Gaza. C’est aussi une forme de nettoyage ethnique, parce que si vous êtes dans le ghetto de Gaza, vous n’avez plus à calculer démographiquement ces deux millions de Palestiniens dans l’équilibre démographique entre Arabe et Juif, parce que ces Palestiniens n’ont plus leur mot à dire sur l’avenir de la Palestine historique.

Le blocus de la bande de Gaza, imposé par Israël - depuis sa prise de contrôle par le Hamas - est le siège inhumain de 2 millions de personnes. C’est l’un des sièges les plus longs, probablement le plus long jamais vu, sur un si grand nombre de personnes en termes de nourriture, d’eau, de liberté de mouvement et d’autres nécessités de base de la vie, qui ont conduit déjà les Nations Unis en 2020 à constater que la vie dans la bande de Gaza n’est pas durable pour des êtres Humains.

Il y a trois ans, les Nations-Unies pensaient que nous franchissions déjà la ligne rouge à Gaza, alors ne soyez donc pas surpris si les gens sortent de là avec de l’indignation, s’il y a de la vengeance, de la violence. Il y eut la même chose avec les rebellions d’esclaves, avec les Amérindiens, les indigènes, des Peuples colonisés de l’Inde, de l’Afrique,… dans toutes les luttes anticolonialistes.

Cette situation peut être très violente ou peut être très pacifique cela dépend en grande partie de la mesure dans laquelle le colonisateur, le nettoyeur ethnique, est prêt à accepter le fait que les gens qui sont colonisés ou opprimés ne disparaîtront pas et n’abandonneront pas leur lutte.

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[1] Ilan Pappé, né le 7 novembre 1954 à Haïfa, est un historien israélien. Il est professeur d’histoire et directeur du Centre européen d’études sur la Palestine, Université d’Exeter, au Royaume-Uni. Ilan Pappé fait partie des « nouveaux historiens » qui ont réexaminé de façon critique l’histoire de l’État d’Israël et du sionisme.

[2] 1948, l’année où a été proclamée et adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies, la Déclaration universelle des droits de l’homme qui, pour la première fois, énonçait « les droits et les libertés inaliénables, dont tous les êtres humains devaient pouvoir jouir sur un pied d’égalité ». https://www.un.org/fr/udhrbook/pdf/…

Ce qui signifiait en pratique que le monde, après la seconde guerre mondiale, allait pouvoir disposer d’une base morale qui garantirait que les massacres massifs de personnes, comme nous l’avions vu au 19e siècle aux Etats-Unis, avec les Indiens et les personnes de couleur, ou pendant la seconde guerre mondiale… que le racisme, que nous avons vu dans tant d’endroits, serait éradiqué parce qu’il existait désormais un consensus moral.

[3] le 29 novembre 1947, Israël a commencé le nettoyage ethnique de la Palestine, avec l’aval, de l’Assemblée générale des Nations unies qui vote le plan de partage de la Palestine mandataire proposant la partition du territoire entre les deux parties ainsi qu’une zone internationale à Jérusalem. La création d’un État juif et la création d’un État arabe.

Ce plan est rejeté par les Arabes palestiniens et la Ligue arabe, qu’ils trouvèrent injuste, car allant à l’encontre de la volonté des populations arabes locales, mais il est accepté par l’Agence juive. Dès le lendemain du vote, le Conflit de 1947-1948 en Palestine mandataire éclate et l’État d’Israël accède à l’indépendance.

À à la suite de la guerre israélo-arabe de 1948-1949, ces frontières évoluent. Israël conquiert l’ensemble de la Galilée jusqu’à la frontière libanaise, les villes de Jaffa, Lydda (rebaptisée Lod) et Ramle, un corridor entre Tel-Aviv et Jérusalem ainsi que, des bandes de territoires plus ou moins larges autour de la Cisjordanie, la plaine littorale jusqu’à la Bande de Gaza, et la partie du Neguev attribuée à l’État arabe.

Ensuite, l’ONU et la plupart des pays occidentaux ont reconnu Israël dans les territoires fixés par les lignes d’armistice de 1949.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Front…

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À l’ONU, Les États-Unis Bloquent la paix à Gaza

Robert A. Wood, ambassadeur américain adjoint à l’ONU, lors du vote du Conseil de sécurité sur un « cessez-le-feu immédiat » à Gaza, au siège des Nations unies, à New York, le 8 décembre 2023. CHARLY TRIBALLEAU / AFP Appelé à se réunir de manière exceptionnelle ce vendredi par Antonio Guterres, le Conseil de sécurité des Nations unies a une nouvelle fois échoué à appeler au cessez-le-feu à Gaza, à cause du véto états-unien.

Il aura abattu toutes ses cartes, sans succès. Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, ne peut que regretter l’impuissance du Conseil de sécurité après l’avoir convoqué, ce vendredi 8 décembre. Deux jours auparavant, le Portugais avait annoncé recourir à l’article 99 de la charte des Nations unies, lui permettant de précipiter une réunion du Conseil. Dispositif politique ultime de l’ONU, cet article n’avait pas été utilisé depuis 1971. Eli Cohen, ministre des Affaires étrangères d’Israël, a affirmé sur X que cela constituait « un soutien à l’organisation terroriste Hamas », ajoutant que Guterres était un « danger pour la paix mondiale ». Mardi, ce même ministre avait annoncé ne pas vouloir renouveler le visa de travail de la coordinatrice humanitaire en Palestine, Lynn Hastings.

Les 15 pays membres devaient donc voter un projet de résolution demandant un cessez-le-feu humanitaire immédiat dans la bande de Gaza, sous le feu de l’armée israélienne depuis deux mois. « La communauté internationale doit tout faire pour mettre un terme à ces souffrances. Les yeux du monde entier sont grands ouverts », a déclaré Antonio Guterres après une introduction sous forme de longue liste de maux que subissent les Palestiniens depuis deux mois, ainsi qu’un report du vote de plusieurs heures pour permettre aux diplomates des États arabes de convaincre leurs semblables.

13 votes pour, une abstention, un veto

Malheureusement, cette résolution s’est une nouvelle fois heurtée au système de vetos qu’ont les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie). Ce vendredi, les États-Unis, grands alliés d’Israël, ont encore voté non à un cessez-le-feu à Gaza. « Les terroristes du Hamas se cachent sciemment parmi la population de Gaza », a affirmé le représentant américain, enjoignant une nouvelle fois Israël à « limiter les pertes civiles ». Même le Royaume-Uni, traversé par des mouvements populaires de soutien au peuple palestinien, a préféré s’abstenir. L’Albanie, le Brésil, la Chine, les Émirats arabes unis, l’Équateur, la France, le Gabon, le Ghana, le Japon, Malte, le Mozambique, la Russie et la Suisse ont voté pour un cessez-le-feu.

À eux seuls, les États-Unis bloquent donc le processus de paix et limitent fortement l’efficacité des Nations unies. Avant que ne se réunissent les diplomates autour de la fameuse table en arc de cercle, le représentant permanent de la France Nicolas de Rivière avait pourtant prévenu « qu’un échec à cause d’un seul veto » signifierait « l’échec du Conseil de sécurité ». « Nos collègues américains ont devant nos yeux condamné à mort des milliers voire des dizaines de milliers de civils palestiniens et israéliens supplémentaires », a réagi l’ambassadeur russe, Dmitry Polyanskiy.

« Un triste jour »

Depuis le 7 octobre, Antonio Gutteres a pourtant tout fait pour la paix, condamnant l’attaque du Hamas en Israël, les prises d’otages, les violences sexuelles sur les femmes, mais aussi la réponse disproportionnée d’Israël dans la bande de Gaza. Depuis la riposte de l’armée israélienne, 17 487 Palestiniens y ont été tués, selon le porte-parole du ministère de la Santé du Hamas, Ashraf al-Qidreh. Environ 1,9 million de Gazaouis (sur une population de 2,3 millions) ont fui le nord de l’enclave selon l’ONU. Mais les bombardements et les chars israéliens ciblent désormais l’entièreté de la bande de Gaza.

« C’est un triste jour dans l’histoire du Conseil de sécurité », a déclaré Riyad Mansour, représentant palestinien au Conseil de sécurité, regrettant que même l’activation de l’article 99 ne mène à rien. Selon Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres « reste déterminé à pousser pour un cessez-le-feu », malgré les plus vives critiques d’Israël. L’ONG Médecins sans frontières, qui souhaitait un cessez-le-feu durable et « la fin du siège du Gaza », a déclaré dans un communiqué que « l’histoire jugera le retard accumulé pour mettre fin à ce massacre ». Car ce dernier continue, à la faveur d’un veto états-unien donnant un blanc-seing au gouvernement d’extrême droite de Benyamin Netanyahou, qui supprime la population gazaouie en toute impunité.

9 décembre 2023

Assawra

https://assawra.blogspot.com/2023/1…

L’Humanité du 09 décembre 2023

http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

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« En essayant d’humilier Gaza, c’est Israël qui est humilié », par Gideon Levy

lundi 11 décembre 2023,

Comme si tout cela ne suffisait pas – les milliers d’enfants morts, le nombre de morts proche de 20 000, les centaines de milliers de personnes déracinées de leurs foyers, les dizaines de milliers de blessés et la famine, la maladie et la destruction à Gaza – en plus de cela, ils doivent aussi être humiliés.

Humiliés jusqu’à la moelle, pour qu’ils apprennent. Nous devons leur montrer (et à nous-mêmes) qui ils sont (et qui nous sommes). Pour montrer à quel point nous sommes forts et à quel point eux sont faibles. C’est bon pour le moral. C’est bon pour les soldats. C’est bon pour le front intérieur.

Il n’y a pas de meilleure preuve que nous nous sommes égarés que les tentatives méprisables d’humilier les Palestiniens aux yeux de tous.

Il n’y a pas de plus grande preuve de faiblesse morale que la nécessité de les humilier dans leur défaite.

Nous sommes comme le Hamas ; s’ils sont de tels monstres, alors nous le sommes aussi.

Après avoir effacé la vie des Gazaouis, leurs biens, leurs maisons et leurs enfants, nous allons désormais également écraser ce qui reste de leur dignité. Nous les forcerons à se mettre à genoux jusqu’à ce qu’ils se rendent. Quelques soldats sont masqués ; peut-être ont-ils honte de leur comportement ?

Selon certaines informations, les Gazaouis forcés à se déshabiller ont été retirés d’un abri de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies à Beit Lahia et détenus pour interrogatoire. Personne ne sait avec certitude si l’un d’entre eux était membre du Hamas.

Après la photo de la victoire, ils ont été emmenés vers un lieu inconnu, leur sort étant incertain. Qui s’en soucie, à part leurs proches ?

A quoi ça sert ?

Ce n’est pas la première fois que l’armée israélienne dépouille ainsi les Palestiniens afin de les humilier. De telles « marches de la honte » ont eu lieu dans le passé dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et au Liban. Des hommes recherchés et indésirables en caleçons, à la vue de tous.

Mais la vérité est que les images humilient les Forces de défense israéliennes bien plus qu’elles n’humilient leurs victimes nues.

À Gaza, nos forces ont détruit le bâtiment du Parlement et le palais de justice. Pourquoi ?

Dans le camp de réfugiés de Jénine, en Cisjordanie, ils ont détruit tous les monuments, y compris la « clé du retour » à son entrée. L’armée a également détruit et pillé le grand cheval de fer-blanc à l’entrée de l’hôpital, construit par un sculpteur allemand à partir des débris d’ambulances palestiniennes détruites, un monument aux morts.

A TulKarem, elle a démoli le mémorial de Yasser Arafat.

Bientôt, nous brûlerons aussi leur conscience. Et comble du grotesque : le commandant du 932e bataillon de la brigade d’infanterie Nahal, dans une vidéo de l’unité du porte-parole de Tsahal, exhibe la carte de crédit d’Ismail Haniyeh, qui a expiré en 2019. Félicitations à Tsahal !

http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

2 Messages de forum

  • Les États-Unis, n’ont aucune parole ! (vidéo_1h37’) 12 décembre 2023 12:09, par a_suivre

    Israël et les États-Unis prévoient d’achever l’expulsion de Gaza. La famine menace.

    « Un enfant est tué toutes les dix minutes »

    Par Marc Vandepitte

    11 décembre 2023

    Expulser tous les habitants de Gaza est le plan commun des États-Unis et d’Israël. Selon le plan, les Palestiniens seront « relocalisés » en Égypte, en Irak, en Turquie et au Yémen. Ce nettoyage ethnique à grande échelle est cyniquement présenté comme un plan d’aide « morale et humanitaire ».

    Meurtrier

    Dans l’histoire récente de la guerre, il y a rarement eu un massacre aussi intense et massif de civils et d’enfants qu’à Gaza, l’un des endroits les plus densément peuplés du monde. La destruction du nord de Gaza en moins de sept semaines se rapproche de la dévastation causée par les années de bombardements massifs des villes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Selon l’Organisation mondiale de la santé, un enfant est tué toutes les dix minutes .

    Plus de la moitié de la ville de Gaza a été détruite, y compris les écoles et les mosquées. Les hôpitaux ne peuvent plus fonctionner. Les boulangeries sont fermées et il n’y a presque plus d’eau potable. La destruction et le massacre se produisent à l’échelle industrielle, avec l’aide de l’intelligence artificielle .

    Les gens ont d’abord été chassés du nord, mais maintenant le sud est attaqué par de lourds bombardements et une offensive terrestre contre la ville de Khan Younis. Selon un haut responsable de l’agence d’aide humanitaire des Nations Unies, les conditions y sont désormais apocalyptiques .

    Aucun enfant n’a encore un accès illimité aux soins, à la nourriture ou à l’eau . La famine menace. Et comme les égouts ne fonctionnent plus, des épidémies massives vont se produire.

    Les Gazaouis sont désormais invités à partir vers Rafah, le point le plus au sud de Gaza, où se trouve également le poste frontière avec l’Égypte.

    Officiellement, l’objectif d’Israël est d’éliminer le Hamas. Mais l’intensité et la cruauté avec lesquelles l’armée israélienne agit révèlent qu’il s’agit là d’un prétexte pour un autre objectif : l’expulsion complète de la population de Palestine, à commencer par Gaza.

    Selon le philosophe juif Moshé Machover , ce projet existe depuis longtemps : « Nous attendons en réalité le moment où ils pourront être définitivement expulsés vers les pays voisins. Cela ne sera possible que lors d’une guerre à grande échelle et je crains qu’Israël ne soit prêt à la provoquer. » Il a dit cela en 2017.

    Nouveau plan de déportation

    Israël veut augmenter le niveau d’inhumanité à un point tel que les habitants de Gaza n’auront finalement d’autre choix que de partir. Cela semble être le plan caché, même si ce plan devient de plus en plus clair de jour en jour.

    Un plan émanant du ministère israélien des renseignements avait déjà été divulgué fin octobre. Ce plan prévoyait une déportation définitive de la population de Gaza vers le désert égyptien du Sinaï. Cela s’est heurté à un refus catégorique du Caire.

    Mais Israël est déterminé à poursuivre ce nettoyage ethnique à grande échelle. Dans une récente tribune du Wall Street Journal , deux membres israéliens de la Knesset ont appelé les pays occidentaux à accepter les réfugiés palestiniens. Gila Gamliel, ministre du Renseignement, a écrit un article similaire dans le Jerusalem Post , proposant la « réinstallation volontaire » des Palestiniens de Gaza vers d’autres pays du monde.

    Le ministre de l’Agriculture Avi Dichter n’hésite pas à qualifier la guerre actuelle de « Nakba 2023 » , faisant référence à l’expulsion massive des Palestiniens de Palestine lors de la fondation de l’État juif en 1948.

    « Nous déployons actuellement la Nakba à Gaza. D’un point de vue opérationnel, il n’y a aucun moyen de mener une guerre – comme Tsahal cherche à le faire à Gaza – avec des masses entre les chars et les soldats. (…) Nakba à Gaza 2023. C’est comme ça que ça se terminera. »

    Et ce ne sont pas que des mots. Un nouveau plan commun américano-israélien a maintenant fait surface, dans lequel ils veulent expulser la population de Gaza vers quatre pays : la Turquie, l’Égypte, l’Irak et le Yémen. Dans ce nouveau plan, l’Égypte ne devrait plus supporter seule le fardeau.

    Les chiffres par pays sont déjà connus : un million de Palestiniens iraient en Égypte, un demi-million en Turquie, 250 000 en Irak et 250 000 autres au Yémen.

    Les quatre pays cités reçoivent une aide généreuse de Washington. Le plan précise que ce soutien sera lié à la volonté d’accueillir les Gazaouis. En d’autres termes, les quatre pays seront soumis à de sérieuses pressions financières et peut-être diplomatiques pour « héberger » les Gazaouis.

    Le pays clé est l’Égypte, qui doit ouvrir ses frontières. Joe Wilson , ancien député républicain et l’un des initiateurs de ce plan, est très clair à ce sujet. Selon lui, « la seule manière morale [de résoudre le problème de Gaza] est de garantir que l’Égypte ouvre ses frontières ».

    « Israël essaie de maintenir le nombre de victimes civiles dans la bande de Gaza aussi bas que possible, mais le Hamas ne permet pas aux réfugiés de partir et l’Égypte n’est pas disposée à ouvrir ses frontières », écrivent les auteurs du plan dans le premier paragraphe. Pendant ce temps, six enfants sont massacrés toutes les heures…

    Pour le déplacement prévu de la population, le plan fait référence à d’autres points chauds de conflits récents. « Ce ne serait pas la première fois que d’autres pays acceptent des réfugiés », indique le plan. Les auteurs font ici référence aux six millions d’Ukrainiens qui ont fui le pays, entre autres vers la Pologne, l’Allemagne et la République tchèque. Près de cinq millions de Syriens se sont également « déplacés » vers la Turquie, le Liban et la Jordanie, tandis que d’autres pays du Moyen-Orient et d’Europe ont accueilli des centaines de milliers de Syriens.

    Le plan a été soumis à des personnalités clés de la Chambre des représentants et du Congrès américain et bénéficie du soutien des démocrates et des républicains. Le nettoyage ethnique à grande échelle prévu est cyniquement présenté comme un plan d’aide « morale et humanitaire » :

    « Les frontières voisines sont fermées depuis trop longtemps, mais il est désormais clair que pour libérer la population de Gaza de l’oppression tyrannique du Hamas et lui permettre de vivre sans guerre ni effusion de sang, Israël doit encourager la communauté internationale à trouver des solutions. les voies correctes, morales et humaines pour la réinstallation de la population de Gaza.

    Vraiment un beau morceau de novlangue.

    Le plan s’en prend également fermement à l’UNRWA, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés dédiée à l’aide et au développement des réfugiés palestiniens au Moyen-Orient. Les législateurs américains accusent l’agence de « propager le discours sur les réfugiés » et « d’entraver la réhabilitation des réfugiés palestiniens depuis plus de soixante-dix ans, ce qui a en fait aggravé la crise des réfugiés ». C’est pourquoi ils veulent que l’agence soit fermée.

    *

    Nous sommes peut-être à la veille d’une déportation massive de Palestiniens, d’une seconde Nakba. Si les pays occidentaux veulent conserver une once de crédibilité, ils doivent agir immédiatement.

    Ils doivent immédiatement imposer des sanctions économiques et diplomatiques contre Israël et également convoquer le Conseil de sécurité pour condamner et contrecarrer le sinistre plan des États-Unis et d’Israël. Dans le cas contraire, ils se rendent complices de ce désastre humanitaire déclaré.

    *

    Marc Vandepitte est un économiste et philosophe belge. Il écrit sur les relations Nord-Sud, l’Amérique latine, Cuba et la Chine. Il contribue régulièrement à Global Research.

    Sources

    De hauts législateurs américains examinent le plan liant la réinstallation des réfugiés de Gaza à l’aide américaine aux pays arabes https://www.israelhayom.com/2023/11…

    Les législateurs américains examinent le plan liant la réinstallation des réfugiés de Gaza à l’aide américaine aux pays arabes https://www.israeltoday.co.il/read/…

    Le Congrès américain examine un plan visant à faciliter un nettoyage ethnique des Palestiniens à Gaza https://www.alquds.com/en/posts/103226

    Le projet israélien et américain de déplacer la population de Gaza vers l’Irak, l’Égypte, la Turquie et le Yémen https://www.avapress.com/en/news/28…

    "Nous déployons Nakba 2023", déclare le ministre israélien à propos de l’évacuation du nord de la bande de Gaza https://www.haaretz.com/israel-news…

    Congrès américain : rejeter le projet de loi visant à soutenir le déplacement forcé de Palestiniens par Israël vers des pays tiers https://www.globalresearch.ca/us-co…

    Image ci-dessous : Une jeune fille tient un drapeau blanc improvisé pour dire à Israël de respecter les Conventions de Genève et d’épargner sa famille en fuite. Crédit photo : Yasser Qudih

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    La source originale de cet article est Global Research
    Copyright © Marc Vandepitte , Recherche mondiale, 2023

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    Source : https://www.globalresearch.ca/israe…

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