VIVE LA RÉVOLUTION
Accueil du site > Comment publier un article > Non à la guerre ! Non à l’économie de guerre !

Non à la guerre ! Non à l’économie de guerre !

dimanche 3 mars 2024, par do (Date de rédaction antérieure : 2 mars 2024).

Ce matin du samedi 2 mars 2024, j’écoutais France-Culture. Ils parlaient de l’Ukraine et de la guerre. "Il nous faut une économie de guerre pour produire plein de choses relatives à la guerre". Décidément, me dis-je, France-Culture est devenu aussi pourri que France-Info. Cela fait des semaines et des semaines que je me le dis. Du coup, je mets France-Info. Mais, c’est exactement la même chose. Ils disent eux aussi qu’il faut une économie de guerre. C’est le bourrage de crâne à tous les niveaux.

Ils veulent faire la guerre. Ils veulent faire la guerre à la Russie. Ils veulent l’empêcher de "gagner en Ukraine". Car, sinon, elle deviendra trop puissante. Et ils ont peur de la Russie, nous disent-ils. Ils prétendent que si on ne dépense pas plein de fric pour la guerre, alors une victoire de la Russie nous coûtera encore 1000 fois plus cher. Ils disent même qu’il faudra un retour au "quoiqu’il en coûte" !

Mais, la Russie nous a sauvés déjà plusieurs fois. Je ne sais pas de quoi ils ont peur. Ces gens-là aiment la guerre. Ils pensent peut-être que la guerre, quelle qu’elle soit, quelque soit l’ennemi, relancera l’économie et sauvera le capitalisme une fois de plus. Comme d’habitude.

À BAS LE CAPITALISME ET À BAS L’ÉCONOMIE !

Le "quoiqu’il en coûte", c’est toujours un peu plus de banco-centralisme. C’est le pouvoir des banques centrales qui augmente en prêtant de l’argent.

Le banco-centralisme… quel est son rapport à la guerre ? Veut-il sauver le capitalisme, lui dont l’avenir est la fin du capitalisme ?

Une guerre peut en cacher une autre : il y a aussi une guerre entre le capitalisme et le banco-centralisme.

À BAS LE BANCO-CENTRALISME !

La guerre est double. il y a d’un côté la guerre officielle des capitalistes occidentaux contre les capitalistes russes. Et de l’autre une guerre secrète, qui se fait toute seule, automatiquement. Celle des banco-centralistes occidentaux contre les capitalistes occidentaux, avec l’assentiment plus ou moins conscient de ces derniers. Les banquiers centraux occidentaux, en leur prêtant tout l’argent qu’ils veulent, soutiennent les capitalistes occidentaux dans leur guerre contre les capitalistes russes, et, ce faisant, prennent de plus en plus de pouvoir sur eux. Quand au banco-centralisme russe, il profite aussi de la guerre pour se développer de la même façon en Russie où il est encore assez faible.

Finalement, le banco-centralisme pousse à la guerre aussi bien côté russe que côté occidental.

La troisième guerre mondiale sera la fin définitive du capitalisme et l’avènement du banco-centralisme au niveau mondial. Cette guerre est inéluctable.

Sauf si…

Sauf si on fait la révolution à temps pour empêcher la guerre.

Mais, pour cela, il faudrait un réveil général des consciences. C’est-à-dire qu’il faudrait tout d’abord que les gens ne tombent pas dans tous les pièges de la propagande du pouvoir… c’est mal barré !

Cependant, Guy Debord disait avec Sénèque :

« C’est quand on n’a plus d’espoir qu’il ne faut désespérer de rien ».

9 Messages de forum

  • La guerre est une nécessité, pour le capitalisme de production mondialisé.
    C’est la seule façon de créer des pénuries sur le nécessaire, permettant la spéculation et la restauration des marges bénéficiaires.
    Le Capitalisme de Production ne survit qu’avec l’aide du Capitalisme de Prédation, ce que tu appelles le "Banco-Centrtalisme", et il n’obtient ce soutien, qu’en générant des rendements de capitaux à deux chiffres, ce qui est très compliqué, hors économie de guerre.
    En dessous de ces rendements, il rapporte moins que le casino boursier et le simple pillage de ce qui reste des biens jadis collectivisés par les Etats, avant leur privatisation.
    La voix de son maître n’a plus d’idéologie présentable, pour décrire tout ça.
    Elle en est réduite, à raconter des conneries, en ressortant un pata nationalisme économique, complètement obsolète, depuis que les Etats "politiques" n’existent plus, et sont gérés par les Cartels multinationaux du Crime Economique Organisé.

  • Intéressante réflexion du camarade Do sur l’état du monde actuel, et singulièrement, sur l’évolution de l’Occident. Au cours d’un des multiples débats « médiatiques », genre LCI, sur le sujet de la dernière « éruption guerrière » verbale de Macron, les participants, tous évidemment ennemis de la « méchante » Russie, indépendamment de leurs prétendues « couleurs politiques », en France, faisaient donc le constat étrangement unanime de la « supériorité » formellement écrasante des budgets militaires de l’Occident et de ses moyens militaires déjà existants, de l’ordre de 10 contre un, comme ordres de grandeur, au moins, cités contre la Russie !

    Mais néanmoins, le constat non moins unanime est que cela reste « insuffisant », donc, pour vaincre la « méchante » Russie ne serait-ce que sur le seul et malheureux terrain ukrainien…

    Il y a donc là une sorte de paradoxe, mais qui reflète bien cette réalité que la société occidentale est dans une sorte d’impasse, dont elle ne sait comment sortir.

    « Crise du capitalisme », ou marche en avant forcée du banco-centralisme ?

    On en revient toujours à cette réalité que les périodes de transition, (mais en est-il d’autres ?), sont marquées de phases d’ « équilibres » complexes entre des force contradictoires, jusqu’à ce que l’une l’emporte durablement sur l’autre.

    Jusqu’à présent l’émergence d’une nouvelle classe dominante s’est pratiquement toujours faite avec l’émergence de nouveaux rapports de production, de nouveaux modes de production.

    Mais avant que le nouveau ne s’établisse durablement, il y a donc « coexistence » entre deux modes, et deux fractions de la classe dominante, qui, même si elles ont des affrontements d’intérêts entre elles, ont néanmoins un intérêt commun : maintenir les classes sociales « inférieures » dans la dépendance et la soumission.

    En ce sens, il en va bien ainsi de la « transition » capitalisme/banco-centralisme.

    L’échec constaté de fait par cet aréopage « médiatique » c’est donc l’impasse du capitalisme monopoliste actuel, en tant que « moteur de développement », même pour cette classe de monopolistes, précisément.

    Ce n’est donc pas véritablement une « crise » passagère, même violente, dans la dynamique exponentielle qui était celle du capitalisme depuis le début du XIXe siècle, mais bien la fin d’un cycle historique, même si les choses ne se passent pas comme dans le manuel du « parfait marxiste » qui n’a précisément jamais lu Marx, et sinon, pas compris l’essentiel, manifestement.

    Le banco-centralisme apparaît pourtant tout à fait comme une nécessité de l’évolution des forces productives, liée à l’émergence des nouvelles technologies dans tous les domaines.

    C’est à l’aune de cette réalité qu’il faut donc éclairer la problématique très bien vue qui est ta conclusion :

    "Ces gens-là aiment la guerre. Ils pensent peut-être que la guerre, quelle qu’elle soit, quelque soit l’ennemi, relancera l’économie et sauvera la capitalisme une fois de plus. Comme d’habitude.

    À BAS LE CAPITALISME ET À BAS L’ÉCONOMIE

    Et le banco-centralisme, quel est son rapport à la guerre ? Veut-il sauver le capitalisme, lui dont l’avenir est la fin du capitalisme ?

    Y a-t-il au fond une guerre entre le capitalisme et le banco-centralisme ?

    Et bien non, car le "quoiqu’il en coûte", c’est encore un peu plus de banco-centralisme.

    À BAS LE BANCO-CENTRALISME !"

    Donc, effectivement, il existe encore en Occident une classe monopoliste puissante, et qui tente de survivre, bien qu’elle se voit elle-même confrontée à sa propre impasse, même telle que décrite par ses propres médias donc.

    La faction banco-centraliste, bien qu’ultra-minoritaire, tient néanmoins les leviers monétaires et donc financiers essentiels qui permettent aux monopoles de survivre.

    La classe banco-centraliste est bien issue des nouveaux rapports de production générés par les nouvelles technologies, et qui réduit, et à terme, exclut totalement, la classe des travailleurs directement productifs, limitant progressivement la classe salariée à quelques emplois de services non encore « robotisés ».

    Le travail productif « résiduel », notamment dans les industries d’armement, est donc un « poumon artificiel de survie » du capitalisme monopoliste, qui n’est donc plus « en crise », mais déjà bien en état de survie « artificielle », maintenue telle par le banco-centralisme, dans la période de transition.

    Ce qui n’exclut pas des « conflits » entre monopolistes qui voudraient retrouver une « rentabilité » et banco-centralistes, qui sont pourtant désormais leurs indispensables « parrains », jusqu’au transfert complet vers le contrôle monopoliste banco-centraliste total, en construction, simplement par nécessité de survie de la classe dominante en tant que telle.

    Le « Quoi qu’il en coûte ! » est donc l’interface typique de la transition, et s’il fait débat, c’est précisément sur la limite de la dépendance des monopoles « capitalistes » à l’égard du banco-centralisme.

    Le constat est donc bien que la guerre actuelle « Occident Vs Russie » a une double fonction : maintenir en survie les monopoles moribonds en termes de « rentabilité » et renforcer, bon gré mal gré, leur dépendance à l’égard du banco-centralisme, et cela de manière de plus en plus irréversible, comme cela semble donc désormais ressortir du débat ou de l’émission que tu cites.

    Pour autant, la guerre entre l’Occident et la Russie n’est-elle pas typiquement une guerre entre le banco-centralisme et le capitalisme ?

    La dynamique des forces productives qui pousse l’évolution du capitalisme vers le banco-centralisme est évidemment à l’œuvre à l’échelle mondiale, et notamment en Chine, même si avec des prémisses et un parcours légèrement différent, et on ne peut pas dire non plus qu’elle soit totalement inopérante en Russie, avec les diverses contradictions internes que l’on peut observer dans ce pays.

    Au XIXe siècle, on ne peut pas dire non plus qu’il y a eu une guerre frontale du capitalisme industriel naissant contre les autres systèmes économiques plus archaïques, mais le résultat de l’expansion capitaliste, sous toutes ses formes, et donc aussi « guerrières » est bien le résultat d’une telle guerre sous-jacente.

    Et au cours des deux siècles écoulés il y a bien eu aussi une « résistance » des formes les plus « artisanales » et primitives du capitalisme, par rapport à la tendance monopoliste principale !

    Et compte tenu de l’inégalité de développement entre les différentes régions du monde, on ne peut que constater que cette « lutte » continue, alors même que le capitalisme monopoliste est lui-même dans une phase d’agonie avancée dans les métropoles occidentales !

    De sorte que le « petit » capitalisme, local, « artisanal », voire même et surtout « national », est à la fois en lutte, qu’il le veuille ou non, contre ce qui est en fait le « front commun de survie » qui lie le capitalisme monopoliste au banco-centralisme, et donc, de fait, le « petit capitalisme » est bien en lutte essentielle et existentielle contre le banco-centralisme.

    Dans le cas de la Russie le constat est que ce pays est parvenu à survivre en se tenant suffisamment à l’écart des courants monétaires banco-centralistes mondialisés pour développer une capacité de résistance tout à fait remarquable, dans la guerre actuelle, dite « Opération Spéciale », en Ukraine et au Donbass.

    Cela tient au fait que la plupart des entreprises russes, même celle qui nous apparaissent comme des monopoles « oligarchiques », et qui le sont réellement, assez souvent, n’en sont pas moins les héritières, directes ou indirectes, du capitalisme « d’État » national-bureaucratique de la dernière phase de l’ère soviétique, commencée sous Khrouchtchev, et qui n’est jamais parvenue au stade du capitalisme monopoliste financier, quoi qu’aient pu en dire quelques pseudos-« analystes de gauche » en Occident.

    C’est donc bien en ce sens qu’en l’état actuel la guerre de l’Occident contre la Russie et bien une guerre du banco-centralisme contre ce qui reste de significatif, à l’échelle mondiale, du capitalisme « classique ».

    La survie du capitalisme « classique » en Russie comme dans d’autres régions du monde, tient donc, et nécessairement provisoirement, au relatif « retard » de développement des rapports de production, qui y repose encore essentiellement sur le travail humain productif, plutôt que sur l’économie de « services » archi-dominante, en Occident.

    L’ « avantage », très relatif et provisoire, de cette situation, c’est donc que dans les pays de capitalisme « national », comme la Russie, des forces sociales progressistes sont encore potentiellement à l’œuvre, dans leur développement économique.

    Pour l’instant, et malheureusement assez durablement, semble-t-il, le constat est bien, à l’échelle mondiale, que les forces sociales prolétariennes potentiellement « progressistes » ont été totalement écrasées, et depuis des décennies, déjà.

    La question est donc de savoir si elles peuvent resurgir, en tant que force politique en soi et pour soi, à l’occasion des présents conflits. Pour l’instant on ne peut que l’espérer, vu que les indices d’un réveil des consciences sont pour le moins difficiles à percevoir, d’un point de vue tout simplement réaliste.

    Ce qui est certain, par contre, c’est que les faibles germes d’une renaissance qui se trouvent encore dans les pays de capitalisme « national » en lutte de fait contre le banco-centralisme seront durablement écrasés avec les bourgeoisies nationales de ces pays s’ils venaient à capituler totalement sous la poussée du mondialisme banco-centraliste.

    Par défaut ces luttes de résistance nationale prennent donc une importance « révolutionnaire » par rapport à la marche en avant plus ou moins inexorable, sinon, du banco-centralisme mondialisé.

    Et tout le déluge de propagande « antirusse » qui se déverse dans les médias est bien le reflet de cette étrange réalité.

    Mais avoir une vue réaliste de la situation des forces économiques et sociales au XXIe siècle n’empêche pas d’avoir une réflexion sur les possibilités de reconstituer une force politique prolétarienne : c’en est même la condition de base, sine qua non.

    Ce qu’il faut résolument abandonner c’est tout le baratin idéologique plus ou moins fondé sur l’illusion millénariste de la « crise finale » du capitalisme, comme ouvrant « historiquement » la voie au socialisme, à l’issue d’un « Grand Soir » plus ou moins fantasmé selon les « tendances idéologiques » des uns ou des autres, sur la base d’une pseudo-« lecture » atrophiée et dogmatique de quelques citations de Marx.

    Luniterre

    Pour aller plus loin sur l’origine et la formation du banco-centralisme :

    Cinq différences essentielles entre l’époque de Marx et la nôtre (Nouvelle édition)

    http://cieldefrance.eklablog.com/cinq-differences-essentielles-entre-l-epoque-de-marx-et-la-notre-nouve-a215228819

    +Nombreux liens à la suite…

    **********************************

  • pas forcément d’accord sur l’analyse capitalisme/banco-centralisme, mais moi aussi j’ai été totalement effarée par le contenu va-t-en guerre inouï que j’ai entendu ce matin sur France Info, et à nouveau l’après-midi. Avec une certaine surprise car les réactions aux propos de Macron dans les media alternatifs étaient jusque là plutôt du genre "il est ridicule et isolé". En plus, sous prétexte de "mutualiser les dépenses", grosse relance de l’Europe de la Défense au moment où le méchant Trump veut nous abandonner…

    ça devient plus qu’inquiétant.

  • Non à la guerre ! Non à l’économie de guerre ! 2 mars 17:58, par bernard SARTON

    La 3e guerre mondiale est en route depuis la guerre du Koweit,Irak-Afghanistan-Lybie-Syrie-palestine-georgie-arménie-Birmanie et depuis 2014 Ukraine .Face à ce désastre organisé par l’OTAN et les dirigeants américains avec la complicité active aujourd’hui des dirigeants européens de l’UE des millions de morts sont au tapis sans qu’il y ait une réaction des peuples face à ce carnage. Pourquoi ? les peuples dits "faibles" du Moyen-orient et de l’Afrique subissent ce massacre parce qu’il n’ont pas les moyens militaires d’affronter l’occident capitaliste et qu’ils ont des dirigeants corrompus par l’argent.Et cela se voit particulièrement en Palestine et dans certains pays d’Afrique. Par contre face à la Russie et la Chine, pays très forts dans presque tous les domaines et surtout militairement grâce à l’expérience du communisme de guerre de la seconde guerre mondiale, c’est une autre paire de manche. La Russie a la meilleure armée du monde avec un encadrement de haute qualité forgé tout au long de son histoire souvent dramatique. Les Chinois ont copié ce modèle avec aussi l’expérience de la longue marche du temps de Mao. Alors camarades soyons optimistes l’occident capitaliste s’écrasera face à ces deux mastodontes.Mais il faut être conscients qu’il y aura encore des millions de morts au tapis malheureusement tant que les peuples accepteront d’être immolés pour sauver les profits des capitalistes planqués dans leurs bunkers anti-atomiques. L’histoire est terrible depuis la nuit des temps …

  • Bonjour, camarade Do !

    Je vois que tu as finalement ajouté un nouveau développement à ce qui était initialement ta conclusion. Il est intéressant, et même tout à fait juste, dans son principe, mais assez maladroit, dans sa formulation, sauf à considérer que les capitalistes monopolistes occidentaux sont niais au point de ne pas assumer réalistement leur dépendance à l’égard du banco-centralisme.

    Donc je pense que pour la plupart ils font très consciemment la guerre à la Russie pour assurer et renforcer la suprématie du système banco-centraliste mondialisé dont ils dépendent.

    Ce qui n’empêche pas, dans ce monde de rapaces, qu’ils cherchent chacun à renforcer sa zone d’influence, son emprise sur les ressources, les marchés, etc…

    Mais comme tu en fais le constat, cela n’aboutit effectivement qu’à renforcer leur dépendance à l’égard du banco-centralisme.

    Ce qui est caractéristique de la « phase de transition » actuelle, c’est qu’il n’existe plus de « rentabilité » significative sans un financement de type « Quoi qu’il en coûte ! », que ce soit évidemment dans le domaine de l’industrie d’armement et militaire en général, dans le secteur de la « santé », comme on l’a vu avec le Covid, et même dans l’industrie automobile, autrefois florissante, et aujourd’hui en mutation absolument « forcée » vers l’électrique, également impossible autrement, etc…

    C’en est presque un « mode de production transitoire » pour la phase actuelle du banco-centralisme, qui n’a pas encore éliminé complètement le travail productif, mais arrive également à le faire passer sous sa propre dépendance, au détriment de la domination du capitalisme monopoliste, devenu son obligé même sur le terrain qui est sa propre base.

    En ce qui concerne la Russie, je n’ai pas développé, concernant les contradictions internes de son économie, vu que le sujet d’ensemble est déjà complexe et que nombre de lecteurs ont déjà beaucoup de mal à comprendre déjà ne serait-ce que les bases de la transition économique banco-centraliste en cours.

    Concernant une éventuelle mutation banco-centraliste de l’économie russe, tu remarques donc toi-même que cette tendance y est encore très faible. Mais tu as raison de souligner que la « durabilité » de la guerre peut être un facteur essentiel allant dans ce sens. Il est clair qu’un certain nombre d’oligarques qui font de la guerre un bizness rentable n’ont pas forcément intérêt à une « victoire rapide », même de leur propre pays.

    Et c’est bien l’une des origines du conflit entre la Compagnie Wagner, dont le principe même est l’efficacité au combat, dont dépend sa réputation et donc aussi sa survie, et certaines influences « ministérielles » qui, à l’époque, ne voulaient déjà pas, manifestement, d’une victoire relativement trop « rapide », à leur « goût », à Bakhmout…

    L’histoire de ces contradictions internes russes, toujours en cours, malgré les apparences et les succès, appréciables, mais encore relatifs, eut égard aux objectifs initiaux et qui ont toujours officiellement cours, est évidemment complexe et tout à fait « byzantine », au sens d’Israël Shamir (*), comme on l’a déjà vu, et dépasse largement le cadre d’un échange entre posts.

    En l’état actuel, il y a donc néanmoins une marge considérable entre les « dérapages » éventuels des lobbyistes russes de l’armement et le passage de la Russie au banco-centralisme, mais on peut effectivement les considérer comme une influence néfaste qui pousse à faire durer la guerre plus qu’à la gagner, et en ce sens ils font aussi objectivement le jeu des banco-centralistes, qui, de l’autre côté du nouveau « rideau de fer » en profitent pour avancer leur propre domination, selon leur logique que tu sembles donc bien comprendre.

    Y a-t-il pour autant une fatalité à tout ça, telle que tu nous la présentes ? Le concept de « 3e guerre mondiale » lui-même interroge et constitue un autre sujet en soi, à plus d’un titre :

    La « guerre froide » n’a jamais été réellement aussi « froide » qu’on a bien voulu nous le dire, vu la quantité de conflits locaux impliquant les proxys des « belligérants » de cette guerre. Et depuis sa fin « officielle » c’est tout à fait le même processus qui se continue et s’intensifie plus ou moins, selon les périodes. La différence fondamentale entre les époques reste donc le passage à la domination du banco-centralisme, qui a vraiment pris corps, concrètement, avec la crise de 2007-2008.

    Le fait est donc simplement qu’une victoire rapide de la Russie en Ukraine aurait donc mis un coup de frein considérable à ce processus et pourrait encore le faire, de manière appréciable, même si évidemment provisoire, en « attente » d’une nouvelle tentative hégémonique des banco-centralistes.

    Et la Révolution, dans tout ça, sembles-tu vouloir nous dire… :

    "La troisième guerre mondiale sera la fin définitive du capitalisme et l’avènement du banco-centralisme au niveau mondial. Cette guerre est inéluctable.

    Sauf si…

    Sauf si on fait la révolution à temps pour empêcher la guerre."

    En ce qui concerne la « 3e guerre mondiale », on y est déjà, en fait, et depuis la fin de la seconde, en réalité. Évidemment, il peut y avoir une « escalade » en termes d’intensité, voire nucléaire, mais pour l’instant la limite, paradoxalement, semble être celle des moyens « classiques », et c’est tant mieux, même si c’est déjà beaucoup trop, pour les nombreuses victimes.

    Enfin, une autre leçon de l’histoire, c’est que si les Révolutions naissent assez souvent des guerres elles-mêmes et de leurs issues incertaines, on a par contre rarement vu une « révolution préventive », en quelque sorte, qui ait réellement arrêté une guerre sur le point de se produire.

    Assez lucidement, du reste, une partie des communistes russes pensent qu’une nouvelle Révolution pourrait naître de la guerre actuelle et notamment, de l’accès aux armements d’une bonne partie de la population.

    Compte tenu de l’attachement d’une partie importante de la population aux valeurs culturelles et sociales qui étaient celles fondatrices de l’Union Soviétique et qui ont donc survécu aux aléas de la vie politique actuelle, c’est effectivement peut-être en ce sens qu’il n’y a pas lieu d’abandonner tout espoir d’une sorte de « Renaissance Prolétarienne ».

    Néanmoins, pour avoir une chance de réussite, une telle « renaissance » devra évidemment se garder de simplement vouloir jouer une sorte de « remake d’Octobre 1917 », mais bien réellement tenir compte de l’évolution des forces productives actuelles, au XXIe siècle.

    Luniterre

    (* Prigogine, Wagner et sa Marche de la Justice : une analyse d’Israël Shamir

    http://cieldefrance.eklablog.com/prigogine-wagner-et-sa-marche-de-la-justice-une-analyse-d-israel-shami-a214531789 )

    **********************************

  • Exactement ! France Culture a sombré dès les années 90, c’est devenu de l’idéologie bassement antisoviétique et anticommuniste un contenu et une forme conformes,au détriment de la Connaissance scientifique et du débat contradictoire. Et ceci a été corrélé à une politique managériale, antisociale, inique avec les producteurs.
    Il ne reste que des bribes..j

    JP

  • Les restrictions et con finement lors du Con vide est une bonne expérience qui montre qu’il est facile de manipuler les foules de moutons, Macron n’en a rien à foutre des députés. Il chier dessus comme tout bon dictateur. Les députés gagnent en moyenne de 20 à 30000 euros par mois, la plus part restent chez eux quand il y a des loisà voter importantes ? il y a eu comme d’habitude une magouile lors de la lois pour les personnes qui contre disent les directions du gouvernement, comme la Mivillule .dans un premier temps lalois n’est pas passé, et il y a eu un autre vote quelques heures apres ou cette putain de lois est passée. Exactement la même chose pour la lois sur les retraite. Melenchon et l’autre conne connasse se tire dans lesjambes. au lieu de faire une associaation provisoire uniquement pour faire tomber le dictateur.
    J’en ai plein de cul de ces politiques de merde.

    Patrick

  • Tant que les gens continueront à aller faire leurs courses dans la grande distribution et favoriseront ainsi le travail des enfants dans des plantations industrielles à l’autre bout de la planète au lieu des circuits courts, tant que les gens continueront à vouloir du toujours plus de gadgets hightechs et favoriseront ainsi le travail des enfants dans des mines industrielles à l’autre bout de la planète, au lieu de favoriser une vision à échelle humaine de la société et des rapports humains, on peut faire toutes les théories qu’on veut, la guerre et la destruction de ce qui reste de nature ont déjà gagné.

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0