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Un appel face à la fin du monde ou du Soft New Adolphe ?

samedi 1er septembre 2018, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 1er septembre 2018).

C’est moi superdélateur qui est mis en gras les passages les plus hard.( à ne pas confondre avec le Hard Rock, musique en voie de disparition par manque de Blues) Ton voisin le musicien / Jean Cendent

Un appel face à la fin du monde ou du Soft New Adolphe ? Ou encore, ce qu’il ne faudrait pas faire pour le sauver…

Exigeons du pouvoir politique qu’il impose le nécessaire. C’est sa raison d’être, son droit et son devoir.

En ce temps de rentrée, nous allons vaquer à nos occupations « importantes ». Nous allons revenir à nos études, à nos activités professionnelles, à nos soucis relationnels et financiers. Et donc oublier l’essentiel – disons le vital – jusqu’à l’année prochaine. La survie de la Terre va se trouver à nouveau reléguée au second plan. Et ce n’est plus acceptable.

Il n’est plus possible de le contester : le monde se meurt. La catastrophe en cours est immense. Peut-être sans précédent dans l’histoire universelle – en tous cas certainement dans l’histoire humaine. Il est question du climat, évidemment, mais au moins autant de la pollution et de l’atrophie des espaces de vie (non urbanisés). Beaucoup d’humains – probablement une majorité, voire la totalité – vont souffrir et peut-être mourir. Les individus animaux vont mourir par dizaines de milliers de milliards. Les espèces animales vont s’éteindre par millions. Ce n’est plus un scénario catastrophe : c’est l’avenir qui se dessine. Au rythme actuel, dans quelques décennies, nous aurons presque tout saccagé. Nous aurons commis un « crime contre l’avenir ». Irréparable par essence.

Il est parfois argué que ce n’est pas « la fin du monde », juste une page de l’histoire. Certes, la Terre en tant qu’objet physique perdurera. Et alors ? La mort de l’essentiel des vivants et de l’essentiel des espèces n’est-il pas précisément le sens littéral de la « fin du monde » ? La Terre est cette diversité. En tant que planète tellurique inhabitée ou presque, elle n’aurait plus aucun sens, aucun intérêt, aucune singularité.

Non, la technologie ne nous sauvera pas. Non, les climatologues ne se sont pas trompés dans leurs calculs. Non, il n’y aura pas de miracle de dernière minute. Ne serait-ce que parce que la catastrophe est déjà en cours. Elle a lieu. Ça se passe. Les réfugiés climatiques existent, les races décimées se multiplient, les animaux agonisent faute de lieux pour vivre, d’air respirable, de températures supportables et d’eau saine. Ça se produit en ce moment.

Et, non, il n’est pas « trop tard ». Cela ne veut rien dire. Trop tard pour quoi ? Il est évidemment trop tard pour qu’il ne se soit rien passé. Il est trop tard pour qu’aucun dégât n’ait été fait, pour que personne ne meure, pour que tous les vivants soient respectés dans leur intégrité. Et alors ? Que 100 millions ou 6 milliards d’hommes meurent n’est pas la même chose (évidemment les pays pauvres – ceux qui sont le moins responsables – paieront en premier). Que 100 000 espèces ou 6 millions d’espèces disparaissent n’est pas la même chose. Que la température monte de 2-3 degrés ou de 5-6 degrés n’est pas la même chose. Que cela se fasse en 10 ans ou en 100 ans n’est pas la même chose. Il n’est pas « trop tard » au sens où le mal ne vaut pas le pire. Il y eut 60 millions de morts durant la dernière guerre mondiale. C’est une tragédie absolue. Mais il n’en demeure pas moins heureux qu’il n’y ait pas eu plutôt 200 millions de morts comme cela eut été possible. Nos aïeux se sont battus pour limiter l’étendue du massacre. Heureusement. C’est à notre tour de nous battre pour éviter la Fin majuscule.

Notre responsabilité est plus qu’immense : elle est ontologique. Nous avons l’être du monde en tant que tel entre nos mains. Pour la première fois dans l’Histoire.

Nous savons. Tout le monde sait. Les négationnistes de la catastrophe ne sont plus crédibles et plus écoutés. Ils sont marginaux et grotesques. Pourtant, le fait est que rien ne change.

Le « problème » n’est pas nouveau. On sait que, même dans un passé lointain où nous étions encore chasseurs-cueilleurs, dès qu’une zone de la planète se trouvait colonisée par les humains, la macrofaune était massivement décimée. Souvent avec une volonté explicite d’extermination. Il ne s’agit dont pas de revenir à un passé fantasmé où l’équilibre existait mais de créer un devenir radicalement autre.

Il n’est plus possible d’en demeurer à un appel à la responsabilité individuelle. Naturellement, celle-ci ne peut qu’être encouragée. Naturellement, il faut que chacun fasse « au mieux » pour contrer la folie d’une croissance littéralement intenable et mortifère. Le sérieux n’est pas du côté de la doxa des économistes : cet appel à une consommation toujours plus élevée qui confond la fin avec les moyens est autodestructrice, pour nous et pour les autres vivants avec lesquels nous partageons cette planète (ils ne comptent pas pour rien et sont dans ce processus – littéralement – nos otages).

Les initiatives « locales » et la volonté citoyenne ne suffisent plus. Il est aujourd’hui vital que des décisions politiques drastiques – et contraignantes donc impopulaires – soient prises. Elles ne le seront que sous notre pression. Voilà le paradoxe avec lequel il faut jouer.

Le défi est donc le suivant : renoncer volontairement à un peu de confort (apparent) pour enjoindre nos dirigeants à nous imposer des mesures collectives d’extraction de la fuite en avant intenable qui est aujourd’hui la nôtre.

Nous sommes ainsi faits que l’autorégulation individuelle et volontaire de chaque membre d’une immense tribu (ici celle des humains) est extraordinairement difficile. Mais nous avons aussi cette capacité à savoir que des mesures globales de restriction peuvent in fine jouer dans le sens de la liberté, de la beauté et de la diversité. C’est la raison pour laquelle nous avons inventé la politique, au sens noble (politikos, politeia, politikè). Elle doit aujourd’hui jouer son rôle. Nous n’avons plus d’autre choix que de réclamer les décisions politiques fermes, dures et immédiates qui nous sauveront. Que nous ne sachions pas nous les imposer de façon individuelle et autonome ne signifie pas que nous sommes aveugles à leur bien-fondé collectif.

Nous n’avons plus d’autre possible que de marteler cet appel. D’user de chaque circonstance, de chaque intervention publique, de chaque échange avec un élu, de chaque vote, de chaque manifestation, de chaque sondage, de chaque débat familial ou amical pour marteler l’exigence de mesures fortes et péremptoires pour sauver le monde de l’inconséquence de ses hôtes humains. Cette exhortation doit devenir la ligne autour de laquelle la pensée se déploie. La ligne de vie, exactement. Elle est mince et fragile comme jamais.

Plus aucune pensée politique, plus aucun projet politique, plus aucune formation politique, plus aucune structure politique, qui ne fasse du sauvetage de ce qui reste du monde sa priorité concrète et effective ne peut plus être considérée avec sérieux. Forçons-les à nous contraindre à la raison. Au nom de la vie et de l’avenir. Au nom des enfants à naître. Au nom de la possibilité d’un demain. Au nom de tous les vivants. Au nom des millions d’années d’évolution subtile qui ont permis l’existence de cette foisonnante diversité. Et au nom de la liberté retrouvée, dans un rapport apaisé avec une Nature dont ne pouvons plus nous croire « maîtres et possesseurs ». Il y a naturellement mille autres combats à mener. Mais ils sont déjà perdus si celui-là est oublié.

Cet appel, évidemment, sera ignoré. Mais d’autres viendront. Multiplions-les. Envahissons l’espace pour le sauver.

Texte d’Aurélien Barrau / le 27 août 2018 https://diacritik.com/2018/08/27/un…

10 Messages de forum

  • Waouw ! Super prédication très émouvante … l’apôtre Jean ( l’évangéliste , pas le baptiste ) était moins lyrique et ses chevaux courraient moins vite . Bonjour l’angoisse , on va tous crever ! Et ça ressemble aussi à Tintin , l’étoile mystérieuse et Philippius les prophète ( un scientifique en pleine bouffée délirante ) .
    Cependant tu as raison … Le capitalocène est le résultat d’ une machine irresponsable , le capitalisme , mue par une cupidité abjecte , par une concurrence imbécile , par un appétit impérialiste mortifère et par un militarisme grotesque . Par ailleurs le capital utilise les catastrophes qu’il provoque pour faire du fric avec ses assureurs et ses entreprises de reconstruction .
    Là où tu as tout faux c’est sur les solutions , mais c’est un vaste débat …

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    • Un appel face à la fin du monde ou du Soft New Adolphe ? 1er septembre 22:05, par Jean Cendent

      Euh ? Désolé mon bon Père, le Courageux Sans Nom, l’apôtre de la courgette farcie.

      • Si tu n’as pas compris que j’ai mis ce texte sur VLR pour démontrer son côté fascisant, demande à do de t’apprendre à lire.
      • Et par hasard quand tu arrivas en bas de ce texte, tu connecteras et comprendras peut être ? Que ce n’est pas moi qui l’ai écrit.
      • Donc, si vraiment il est question d’apôtre ? M. le commentateur sans nom / la terreur invisible du Net, ici il se nomme Aurélien Barrau.
      • à moins que tu sois comme bien d’autres avant toi, un adepte de La Cagoule.

      Salut à toi, le Matteur
      https://www.youtube.com/watch?v=Lv2…

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      • C’est vrai que j’ai répondu à l’auteur du texte , pas à toi . C’est juste une maladresse que je regrette parce que ça t’a conduit à faire une réponse alors que tu aurais pu t’amuser ou picoler ou rouler à 220 km-h avec une Mitsubishi Lancer WRD 3.0 V6 évolution 9 GTi 24v ( ça te prend par les couilles et ça te soulève au dessus de la merde de faire un truc pareil - Jimi Hendrix disait : are you experienced ? ) . Il faut vivre ce type d’adrénaline pour oublier Nuremberg , Adolf et la Cagoule !

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        • Un appel face à la fin du monde ou du Soft New Adolphe ? 2 septembre 08:07, par Jean Cendent

          C’est vrai que j’ai répondu à l’auteur du texte , pas à toi. C’est juste une maladresse…
          Que tu ne regrettes pas… vu ta réponse qui d’une façon détournée me dit va crever=> Picoler ou rouler à 220 km-h et paf, crève ! mon jeannot…
          Bon, si cela t’amuse, alors félicitation je te congratule de même.

          Et do qui écrit :
          À tous, on s’engueule et se fâche vite sur internet, parce qu’on a pas l’autre dans la vrai réalité, bien en face de soit. Il faut essayer de discuter les idées sans s’engueuler, sans mépriser l’autre….Que penser ?

          Picoler, je connais, avec des potes il y a ……….Et c’est bien dommage.

          Mais rouler à 220 km-h avec une Mitsubishi Lancer WRD 3.0 V6 évolution 9 GTi 24v… Nous n’avons pas les mêmes moyens financiers… et puis la vitesse et les bagnoles c’est pas ma came.
          Les bagnoles pour moi c’est de l’utilitaire quand tu habites à la campagne le reste, leurs vitesses, leur luxes, rien à foutre si seulement ça pouvaient ne jamais tomber en panne, etc.

          Jimi Hendrix oui je connais, le premier fois….sur un live …..j’ai découvert….ce qu’est la liberté……….et lui comme d’autres aussi….. ont changer ma vie……..pour le meilleur la musique……..et le pire en faire dans l’hexagone.

          il Jouait aussi cette chanson et ça va bien plus loin qu’une paire de couilles en caisse. https://www.youtube.com/watch?v=TLV…
          Mais celle-ci est faite juste pour toi, fantôme de la vingt-cinquième heure.
          https://www.youtube.com/watch?v=ZWJ…

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  • Je sais depuis longtemps que le fascisme reviendra sous forme d’écologisme mais ce texte le prouve ! Bravo à celui qui nous le fait connaître .
    L’écologisme est aussi une tentative pour foutre la révolution qui vient sous le contrôle de la petite bourgeoisie superficiellement contestataire et profondément réac .
    L’écologisme interdira le hard rock et le futuro cubisme techno : trop de décibels donc dangereux pour la santé !

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  • Vieille structure de l’argumentation liberticide - Nous faisons des lois répugnantes parce que nous devons les faire - La réalité , le droit ou l’urgence des temps seront invoqués …
    Exemples de sophismes évidents :
    Le droit à la sécurité étant le premier des droits de l’homme nous sommes obligés d’instaurer un état policier totalitaire et baveux , d’espionner tous les suspects , de foutre des radars et des caméras de surveillance .
    Nous sommes obligés de faire des lois et des taxes pour opprimer les fumeurs et si nous ne le faisions pas on serait responsables de tous les décès dû au tabac et condamnable par la justice .
    Etc … etc…etc.
    Ce sont des variantes du célèbre " Il n’y a qu’une seule politique possible " de Juppé , l’homme qui voulait la mondialisation heureuse des racines chrétiennes de la France . J’espère qu’il remplacera Hulot comme ministre sauveur de planète !

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