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BRIGADES INTERNATIONALES

mardi 2 octobre 2018, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 2 octobre 2018).

BRIGADES INTERNATIONALES :

"L’INSTRUMENT DES ASSASSINS LES PLUS FÉROCES DE L’HISTOIRE."

http://www.cntaittoulouse.lautre.ne…

10 février 2013

cnt // Révolution espagnole

Francesito

Elles en ont fait rêver du monde, les Brigades internationales… Encensées comme la fine fleur de l’antifascisme et de la solidarité internationale ouvrière, leur réalité a été bien différente et bien à l’encontre des motivations de la majorité de ceux qui s’y sont engagés.

Lorsqu’il s’engage dans les Brigades internationales, Sygmunt Stein est un cadre communiste aguerri, un de ces nombreux militants qui ne vivent que pour le « Parti ». Certes, le procès « des 16 » vient de faire sonner dans son esprit une première note discordante [1], mais pas assez pour remettre en cause son stalinisme. En rejoignant ce qu’il pense être un combat antifasciste, il espère ressourcer son bolchevisme. Stein ne connaît pratiquement rien de l’Espagne et guère plus de l’anarchosyndicalisme qui y imprègne la majeure part des couches populaires actives. Une telle ignorance explique des approximations, des incompréhensions et un vide sidéral pour tout ce qui touche à la Révolution espagnole. Ainsi, les mots « collectivité » ou « socialisation » n’apparaissent même pas. Stein est passé à côté de la principale révolution autogestionnaire de l’histoire sans même s’en rendre compte. Il ignore également tout du soulèvement populaire du 19 juillet 36 et va jusqu’à attribuer le début de la résistance contre le franquisme au général Miaja et aux décrets du ministère de la Défense.

Certes, il a rencontré des anarchistes, ils étaient vraiment trop nombreux en Espagne pour qu’il en soit autrement. Mais, en dehors du cas d’un anarchiste allemand, dénommé Franz [2], il en parle vraiment sans sympathie. Les allusions qu’il fait à la CNT se résument pratiquement à la gestion d’un bordel à Barcelone et au cas d’un chauffeur de taxi qui le laisse en plan – non sans raison reconnaît-il – dans cette ville. Tout juste observe-t-il que les matelots du cargo qui le transporte sont majoritairement de la CNT. Mais, quand il voit de nombreux « bandeaux noir et rouge » il les décrit comme portant « une tête de mort » ( !!!). Manifestement, pour tout ce qui concerne la révolution libertaire, Stein est reparti d’Espagne comme il y était entré : sans rien comprendre. A sa décharge, il faut souligner qu’il n’a vécu qu’entouré de cadres communistes et qu’il ne parlait pas espagnol [3].

Et pourtant, pourtant, malgré ces lacunes qui pourraient paraître rédhibitoires, ce livre présente un intérêt majeur. En effet, si Stein n’a pu saisir l’essence de la situation espagnole, il a parfaitement analysé le rôle du parti communiste. Intellectuel marxiste, expert en fonctionnement du parti, fondamentalement honnête, il disposait pour cela de toutes les « clefs » nécessaires. Stein apporte ainsi une confirmation irréfutable à ce que tout le monde devrait savoir : non seulement les communistes ont anéanti la Révolution mais ils ont aussi, volontairement, coulé la République. Son témoignage est d’une force et d’une valeur exceptionnelles car ses informations sortent du ventre même de la bête.

Stein, nous l’avons dit, a été un cadre communiste. Il y croyait. Il aurait probablement été un « pur et dur » s’il n’avait eu ce que les communistes considèrent comme une grave faiblesse : une tendance certaine à penser par soi-même. Au départ choyé par son parti, nommé commissaire politique, responsable d’une section de propagande à Albacete – centre nerveux des Brigades internationales – il est au cœur de la machinerie perverse mise en place par les staliniens pour prendre le contrôle des Brigades internationales et briser tout élan révolutionnaire dans celles-ci et hors de celles-ci. Et là, il voit tout. Son témoignage est celui de sa dessillation jour après jour. Il pointe les crimes du parti communiste. La dénonciation calomnieuse des meilleurs militants qui précède de peu leur meurtre [4]. La liste est longue. Il décrit aussi les liquidations en masse et la conduite volontairement désastreuse de la guerre. L’anéantissement du bataillon Botwin en un seul combat par exemple [5]. Et l’exploitation politique de tout, le mensonge permanent, le retournement de la vérité. Ainsi, les victimes non consentantes du bataillon Botwin deviennent-elles des combattants mythiques (ce qui permet de « faire cracher au bassinet » toute la communauté juive) et le nom des militants abattus par le parti sert à galvaniser les foules communistes auxquelles on annonce une mort héroïque face aux fascistes. A quoi s’ajoutent les fausses lettres de soutien adressées au PC par les prétendus pères des victimes. Une ambiance glauque. La crainte, l’anxiété suintant de partout.

Premières victimes de cette machine à détruire, les idéalistes venus combattre le fascisme dans les Brigades. Ils comprennent petit à petit qu’ils sont englués dans un piège, qu’ils participent à une manipulation criminelle sans précédent. Même les petits leaders du moment ne sont pas à l’abri. A Moscou, il y a des procès, à Albacete, des balles dans la nuque au fond d’une cave. A tout moment, les purges peuvent survenir. Elles sont méthodiquement en préparation, les unes après les autres. Le parti fait régner la terreur partout où il prend le pouvoir. C’est sa méthode de management. Exemple typique de la brute sanguinaire un temps aux manettes : André Marty. L’ancien mutin de la Mer Noire, devenu par la suite dirigeant respectable du parti communiste français, restera dans l’histoire pour ce qu’il a été : le « boucher d’Albacete ».

LE BOUCHER D’ALBACETE

Son seul nom provoquait une épouvante contagieuse dans les rangs des Brigades. Les militants communistes les plus aguerris tremblaient devant lui, car cet assassin était capable de loger publiquement une balle en plein cœur à qui lui déplaisait ou de faire fusiller par ses gendarmes des groupes entiers de combattants parmi les plus valeureux. Stein rapporte des exemples accablants. Autre personnalité de l’époque : Dolores Ibarruri, dite « la Pasionaria ». Si Marty était une brute sanguinaire, Ibarruri était avant tout une imbécile. Pratiquement analphabète, inculte à un point inimaginable – au point qu’elle croyait que les Juifs avaient disparus aux temps bibliques [6].

Autre grand mensonge dénoncé avec vigueur par Stein : l’aide soviétique. Stein montre que l’URSS, loin de servir la république espagnole s’est servie d’elle. A la fois pour les besoins de sa propagande (une façon de contrebalancer l’effet déplorable des procès soviétiques) mais aussi financièrement (en vendant fort cher aux Espagnols des produits – militaires ou alimentaires – totalement hors d’usage). Le lecteur trouvera dans ces pages de multiples exemples vécus.

A l’heure du bilan, que reste-t-il des Brigades internationales ? Son expérience en profondeur conduit Stein à reprend à son compte l’analyse que fait Franz (l’anarchiste allemand cité plus haut) : « Je ne pense pas que ceux qui sont venus rejoindre les brigades internationales avaient de mauvaises intentions. Nombre d’entre eux étaient des idéalistes authentiques. Mais à quoi bon leur idéalisme ? Vous êtes tous devenus ici les instruments des assassins les plus féroces de l’histoire ».

Francesito

RÉFÉRENCES : Sygmunt Stein, Ma guerre d’Espagne.

Brigades internationales : la fin d’un mythe.

Traduit du yiddish par Marina Alexeeva- Antipov,

préface de Jean-Jacques Marie,

Éditions du Seuil, Mai 2012, 266 pages

NOTES :

[1] En juin 1936, 16 hauts dignitaires communistes historiques, dont Zinoviev (membre du Komintern) et Kaminski (chef de l’Etat soviétique), furent jugés et condamnés à mort sur l’ordre de Staline pour avoir formé un supposé « bloc terroriste contre-révolutionnaire trotskozinoviéviste ».

[2] Probablement parce que Stein, qui parlait entre autres langues l’allemand, put avoir un échange direct avec lui

[3] Les quelques mots retranscrits de l’espagnol se ressentent de cette méconnaissance (« camarados » pour « camaradas », « camiro » au lieu de « comer », « judios » pour « judias »).

[4] Curieusement, alors qu’il rapporte comment le parti « traitait » les militants soupçonnés de la moindre déviation et qu’il connaît parfaitement les méthodes employées, Stein, quand il fait allusion à l’assassinat de Durruti ne fait pas le lien avec l’hypothèse la plus probable : son assassinat par le parti communiste.

[5] Le parti avait obligé les brigadistes de ce bataillon composé de militants juifs à monter les mains nues (au sens littéral du terme) à l’assaut des lignes fascistes suréquipées.

[6] Cette affirmation d’Ibarruri faite au correspondant des journaux Folks-tsaytung de Varsovie et Der Emes de Moscou est à proprement parler sidérante. Faut-il rappeler qu’un moteur fondamental de l’hitlérisme au pouvoir en Allemagne – et fortement engagé aux côtés de Franco – était l’extermination des Juifs ?]– c’était la porte-parole du PC. Stein explique comment le parti lança cet être insignifiant sur le marché politique : avec les méthodes utilisées pour fabriquer une vedette du Top 50. Elle avait en effet les qualités pour : « … très belle, avec ses grands yeux enflammés,…, un nez droit, bien dessiné, les lèvres pleines et sensuelles et une épaisse chevelure noire. Elle avait, de plus, une voix métallique qui tonnait et déferlait comme une tempête » et pratiquement rien dans la tête mais une forte poitrine qu’elle découvrait en partie au moment crucial de ses discours. De quoi la transformer en bête de scène à condition que quelqu’un lui écrive ses « lyrics », ce dont le parti se chargeait[[Si Stein explique le « comment », il n’explique pas le « pourquoi ». Pourquoi en effet, un parti aussi machiste que le PCE choisit-il une (belle) femme pour le représenter ? Cela alors que le PC soviétique, les autres PC, le Komintern n’en avaient aucune à un niveau aussi élevé (et qu’ils avaient laissé assassiner sans scrupule une des rares femmes connues du mouvement communiste de l’époque, Rosa Luxembourg). A l’évidence, c’est que le PC voulait faire pièce à l’influence profonde dans la population espagnole de Federica Montseny militante de la CNT et de la FAI. De fait, Ibarruri a été construite comme une anti-Montseny. La première est pulpeuse et sensuelle alors que l’autre ne joue vraiment pas de sa féminité. Elle est intellectuellement creuse alors que la seconde est cultivée, spirituelle, intelligente. Ibarruri, qui répète en boucle les slogans du parti, est incapable de la moindre critique sur elle-même et sur son parti, alors que Montseny, qui restera une militante anarchosyndicaliste jusqu’à son dernier souffle, fait très rapidement la critique publique de sa participation au gouvernement.


André Marty

secrétaire de l’Internationale communiste de 1935 à 1943

7 Messages de forum

  • BRIGADES INTERNATIONALES 2 octobre 03:57, par do

    Durruti a été assassiné par des "anarchistes"

    Salut,

    « Stein, quand il fait allusion à l’assassinat de Durruti ne fait pas le lien avec l’hypothèse la plus probable : son assassinat par le parti communiste. »

    Il est à peu près impossible que Durruti ait été assassiné par les communistes. En effet, il est mort d’une balle tirée dans son dos sur le front de Madrid, où les gens étaient répartis par affinités : les anarchistes avec les anarchistes, les staliniens avec les staliniens, les poumistes avec les poumistes.

    Durruti, qui était l’âme des incontrôlés, a été assassiné en pleine chasse aux incontrôlés, à un moment où quatre dirigeants "anarchistes", qui, ayant trahi, participaient au gouvernement de la république… et donc aussi à la chasse aux incontrôlés.

    Je pense donc, comme Guy Debord qu’il a été assassiné par des "anarchistes". Mais Diego Camacho (Abel Paz), ne pouvant imaginer qu’un anarchiste ait pu tuer Durruti, pense qu’il est mort lors d’un accident avec un fusil.

    Bien à toi,
    do
    http://mai68.org

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  • BRIGADES INTERNATIONALES 3 octobre 00:05, par Luniterre

    Le sous titre donne ici le ton :

    « L’INSTRUMENT DES ASSASSINS LES PLUS FÉROCES DE L’HISTOIRE »

    >>>sous-entendu à peine voilé >>> « Staline pire qu’Hitler », etc…

    >>>suggérant >>> « cocos=fachos », voire « Hitler pas si mauvais », etc…

    On connaît la rengaine…

    CNT-AIT Toulouse fait ici simplement de l’intox, et non de l’histoire, en relayant ce papier…

    Le cas Marty, pour lequel je n’ai pas de sympathie particulière, au delà de l’épisode « Mer Noire », semble particulièrement exagéré, et de plus, sans précision documentaire réelle, ici, et on se rapportera à sa notice Wikipédia, pour différentes variantes de l’histoire, et/ou à cette doc relativement documentée et qui n’esquive pas le syndrome « boucher d’Albacete » (page 44/45).

    https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2018/10/marty-brigades-internationales.pdf

    En lien, autre doc utile, même si peu maniable :

    https://pandor.u-bourgogne.fr/img-viewer/CH/CH_1997_2T_n67_art03/iipviewer.html?base=mets&np=CH_1997_2T_n67_105.jpg&nd=CH_1997_2T_n67_126.jpg&monoid=FRMSH021_00008_de-1492&treq=&vcontext=mets&ns=CH_1997_2T_n67_105.jpg

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Marty#La_guerre_d’Espagne

    Histoire ou intox, deux démarches différentes, et deux choix de société différents, aussi, en réalité !

    Luniterre

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    • BRIGADES INTERNATIONALES 13 octobre 04:22, par Jean Cendent

      Le sous titre donne ici le ton :
      « L’INSTRUMENT DES ASSASSINS LES PLUS FÉROCES DE L’HISTOIRE »
      >>>sous-entendu à peine voilé >>> « Staline pire qu’Hitler », etc…
      >>>suggérant >>> « cocos=fachos », voire « Hitler pas si mauvais », etc…
      On connaît la rengaine…

      Ceci ne sont que tes supputations Luniterre même si je trouve le sous titre inexacte et un brin provoque. C’est d’ailleurs pour cela que je me suis permis de le mettre entre guillemets.

      Le plus important n’est pas ce qu’écrit la CNT-AIT Toulouse mais ce qui se trouve dans le livre et a priori l’air et les paroles ne sont pas joué sur les accords et les notes dont tu t’abreuves dés que tu écris sur l’histoire ou sur ton interprétation qui fait œuvre de vérité sur ta « mythique » URSS.

      RÉFÉRENCES : Sygmunt Stein, Ma guerre d’Espagne.
      Brigades internationales : la fin d’un mythe.
      Traduit du yiddish par Marina Alexeeva- Antipov,
      préface de Jean-Jacques Marie,
      Éditions du Seuil, Mai 2012, 266 pages

      Question : Staline et pire d’Hitler ?

      Et bien, luniterre pose toi la question en rapport avec l’espoir suscité par ce qu’aurait pu être un véritable communisme et pas ce socialisme autoritaire dirigé par des leaders éclairés par « d’obscurs désirs » de pouvoir non dit, dont nul prolétaire n’avait besoin pour construire sa vie et une nouvelle société.
      Et cela dans l’immense Russie, un pays continent qui a « toutes » les ressources nécessaires, contrairement à un « petit » pays comme la France.

      Tout le pouvoir aux soviets , c’est à dire la dissolution de tout pouvoir dans la multitude, le mieux que puisse faire Homo sapiens un fois qu’il a mis les doigts dans la prise de « notre modèle » civilisationnel contre cette aberration dont souffre notre espèce.

      Je n’écrirais pas sur les anarchistes (non marxiste « en principe » et donc pas crédibles ?) qui ont cru réellement à cette révolution dés 1917 pour faire le déplacement en Russie puis réaliser ce qui en réalité se tramait.

      Non ! Les anars ça t’hérissent le poil mais moins, enfin il me semble que GG du PRCF ?

      Mais sur une marxiste que tu apprécies « modérément » à ce que j’ai cru comprendre, Rosa Luxemburg https://fr.wikipedia.org/wiki/Rosa_…

      Elle critique enfin l’étouffement de la démocratie politique par les bolcheviks : si Rosa Luxemburg, comme Clara Zetkin ou Franz Mehring, approuve la dissolution de l’Assemblée constituante, elle regrette qu’elle n’ait pas été suivie de nouvelles élections, écrivant : « La liberté seulement pour les partisans du gouvernement, pour les membres d’un parti, aussi nombreux soient-ils, ce n’est pas la liberté. La liberté, c’est toujours la liberté de celui qui pense autrement ». Si pour Rosa Luxemburg, « la dictature socialiste […] ne doit reculer devant aucun moyen de contrainte pour imposer certaines mesures dans l’intérêt de la collectivité », elle estime que le pouvoir léniniste est « une dictature, il est vrai, non celle du prolétariat, mais celle d’une poignée de politiciens, c’est-à-dire une dictature au sens bourgeois ». Elle préconise au contraire « la démocratie la plus large et la plus illimitée », et rappelle que « c’est un fait absolument incontestable que, sans une liberté illimitée de la presse, sans une liberté absolue de réunion et d’association, la domination des larges masses populaires est inconcevable ». Les causes de cette dérive sont, pour Rosa Luxemburg, à chercher tant dans la conception léniniste du parti que dans les conditions très défavorables de la guerre mondiale et de l’isolement de la Russie sur le plan international, qui rend d’autant plus nécessaire le déclenchement de la révolution en Europe. 

      Oui ! Je sais Wikipédia c’est de la « merde » sauf quand cela t’arrange de t’en servir ou alors il faut passer le plus souvent par le sas de sécurité de la vraie vérité de ton site Marxiste Léniniste. https://tribunemlreypa.wordpress.com/

      Effectivement comme tu le dis :
      Histoire ou intox, deux démarches différentes, et deux choix de société différents, aussi, en réalité !

      Alors, probablement que ce livre peut s’avérer pour commencer être une « bonne » thérapie contre l’intox historique.

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  • BRIGADES INTERNATIONALES 13 octobre 11:29, par Dominique

    De toutes façons, des pans entiers de la gauche ont achevé de perdre toute crédibilité à mes yeux le jour où ils se sont mis à soutenir l’armée de libération du Kosowo, ceci alors que personne n’en avait jamais entendu parlé avant que la CIA ne la finance et la crée. Aujourd’hui cette même gauche collabo remet ça avec le Rojowa.

    De plus, la gauche ne perd pas une occasion pour défendre le système. Par exemple, lors de la manif anti-guerre contre la guerre d’Iraq. D’après les médias, cela fut la plus grande manifestation de l’histoire avec des manifestations monstres dans toutes les villes de la planète. J’étais à Malmö. Alors que les premiers promoteurs de cette manif avaient été les alter-mondialistes, les organisateurs en furent Attac, les communistes et des syndicats. La manif n’en étaient pas une car il n’y avaient aucun slogan ni aucun chant, et quand nous demandions aux organisateurs quels étaient ces slogans, ils nous répondaient invariablement d’attendre la fin de la manif. Circulez, il n’y a rien à voir. Et c’est bien ainsi que peut être résumée cette manif. Une foule immense en train de faire sa ballade du dimanche en centre ville. Le premier discours fut celui du chef du syndicat des transport. Ils avaient des chauffeurs tous les jours en Iraq depuis des décennies et leur chef fut donc en mesure de bien témoigner de ce qui s’y passait. Il a terminé son discours en disant : "Les autres ne sont que des collabos. Je n’ai donc plus rien à faire ici. Si vous voulez me joindre, vous savez où me trouver." Quand aux autres, Attac, les communistes et les autres syndicats, leurs discours peuvent se résumer en "N’oubliez pas de visiter nos stands et rentrez bien chez vous." Les fous de guerre ont débouché le champagne ce soir là car non seulement l’opposition à la guerre en Iraq était retournée sagement à la niche, mais en plus l’alter-mondialisme était mort et enterré. Cet exemple est le meilleur exemple contemporain que je connaisse, ceci pour l’avoir vécu personnellement, du véritable rôle de la gauche dans notre société : tout faire pour éviter la révolution. Les communistes sont plus subtils que les socialistes à ce jeu de dupes, mais comme l’histoire n’a cessé de le prouver (un autre exemple, quand la Russie de Lénine a envahit l’Ukraine, celle-ci était un pays anarchiste), ils ne valent guère mieux. Ils prétendent que le capitalisme est leur ennemi, mais en pratique et comme le montre déjà la première internationale, leur meilleur ennemi est l’anarchie.

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  • BRIGADES INTERNATIONALES 14 octobre 00:42, par Jean Cendent

    Aujourd’hui cette même gauche collabo remet ça avec le Rojowa.

    je ne suis pas un militant d’AL…Je suis quoi ?
    Rien ! Peut être…
    Pas grand chose, c’est sûr.
    Et à part ça ? Je m’interroge, je me questionne…Et même je réfléchis…surprenant… Non ! Modestement.

    Question :
    Peut on mettre Alternative Libertaire dans l’extrême gauche ?

    Publié le 13 décembre 2017 dans Relier par Ballast
    Extrait de l’entretien (question de Ballast à AL)
    À l’issue de votre 13e Congrès, vous avez reconnu ceci : « Vingt-cinq ans après sa naissance, AL repose toujours sur le modèle du groupe d’extrême gauche actif tous azimuts, avec des débats internes parfois sophistiqués. Ce fonctionnement peut être excluant pour les salarié.e.s n’ayant pas le temps, ou pas le capital culturel adéquat. »
    https://www.revue-ballast.fr/altern…

    Alternative Libertaire / Divers articles sur le Kurdistan
    http://www.alternativelibertaire.or…

    Alterntative Libertaire / Un communiste libertaire dans les YPG
    http://www.alternativelibertaire.or…

    Alternative Libertaire / Un communiste libertaire dans l’IFB
    http://www.alternativelibertaire.or…


    Un communiste libertaire dans les YPG #01 : Pourquoi je suis ici

    Académie de formation des YPG pour les volontaires étrangers, canton de Cizîrê, le 12 avril 2017,

    Ce blog sera le carnet de voyage d’un communiste libertaire parti rejoindre la révolution au Kurdistan syrien (Rojava).

    J’essaierai de le mettre régulièrement à jour (dans la mesure du possible comme vous pouvez l’imaginer) pour vous tenir informer de toutes les expériences ou découvertes que je ferai ici.

    Je suppose que je dois tout d’abord commencer par une petite présentation.

    Je m’appelle Arthur Aberlin.

    Pour ne pas faciliter la vie de nos amis du Renseignement, même si je me doute qu’ils savent que je suis ici, je ne vous en dirai pas trop sur ma propre histoire, sinon que je viens d’une famille ouvrière d’une ville moyenne. J’ai eu la chance de faire des études dans une fac de province, mais dans une filière sans débouché. J’ai commencé à militer dans le mouvement étudiant, avant de m’engager dans une organisation communiste libertaire.

    Pourquoi je suis parti ?

    Question inévitable, je crois… La première raison est bien entendu une mise en pratique de ma solidarité avec la révolution qui se déroule en ce moment au Rojava. Je sais que la nature révolutionnaire des événements en cours est objet de joutes intellectuelles masturbatoires dans nos milieux, auxquelles j’ai d’ailleurs participé moi-même.

    Néanmoins, au bout d’un certain temps, j’ai toujours eu davantage de respect pour l’imperfection de l’action que pour une théorie parfaite. Et j’en avais assez de rester spectateur d’événements qui se passent à quelques jours de voyage de chez nous. Le déclencheur fut sans doute plus personnel mais, comme le veut la formule usuelle, tout est politique.

    Donc après plusieurs années de militantisme, disons que j’avais de plus en plus de mal à donner un sens à la routine militante… Et je sentais doucement mais sûrement une lente résignation s’installer en moi. Je regardais depuis longtemps vers les événements syriens ; je chérissais la pensée réconfortante qu’au pire, je pourrais toujours rejoindre cette révolution. Un fantasme qui permettait de me rassurer quant à ma qualité de révolutionnaire je suppose.

    Bref ! Un matin de janvier, en tombant sur le journal en ligne d’un camarade qui avait sauté le pas – j’espère le rencontrer pour lui dire qu’il est à l’origine, quelque part, d’un tournant dans ma vie –, je me suis dit que j’étais à la croisée des chemins :

    ou bien je continuais un train-train militant qui ne m’apportait plus grande satisfaction et dont je craignais un dénouement désagréable, fait de désillusions envers mes idéaux et très certainement de pas mal d’alcool pour faire passer le tout.
    ou bien je concrétisais mes fantasmes et je me marchais vers l’inconnu.
    Le lendemain mon choix était fait.

    Je commençai à réfléchir à comment rallier les YPG.

    Arthur Aberlin

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