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L’ennemi du genre humain...

samedi 3 novembre 2018, par Luniterre (Date de rédaction antérieure : 3 novembre 2018).

A l’approche du 17 Novembre, quelques réflexions…

L’ennemi du genre humain…

Qui est-il ?

L’humain est-il en guerre contre la nature ?

L’humain est lui même le produit d’une évolution de la nature sur Terre.

Avant lui de nombreuses espèces sont apparues et disparues, en fonction des évolutions de la planète.

Les facteurs de destruction d’espèces, sont multiples, parmi d’autres facteurs d’évolution de la planète.

L’humain, en tant qu’espèce invasive, est un facteur incontournable de destruction d’autres espèces.

L’humain consomme davantage de ressources naturelles que la Terre ne peut en renouveler.

Les humains sont trop nombreux sur Terre.

Arrêtons nous un instant sur ces deux dernières considérations…

Elles indiquent deux solutions :

__consommer moins.

__être moins nombreux.

>>> consommer moins : un très grand nombre d’humains sur Terre vivent dans des conditions misérables et ont naturellement besoin de consommer plus et non pas moins, pour simplement survivre décemment.

>>>être moins nombreux : les populations qui ont tendance à se stabiliser sont précisément celles qui atteignent un niveau de vie moyen que l’on peut caractériser comme « décent ».

>>>un niveau de vie « moyen » ne l’est actuellement qu’en considération des extrêmes : extrême pauvreté, extrême richesse.

>>>ce niveau « moyen » peut paraître être un état naturel souhaitable, mais ce n’est pas actuellement le cas : il n’est qu’un accident de parcours entre l’extrême pauvreté et l’extrême richesse.

>>>Le pauvre, qui n’a déjà pas toujours de quoi simplement survivre, n’est pas responsable, et encore moins coupable, de la surconsommation.

>>>l’humain « moyen », qui se contente de défendre son niveau de vie « moyen » et éventuellement sa petite famille équilibrée, n’est pas non plus coupable ni responsable du désastre écologique en gestation.

>>>l’humain riche, qui ne se contente pas de l’être « un peu », mais veut toujours l’être davantage, ne peut l’être que grâce aux inégalités qu’il génère.

>>>Il ne peut l’être qu’en encourageant la surconsommation dont il tire profit financier.

>>>Il ne peut l’être qu’en accaparant la part des ressources naturelles qui reviendraient de droit aux plus pauvres et leur permettrait d’accéder également à un développement démographique stabilisé, à une consommation raisonnée et en équilibre avec les ressources de la planète.

>>>Cet « humain riche » qui est le véritable coupable, est donc aussi le véritable ennemi du genre humain, et le véritable destructeur de l’environnement et des ressources.

>>>Qui est-il, dans notre société actuelle, sinon le capitaliste financier dont la raison même d’exister est l’accumulation sans limite ?

>>>L’accumulation sans limite du capital ne peut aller sans une société de surconsommation, sans la production toujours renouvelée d’objets nécessairement conçus pour être rapidement obsolètes, sans toutes les dérives du productivisme actuel qui ne répond en rien aux besoins de l’humanité mais simplement aux besoins de l’accumulation du capital.

>>>Établir une correspondance entre production et besoins réels, tout en tenant compte des ressources naturelles disponibles, c’est la solution évidente et elle n’est pas possible sans planification.

>>>Elle n’est pas non plus possible sans mettre fin à l’accumulation du capital, et donc au pouvoir du capital lui-même.

>>>Le partage des ressources, l ‘équilibre entre production et besoins, cela implique la participation de tous, y compris à l’élaboration démocratique de la planification.

>>>La mécanisation et la robotisation de la production peuvent éventuellement encore progresser, dans la limite des ressources disponibles. Tant que le travail humain reste nécessaire pour compléter celui des machines déjà construites, il doit aussi être partagé en fonction de la planification, de façon à supprimer le fléau du chômage.

>>>La répartition du travail et de la production, en fonction des besoins réels, sont deux démarches évidemment liées et rendues possible par une planification démocratique.

(>>> Cf. Karl Marx, Critique du Programme de Gotha et autres œuvres…)

Luniterre

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/11/03/lennemi-du-genre-humain/

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12 Messages de forum

  • L’ennemi du genre humain... 3 novembre 19:45

    Dans la " Critique des programmes …" MARX annonce justement que le stade final du communisme sera hyper productif et abondanciste . MARX n’avait rien en commun avec les anabaptistes et autres amish, darbistes, … Il n’était ni pour la pauvreté digne, ni pour la frugalité heureuse, ni pour la sobriété décente … Personne n’est obligé d’être marxiste !

    La surpopulation est relative : Australie, Canada, Sibérie, Kazakhstan …etc. sont des zones sous peuplées …

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    • L’ennemi du genre humain... 3 novembre 23:17, par Luniterre

      En 1875, les trois quarts de l’humanité étaient encore dans un état de sous-développement chronique. Un développement rapide des forces productives était donc encore nécessaire. On ne voit donc pas pourquoi Marx aurait prôné d’y mettre un frein, ni à court terme, ni dans le programme communiste.

      Ceci-dit, la question de la finitude des ressources n’était pas absente de ses préoccupation (*). Simplement, ce n’était pas l’urgence du moment, d’une part, et d’autre part il manquait évidemment de données statistiques pour l’évaluer correctement.

      Il n’y avait donc pas de raison sérieuse, à l’époque, de douter que le communisme puisse apporter une ère d’abondance.

      Aujourd’hui, il en va différemment et ce n’est pas le seul point où les hypothétiques projections simplistes faites à partir de la pensée de Marx résumée et réduite peuvent s’être révélées erronées.

      Le marxisme n’est pas un art divinatoire mais une méthode d’étude et d’analyse : le matérialisme dialectique. Ce qui est fondamental, dans l’œuvre de Marx, c’est l’analyse des lois de l’économie, telle qu’elles nous ont mené au capitalisme.

      En fonction des données de son époque, il nous explique les évolutions possibles, en fonction de ces lois.

      Dans la Critique du Programme de Gotha il nous explique comment ces lois évoluent dans la période de transition entre capitalisme et communisme, ce qu’il définit comme première phase du communisme, et que l’on a ensuite baptisé « socialisme ».

      Bien entendu, il illustre sa démonstration avec des éléments concrets de son époque, tout comme il le fait dans Le Capital, du reste.

      Ce qui est important, de même, ce ne sont pas les éléments qui servent d’exemple, mais les fondamentaux de sa démonstration concernant l’évolution des lois économiques vers le stade de transition.

      https://tribunemlreypa.wordpress.com/marx-marxisme-critique-du-programme-de-gotha-glose-marginale-1-les-fondamentaux-economiques-de-la-transition-socialiste-proletarienne/

      Le raisonnement de mon article repose sur cette logique.

      Il tient compte d’un autre décalage avec l’époque de Marx, concernant le lien entre lutte sociale et robotique. Ce thème est en lien avec les Grundrisse. Marx y spécifie la fin potentielle de l’action de la loi de la valeur, avec la robotisation.

      Bien qu’il n’y ait pas de prospective réelle dans son œuvre sur ce point, on suppose généralement qu’il escomptait l’avènement du communisme avant cette échéance.

      Néanmoins, en toute rigueur, il n’établit pas non plus de lien d’inéluctabilité entre ces deux échéances.

      Et on voit d’autant mieux, aujourd’hui, qu’il n’y en a pas. J’en ai donc également tenu compte dans cette approche qui se veut ultra-résumée, en quelque sorte, et synthétique, malgré tout, je l’espère.

      Il y a un autre décalage évident entre la pensée de Marx à son stade « final » et l’évolution ultérieure du capitalisme, c’est le développement du phénomène impérialiste, qui, du reste, explique, pour l’essentiel, les autres décalages déjà cités.

      C’est pourquoi l’œuvre de Lénine est également fondamentale, et pourquoi on parle de Marxisme-Léninisme.

      Luniterre

      ( * http://www.contretemps.eu/bonnes-feuilles-de-marx-ecologiste-de-john-bellamy-foster/ )

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      • L’ennemi du genre humain... 4 novembre 02:44

        La "finitude des ressources" est une donnée fausse - Le réacteur Steinfeld prouve d’abord que le pétrole ne sera jamais épuisé, ensuite qu’on pourrait en produire plus que la "terre mère" chantée par Gennady Tkatchenko Papij, et enfin qu’on pourrait rendre à la terre tous les hydrocarbures que nous lui avons pris _ La transformation du plomb en or a été réalisée à une échelle nano en dépensant une quantité d’énergie faramineuse, mais si c’est possible sur le plan physique il ne reste plus qu’à trouver un procédé chimique - Les ressources naturelles sont certes limitées, mais notre intelligence et notre créativité ne le sont pas …

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        • L’ennemi du genre humain... 4 novembre 03:42

          Tes réacteurs steinfeld ne font que retarder l’échéance. Toute ta créativité ne fera que retarder l’échéance. Quand tout sera fini, tout sera fini. Et puis quoi, tu veux remplacer les poissons disparus par des poissons mécaniques :

          http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

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          • L’ennemi du genre humain... 4 novembre 05:18

            Reconstituer la population de poiscails est simplissime avec des piscicultures imparfaites dont ils s’évadent petit à petit. Disparition totale d’une espèce de poissons peu probable sauf si un très grand météorite percutait la terre et que nous n’aurions pas réussi à le dévier… mais dans ce cas on disparaitrait aussi !

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            • L’ennemi du genre humain... 4 novembre 15:02

              Tu dis n’importe quoi ! Si ça n’a pas été fait, c’est que ce n’est pas faisable. Tout simplement, les causes de la disparition des poissons n’ont pas disparu mais au contraire empiré.

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            • L’ennemi du genre humain... 4 novembre 18:56

              Je te comprends pas, tu rêves d’un monde totalement artificiel, c’est ça ?

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              • L’ennemi du genre humain... 4 novembre 21:50

                Il y a très longtemps, vers Théoule sur mer ou Anthéor (06 ou 83) une calanque fut clôturée par un filet pour la transformer en très grande pisciculture pour des dorades sébastes … Le filet a été déchiré par les turbulences de l’équinoxe, sur quelques mètres, et les poiscails se sont tirés par petits groupes, peu à peu ! Et pendant très longtemps les pêcheurs amateurs se sont retrouvés avec ce délicieux poisson au bout de leur fil …

                Le capitalisme fait des piscicultures concentrationnaires pour faire du fric, pas pour repeupler la mer … L’anthropocène communiste fera des milliers de très grandes piscicultures imparfaitement clôturées pour que les poiscails s’évadent par petits groupes. Nous créeront 500 000 grands sovkhozes agro forestiers dans les déserts chauds-arides où nous planterons 980 milliards d’arbres, nous fabriquerons 40 mers d’Aral de 65 000 km2 en Sibérie, au Canada, et partout où cela est nécessaire ( le Kazakhstan va se retrouver avec 2 mers d’Aral !).

                Le capitalisme ne peut pas faire ça parce qu’il est cupide à court terme. Tout ce qui coûte très cher et ne rapporte pas un centime pendant 30 ans ne sera pas fait …

                La nature sauvage doit être préservée lorsqu’elle est belle et intelligente, par contre, lorsqu’elle est laide, triste, chiante ou débile, elle doit être transformée .

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  • L’ennemi du genre humain... 3 novembre 22:56, par do

    Salut Luniterre,

    Pourquoi précises-tu que l’ennemi est le capitaliste "financier" ? Tu sais bien que les capitalistes sont nuisibles même s’ils ne sont pas dans la finance. Par conséquent la précision "financier" est inutile et même nuisible car elle pourrait laisser croire qu’un capitaliste, à condition qu’il ne soit pas financier, n’est pas nuisible.

    Je ne pense absolument pas qu’il suffise qu’un pays soit développé pour que les naissances s’auto-régulent ; car, la propagande pour faire des gosses joue un rôle énorme. Par exemple, en France, il y a 20 fois trop d’habitants. En voici la preuve :

    http://mai68.org/spip/spip.php?arti…

    Cousteau pensait que l’idéal serait 500 millions d’habitants sur Terre ;

    http://mai68.org/spip/spip.php?arti…

    Quant à ceux qui prétendent que certaines contrées sont sous-peuplées ; si elles ont peu d’habitants, c’est certainement qu’il y a une raison. Par exemple, ces gens ont compris que ça ne servait à rien d’être le plus nombreux possible.

    Bien à toi,
    do
    http://mai68.org

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    • L’ennemi du genre humain... 3 novembre 23:50, par Luniterre

      Effectivement, tu as tout à fait raison, quant au fond, sur ce point du capitalisme "financier". Ceci-dit, l’article est trop court pour rentrer dans une explication détaillée sur ce point.

      Le capitalisme financier est le stade actuel, capitaliste-impérialiste, du capitalisme. On ne peut pas dire qu’il n’existe pas d’autres formes, mais elles lui sont subordonnées sur les trois quarts de la planète et n’ont pas, de toutes façons, d’existence autonome durable possible en tant que système de substitution.

      Donc, sans le capitalisme financier, c’est l’ensemble du système qui s’écroule, en fait, et comme il est la partie saillante et visible de toutes les dérives du système, notamment en termes d’accumulation, il n’est pas injuste de le cibler prioritairement dans un article à vocation didactique large.

      Concernant la structure de la démographie en France, elle est liée aussi aux interactions de l’impérialisme français avec ses ex-colonies et elle n’est donc pas entièrement endogène, d’une certaine manière.

      Évidemment, dans une société de transition, qui cherche à construire son équilibre, le but sera aussi de réguler la démographie en fonction des ressources et non de croitre indéfiniment. Il y a donc nécessairement un aspect éducatif dans cette politique, sinon "incitatif" (à la chinoise…) et donc relativement contraignant, à la limite…!

      Luniterre

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  • L’ennemi du genre humain... 3 novembre 23:28

    ???????? C’est quoi cette option "bio-carburants" ? Foutre 2000 ou 2500 réacteurs Steinfeld dans les zones sous peuplées chaudes - arides est une bien meilleure option qui obligerait d’ailleurs à les alimenter en eau par des usines EcoloBlue. Non ? Ou, encore mieux, produire des milliards de m3 d’hydrogène et d’oxygène liquides par des hydroliennes de 1km de diamètre posées sur le Gulf Stream, histoire de produire de l’électricité propre à 3 cts le kwh : ça tient peut être plus la route qu’une très hypothétique réduction de la population aussi massive que celle que tu proposes et qui me parait pas faisable ?

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