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De l’écologisme et de sa contestation

vendredi 16 novembre 2018, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 16 novembre 2018).

“Anarchosyndicalisme ! / n°161 / Novembre-Décembre 2018 / cntaittoulouse.lautre.net

Nous connaissons tous cette façon qu’ont les gens d’en haut de nous faire la morale, ce qui est bon pour eux ne l’est pas pour nous, c’est d’ailleurs souvent une bonne façon de constater combien une société est inégalitaire et injuste. Ainsi un bateleur d’estrade électorale, chantre de l’ouverture des magasins les jours fériés, devenu président de la République a pu profiter du pont de la Toussaint parce qu’il était fatigué… Un autre pondeur de lois à une cadence à faire frémir les élevages en batterie, un jour ministre, le suivant député ou sénateur de profession, s’est violemment comporté lorsqu’on a osé lui demander de respecter les règles qu’il a lui-même votées. Nous savons tous que aussi fatiguée soit-elle, de son travail, de ses temps de transports, de gérer ses enfants, il ne suffit pas d’un claquement de doigts à une petite employée du commerce pour poser quatre jours de pont, nous savons tous qu’un justiciable lambda qui n’ouvre pas sa porte assez vite durant une perquisition se la voit défoncer à coups de bélier et doit montrer profil bas s’il ne veut pas mal finir devant le rouleau compresseur judiciaire… (ah, ce fameux bélier étonnement absent dans l’affaire de la perquisition du bodyguard faux policier !).

Ce moralisme permanent du pouvoir qui s’épanouit à force d’intimidation intellectuelle et de répression, qui comme l’écrivait déjà La Fontaine s’exerce différemment selon que l’on soit puissant ou misérable, a enfanté un sous-produit plus moderne, l’écologisme. Si pour le capitalisme le pauvre « coûte un pognon de dingue », pour l’écologisme le pauvre pue du moteur (que ne se paye-t-il pas un hélicoptère ou un jet privé comme tout le monde ?) : Disons le clairement, l’écologisme est à l’écologie ce que le moralisme est à la morale, une puissante tartufferie.

Ainsi cette même idéologie qui a obligé les travailleurs à plus de mobilité, plus de flexibilité, qui a drastiquement réduit le réseau ferroviaire, qui a abusivement augmenté le prix de l’immobilier, qui a exclu les ouvriers et leurs familles des centres urbains… vient maintenant nous faire de la pédagogie, pour nous expliquer pourquoi les travailleurs se doivent d’être mobiles mais sans automobiles ; et cela au nom d’un capitalisme qui deviendrait plus propre (de la même façon certainement qu’il devait se moraliser après la crise financière de 2008, en nous faisant payer pour les banquiers) … L’écologisme, c’est encore cette morale d’hypocrites qui consiste à produire des injonctions de plus en plus totalitaires, c’est pour notre bien dit-elle que fleurissent les applications de délation sur les réseaux sociaux et que nous sommes invités à dénoncer notre voisin dès qu’il jette un mégot à la rue. L’écologisme augmente donc les taxes sur l’essence mais ne parle jamais d’abaisser le coût des loyers de nos centres urbains, voilà qui pourtant faciliterait la vie des travailleurs et réduirait les transports, mais non au lieu de cela les cuistres qui nous gouvernent se proposent au mieux de nous transformer en mendiants avec leurs chèques de compensation !

Dans ces conditions, il est plutôt sain qu’un vent de colère commence à se lever. Il semble que le prochain 17 novembre des mobilisations populaires auront lieu. D’aucuns qui font du syndicalisme comme d’autres nous font du moralisme ou de l’écologisme, se sont empressés de dénoncer les premiers grognements de révolte en pointant des appels venus de l’extrême droite dont certains politiciens et des groupuscules vont tenter de récupérer ce mouvement de contestation. Que les partis et syndicats de gauche leur abandonnent ce terrain nous en dit long sur l’état de ces institutions depuis longtemps vouées au contrôle social et qui de ce fait ne représentent plus grand monde dans la réalité sociale. Quant aux anarchosyndicalistes, cela fait longtemps aussi qu’ils ont choisi leur camp, celui de l’action solidaire et autonome des classes laborieuses.

La reproduction de cet article est libre, sous réserve d’être précédé de la mention : “Anarchosyndicalisme ! / n°161 / Novembre-Décembre 2018 / cntaittoulouse.lautre.net

De l’écologisme et de sa contestation

19 Messages de forum

  • Perso, je ne vois aucune différence entre écologisme et écologie… Les deux sont des millénarismes réactionnaires néo puritain petits bourgeois. L’écologie et l’écologisme sont basés sur des croyances irrationnelles, souvent ineptes, des fadaises, des angoisses apocalyptiques + une diabolisation des sciences, des techniques et des industries + des phobies stupides dirigées contre certains objets ( bagnoles, viande, usines, autoroutes …etc. ).

    Ne comptez pas sur moi pour aller me faire détruire par la flicaille pour sauver 3 brins d’herbe et 2 insectes dans une flaque de boue, ou pour préserver un bocage à la con déjà amputé à 75 % …etc.

    Lorsque les écolos ont raison, lorsqu’ils attaquent les pires abjections du capitalocène, ils ont quand même tors car les solutions qu’ils proposent sont d’une débilité qui relègue la messe catholique au rang de simple déconnage qui fait perdre un peu de temps…

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    • De l’écologisme et de sa contestation 16 novembre 02:14, par do

      Salut,

      Tu fais erreur et je sais d’où vient cette erreur. Tu regardes les écolos et en déduit qu’il n’y a pas de différence entre écologie et écologisme parce que la plupart des écolos ne font pas de l’écologie, mais de l’écologisme.

      Mais l’écologie est une science. C’est l’étude de l’être vivant dans son milieu.

      On fait exprès de ne pas mettre la virgule parce que les deux sens sont bons :

      1. C’est l’étude de l’être, vivant dans son milieu.

      2. Cest l’étude de l’être vivant, dans son milieu.

      Bien à toi,
      do
      http://mai68.org

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      • En effet, je parlais dans le champ politique… Et j’ajoute alors que cette sciences n’existe pas et n’est qu’un interface. J’ai longuement parlé avec un spécialiste des abeilles qui m’a expliqué longuement comment nous pourrions les préserver en les éloignant des labourages FNSEA, ce qui suppose de les attirer vers les forêts ou vers la nature non cultivée, en MODIFIANT les forêts en plantant massivement des acacias, des sureaux, en MODIFIANT les friches et les alpages par des milliers de km de buttes de permaculture … A aucun moment de son discours n’apparaissaient des notions stupides comme respecter - protéger - préserver la NATURE. Il ressentait de la haine contre certains gros cons de la FNSEA et contre Monsanto/Bayer, mais là c’est un problème politique et ce qu’il faut comprendre, c’est comment fonctionne le capitalisme, pas l’industrie qui pourrait fabriquer un robot gigantesque pour produire des milliers de km de swales et de buttes de perma simplifiées autour de la mer d’Aral ou en Sibérie !

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        • De l’écologisme et de sa contestation 16 novembre 03:41, par do

          Extrait de wikipedia :

          https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8…

          « L’écologie, également connue sous les noms de bioécologie, bionomie ou science de l’environnement ou environnementale, est la science qui étudie les êtres vivants dans leur milieu et les interactions entre eux. »

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          • Yes, si tu étudies l’interaction entre les abeilles, la FNSEA, les forêts, les friches, la nature sauvage, les villages et les villes, tu en conclus qu’il faut planter un max de fleurs supplémentaires, y compris sur les toits des villes. Reste à savoir si tu fais ça pour les abeilles, pour la production annuelle de miel non contaminé, ou pour les deux, plus l’enrichissement des apiculteurs… Pose maintenant le problème des écureuils et il faudra recalculer les afforestations ou modifications des forêts. Donc l’écologie est toujours orientée et n’est qu’un interface disons "heuristique" entre plusieurs sciences. Dans les cas cités zoologie + botanique + apiculture ou zoologie + agro foresterie. L’entreprise américaine "real engineering" publie un clip You Tube où elle propose de planter 980 milliards d’arbres, de préférence dans les déserts chauds - arides non peuplés, mesure qui bloquerait l’effet de serre dû aux émissions de CO2 et de CH4 et aurait comme second but de booster les économies presque toujours calamiteuses des pays chauds - arides … C’est de l’écologie scientifique qui part des relations entre l’humanité et les climats, puis dérive vers une proposition de développement …

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            • Tu rêves d’un monde totalement artificiel, totalement contrefait.

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              • Ce n’est pas qu’un rêve, les chinois sont entrain de le faire … Je te laisse regarder des clips YT sur "afforestation of China", The lessons of the loess plateau", "China makes the desert bloom", "men made forest of Saihanba" …
                Tout en s’industrialisant et en s’urbanisant, la Chine a planté 66 milliards d’arbres entre 1978 et 2016, le programme actuel prévoit 11 milliards supplémentaires, dont une afforestation du Taklamakan… Sans leur budget militaire qui les plombe ils auraient pu faire 5 fois plus !

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              • L’anthropocène commence en 2500 avant le petit Jésus et est pleinement établi depuis 1100 avant JC, Alors le monde est déjà totalement modifié par nos activités : TANT MIEUX ! Nous ne sommes pas QUE des petites choses fragiles incapables de modifier la nature … Nos ancêtres ont modifié la nature pour survivre et vivre, se défendre et triompher …

                Le capitalocène, cupide et irresponsable pose de nombreux problèmes, moins graves qu’une éventuelle explosion du Yellowstone, moins graves qu’une éventuelle collision avec un météorite géo-croiseur modèle "disparition des dinosaures", mais très graves quand même.

                Le communisme devra utiliser la science, la technique et l’industrie pour réparer la planète, lui restituer ce que nous lui avons pris, et surtout la modifier pour la rendre plus belle, plus fertile, plus habitable.

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                • De l’écologisme et de sa contestation 17 novembre 22:15, par do

                  Anthropocène extrait de Wikipédia :

                  « Ce terme a été popularisé à la fin du XXe siècle par le météorologue et chimiste de l’atmosphère Paul Josef Crutzen, prix Nobel de chimie en 1995, pour désigner une nouvelle époque géologique, qui aurait débuté selon lui à la fin du XVIIIe siècle avec la révolution industrielle. »

                  Et effectivement, avant cette data, je ne pense pas que la nature ait été profondément transformée par l’homme.

                  Sans compter qu’en Amazonie, on a découvert que les Indiens savaient adapter la nature à leurs besoins en la transformant si peu que l’homme blanc était incapable de voir la différence.

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                  • Si "anthropocène" signifie impact important des activités humaines sur la nature à très grande échelle, alors ça commence forcément au néolithique sur une grande partie de l’Eurasie - Afrique et en Australie, et partiellement sur les 2 Amériques… Aurélien BARRAU affirme même que l’extermination très puissante des concurrents grands carnivores par les chasseurs - pêcheurs - cueilleurs a déjà eu un impact très important sur les continents peuplés par notre espèce.

                    Suite à ces précisions même des écolos qui publient sur Reporterre font la distinction entre anthropocène et CAPITLOCENE … Et ça me paraît judicieux. De plus c’est conforme à l’anthropologie marxiste qui définit l’humanité comme la seule espèce vivante qui ne parasite pas la nature mais la transforme.

                    La généralisation des cultures sur brûlis et la création de terres arables par des incendies volontaires est une pratique qui a commencé en -2500 et était généralisée en -1100 - De plus l’âge du fer a commencé en 1100 avant JC après généralisation de l’âge du cuivre et du bronze - Ces activités là sont susceptibles de laisser des traces sur l’ensemble de la planète, y compris les fonds sous marins.

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        • De l’écologisme et de sa contestation 16 novembre 03:56, par un vert sinon rien

          … en MODIFIANT les forêts en plantant massivement des acacias, des sureaux, en MODIFIANT les friches et les alpages par des milliers de km de buttes de permaculture …

          Et en MODIFIANT ta pensée, ta philosophie, tes visions, ton gigantisme…
          Non ?

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    • De l’écologisme et de sa contestation 16 novembre 03:43, par un vert sinon rien

      Perso, je ne vois aucune différence entre scientisme et science… Les deux sont des millénarismes réactionnaires néo puritain petits bourgeois. La science et le scientisme sont basés sur des croyances irrationnelles, souvent ineptes, des fadaises, des angoisses existentielles + une diabolisation des différences, de l’écologie, de l’action direct et des ZAD + des peurs phobiques et stupides dirigées contre le vivant ( eau, air, terre, insectes, reptiles, poissons, mammifères…etc. ).

      Ne comptez pas sur moi pour aller me faire détruire par la flicaille pour sauver 3 réacteurs Steinfeld et 2 atomes d’hydrogène dans une flaque de pétrole, ou pour préserver une industrie esclavagiste à la con déjà amputée à 75 % …etc.

      Lorsque les gogo-scientistes ont raison, lorsqu’ils attaquent les pires abjections du capitalocène, ils ont quand même tors car les solutions qu’ils proposent sont d’une débilité qui relègue la messe cathodique au rang de simple déconnage qui fait perdre trop de temps…

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      • Tu devrais ajouter que les ZADistes sont supérieurement intelligents lorsqu’ils continuent à organiser des soirées de soutien avec cuisine vegan …

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        • De l’écologisme et de sa contestation 16 novembre 21:06, par un vert sinon rien

          Et qu’est-ce que cela peut te faire si la cuisine est bonne.
          Ils ne t’invitent pas, Ils ne te forcent pas à participer…
          Mais, laisse les gens vivre !

          Toi ton shoot c’est la bagnole, alors enfile ton gilet jaune et va bloquer une raffinerie pied au plancher de ta super Bugatti coupée Porsche .

          Sinon, tu devrais ajouter que les scientistes sont supérieurement intelligents lorsqu’ils continuent à organiser des soirées de soutien à Wernher von Braun en rejouant sur un V1, la Führer de vivre…

          Et si tu t’ennuies au volant de ta Harley-Davidson écoute ceci :
          https://www.youtube.com/watch?v=egM…

          version plus humoristique ?
          https://www.youtube.com/watch?v=voZ…

          Peut être ma version préférée…
          https://www.youtube.com/watch?v=Pbp…

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          • ça ne me dérange pas + ça ne m’énerve pas + ils font en effet ce qu’ils veulent comme ils veulent - Mais : je les trouve méprisables et débiles car tous les vrais militants de France, d’Europe et du monde savent que ces abrutis se sont fait noyauter par une secte de vegans dirigé par un guru soupçonné d’être un flic ou un agent du gouvernement - NDDL n’est pas un cas isolé car les jaïnistes franchouillards, européens ou mondiaux sont presque toujours dirigés par un flic et chargés de semer la merde en profitant de l’hospitalité exagérée des anars et des marxistes décomposés.

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  • De l’écologisme et de sa contestation 16 novembre 02:44, par Dominique

    do a raison, l’écologie est une science. Et comme toute science elle est basée sur des faits. Et comme ces faits dérangent la course au progrès, aucun média mainstream n’en parle, ou alors quand ils ne peuvent pas faire autrement que d’en parler parce que des scientifiques qui ont accès à ces merdias tirent la sonnette d’alarme comme nous l’avons vu récemment, c’est pour en profiter pour récupérer l’affaire et tomber immédiatement dans l’écologisme.

    Ce que cette science nous dit aujourd’hui est que la marche au progrès inhérente à l’espèce humaine est devenue suprématiste avec l’invention de la civilisation (nous les mâles civilisés, les autres et tout en bas le reste de la création - les "croyants" ajoutent les dieu avant les mâles civilisés), que ce suprématisme inhérent à notre concept de civilisation a été globalisé avec les colonisations puis qu’il a été industrialisé avec le capitalisme. Cela montre que le problème de base n’est pas le capitalisme mais notre concept suprématiste de civilisation.

    Cette science nous dit aussi que ces dernières décennies, la moitié du vivant a été exterminé par notre mode de vie, cette civilisation industrielle de consommation de masse, et que comme c’est parti, non seulement le vivant tel que nous le connaissons et dont nous faisons partie pour le meilleur comme pour le pire va être totalement exterminé. Cette science nous dit enfin que même si nous arrêtons nos conneries et revenons à un mode de vie non suprématiste - c’est à dire respectueux de la Nature, il est sans doute trop tard pour éviter la destruction totale du vivant basé sur l’ADN. Ce dernier point est le seul sur lequel les véritables écologistes ne sont pas tous d’accord mais plus le temps passe et plus ils sont nombreux à considérer qu’il est trop tard.

    Le seul site français que je connaisse qui donne la parole aux écologistes scientifiques est https://www.partage-le.com
    Je donne le lien bien que je ne me fasse pas d’illusion car il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre et qui donc ne vas prendre le temps ni de lire les articles de ce site, ni de consulter leurs sources. Bref, il y a des sourds qui feraient mieux de la fermer, ça nous ferait des vacances.

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  • De l’écologisme et de sa contestation 16 novembre 04:08, par Jean Cendent

    L’écologisme ou écologie politique est oppressive comme toutes politiques hors-sols.

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  • De l’écologisme et de sa contestation 16 novembre 05:10, par Dominique

    Les écolos dont je parle se basent sur les faits : nous sommes en train de terminer le vivant avec notre mode de vie. Après on peut en tirer les conclusions que l’on veut. Les capitalistes ont toujours le même disque rayé : le progrès d’aujourd’hui va régler les problèmes causés par le progrès d’hier, ceci alors qu’aucune nouvelle technologie n’a jamais supprimé une ancienne, cela fait juste une nouvelle source de nuisance qui s’ajoute aux anciennes. Les marxistes ont aussi toujours le même disque rayé qui consiste à dire que le progrès communiste va régler les problèmes causés par le progrès capitaliste, comme si un arbre que l’on coupe pour construire une mine sans l’accord des populations locales en avait à faire que le bûcheron qui l’abat soit marxiste ou capitaliste, comme si les populations locales qui désespèrent de pouvoir continuer à vivre dans leurs forêts en ont à foutre de savoir que les soldats qui leur font face sont commandé par un gouvernement écosocialiste ou capitaliste.

    Le comble de l’écoconnerie réside dans ce slogan de campagne de Rafael Correa : "Plus d’extractivisme pour moins d’extractivisme". C’est comme de demander à un alcolo de picoler plus pour se sevrer. Les capitalistes n’avaient pas osé un tel slogan, des marxistes écosocialistes en ont fait leur slogan de campagne et les masses ont suivi ! Cet exemple montre une fois de plus qu’il n’y a rien à espérer du cirque électoral, marxisme et capitalisme ne sont que deux façons différentes de gérer l’économie du mode de vie le plus destructeur et le plus inégalitaire de l’histoire et tout ce que leurs adeptes peuvent dire n’y changera rien. Tous sont d’accord sur l’essentiel : On n’arrête pas le progrès qui nique la planète.

    Même à Cuba : ils se vantent d’être écolos et s’il est vrai qu’ils ont généralisé l’agriculture biodynamique de proximité, ils sont malheureusement en train de construire le plus grand port maritime d’Amérique latine, ceci alors que les cargos qu’ils vont accueillir, outre le fait qu’ils sont parmis les plus gros pollueurs de la planète, ne servent qu’à développer plus de société industrielle de consommation de masse avec les marchandises qu’ils transportent en masse. Mais on ne peut pas tout mettre sur le dos de leur gouvernement car le souhait de l’ensemble de la population est d’augmenter son pouvoir d’achat, ce qui passe inévitablement par un développement économique et donc du capitalisme, qu’il soit privé ou d’état. Nous ne pouvons pas non plus leur jeter la pierre car tout ce qu’ils veulent est de pouvoir faire comme nous. Les faits sont têtus, le reste n’est que slogans de campagne ou d’autosuggestion.

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