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Immobilier : Les curieuses activités britanniques d’Éric Arnoux

lundi 7 janvier 2019, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 7 janvier 2019).

C’est au détour d’un reportage de la télévision suisse RTS que l’on apprend qu’Éric Arnoux a trouvé les moyens de rebondir, et ce malgré ses ennuis judiciaires. Dans cet entretien, il affirme au journaliste qui l’interroge « ne plus travailler et se consacrer exclusivement à sa défense depuis deux ans ». Pourtant toujours d’après ce média, il a une nouvelle fois créé, début 2016, dans la capitale du Royaume-Uni, une nouvelle société immobilière. A cette date, des plaintes avaient déjà été déposées contre celui qui est criblé de dettes, des millions de Francs pour la RTS et des centaines de millions, 200, pour l’hebdomadaire le Point.

La capacité à rebondir d’Éric Arnoux est étonnante. Il est criblé de dettes, ses créanciers le poursuivent, il devrait très logiquement être fiché sur toutes les listes rouges et noires des banques. Pourtant, curieusement il a réussi à trouver suffisamment de fonds pour domicilier sa société « dans un des immeubles les plus prestigieux de la capitale britannique ». Immeuble où il réside également. Quelle est sa recette miracle ?

Ce n’est pas la seule question que pose la nouvelle vie du promoteur. Dans la montagne de dettes qu’il a accumulées au fil de ses années de gestion déloyale, on trouve nombre d’institutions bancaires, et non des moindres comme : BNP Paribas, via ses filiales suisse et luxembourgeoise, mais aussi Safra Sarasin, la banque CIC ou la Société Générale. D’ordinaire, ces banques ne rechignent devant rien pour saisir les biens de leurs débiteurs, les comptes sont bloqués, le nom est inscrit en rouge sur tous les listings et les biens saisis sans autre forme de procès.

Pourquoi Éric Arnoux ne subit pas le même traitement qu’un pauvre quidam qui n’a pas honoré ses traites auprès de l’établissement financier ? Pourquoi un tel traitement de faveur ? A-t-il organisé une faillite personnelle ? Pour l’instant, seul l’office des faillites de Genève a fait main basse sur sa propriété du quartier chic de Cologny. Le promoteur, réputé pour aimer le luxe, avait vu grand, 400 m2, piscine, un hammam et une salle de cinéma. Hélas pour lui, la demeure est partie aux enchères, les fonds récupérés ne rembourseront néanmoins qu’une infime partie de sa dette. Pour ses créanciers, le problème et les questions restent donc entier…

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