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L’incendie du Reichstag, pardon de Notre-Dame de Paris

mardi 16 avril 2019, par do (Date de rédaction antérieure : 15 avril 2019).

L’union sacrée obtenue par Macron

Enregistré au Soir3 le 15 avril 2019 vers 23h10

Cliquer sur l’image ci-dessus pour voir la vidéo

Macron avait promis de s’adresser officiellement aux Gilets Jaunes à 20 heures, ce lundi 15 avril 2019. Son discours devait être retransmis à la télévision. L’intitulé du C dans l’air de ce jour était « Macron : surprise obligatoire ! » Et l’incendie a commencé ce jour vers 18h50. Pour une surprise ce fut une surprise !

Grâce à l’incendie de Notre-Dame de Paris, Macron a pu "retarder" son discours ; et, quand il le fera, il nous dira qu’il a des choses à s’occuper qui sont bien plus importantes que les Gilets Jaunes.

Et surtout, la une des journaux télévisés aurait dû être sur les armes françaises utilisées au Yémen. Mais, cet incendie est une bonne excuse pour ne même pas en parler, ou alors très peu.

L’incendie de Notre-Dame de Paris a provoqué l’Union Sacrée.

L’union sacrée, c’est la collaboration de classe.

Macron ne pouvait pas rêver mieux.

Des armes françaises sont bien utilisées au Yémen, selon une note "confidentiel Défense"

(Ils en ont parlé toute la journée du 15 avril 2019 à France-Info et on s’attendait à ce que ça fasse la Une aux infos télévisées)

Chars Leclerc à Al Khawkhah au Yémen en octobre 2018

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15 avril 2019 : Les révélations de Disclose en partenariat avec la cellule investigation de Radio France contredisent le discours officiel sur l’absence d’armes françaises dans la guerre au Yémen. Une note secrète du renseignement français recense celles qui sont utilisées sur le terrain et leurs conséquences sur les populations civiles :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article3449

Richard Ferrand a-t-il incendié sa vieille bâtisse lui-même ?

http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

Bonjour à toutes et à tous,

Le 5 février 2019, j’écrivais un court article intitulé : « Gilets Jaunes - Qu’y a-t-il de commun entre le samedi 12 janvier 2019 ET le 5 février, jour de grève générale ?

Revoici cet article :

« Tout comme un des samedis des Gilets Jaunes (celui du 12 janvier 2019) était passé à la trappe des infos grâce à une explosion au gaz qui avait eu lieu le même jour, et qui avait fait trois morts ; la grève générale du 5 février 2019 passe à la trappe grâce à un incendie qui a eu lieu à peu près en même temps, et qui a fait 10 morts.

« Dans les deux cas, le pouvoir a fait bon usage de la catastrophe en l’utilisant pour faire passer au second plan la contestation. Attention, si ça arrive une troisième fois, on se posera le même genre de question que pour l’attentat de Strasbourg.

« Car, il faut bien comprendre que ce genre d’« accidents » et la manipulation du terrorisme ont un peu le même effet sur la population : il fait peur, et il "prouve" que l’État, même ultra-répressif, est indispensable. »

Et voilà, ce que j’avais prévu est arrivé : un troisième incendie s’est déclaré pile dans la nuit qui précède l’actuel samedi des Gilets Jaunes. Donc, au lieu de parler de ce samedi des Gilets Jaunes, on parlera de l’incendie. En plus, il fait l’unanimité de la classe politique contre lui. C’est l’union sacrée réussie, la collaboration de classe est à l’honneur. On dit bien que c’est peut-être pas les Gilets Jaunes, mais ils sont quand même dans le viseur :

"Il est temps d’arrêter la violence", estime Castaner !

C’est sûr que si les Gilets Jaunes devenaient absolument non-violent, ils seraient facilement vaincus pas le pouvoir.

Bien à vous,
do
9 février 2019
http://mai68.org

Note du 10 février 2019 : La baraque à Ferrand avait crâmé pour permettre à Castaner d’appeler à la non-violence. Mais comme ça n’a pas marché, après l’acte XIII, un bâtiment a brûlé avec un mort pour que le lendemain aux infos de grande écoute ce soit ça le plus important.

Note du 11 février 2019 : Incendie chez Ferrand : les enquêteurs s’interrogent sur une possible mise en scène :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article3017

Samedi 12 janvier 2019 : Faire bon usage de la catastrophe !

Pour le pouvoir l’explosion au gaz qui a fait 3 morts fut une aubaine, ça lui a permis de faire la une des infos sur autre chose que les gilets jaunes. Le pouvoir était soulagé aussi qu’il y ait eu moins de "violences" que la dernière fois.

http://mai68.org/spip2/spip.php?article2864

Terrorisme à Strasbourg commandité par l’État (vidéo 1’58)

Quelle coïncidence, deux jours après que Macron ait "fait un flop", le 10 décembre 2018, avec son discours destiné à la fois à faire peur aux gilets jaunes, en les menaçant de la répression la plus dure, et à les calmer en leur annonçant quelques mesurettes… coup de baguette magique, ou sauvé par le gong, comme on voudra :

Un ATTENTAT terroriste se produit à Strasbourg :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article2630

Notre-Dame de Paris - Incendie accidentel impossible (vidéo 3’16)

http://mai68.org/spip2/spip.php?article3470

Benjamin Mouton

Ancien architecte en chef de Notre-Dame de Paris (2000-2013)

Cliquer sur l’image ci-dessus pour voir la vidéo

Benjamin Mouton : « L’incendie n’a pas pu partir d’un court circuit, d’un simple incident ponctuel. Il faut une vraie charge calorifique au départ pour lancer un tel sinistre. Le chêne est un bois particulièrement résistant. »

Note de do :

Si Benjamin Mouton n’ose pas dire ce qu’il pense, c’est qu’il a peur de se faire traiter de "complotiste". Mais s’il est impossible que l’incendie de Notre-Dame de Paris soit accidentel, alors que le pouvoir tient tant à faire croire qu’il l’est, c’est que c’est le pouvoir qui a mis le feu.

C’est pourquoi l’incendie de Notre-Dame de Paris est comparable à l’incendie du Reichstag, qui avait été commis par les nazis afin d’en accuser les communistes.

Il ne s’agit certes pas aujourd’hui pour l’État d’accuser qui que ce soit, puisqu’il prétend que l’incendie de Notre-Dame de Paris est accidentel ; mais, il compte bien dessus quand même, en cette très longue période de Gilets jaunes, pour asseoir son pouvoir, comme l’avaient fait en 1933 les nazis avec l’incendie du Reichstag.

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L’acte fondateur de l’Allemagne nazie - fin Février 1933 - « L’incendie du Reichstag » par Daniel Laurent

http://mai68.org/spip/spip.php?article11192

Devenu chancelier le 30 janvier 1933, Hitler obtient de Hindenburg la dissolution du Parlement et l’organisation de nouvelles élections prévues pour le 5 mars 1933. En effet, si le NSDAP (parti nazi) est le premier parti au Reichstag, avec 196 sièges sur 584, il dépend des partis de la droite traditionnelle pour disposer d’une majorité et fait face à une opposition de gauche composée de 121 députés sociaux-démocrates et 100 députés communistes.

Miraculeusement, dans la nuit du 27 au 28 février 1933, le Reichstag, siège du Parlement allemand à Berlin, part en fumée suite à un incendie d’origine criminelle.

Les nazis exploitent immédiatement l’événement et présentent l’attentat comme étant le déclenchement d’une révolution communiste. Dès le 28 février, ils obtiennent de Hindenburg un décret présidentiel, le « Décret d’urgence pour la protection du Peuple et de l’État » qui suspend les libertés individuelles et lance la chasse aux communistes.

On sait que l’attentat contre le siège du parlement allemand en 1933 avait été "commis" par un jeune chômeur d’origine néerlandaise, van der Lubbe, qui avait appartenu au parti communiste et souffrait de troubles mentaux. En fait, le pyromane était manipulé par les nazis - les hommes de Göring avaient laissé van der Lubbe allumer un petit feu dans le palais du Reichstag tandis qu’eux-mêmes inondaient le sous-sol d’essence - et qu’il y a eu provocation (manipulation) de leur part.

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