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Le "truisme" du club de Rome est une imbécilité.

dimanche 12 mai 2019, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 12 mai 2019).

La croissance économique est un phénomène qui existe dans l’espace mais qui n’est pas un phénomène spatial. Sur un même terrain on peut :

1/ne rien faire et le revendre avec bénéfice à l’occasion. -2/le louer à un berger qui y nourrira ses bêtes et enrichira le sol avec leurs excréments -3/y planter des arbres fruitiers et vendre d’abord les fruits puis le bois. -4/y construire une ou plusieurs villas et les louer à des petits bourgeois. 5/ faire détruire les villas pour construire un hôtel …etc.

Donc, la croissance des profits, comme celle des activités économiques ne nécessitent pas forcément plus d’espace. Au contraire, la production des labourages et des pâturages à quintuplé en France entre 1912 et 2012, sans nuire aux forêts qui ont très fortement accru leur surface (110 000 km2 en 1912 et 170 000 km2 en 2012), ni aux parcs naturels et autres stations de ski, ni à l’emprise urbaine qui a peut être triplée ! Sur beaucoup moins de surface la plus spatiale des formes de l’économie peut donc produire beaucoup plus !

Je dis ça mais je commence à être sérieusement démenti par un début de déspatialisation de l’agriculture attestée par l’immeuble-ferme du port de Rotterdam qui produit des légumes destinés à l’exportation via le port ! Donc, demain, une partie de l’agriculture aura pour cadre des immeubles de 30 étages rendus rentabilisables par le nouvel ascenseur sans câble qui se déplace horizontalement et verticalement. Donc, la terre est un espace fini, mais pas défini ! Et demain des îles flottantes plus grandes que le territoire de Belfort seront construites pour mettre en œuvre de nouveaux pâturages jumelés avec des piscicultures bios !

Dans les centres d’accumulation capitaliste, des autoroutes seront construites au dessus des autoroutes, puis au dessous. Les maisons des villages seront modifiées par des étages supplémentaires et les quartiers anciens sans intérêt historiques rasés pour laisser place à des gratte-ciel.

Tout cela ne réjouis pas ! Je préfèrerais que le capitalisme se heurte à des limites spatiales, mais ce n’est pas le cas !

7 Messages de forum

  • Les limites de la société humaine sont celles définies par la nature dont nous faisons parties. Aujourd’hui nous les avons plus que dépassées et ce ne sont pas les mesures de greenwashing préconisées par le GEO (Global Environment Outlook) de l’ONU qui empêcheront le désastre final.

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    • Non ! Car le phénomène humain (Sciences + Techniques + Industries) modifie utilement la nature, dans l’intérêt des humains d’abord … Mais demain, après éradication du capitalisme mortifère, nous modifierons totalement la nature, d’abord pour la réparer, puis pour l’améliorer.

      La nature est crétine, passive, soumise aux lois de la physique - chimie - biologie, donc en autodestruction partielle en permanence et autodestruction totale assez souvent. Nous ne pouvons pas compter sur une telle folle suicidaire ! Suicidaire et mal foutue : 1,2 % d’eau sur les continent dont 0,8 % dans les calottes glaciaires, c’est débile ! Le rôle de l’humanité c’est de foutre des glaciers là où il fait trop chaud et pas uniquement là où ils ne servent à rien (Islande, Groenland, Terre Adélie …etc.) mais surtout modifier la répartition des eaux en foutant 1 ou 2 % supplémentaires sur les continents.

      Il est à noter que la guerre de l’humanité pour survivre aux crimes abjects de la nature contre nous et contre elle même sera perdu tôt ou tard, au plus tard dans 2 milliards d’années, sauf émigration très improbable dans u autre système puis dans une autre galaxie.

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      • Tu te trompes, tous tes trucs scientifico-techniques ne feront que retarder l’échéance.

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        • Je pige ton point de vue (idéologie ou religion ?). La Nature étant une SAINTE, les sciences, les techniques et les industries sont DIABOLIQUES. La NATURE étant "le BIEN", les sciences - techniques - industries sont donc "le MAL".

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          • Pas du tout voyons !

            Je me plaçais d’un point de vue purement scientifique où tout n’est qu’indifférence. Et même pas, car l’indifférence est encore un sentiment.

            Quand on dit que notre monde est fini, ce n’est pas tant de l’espace que l’on parle, que de l’énergie : E=mc2 ! notre seule énergie est celle du soleil. Il en arrive tant par jour, et si nous en utilisons plus que ce qui nous arrive, il y a forcément un moment où ça coince.

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            • Ah bon ! Moi j’allume mon barbecue avec une loupe qui amplifie les rayons du soleil et Archimède foutait le feu aux navires des assiégeants avec des miroirs paraboliques. En Corse, ils transforment les énergies solaire et éolienne en hydrogène pour les stocker. Avec un réacteur Steinfeld on peut utiliser le CO2 atmosphérique et de l’eau pour fabriquer du kérosène, du SP95, du SP98 ! Au Larzac il y a un projet de centrale solaire 400 hectares qui, en plus de sa production électrique, transformera le CO2 en méthane. Alors ça ne coincera pas avant 1 milliard d’années, lorsque le soleil balancera 10 % en plus de chaleur qu’aujourd’hui (on sera obligés de foutre quelques millions de km2 de "miroirs" pour lui renvoyer ses putains de rayons dans la gueule).

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