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L’ordinateur quantique est déjà là, vos mots de passe ne vous protègent plus !

mardi 9 juillet 2019, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 5 juillet 2019).

L’EPFL s’associe à IBM dans l’informatique quantique

https://www.letemps.ch/economie/lep…

Anouch Seydtaghia

Publié mercredi 3 juillet 2019 à 20:18

Modifié mercredi 3 juillet 2019 à 20:20

L’école polytechnique fera partie de l’IBM Q Network, qui lui donnera accès à une puissance de calcul supplémentaire utilisable pour plusieurs projets de recherche, de l’énergie à la santé

C’est un coup de turbo pour ses projets de recherche qu’a reçu l’EPFL mercredi. IBM a annoncé la sélection de l’école polytechnique pour faire partie de son « Q Network », un réseau d’institutions et d’entreprises qui peuvent accéder à ses ressources en informatique quantique. Présenté dans le cadre de la Conférence mondiale des journalistes scientifiques, qui se tient cette semaine sur le site de l’EPFL, ce partenariat doit accélérer les recherches sur le campus lausannois.

Ne comptez pas trouver un ordinateur quantique en grande surface avant plusieurs années, voire plusieurs dizaines d’années. Cette technologie est toujours en développement dans quelques laboratoires, mais IBM veut se positionner à la pointe dans ce domaine. Aujourd’hui, pour faire simple, un ordinateur classique traite des bits qui ne peuvent avoir que deux états, 0 ou 1. En informatique quantique, les bits sont remplacés par des bits quantiques, ou qubits, qui peuvent prendre une infinité de valeurs entre le zéro et le un.

Proche du zéro absolu

Du coup, cela offre une puissance de calcul sans commune mesure avec celle des super-ordinateurs actuels. Mais à des conditions très particulières. Il faut ainsi que l’ordinateur se trouve dans un environnement proche du zéro absolu (soit -273 degrés) et soit protégé des interférences magnétiques.

Depuis mercredi, l’EPFL aura accès à des ordinateurs quantiques d’IBM, aux côtés de huit autres universités, dont l’EPFZ. « Notre but est de stimuler la recherche via ces partenariats, ainsi que de comprendre comment l’informatique quantique peut être utilisée. Nos prototypes sont déjà employés dans le domaine de la finance, de la chimie et même du jeu vidéo », détaille James Robin Wootton, chercheur chez IBM à Zurich. La multinationale américaine ne se contente pas de travailler avec des universités. Elle mène aussi des projets de recherche avec des entreprises, telles la société pétrolière ExxonMobil ou la banque JPMorgan

Calcul à distance

Comme d’autres universités, l’EPFL aura accès gratuitement à la puissance de calcul proposée par l’informatique quantique. Cela s’effectuera à distance, IBM gardant le contrôle de ses machines. « Ce partenariat est crucial et permettra d’accélérer nos projets de recherche », se réjouit Mihai Adrian Ionescu, professeur au Laboratoire des dispositifs nanoélectroniques de l’EPFL. « La puissance de calcul que nous offrira IBM ouvrira de nouvelles possibilités dans le domaine de la recherche pour la santé, l’énergie et l’environnement, par exemple. Ce qui était impensable jusqu’à présent deviendra possible. »

James Robin Wootton résume ainsi la nouvelle donne : « Certains problèmes sont tout simplement trop compliqués pour les ordinateurs actuels, ou leur résolution prend beaucoup trop de temps. Il peut s’agir par exemple de la simulation d’une molécule, qui demande des ressources de calcul énormes. » Pour Mihai Adrian Ionescu, le secteur de la santé pourrait effectuer des progrès importants grâce à l’informatique quantique : « Je pense qu’elle nous permettra de passer d’une médecine de réaction à une médecine prédictive, qui sera beaucoup plus efficace. Cette nouvelle informatique sera capable d’analyser de telles quantités de données qu’elle pourra déceler, au milieu de toutes ces informations, des informations pertinentes sur l’état de santé futur d’une personne. »

Des millions d’expériences

Aujourd’hui, le réseau IBM Q Network compte une soixantaine de partenaires, dont les membres ont réalisé plus de 10 millions d’expériences et publié plus de 170 travaux de recherche. La multinationale ne communique pas précisément sur ses dépenses en informatique quantique. En 2013, elle annonçait un plan d’investissement de 3 milliards de dollars sur plusieurs années, notamment dans ce domaine de pointe.

En janvier, lors du salon CES de Las Vegas, IBM dévoilait le Q System One, un ordinateur quantique enfermé dans une boîte carrée de 2,75 mètres de côté. La société affirmait alors qu’il s’agirait du premier ordinateur quantique commercial, mais sans dévoiler ni prix ni date de lancement.

Note de do : Attention à vos mots de passe !

Cela signifie entre autre que toutes les entreprises qui ont accès à cette technologie, IBM, la société pétrolière ExxonMobil (Rockefeller) ou la banque JPMorgan, et toutes les universités qui y ont accès, l’EPFL suisse, et huit autres universités, dont l’EPFZ… pourront craquer en un rien de temps — par brute force, c’est-à-dire en essayant toutes les combinaisons possibles — tous vos mots de passe classiques, aussi compliqués soient-ils ! Les seuls mots de passe sûrs sont les mots de passe quantiques. Seulement le commun des mortels n’a absolument pas accès à cette technologie.

Vos protections par mots de passe sont désormais bidons ! Et vous n’avez pas la technologie pour les remplacer !

Note d’Arlette :

La CIA et les services secrets pourront donc savoir et faire ce qu’ils veulent avec nos comptes en banques, nos sites internet, nos achats en ligne, etc. tant que nous n’auront pas accès à la technologie des ordinateurs quantiques, ce qui risque de prendre des années si ce n’est pas des dizaines d’années.

6 Messages de forum

  • Si le système le permet, produire un mot de passe très long (de dizaines ou centaines de caractères) :

    1) « à la main » : mais, impossible à mémoriser on l’écrira quelque part (sur une machine), et il sera volé…

    2) « à la machine » : par programme « simple » (à mémoriser)

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  • Cet article est typique du y’en a point comme nous qui sévit en Suisse entre autre dans les médias. Même les médias de service public sont très friands de ce procédé qui consiste, sous prétexte de nous présenter ce qui se fait à l’étranger, de nous parler en fait de ce qui se fait en Suisse, ceci sans aucun recul ni critique autre que Voyez braves gens, c’est mieux chez nous.

    Donc le Temps ne nous dit pas que Swisscom est un repaire de la scientologie (Tous les morts du massacre de Salvan dans ce que les médias ont appelé l’affaire de la secte du Temple Solaire étaient cadres chez Swisscom et scientologues. Quand à la justice, elle a fait comme pour le 11 septembre, on envoie les bulldozers raser les preuves. Bref, il y a des secrets que le bon peuple ne doit pas savoir, circulez ! L’autopsie des cadavres a quand même permis de constater que certains suicidés l’avaient fait en se tirant plusieurs balles dans la tête, la première n’ayant visiblement pas suffit !) et que par conséquent, il est plus que difficile de faire confiance à cet opérateur.

    Et bien sur, quand il s’agit de promouvoir les goulags de demain, on ne nous dit pas ce que deviendront les abeilles dans ces villes "intelligentes" car encore plus truffées de technologies industrielles dont la mise en oeuvre nique le vivant et asservit humains et non humains que les villes actuelles.

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  • La CIA et les services secrets pourront donc savoir et faire ce qu’ils veulent avec nos comptes en banques, nos sites internet, nos achats en ligne, etc. tant que nous n’auront pas accès à la technologie des ordinateurs quantiques, ce qui risque de prendre des années si ce n’est pas des dizaines d’années

    Arlette

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