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Devoir de Vacances, Résumé, Ce qu’il faut retenir !

dimanche 11 août 2019, par Luniterre (Date de rédaction antérieure : 11 août 2019).

Il ne s’agit pas, tout de suite, de troquer le maillot de bain contre le treillis ni de monter à l’assaut du ciel avec des filets à crevettes, mais simplement de résumer l’essentiel du débat en cours pour en dégager ce qui peut être utile en termes de perspective politique et de construction d’une alternative prolétarienne au capitalisme.

Le constat, concernant la base économique, c’est que le prolétariat industriel ne représente plus qu’un secteur très minoritaire de l’emploi, en France, mais que le secteur tertiaire, et notamment dans les activités de services, tout en s’étendant, se prolétarise de plus en plus.

Dans la Critique du Programme de Gotha, le texte de Marx faisant référence en termes de transition, il est clairement expliqué la nécessité d’organiser la transition sur la base de l’échange direct entre producteurs, en fonction des besoins sociaux. Echange évalué en valeur-travail, mais débarrassé de la contrainte capitaliste de l’ « économie de marché », qui ne répond qu’aux besoins solvables et crée des besoins artificiels sans pour autant répondre aux besoins sociaux basiques pour des millions d’êtres humains.

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[D’après le programme alimentaire mondial (PAM), un enfant de moins de cinq ans meurt de faim toutes les 11 secondes dans le monde : cela représenterait 3 millions d’enfants chaque année !]

L’échange direct entre producteurs permet de construire un équilibre entre forces productives et besoins sociaux, mais il doit donc aussi tenir compte des besoins sociaux collectifs en ce qu’ils dépassent les besoins individuels.

Parmi ceux-ci, l’éducation et la santé : on comprend bien que si tous les travailleurs n’ont pas forcément de progéniture à éduquer ni ne tombent malade ou sont victimes d’accidents, cela n’en répond pas moins à une nécessité de l’ensemble du corps social, pour son développement et son épanouissement.

C’est donc pour ce genre de préoccupation qu’une partie de la survaleur produite, autrefois essentiellement amassée par les capitalistes, continue donc d’être utilisée, mais resocialisée pour répondre à de tels besoins sociaux collectifs.

Dans cette phase de transition Marx considère donc bien que la répartition de la survaleur se fait entre l’ensemble des travailleurs, et pas seulement en répartissant la seule valeur produite par le secteur industriel… ! Les deux seules corporations de travailleurs qui paraissent dépendre vraiment entièrement de la survaleur produite par les autres sont ces deux là, éducation et santé, point barre !

Et de plus, cela n’infère rien sur le caractère « productif » ou non de leur travail…

Dans ce même texte, du reste Marx écrit :

« Et qu’est-ce qu’un travail « productif » ? Ce ne peut être que le travail qui produit l’effet utile qu’on se propose. Un sauvage, – et l’homme est un sauvage après avoir cessé d’être un singe -, qui abat une bête d’un coup de pierre ; qui récolte des fruits, etc., accomplit un travail « productif ». »

Comme on l’a vu au cours d’une autre polémique estivale, sur VLR (*), il s’avère, de plus, avec les récentes recherches archéologiques, que l’hominisation elle-même, la mutation de l’australopithèque à l’humain, s’est elle-même faite à travers l’invention d’outils et d’armes de chasse primitives, de sorte qu’il n’a, littéralement, jamais existé de race humaine qui ne soit « productive » par nature !

Il est évident qu’à l’époque de Marx la composition sociale et la structure des activités productrices étaient différentes et que le capitalisme industriel, encore à cette époque en pleine expansion, était pratiquement la source unique de plus-value permettant l’accumulation des capitaux. C’était clairement l’objet central de l’analyse que Marx faisait du système, mais comme on l’a vu également cela n’inférait pas du tout une définition restrictive du travail productif, de manière plus générale, ce qu’il pose lui-même comme prémisse de cette définition, du reste :

« Du simple point de vue du procès de travail en général, est productif le travail qui se réalise en un produit ou, mieux, une marchandise. »

Ce qui ressort du débat actuel, c’est clairement que la marchandisation des services a concrètement achevé de les faire rentrer dans un cycle productif de plus-value, indispensable à la survie du système, en lui permettant ainsi de compenser en partie la réduction drastique de plus-value qu’il peut encore extraire du secteur industriel.

Le rôle stratégique du secteur industriel n’en est pas réduit pour autant, puisqu’il produit bien, et pratiquement à lui seul, tout ce qui permet aux autres de fonctionner concrètement.

La construction d’une alternative au système capitaliste, même si les conditions ont radicalement changé depuis l’époque de Marx, repose toujours sur la possibilité qu’on les travailleurs d’organiser entre eux un nouvel équilibre entre forces productives et besoins sociaux, tout en tenant compte des besoins sociaux collectifs. Et cette possibilité de construire une alternative ne repose pas sur les seules épaules d’un prolétariat industriel devenu minoritaire, mais sur la capacité de tous les travailleurs, de toutes les catégories sociales productives, c’est à dire l’immense majorité, d’être solidaires dans ce but, comme elles l’ont été le 17 Novembre 2018 et les jours suivants…

Par ses provocations et ses manipulations, le pouvoir a réussi à retourner ce rapport de force en sa faveur, mais cette expérience prouve qu’avec une nouvelle perspective politique et sociale compréhensible de tous, tout est possible !

Luniterre

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(* http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

et aussi : http://mai68.org/spip2/spip.php?art… )

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LES ÉLÉMENTS DU DÉBAT :

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/08/10/devoir-de-vacances/

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/08/08/de-la-loi-de-la-valeur-et-de-lintegration-de-leconomie-de-services-au-secteur-productif/

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/08/05/une-reaction-de-jean-marie-harribey-et-une-reponse-de-luniterre-a-propos-de-la-presentation-du-livre-de-m-pierre-roubaud/

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https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/08/01/a-propos-dune-enieme-pseudo-refutation-de-la-theorie-marxiste-de-la-valeur/

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27 Messages de forum

  • Bonjour et merci Luniterre, à chacun de tes articles je suis obligé de faire des recherches pour comprendre de quoi il retourne ( C’est comme ça que je comprends l’éducation populaire ).

    Par exemple les polémiques « qui occupe les colonnes de TML et de VLR au cœur de l’été… » :

    TML => Tribune Marxiste Léniniste
    https://tribunemlreypa.wordpress.com/

    VLR => c’est "Vive la Révolution" où "Vive le Roy" ?
    https://www.viveleroy.fr/-Action,2-

    J’ai trouvé un article du monde sur les noms des partis de gauche : https://www.lemonde.fr/blog/correct…

    Bref, pour ma part je suis convaincu que pour faire la Révolution et si nous ne voulons pas que « La crise des Gilets Jaunes n’en finit pas de se terminer… » il faut réunir nos forces et expliquer concrètement et notamment aux Gilets Jaunes les raisons, les causes de notre situation.

    Car la "mutation économique" ce n’est pas une fatalité.

    « Alors qu’avec les mutations économiques le « secteur tertiaire » représente désormais près de 80% des emplois… »

    Pourquoi le secteur tertiaire ( qui regroupe principalement : commerce, transports, activités financières, services, restauration, immobilier, information-communication, administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale) s’est-il autant développé en France et pourquoi le secteur secondaire (qui regroupe les activités consistant en une transformation plus ou moins élaborée des matières premières : industries manufacturières, construction), s’est-il écroulé en 40 ans ?

    Dans ma carrière professionnelle mes souvenirs sont terribles : je n’ai pas arrêté de voir des prolos pleurer suite à la fermeture de leur usine… pendant que les bourgeois se marraient !

    Un, de mes "journalistes" préférés, l’explique dans cette VIDÉO et je pense que si les partis notamment de gauches étaient, au moins, en phases avec ses arguments « La crise des Gilets Jaunes » serait déjà terminée…

    Voir à 0:23 le passage sur la production automobile française :
    https://www.youtube.com/watch?v=4q9…

    Bien à toi

    A_ suivre…

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    • Effectivement, ce passage sur l’industrie automobile est très intéressant et très instructif !

      Asselineau tente néanmoins clairement d’y défendre le capitalisme sous une forme « nationale » protectionniste…

      Or le protectionnisme implique un climat de guerre économique dans lequel il faut être capable d’assurer.

      Le « retour aux nations » de Montebourg, dont il fait l’éloge, cela suppose donc la volonté de plusieurs nations de coopérer sur une base réellement équitable, et donc sur un ensemble de négociations commerciales bi-latérales.

      Actuellement, cela n’existe pas. La G-B tente de faire « cavalier seul », mais en s’appuyant sur les USA, ce qui l’annihile comme partenaire potentiel.

      Il n’y aurait vraiment que la Russie comme partenaire valable, ce qui implique un affrontement assez radical avec les USA.

      La Chine a déjà ravagé l’économie française, tant par ses importations que par son « accueil », certainement « excellent » des capitalistes délocalisateurs…

      Là encore, difficile de renégocier sur une base « équitable » sans guerre économique.

      En revenir au « capitalisme national » serait donc un tel bouleversement, avec de telles conséquences, qu’on n’en voit pas tellement l’intérêt, et tant qu’à faire, il paraît nettement plus rationnel de passer directement au socialisme, même s’il s’agit, précisément de reconstruire une économie de transition !

      Asselineau parle d’une « dévaluation » de 5 à 10%, d’une éventuelle nouvelle monnaie nationale…

      Alors qu’il n’y a aucun moyen réel de l’évaluer, surtout si l’on reste dans le capitalisme, et donc avec une économie de marché.

      La stabilisation d’une monnaie, dans ce genre de contexte, suppose une relative autarcie économique, qui ne peut être atteinte rapidement, et, à défaut, probable, des partenariats solides et aussi « équitables » que possible.

      En dehors de l’UE, donc, nécessairement, il ne reste bien que la Russie qui puisse jouer ce rôle, et quelques pays du tiers monde…

      Pour que cela soit concrètement réalisable il faut donc une volonté politique réelle, massive, et durable, autour d’un projet de reconstruction, et donc socialiste prolétarien, tant qu’à faire… !

      Et cela d’autant plus qu’il n’y a plus, en France, aucune fraction de bourgeoisie « nationale » pour jouer le jeu que tente Asselineau, de toute manière… !

      Luniterre

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      • Le capitalisme c’est le marché mondial, marché mondial qui maintient les vieilles nations comme unité de "gouvernance" et de comptabilité. Et la plupart des nations sont intégrées à des "empires" qui ajoutent à la concurrence économique des contradictions géo politiques qui coûtent très cher et bloquent les progrès sociaux (dépenses militaires exorbitantes).

        Le stade inférieur du socialisme sera l’économie mondiale planifiée avec échange inégal pour éradiquer rapidement la misère, la pauvreté et le sous développement. Les vieilles nations existeront peut être encore en tant qu’entités culturelles, parfois linguistiques (la Suisse et la Belgique ne disparaitront pas forcément).

        L’économie n’aura plus pour but le profit et la concurrence n’existera plus La coopération mondiale remplacera la concurrence mondiale. Cela signifie que les industries seront réparties sur toute la surface utilisable qui sera augmentée par l’anthropocène communiste (Nous ne respecterons pas la nature, nous ne la protègerons pas, nous la transformerons totalement pour la rendre plus équilibrée, moins dangereuse, plus productive et plus belle). Nous répartirons l’humanité sur toute la surface afin de résoudre les 2 problèmes démographiques (désertification et surpeuplement). Au terme de ce processus une grande partie des indiens et des chinois vivront en Sibérie, en Australie, dans le Sahara - Sahel qui seront afforestés, au Canada …etc. Quelques mégapoles existeront encore mais la plupart des villes auront entre 15000 et 45000 habitants et les villages de moins de 4000 habitants n’existeront plus qu’en petites quantités pour faire plaisir aux farfelus qui aiment s’isoler. L’industrialisation des tâches ménagères, l’éducation des enfants dans des communautés pédagogiques - éducatives cogérées, l’éducation des adolescents dans des villages d’ados autogérés, …etc. auront accentué et parachevé la destruction de la famille déjà amorcé dans les pays capitalistes les plus modernes, mais où le patrimoine et l’héritage bloquent les progrès.

        L’humanité sera stabilisée à 11 ou 12 milliards qui occuperont moins de surface qu’actuellement mais vivront beaucoup mieux (abondance). 1 milliards vivront sur des îles flottantes de 800 km2 posées au centre de l’océan Pacifique car nous aurons pris 0,5 % de l’eau des océans pour éradiquer l’aridité (75 %) et créer des milliers d’oasis, étangs, lacs et rivières artificiels. Les îles compenseront la baiise du niveau des océans (19 m).

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        • 12 milliards ! Et pourquoi pas 100 millliards tant que tu y es !

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          • Ce chiffre (11 ou 12 milliards) est une prévision / Lorsque l’humanité aura atteint ce chiffre elle cessera de croître. Les chiffres démographiques de l’Allemagne et de l’Iran, quasi identiques malgré les différences patentes entre ces 2 pays, montrent que la tendance vers la baisse de la natalité est une conséquence mécanique des progrès médicaux et de la "société de consommation" (qui est critiquable, mais moins que les vieilles sociétés de privations - puritanismes).

            C’est un bon chiffre qui nous donne les moyens de prendre le contrôle de la répartition des eaux, des climats, des sols, …etc. La nature est stupide, elle obéit passivement aux lois de la physique, de la chimie et de la biologie. Alors sur cette planète l’humanité est le seul phénomène qui peut connaître et contrer les catastrophes naturelles inéluctables qui ont déjà fait beaucoup de dégâts bien avant l’industrie qui, c’est vrai, ajoute des petits problèmes à cause de la cupidité abjecte des bourgeois et de la mégalomanie des empereurs.

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            • A partir d’un certain niveau de développement économique et social il y a effectivement une tendance à la stabilisation démographique, sinon même, à la régression.

              Dans la mesure où la surpopulation est un facteur de déséquilibre évident, même au stade actuel, il est donc tout à fait possible de créer un nouvel équilibre entre niveau de population, niveau de vie, correspondant aux besoins sociaux, et redéfinissables en fonction, et niveau d’exploitation des ressources de la planète, en fonction des capacités de renouvellement.

              Avancer des chiffres est pour le moins péremptoire, au stade actuel, mais montrer que ces tendances de fond sont une réalité et qu’elles ouvrent des perspectives, c’est effectivement essentiel.

              La lutte n’est pas entre capitalistes "productivistes" et capitalistes "écologistes", mais entre ces diverses fractions du capital et l’ensemble des prolétaires, dont le simple bon sens est la première arme idéologique contre ces enfumeurs de droite comme "de gauche" !

              Luniterre

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              • Salut,

                Le fait que 12 miliards est non un mauvais, mais carrément un très très mauvais chiffre, est prouvé par le fait que c’est le chiffre voulu par le pouvoir, qui prévoit qu’en conséquence il ne faudra presque plus manger de viande pour éviter la famine.

                Le commandant Cousteau recommandait une population maximale de 500 millions d’habitants sur Terre (vidéo 5’21) :

                http://mai68.org/spip/spip.php?arti…

                A+
                do
                http://mai68.org

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                • Le délire du commandant Cousteau correspond à la très débile "règle verte" qui suppose un plan d’austérité bien pire que ceux de Macron - Hollande - Sarkozy !

                  Par contre lorsqu’on sera 12 milliards avec une "économie" socialiste on occupera 2 X moins d’espace que maintenant, on bouffera tous de la viande et du poisson gratuits et bio. Nous aurons totalement et consciemment modifié la nature qui est actuellement très mal foutue et souvent laide. Pour ce boulot qui est le rôle évident de l’humanité, correspond à nos besoins + désirs et à ceux de la nature elle même, 11 ou 12 milliards d’humains sont un bon effectif surtout si on se fixe comme objectif de ne travailler que 200 heures par an…

                  Le bourrage de crâne écolo, archi subventionné par le capital depuis le Club de Rome, a totalement crétinisé toute la gauche + extrême gauche + anars qui nous font tous chier avec la fin du monde, l’apocalypse de saint Jean, les phobies débiles contre les sciences - techniques - industries - bagnoles - viande - autoroutes - etc.

                  Répondre à ce message

                  • à 12 milliards on bouffera tous de la viande deux fois par jour, n’importe quoi ! il n’y en a déjà pas assez pour tout le monde. Tu rêves et ton rêve est un cauchemard destiné à justifier que tu as fait combien de gosses ?

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                    • J’ai fait ZERO gosse pour ne pas me faire ièch à les éduquer car je suis un égoïste au sens durkheimien du terme et je préfère utiliser mes tunes en clopes, boissons agréables, bagnoles, voyages, spectacles et plaisirs. Payer une nounou niaise et acheter du lait bio de la ferme me déprimerait grave.

                      Et je ne rêve absolument pas sur des sujets comme l’abondance communiste qui est contenue potentiellement dans la société et l’économie actuelles. Reste à faire la révolution pour accoucher ça !

                      NB : Je viens de regarder un clip sur les tomates qui poussent l’hiver à Iakoutsk avec une T° extérieure de moins 45°. Parfaite concrétisation du slogan "L’imagination au pouvoir" que les angoisses débiles de la petite bourgeoisie écolo nous a fait oublier.

                      Répondre à ce message

                • 500 millions, cela nous ramène quasiment 5 siècles en arrière… Même sans détruire la planète, avec un bon équilibre économique, on doit pouvoir faire un peu plus, me semble-t-il…

                  Mais 12 milliards, c’est effectivement beaucoup trop !

                  Les 7,55 milliards actuels ne permettent déjà évidemment pas d’atteindre un équilibre "spontané", avec l’économie de marché, nécessairement capitaliste.

                  Même avec une économie planifiée, il est probable que ce soit déjà au dessus du chiffre limite…

                  Le fait est qu’aucune nation ne veut plus, actuellement, baisser sa garde, question natalité, et on comprend bien, malheureusement, pourquoi.

                  Il faut donc bien d’abord en finir avec le capitalisme et l’impérialisme, pour reprendre véritablement espoir.

                  Une lutte actuellement très mal engagée, pour le moins. Il n’y a pourtant pas le choix : vaincre ou périr, à brève ou à moyenne échéance.

                  Encore une lapalissade, mais qui vaut d’être rappelée, même si simplement pour resituer l’enjeu réel du débat !

                  Luniterre

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                  • @Luniterre / Je n’ai pas dit 11 ou 12 milliards en 2030 ! Ce chiffre correspond à l’anthropocène marxiste réalisé (modification totale de la nature). Trop long à exposer ici…

                    Juste quelques chiffres pour "penser" =

                    France 551 000 km2 / 65 millions d’habitants - Australie 7 750 000 km2 et 21 millions d’habitants - Je pourrais continuer avec les chiffres de la Sibérie, du Canada, du Kazakhstan …etc. Puis ceux des zones surpeuplées comme Singapour, Hong Kong, Bengladesh, Suisse, …etc.

                    On sait aussi qu’il y a autant de mégapoles en Australie qu’en France, ce qui parait délirant car, l’Australie étant 14 X plus grande que la France, elle est donc 42 fois moins peuplée en densité… L’urbanisme démentiel n’est donc pas une question d’espace utilisable.

                    Voilà, ce n’est qu’une amorce de raisonnement. Je ne peux pas écrire 40 pages ici et maintenant.

                    Répondre à ce message

                    • 10 milliards, c’est ce qui est prévu autour de 2050.

                      11 à 12, à la fin du XXIe siècle…

                      Le mieux c’est quand même que l’humanité arrive à trouver un nouvel équilibre bien avant, et que l’on en n’arrive pas là !

                      De plus, et d’ici là, le capitalisme aura encore fait pas mal de ravages, si on ne s’en débarrasse pas.

                      Je ne le verrai pas, de toutes façons, mais la planète me semble déjà gravement défigurée par rapport à ce que j’ai connu…

                      Que ce soit socialement ou écologiquement, laisser un monde dégradé aux générations futures n’est pas un but motivant, même pour la dernière partie d’une vie. Faire le possible contre cette échéance reste une motivation puissante.

                      Luniterre

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                      • @Luniterre / Marxisme = la nature n’est pas notre amie mais notre ennemie, ennemie beaucoup plus puissante que le capitalisme ! Pour survivre nous devons la vaincre, la modifier, élaborer des moyens pour être le plus possible indépendants face aux aléas… Le capitalisme, en développant les industries, les techniques et les sciences, crée des moyens utiles pour atteindre ces buts, mais il humilie le génie créatif de l’humanité en lui assignant des objectifs abjects (cupidité) ou mortifères (domination impérialiste).

                        Libérées de la cupidité abjecte et des mégalomanies bellicistes, les sciences, les techniques et les industries seront des moyens utiles pour vaincre la nature, la rendre meilleure et plus belle. Mais il faudra d’énormes forces productives et une humanité nombreuse pour ne pas se faire défoncer par la prochaine explosion du Yellowstone, par le prochain très grand météorite géo croiseur ou par les conséquences de la dérive des continents. Et il faudra d’immenses connaissances scientifiques pour voir venir un éventuel trou noir en formation géo croiseur, par exemple.

                        Alors, si on veut 1,2 milliards d’ingénieurs dans un siècle il faut vouloir aussi 12 milliards d’humains… et pas des végétaliens débiles carencés en B12 !

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      • Bonjour Luniterre,

        Tu regrettes que « La crise des Gilets Jaunes n’en finit pas de se terminer… » et tu proposes « un projet de reconstruction, … socialiste prolétarien, tant qu’à faire… ! »

        Il y a un moment où il faut arrêter d’égarer l’opinion en laissant croire qu’une "autre solution" est encore possible. Cela fait 50 ans, depuis 68, que les partis de gauches traînent des pieds, se divisent et ont accepté des trucs inacceptables :
        la mise en concurrence des Prolétaires par les délocalisations ;
        la suppression du contrôle des changes en 1986 ;
        l’article 63 TFUE qui interdit toutes restrictions aux mouvements de capitaux ;
        l’ autorisation de la libre circulation des marchandises ;
        la monnaie unique l’ "€" qui est surévaluée pour les pays du sud ;
        etc….
        Pourquoi ont-ils laissé le Capital prendre le pouvoir ?

        Aujourd’hui encore les partis de gauches n’osent jamais critiquer cette UE ultra-libérale, ils rêvent d’une mondialisation, d’une Union Européenne de travailleurs, comme si le travail c’était un but dans la vie, alors : « Prolétaires de tous les pays, délocalisez-vous !!! ».

        Sur la nécessité de défendre sa souveraineté contre l’UE et l’ "€", il faut voir cette excellente vidéo du philosophe communiste Georges Gastaud qui démontre, en fait, que François Asselineau a une démarche révolutionnaire, ( déjà, ses initiales "FA" me rappellent celles de l’organisation de la Fédération Anarchiste (FA) = ! :-D ) Vidéo 17:38 :
        https://www.youtube.com/watch?v=iGY…

        Pays Européens, quittez ces relations malsaines : l’OTAN, l’UE, l’€uro, libérez vous de vos chaînes ! => c’est le programme de l’UPR.
        Le but est de récupérer sa souveraineté et de la redonner aux peuples afin qu’ils puissent reconstruire des économies locales… etc

        => Démondialisons voilà « un projet de reconstruction » pour sauver ce monde !

        A_ suivre

        PS : Montebourg, il reprend les analyses de l’UPR, mais il est aussi pour une autre EUROPE, comme le Révolutionnaire, Socialiste, Communiste, Vert, « Dany le Rouge », agent de la CIA et qui, à ce qui paraît, vient de faire un débat à la télé sur l’UE avec Zemmour !!! => Enfin, arrêter d’égarer l’opinion.

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        • Lorsqu’une petite usine fabrique de la confiture, elle travaille 2 jours pour le marché français et 3 ou 4 pour les marchés européens et mondiaux … Alors la notion de souveraineté nationale n’a quasiment aucun sens, c’est juste une idéologie pour crétiniser et embrigader. Et surtout pour faire oublier aux exploités dominés les principes vitaux de leur émancipation = pacifisme, anti impérialisme, anti militarisme, internationalisme prolétarien…etc.

          Il est exact que les fausses gauches et l’écologisme ont durablement affaibli le projet communiste, mais c’est toujours le cas. Les réformistes, les sociaux traîtres, les mouvements petits bourgeois et les élucubrations doivent crever pour que s’ouvrent des perspectives révolutionnaires.

          Je classe bien sûr UPR, Chouard, RIC et PRCF - PARDEM…etc. dans les élucubrations "franchouillardes" 2019, totalement stériles.

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        • Deux utopies, dans les posts ci-dessus :

          La plus évidente, l’idée de démarrer, tout à fait « idéalement », effectivement, une économie de transition à l’échelle mondiale…

          Vieille utopie, utilisée par les trotskystes, également, pour justifier leur propre « programme de transition », qui, précisément, n’a rien de socialiste… !

          https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/08/15/inedit-de-trotsky-une-page-d-histoire-particulierement-revelatrice-synthese/

          https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/08/19/inedit-de-trotsky-un-echange-de-correspondance-suite-a-la-synthese-de-letude/

          https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/04/le-bloc-et-la-faille/

          Alors que les inégalités de développement, dues inévitablement et intrinsèquement à l’impérialisme lui-même, font que nécessairement la « révolution mondiale » ne peut commencer que par un pays ou un groupe de pays où les conditions se trouvent réunies, et qui sera l’avant-garde mondiale, comme le fut l’URSS à ses débuts, et jusqu’au lendemain de la 2e guerre mondiale, en fait.

          L’autre utopie, celle cultivée consciemment par Georges Gastaud, c’est de prétendre que le frexit est une condition préalable indispensable de la révolution socialiste, alors qu’il n’en sera qu’une des conséquences, effectivement inévitable…

          Ce qui lui permet de justifier sa politique de « nouveau CNR » et de néo-thorezisme, ici explicitement revendiquée dans cette vidéo, ce qui a le mérite d’une relative clarté…

          Alors que cette stratégie, dans des conditions pourtant beaucoup plus favorables, avec une classe ouvrière bien plus nombreuse et, de plus, hyper mobilisée, a mené à l’échec et à la collaboration de classe la plus honteuse, en 1947.

          https://tribunemlreypa.wordpress.com/doctrine-jdanov-les-bonnes-feuilles-commentees-selon-eduscol-du-rapport-jdanov-de-1947/

          Aujourd’hui le prolétariat industriel ne représente plus que 13% de la population active et se trouve complètement divisé et démobilisé.

          Ce que le mouvement GJ a eu le mérite de montrer, c’est que d’autres couches sociales, en voie de prolétarisation accélérée, avec la crise, sont susceptibles de se mobiliser, sur leurs propres revendications, même si elles n’apparaissent pas encore clairement.

          Reste à réaliser le front uni de toutes ces classes sociales prolétariennes, anciennes et nouvelles, qui ont manifestement un intérêt commun à la fin du capitalisme, mais ont du mal à en prendre conscience.

          C’est ce que tentent d’explorer les pistes de réflexion en débat, dans les autres articles en lien sur TML, et qui ne sont que « résumées » dans cet article.

          Comme on peut le voir dans les différentes phases du débat, cela passe par un affrontement avec tous ceux qui font une lecture stérile et dogmatique des classiques du ML, dont Georges Gastaud fait partie, précisément.

          Certes il a l’art de bien parler, et pour cause, ce mec est prof de philo…

          Ceci-dit, précisément, sa conception « philosophique » du marxisme est celle de l’ « ontologie de la dialectique », c’est à dire une mouture à peine renouvelée du dogmatisme de Lyssenko, qui, en URSS, a fait des ravages réellement destructeurs dans la recherche scientifique et servi, notamment, de cheval de Troie idéologique au révisionnisme khrouchtchevien, préparant ainsi la liquidation du socialisme et de l’URSS.

          Thorez, en Occident, a été un des derniers défenseurs du lyssenkisme… Il n’y a donc pas de hasard… !

          Luniterre

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          • @Luniterre / Bien sûr que la révolution communiste mondiale commencera dans un seul pays ou peut être un groupe de pays secoués par la même dynamique (c’est peu probable)… A mon avis les trotskistes n’existent plus, il sont devenus des soc-dem écolos keynésiens, des démocrates petits bourgeois aux visions étriquées. Sauf peut être les mecs du wsws.org/fr qui écrivent parfois des articles non pourris sur des sujets comme l’Ukraine par exemple. Comme le stalinisme (ineptie de la thèse du socialisme dans un seul pays), le trotskisme est aussi l’expression de l’échec de la révolution communiste russe qui n’a pas réussi à déclencher la révolution allemande et les révolutions européennes indispensables.

            Répondre à ce message

          • Bonjour Luniterre & Co

            « Le devoir de tout révolutionnaire est de faire la révolution » Che Guevara

            Ok, mais concrètement, moi Gilet Jaune, qui veut en découdre avec l’OTAN, l’UE, l’€uro, je fais quoi je rentre chez moi, avec mes utopies, stériliser mes confitures ?

            Comment tu vas le « réaliser le front uni de toutes ces classes sociales prolétariennes … » sachant d’une part que « le prolétariat industriel ne représente plus que 13% de la population active et se trouve complètement divisé et démobilisé  » et d’autre part que « UPR, Chouard, RIC et PRCF - PARDEM…etc  » et les Gilets Jaunes qui ne sont pas assez purs, pas assez TML ou VLR, restent à la maison faire de la marmelade ?

            La « perspective », je la recherche, désespérément depuis 50 ans, et dans les médias l’on me ressert toujours, la même marmelade indigeste : le Révolutionnaire, Socialiste, Communiste, Vert, à la sauce « Dany le Rouge », agent de la CIA … !!!

            Depuis 1980, l’année du début de ma carrière professionnelle, mes souvenirs sont terribles :
            je n’ais pas arrêté de voir des prolos pleurer suite à la fermeture de leur usine… ;
            je n’ais pas arrêté de voir des espèces d’oiseaux, de papillons, … disparaître… ;
            je n’ais pas arrêté de voir des guerres coloniales…etc ;
            et pendant ce temps les bourgeois se marrent !

            Maintenant, qu’il y a vraiment Urgence, au lieu de m’encourager, vous me semblez chipoter sur des trucs incompréhensibles pour le commun des mortels, bref ça me fait l’effet de la confiture aux cochons.

            Dites-vous qu’en 50 ans, l’unique fois où le Peuple français a gagné sur l’oligarchie c’est, il y a 14 ans, lorsque les électeurs de M. Mélenchon, de M. Le Pen,… et des « syndicats de tout poil », ont voté NON à + de 55% au référendum sur le projet constitutionnel de l’UE.
            La solution est simple : commençons déjà ensemble par nous libérer des 3 chaînes de notre oligarchie : l’OTAN, l’€uro et l’UE (des 27 & demi).

            « Le parti communiste doit appeler à la sortie de l’OTAN, de l’Union Européenne et de l’Euro pour ouvrir la perspective d’une France socialiste dans un monde multi-polaire de coopérations et de solidarité pour la paix ! »
            Source : OCF – 22 Mars 2016 https://tribunemlreypa.wordpress.co…

            Merde, c’est exactement le programme de l’UPR depuis 12 ans.

            « Quand tu prends confiance en la confiance tu deviens confiant »
            Jean-Claude Van Damme

            A_ suivre..

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            • La citation, en fait, n’est pas du Che, mais de Fidel Castro…

              C’est donc l’imagerie populaire, ici au sens littéral d’une affiche soixante huitarde, qui a relié ces mots au Che…

              http://www.fidelcastro.cu/fr/discursos/discours-de-fidel-castro-ruz-la-deuxieme-assemblee-generale-nationale-du-peuple-de-cuba

              Ceci-dit, effectivement, là n’est pas la question actuelle…

              Le débat théorique actuel n’est pas forcément simple, non plus, c’est vrai, et c’est pourquoi j’ai tenté d’en résumer ce qui me semble être le résultat utile à l’heure actuelle.

              Et la conclusion, quoi que réaliste, n’est pas du tout pessimiste, au fond :

              "La construction d’une alternative au système capitaliste, même si les conditions ont radicalement changé depuis l’époque de Marx, repose toujours sur la possibilité qu’on les travailleurs d’organiser entre eux un nouvel équilibre entre forces productives et besoins sociaux, tout en tenant compte des besoins sociaux collectifs. Et cette possibilité de construire une alternative ne repose pas sur les seules épaules d’un prolétariat industriel devenu minoritaire, mais sur la capacité de tous les travailleurs, de toutes les catégories sociales productives, c’est à dire l’immense majorité, d’être solidaires dans ce but, comme elles l’ont été le 17 Novembre 2018 et les jours suivants…

              Par ses provocations et ses manipulations, le pouvoir a réussi à retourner ce rapport de force en sa faveur, mais cette expérience prouve qu’avec une nouvelle perspective politique et sociale compréhensible de tous, tout est possible !"

              Ce que montre le mouvement GJ c’est donc qu’une initiative comprise de tous et qui concerne tout le monde, comme c’était le cas le 17 Novembre, peut démarrer un mouvement de masse puissant.

              La difficulté, au delà de l’initiative, est de construire un mouvement durable, qui avance politiquement en analysant l’évolution de la situation et en adaptant tactique et stratégie en fonction, ce que n’ont pas su faire les GJ.

              Les mots d’ordre de frexit n’ont jamais, du reste, mobilisé réellement au cours de ces derniers mois, pas plus que le RIC et autres balivernes, sinon on en serait pas là.

              Le torpillage du référendum de 2005 a montré simplement une des limites de la démocratie bourgeoise, il n’a pas pour autant entrainé un réel mouvement de mobilisation populaire sur le thème du frexit, parce que cela ne correspond pas à une priorité sociale réelle.

              Mettre le frexit avant une transformation économique et sociale, c’est, précisément, inverser les priorités et la majorité des gens sont conscients que cela ne fonctionnera pas, pas plus qu’en G-B le brexit n’a apporté de progrès social !

              Le débat actuel parait compliqué parce qu’il est essentiellement monopolisé par des intellectuels et des universitaires qui se complaisent à disserter entre eux, au lieu de tenter d’apporter une formation théorique nécessaire aux militants prolétariens, comme le faisait Georges Politzer, en son temps (c’était avant la guerre…).

              Acquérir des notions sérieuses d’économie marxiste n’est pas si compliqué : les bouquins sont encore en accès gratuit, sur le net. Il faut se faire son idée par soi-même, en commençant, assez logiquement, par le début, Karl Marx, Capital, Livre I, chapitre 1, méthode d’apprentissage qui déplait souverainement aux intellos de service, car ça leur enlève un tant soit peu le pain de la bouche, dont ils ont pourtant plus que suffisamment.

              Ce "tabou" a été particulièrement institué par Louis Althusser, sous des prétextes théoriques fumeux, qui n’avaient en réalité d’autre but que de protéger sa petite boutique d’escroc de la philo. Comme chacun le sait, il a finit par assassiner sa femme, une authentique communiste…

              Mais ce que montrent les débats sur TML, et surtout, précisément, leurs limites, c’est que les intellos universitaires actuel sont toujours dans une attitude de mépris vis à vis du prolo autodidacte… qui devrait donc, à leur gré, rester dans son ignorance, même s’ils n’osent pas le formuler aussi crument.

              Sur le point que tu cites :

              « Le parti communiste doit appeler à la sortie de l’OTAN, de l’Union Européenne et de l’Euro pour ouvrir la perspective d’une France socialiste dans un monde multi-polaire de coopérations et de solidarité pour la paix ! »
              Source : OCF – 22 Mars 2016

              https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/03/24/a-nouveau-en-reponse-au-camarade-bibeau-et-en-preambule-a-la-republication-du-texte-de-locf-sur-la-ligne-revisionniste-de-fvr-pcf/

              Il s’agissait en fait d’une critique "point par point" d’une plate-forme FVR-PCF, par l’OCF, (actuellement réduite à deux tendances rivales de deux membres chacune…), et donc le point mentionné ici est au compte de FVR-PCF, dont le "centre" politique réside toujours essentiellement à Venissieux.

              Une fraction du PCF effectivement assez proche du PRCF de Gastaud…

              Un autre texte, plus ancien et plus intéressant, émanant de l’OCF, publié à la suite du référendum en 2005, vient d’être republié sur Reconstruction Communiste, un blog ami de TML :

              http://reconstructioncommuniste.eklablog.fr/la-question-de-la-construction-du-parti-a167250298

              Voici le post que je viens de proposer en commentaire (non encore publié) :

              Bonjour, camarade !

              Un texte intéressant parce qu’il nous raconte, même si involontairement, du fait de toutes ces décennies passées, avant et après, la déchéance du mouvement « marxiste-léniniste » français, ou de ce qui se prétendait tel…

              D’aucuns, qui s’en réclament encore, de manière purement formelle, prétendent toujours que nous en serions à l’ « étape des cercles »… Autrement dit, cela fait donc quarante ans qu’ils tournent en rond…

              Au fond d’un bocal rempli de sectarisme et de révisionnisme, où ils arriveront peut-être à une unité groupusculaire sur la base du social-chauvinisme type PRCF…, « nouveau CNR », c’est à dire, néo-thorezisme, clairement revendiqué par Gastaud, du reste ( https://youtu.be/iGYFDqB3BtA ), c’est à dire un retour aux sources du révisionnisme du PCF !

              Dans ce texte, également, V. Gouysse mettait bien en lumière la nécessité pour les ML de se grouper autour d’un journal central, tel que le préconisait Lénine.

              Aussi modeste soit-il, en fonction des moyens, c’est bien le moyen essentiel de créer un lien direct entre les militants, et entre le noyau qu’ils peuvent ainsi former et le terrain des luttes sociales !

              Dommage que V. Gouysse n’ait pas mis en pratique cette résolution lorsque l’occasion s’en est présentée… !

              https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/10/17/par-ou-commencer-lenine-sur-le-role-du-journal-nouvelle-traduction/

              Peut-être la « relecture » de son texte sur ce site lui redonnera-t-elle l’envie de revenir se confronter à la réalité du terrain… !

              A l’époque, il insistait donc également, et fort justement, sur le rôle de la théorie dans le travail militant… Effectivement, c’est ce qui permet d’avancer politiquement dans la pratique, en fait.

              Cela suppose une formation ML de base, actuellement inexistante : dès que l’on commence à évoquer la loi de la valeur, chapitre 1 du Livre I du Capital de Marx, on se fait traiter d’ « intellectuel », de « phraseur », et on s’entend dire que l’on ferait mieux de laisser ça aux « universitaires diplômés », etc… !

              Le militant prolo devrait donc rester un ignare…

              On se demande bien pourquoi, si ce n’est pour assurer la domination des pontes révisionnistes beaux parleurs, secondés, précisément, par les dits « universitaires », quand ce ne sont pas tout simplement, les mêmes !!!

              Luniterre

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              • Bonjour Luniterre,

                Et merci pour ton dernier message, j’y ai trouvé quelques réponses à mes questions.
                Enfin, tu me confirmes que cela fait 50 ans, depuis 68, que les partis de gauches traînent des pieds, se divisent et ont accepté des trucs inacceptables…
                Dommage pour les prolos, car si les responsables des « partis de gauches » s’étaient rapprochés, de la base, s’ils avaient été en usine, s’ils avaient essayé de créer leur propre boite, s’ils avaient essayé d’embaucher, s’ils s’étaient confrontés aux normes de l’UE, à l’€uro, à la concurrence déloyale des multinationales qui gouvernent l’UE et dictent les GOPé,… bref nous n’en serions pas là et ils respecteraient, ils aideraient, … je pense un peu plus, les 38000 "Superiens", adhérents à l’UPR, qui dénoncent l’OTAN, l’Union Européenne et l’€uro.

                Comme a dit Jean-Claude Van Damme :
                "Si tu travailles avec un marteau-piqueur pendant un tremblement de terre, désynchronise-toi, sinon tu travailles pour rien."

                A_ suivre

                PS : Je confirme à l’UPR au moins, y’a d’la joie, et de l’éducation populaire.

                Répondre à ce message

                • Bonjour, A_suivre

                  Super, y’a d’la joie, et de l’éducation populaire à l’UPR .
                  Mais que pense F. Asselineau et l’UPR du fascisant :
                  Outrage à agent public en France et donc son abolition car à ce niveau "c’est pas la joie" ?

                  https://fr.wikipedia.org/wiki/Outra…

                  Répondre à ce message

                • Il y a à peu près de tout, dans l’UPR, et même une tendance « trotskyste-lambertiste » carrément affirmée et organisée…

                  Il y avait également de tout, en son temps, dans le « boulangisme » (…du Général Boulanger) : de l’extrême-gauche anar et blanquiste à l’extrême-droite royaliste et bonapartiste !

                  En somme, l’UPR est une sorte de « micro-boulangisme », tout comme le PRCF est une sorte de « micro-thorezisme »…

                  Il y a également de tout, de droite à gauche, dans le mouvement GJ…

                  L’histoire ne se répète jamais que sous la forme d’une farce… Et donc, même si « à l’UPR au moins, y’a d’la joie, et de l’éducation populaire », un tant soit peu, cela a donc une limite assez réduite, pour le moins…

                  Le Général Boulanger s’est finalement suicidé sur la tombe de sa maitresse, ce qui ne manquait pas de classe, quelque part !

                  Autres temps, autres mœurs !

                  Luniterre

                  Répondre à ce message

            • Jean-Claude Van Damme
              Le plus grand des philosophes de l’UPR ?

              Répondre à ce message

    • VLR c’est " Vive Le Rock "
      TML c’est " Trop Mortel Lénine "
      UPR c’est " Union Pour Rire ? "

      Que pense Maître Asselineau et l’UPR du fascisant :
      Outrage à agent public en France et donc son abolition ?

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Outra…

      " Les policiers sont ceux qui portent le plus souvent plainte pour outrage. Le Syndicat de la magistrature a condamné cette tendance, indiquant qu’elle était aussi un moyen de « faire du chiffre »4. Le sociologue Fabien Jobard constate qu’en outre, les sanctions sont de plus en plus sévères, 20 % des infractions à dépositaires de l’autorité publique (IDPAP) donnant lieu à des peines de prison ferme.

      Le délit d’outrage représente également un complément de rémunération pour certains policiers lorsqu’ils se portent partie civile (soit pour les deux tiers des plaintes), grâce aux dommages et intérêts versés par l’outrageur, qui vont en général de 300 à 800 euros pour les injures – la procédure juridique ne leur coûtant rien par ailleurs, les frais défense étant pris en charge par le ministère de l’Intérieur au titre de la protection fonctionnelle du fonctionnaire. Son montant global est passé de 8,5 millions d’euros en 2008 à 13,2 millions en 2012.

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