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« Great Reset » : le banco-centralisme est-il un « complot pervers » ou simplement la conséquence incontournable d’une évolution systémique ?

jeudi 28 janvier 2021, par Luniterre (Date de rédaction antérieure : 11 janvier 2021).

Selon le dernier décompte de l’INSEE, 659 941 personnes sont décédées en France, en 2020, au 28 Décembre. En suivant la courbe tracée par l’INSEE pour les trois jours restants, et en y rajoutant même quelques « erreurs en faveur de la banque », c’est-à-dire, ici, du pouvoir, le total 2020 devrait donc tourner autour de 665 000.

Selon la progression « normale » de la mortalité en France, basée sur l’augmentation moyenne des 10 dernières années, le seuil quasi incompressible, en dehors de tout événement exceptionnel, genre « pandémie » était déjà entre 615 et 620 000 décès.

Ce qui nous fait donc une fourchette réaliste de surmortalité incontestablement liée au covid de 45 000 à 50 000 décès.

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2021/01/08/15-000-morts-du-covid-bientot-ressuscites-par-linsee/

Soit, par rapport aux 65 000 morts "officiels", un « déficit mensonger » de la part du pouvoir et des médias mainstream à sa solde de 15 à 20 000 décès, abusivement imputés au covid, tout au long de leurs communiqués quotidiens gonflant les chiffres pour justifier toutes les mesures restrictives-répressives mises en place au fil des mois et qui ont encore davantage détruit, à un degré encore jamais atteint depuis la guerre, ce qui restait de vie sociale et économique, pourtant déjà bien réduite par les précédentes crises, depuis 2007-2008.

Ce phénomène n’étant évidemment pas franco-français, mais simplement le reflet local de la « stratégie » mondiale de prétendue « lutte anti-covid ». A l’échelle mondiale, le chiffre officiel des victimes du covid frise bientôt les 2 millions… Mais en lui imputant le même taux d’« erreur » que le chiffre français, il doit donc raisonnablement tourner autour du million et demi, ce qui est évidemment considérable. Considérable et relatif, si l’on veut bien ne pas oublier que dans le même temps une dizaine de millions de personnes, dont beaucoup d’enfants, sont tout simplement mortes de faim…

Un « problème » pourtant hyper simple à résoudre, en comparaison du casse-tête que représente une nouvelle maladie virale…

Le monde, depuis toujours, ne s’est pourtant pas arrêté de tourner pour se poser la question de nourrir ces millions de personnes qui, chaque jour, ne mangent pas suffisamment pour survivre décemment, comme ces petits enfants de Madagascar qui ont du « fêter » le nouvel an en se remplissant le ventre d’argile blanche pour oublier la faim :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/12/04/cene-chez-les-castex-6-a-table-sans-les-enfants/

Étaient-ils ou non à table avec leurs parents ?

Étaient-ils plus ou moins que six à table ?

Avaient–ils seulement une table et quelques chaises autour ?

Voilà quelques questions "métaphysiques/existentielles" qui devraient découler de la logique absurde de l’Occident inexorablement « en marche » vers… ???

En 2020, le monde, surtout occidental, s’est donc arrêté de « tourner » économiquement et socialement, et 2021 s’annonce peu ou prou comme une répétition sotto voce de la même partition, à moins qu’elle ne finisse enfin par nous faire hurler, de rire, tant qu’à faire, la grimace étant plus belle !

Cette immense Commedia Dell’Arte à échelle mondiale avait-elle, et a-t-elle encore, donc, un metteur en scène, sinon un « chef d’orchestre » ?

Telle est la question qui commence à agiter sérieusement une partie des esprits, déjà de toutes façons et généralement bien plus atteints par les effets du covid que les capacités pulmonaires supposées les alimenter en oxygène.

Le fait que le monde « s’arrête » sur ordre de quelques « gouvernants » est donc bien le signe d’un changement dans la gouvernance mondiale, et non pas simplement l’effet d’un virus, dont les prédécesseurs « pandémiques » n’ont jamais connu une telle gloire !

Mais on peut fermer les yeux ou se mettre la tête dans le sable, façon autruche, et ne la sortir que pour répéter, à quelques mots près, les vieux « discours sur la crise » hérités du siècle dernier…

Et donc taxer tous ceux qui se posent la question de « conspirationnistes », d’ « extrême-droite », « antisémites », etc, et tenter de noyer leurs questions sous une logorrhée émaillée de formules « marxisantes », voire pseudo-« situationnistes », etc…, et faire appel aux « mânes » de la « gauche française », plus que jamais en faillite complète…

Alors que cela permets simplement à ces esprits « covidés » de « se rassurer », c’est à dire, en réalité, de justifier la passivité complice de la très grande majorité de la « gauche » bien-pensante, dans ce pays et ailleurs.

Le « conspirationnisme » est bien, au départ, une idéologie d’origine petite-bourgeoise, mais il se trouve qu’il reflète l’émergence timide d’une conscience collective qu’« il se passe quelque chose » dans les profondeurs infrastructurelles du système, quelque chose qui change profondément la donne économique et sociale mondiale, même si ce n’est pas encore clairement apparent sur le plan des superstructures politiques.

Au milieu du IXe siècle il n’y avait personne pour se dire et formuler :

« Tiens, ça y’est ! L’Antiquité esclavagiste, c’est fini ! Au poil, on entre enfin dans le Moyen-Âge et la féodalité ! »

Il n’y avait pas d’internet, et personne pour analyser ce genre de chose…

Encore moins, pour en débattre « démocratiquement » !

Le « Great Reset », que j’appelle passage au banco-centralisme, n’est effectivement pas du tout le « complot » de quelques personnes, mais bien une évolution incontournable du mode de production, sous la poussée, irrésistible, des forces productives les plus avancées, technologiquement.

C’est le basculement d’une époque historique dans une autre, tout comme le basculement du monde antique dans la féodalité, puis le basculement de l’aristocratie déjà embourgeoisée vers le capitalisme industriel.

Géographiquement parlant, en cheminant sur une crête, on peut se dire, « Tiens, c’est ici la ligne de partage des eaux », entre deux bassins versants.

Même en fouillant dans les archives historiques, il n’est évidemment pas possible de dire quel jour, quelle heure, sous le règne de Charlemagne ou probablement après, se trouve possiblement le « point de bascule » Féodalité/Antiquité…

Pour l’avènement de la bourgeoisie comme classe dominante, on prend, en France, le 14 Juillet 1789 comme point de repère, mais il y a eu, néanmoins, quelques « retours de flamme » assez conséquents, de la part de la monarchie !

Pour ce « Great Reset », beaucoup de gens pensent qu’il est vraiment effectif depuis le premier confinement de mi-Mars, qui est incontestablement un tournant historique décisif, mais le basculement vers le banco-centralisme est déjà flagrant, si l’on prend la peine d’analyser sérieusement, depuis la crise de2007-2008.

De ma part, ce constat actuel implique une auto-critique partielle importante de mes précédentes analyses, mais je la fait bien volontiers. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, surtout quand c’est pour revenir sur leurs erreurs passées et tenter de les corriger, autant que faire se peut !

Au stade actuel d’évolution de la conscience collective, il est donc particulièrement crétin de dénigrer le « complotisme », alors qu’il faudrait au contraire espérer qu’il gagne la classe ouvrière pour y prendre, précisément, une autre tournure, qui ouvrirait enfin une perspective politique nouvelle.

Le rôle des éléments les plus conscients n’est donc pas de tenter de le « réduire », mais au contraire, de tenter de lui donner un contenu analytique économique et social qui reflète cette mutation du mode de production et commence à construire une alternative en fonction, et non pas en fonction de clichés et de poncifs qui étaient déjà périmés à la fin du siècle dernier !

Avec la métaphore de la ligne de partage des eaux il faut donc néanmoins comprendre la différence de dialectique entre l’histoire et la géographie… !

Les eaux qui se séparent entre deux bassins versants cessent complètement de pouvoir se mélanger, d’une manière ou d’une autre, au moins jusqu’à leur arrivée à la mer…

Les époques historiques se séparent radicalement également en fonction de la dominance de tel ou tel mode de production économique, mais la séparation de ces modes eux-mêmes n’est évidemment pas aussi radicale que la séparation de leur dominance.

Les modes esclavagistes et féodaux ont coexisté, et le plus souvent, sur les mêmes territoires, durant plusieurs siècles. Vraisemblablement du VIIe au XIIe siècle, mais le milieu du IXe siècle semble situer le point de bascule entre les deux dominances. Les modes féodaux et capitalistes ont également coexisté durant de longs siècles, depuis l’apparition des premières bourgeoisies embryonnaires, au XIIe siècle, également, jusqu’à l’intégration des « aristocraties d’affaires » au début du XXe siècle.

Dans la dialectique sociale humaine tous les modes de production continuent, peu ou prou, de coexister, même si dans des proportions significativement inégales. Les « chasseurs-cueilleurs » sont quasiment en voie de disparition, l’ « esclavagisme » fait un retour remarqué, profitant du chaos actuel, sans pour autant avoir une chance de redevenir dominant, la féodalité semble avoir disparu mais imprègne encore, localement, pas mal de mentalités et de rapports sociaux, y compris en France, et le capitalisme, qui paraît encore dominant et même écrasant, est en réalité déjà en train de céder sa place au banco-centralisme, dont il n’est plus que la face apparente et dépourvue de toute autonomie en dehors du cycle de la dette.

Pour comprendre le monde actuel, et surtout « post-covid », (ou plus exactement « covidé-confiné » !), il faut donc déjà comprendre le cycle de la dette.

De manière très simplifiée :

__Les États-nations s’endettent « publiquement » et lourdement auprès des banques d’affaires, mais à un taux dérisoire et non-rentable pour les dites banques…

__Qu’à cela ne tienne, les Banques Centrales rachètent l’essentiel de ces titres de dette…

__Ce qui permet aux banques d’affaires, ainsi renflouées en liquidités, de racheter des titres boursiers et donc d’alimenter la spéculation financière…

__Spéculation qui permet aux bourses, non seulement de ne pas s’effondrer, mais même de battre, en pleine « crise économique du covid », des records de capitalisation, surtout pour les plus grandes entreprises…

__Et donc, par voie de conséquence directe, cela permet aux monopoles Gafam et autres de survivre à la crise et de continuer d’écraser le monde…

__Alors même qu’ils ne sont pas, autrement et globalement, par eux-mêmes, créateurs de suffisamment de valeur, même spéculative, pour compenser leur endettement, sans même parler de celui des États.

__Tesla, fondée pourtant depuis 2003, en est l’exemple le plus frappant, qui bat des record de capitalisation toutes catégories sur la base d’un bilan comptable chroniquement et durablement déficitaire, autrement.

Actuellement, même en battant des records de capitalisation boursière, son bilan ne peut encore être « consolidé » qu’à cette condition, en revendant ses propres actions !

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2021/01/doc-tesla.pdf

https://www.bilan.ch/entreprises/tesla-va-vendre-jusqua-5-milliards-de-dollars-dactions

__Sans ce circuit Dette privée-Dette publique-banques d’affaires-Banques Centrales-banques d’affaires-Spéculation-Dette privée, tout le système s’effondrerait donc en quelques jours, à commencer par les marchés financiers et les monopoles Gafam et autres…

__Au centre du système se tiennent donc les Banques Centrales qui permettent cette circulation de la dette et son cycle de renouvellement perpétuel en « encaissant » toujours plus au passif de leur bilan, indéfiniment couvert par leur propre création monétaire.

__Cette « création monétaire permanente » représente donc à la fois la dette globale du système et son déficit en matière de « création de valeur ».

__Comprendre le fonctionnement du cycle de la dette est une chose, et comprendre quelle en est l’origine réelle en termes de déficit de valeur créée, une autre. Mais c’est évidemment l’essentiel, quant au fond du problème, car c’est ce qui est précisément la base économique et sociale du banco-centralisme, et, évidemment, la raison pour laquelle il prend inexorablement le pas sur le capitalisme « classique » !

__Cela demande une analyse détaillée des processus complexes de création de valeur dans le contexte du développement des forces productives modernes, et ne peut se résumer en quelques lignes.

__Pour illustrer ne serait-ce qu’un aspect extrêmement partiel et limité du problème on prendra comme exemple celui de la création d’une ligne entièrement robotisée de production automobile, (ce qui, pourtant, n’est pas encore tout à fait le cas de Tesla) : un bureau d’étude embauche des ingénieurs qualifiés pour cette création… Leur projet réalisé est donc mis en œuvre le jour d’une grande inauguration où tout fonctionne à merveille, et les bagnoles commencent à être produites et à se vendre comme des petits pains, ou presque… Pas comme chez Tesla, donc, le coup s’avère tout de suite rentable…

Mais par malheur ou par un sale coup de la concurrence, il se trouve qu’un terroriste débile fait presque aussitôt sauter le bureau d’étude avec tout le personnel des ingénieurs qui ont conçu techniquement le projet…

Cela n’empêche en rien le ou les propriétaires et/ou actionnaires de l’usine de continuer à la faire tourner… Les bagnoles continuent d’être produites et de se vendre toujours au même prix, et donc, supposément, à la même valeur, également.

La valeur, bien réelle, du travail créatif des ingénieurs n’est aucunement intégrée dans la valeur de chaque voiture autrement que par l’intermédiaire de la machinerie robotisée, c’est-à-dire par la valeur d’usage (…amortissement !) du capital fixe représenté par cette machinerie robotisée.

__C’est donc, comme disait le barbu, et malheureusement ici, littéralement, du « travail mort » !

C’est donc essentiellement du travail de création subjectif, même si avec dépense d’énergie mentale (et physique relative), qui est entièrement et directement objectivé dans le capital fixe, la machinerie, et ne reproduit pas plus de valeur que n’en a coûté au départ, le salaire des ingénieurs, amorti et intégré, de fait, dans la valeur d’usage du capital fixe, soit absolument zéro en termes de plus-value issue de la production elle-même.

La plus-value de la production, c’est-à-dire la valeur créée par la production en plus de la valeur d’usage du capital fixe ne peut venir que de la valeur d’usage d’une force de travail additionnelle éventuellement indispensable au processus productif lui-même, ce qui n’est donc pas le cas ici.

Ce n’est que par un quantum de travail directement objectivé dans le processus de production que peut se former une plus-value, comme quote-part de ce temps de travail moyen socialement nécessaire à la production particulière de chaque voiture, ce que l’on résume par un « quantum de travail »…

La notion de « travailleur collectif » producteur de plus-value, intégrant ingénieurs et personnels d’encadrement, n’a de sens que lorsque cette plus-value existe, selon l’évidence et M. de La Palisse…

Même dans une usine automatisée où il reste une part de personnel ouvrier, dans la mesure où il n’exerce plus que des fonctions de contrôle technique, de surveillance et d’entretien de la machinerie automatique, son rôle est assimilable à un travail d’encadrement de la production robotisée, sans qu’il n’y ait réellement de quantum de travail absolument et nécessairement indissolublement lié au processus productif.

__Même s’il reste encore quelques postes de travail où le geste stéréotypé, répétitif, et, peu ou prou, chronométré, de l’ouvrier est indispensable à l’avancement de la chaîne de production, la plus-value réelle totale, relative et absolue, créée « collectivement » par l’usine, est en fait limitée à la somme des valeur absolues et relatives crées par ces postes spécifiques résiduels, c’est-à-dire un total de plus en plus dérisoire, en proportion de la masse du capital fixe mis en œuvre.

Cela solutionne, en fin de compte, le paradoxe du dernier ouvrier sur la ligne de production, qui a occupé une partie des débats avec le camarade Gérard Bad. Il est donc clair que la notion classique et marxiste de productivité du travail, ainsi que de plus-value relative et absolue, n’ont cours que tant que se développe encore la notion de quantum de travail directement objectivé dans la production, (genre taylorisme ou fordisme), au cours du processus productif lui-même, et non dans le développement du capital fixe, ni même dans sa valeur d’usage, bien que réalisée au cours du processus productif.

Avec le développement actuel la « productivité du travail » est donc devenue essentiellement un mythe lié aux tentatives de survie du capitalisme « classique » dans le contexte de la crise qui le condamne, et non lié à ce développement des forces productives lui-même.

La prétendue « productivité du travail » n’est plus, pour l’essentiel, que celle du capital fixe, en tant que sa simple reproduction par le cycle de la dette, et n’est aucunement dans un rapport inverse des effectifs ouvriers encore en fonction…

La présence des derniers ouvriers sur les lignes de production n’est en rien le reflet d’une prétendue « amélioration (…exponentielle ???) de la productivité du travail », mais simplement le dernier obstacle sur la voie de l’extension du capital fixe et de la robotisation…

Leur élimination progressive et finale est précisément l’antithèse bien concrète de la notion de « productivité du travail », et l’expression concrète de sa fin déjà actée entre la fin des années 70 et la fin du siècle dernier.

Bien entendu, ce processus est nécessairement inégal, à la fois selon les secteurs d’activité et les zones géographique de développement, mais il est néanmoins globalement déjà prégnant et irréversible, et c’est bien ce qu’ont compris les banco-centralistes… !

Il est d’autant plus prégnant qu’à mesure qu’il s’étend géographiquement aux zones de développement encore relativement arriérées, il s’accélère également dans le temps, comme le montre l’exemple chinois, ne laissant même pas, finalement, une marge de développement suffisante aux nations émergentes pour parcourir complètement tous les cycles « classiques » du développement capitaliste, les précipitant, souvent prématurément, dans le cycle infernal de la soumission au banco-centralisme, sans avoir eu réellement le temps de s’affranchir du joug impérialiste et néo-colonialiste !

La reproduction du capital fixe n’en génère donc pas moins la production d’une masse de valeurs d’usage, qui sont donc introduites directement, en tant que telles, sur le marché, pour répondre à la demande solvable, sinon aux besoins sociaux réels, de façon marginale et incomplète, ce qui n’est qu’un effet évidemment gravement insuffisant de ce processus.

Cela ne signifie pas non plus que ces valeurs d’usage ne sont pas aussi des valeurs d’échange, mais évidemment d’un genre bien différent de celles issues du travail humain productif.

Une voiture sortant d’une chaîne de production entièrement automatisée a bien une valeur d’usage, qui est celle de la part d’amortissement du capital fixe (machinerie automatique) dont elle est le produit, visant également à le reproduire.

Cette valeur d’usage est aussi sa valeur d’échange réelle, et donc dépourvue de tout potentiel de réalisation de plus-value, qui n’existe tout simplement pas. La « marge bénéficiaire » que s’octroie éventuellement, et même, généralement, le ou les propriétaires et/ou actionnaires de l’usine est tout simplement, d’entrée de jeu, une marge fictive, un bénéfice et un profit fictifs, qui ne viennent que grossir le capital fictif déjà en circulation, et non « enrichir » l’économie d’une valeur nouvelle réellement créée.

__Bien au contraire, c’est même l’un des processus par lesquels le capital fixe absorbe de plus en plus, et notamment, via la consommation, ce qui reste de valeur-travail en circulation et la transforme de plus en plus en capital fictif, et l’intègre ainsi au cycle de la dette, qui est donc, fondamentalement, celui de la reproduction du capital fixe, au lieu de contribuer à le solutionner. Ainsi on voit bien que le banco-centralisme n’est pas l’effet d’un « complot » d’une minorité de pervers narcissiques, mais bien l’effet d’un développement irréversible des forces productives modernes.

On voit aussi que la solution réside d’abord et avant tout dans une maitrise démocratique et collective du crédit, qui seule peut permettre une maitrise du cycle de développement des forces productives modernes en fonction des besoins sociaux réels, et non pas en fonction de la survie d’un capitalisme « classique » d’ores et déjà moribond, ni de la survie, en tant que nouvelle classe dominante, d’une poignée de banquiers centraux mondialistes et parasitaires extrêmes, actuellement en train de tisser la toile du cyber-fascisme planétaire.

Luniterre

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2021/01/11/great-reset-le-banco-centralisme-est-il-un-complot-pervers-ou-simplement-la-consequence-incontournable-dune-evolution-systemique/

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Un article complémentaire important est désormais en ligne sur TML, qui explore l’historique économique de la présente crise, depuis Septembre 2019, en réalité, plus en détails, avec de nombreux extraits de la presse économique et de nombreux graphiques, et qui permet d’aller encore plus loin dans l’analyse de la valeur actuellement produite et son articulation entre valeurs d’usage et valeurs d’échange, capital fixe et capital fictif.

En conclusion il montre comment le cycle du capital fixe a inexorablement tendance à s’autonomiser, par rapport au cycle classique capital variable + capital fixe, même s’il reste encore provisoirement en interaction dialectique avec lui, et donc à produire la dette systémique comme base économique et sociale du banco-centralisme, ce qui explique son émergence et sa domination nouvelle, irréversible, sauf Révolution !

Paradoxe et suspense économique en 2021 : le Capital atteindra-t-il, ou non, le Nirvana par la Dette Mondiale ?

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2021/01/23/paradoxe-et-suspense-economique-en-2021-le-capital-atteindra-t-il-ou-non-le-nirvana-par-la-dette-mondiale/

11 Messages de forum

  • Salut Luniterre,

    Je cite : « La "marge bénéficiaire" que s’octroie éventuellement, et même, généralement, le ou les propriétaires et/ou actionnaires de l’usine est tout simplement, d’entrée de jeu, une marge fictive, un bénéfice et un profit fictifs ».

    Comme je Le dénonçais dans mon article L’arnaque, stade suprême de la société spectaculaire marchande, au lien ci-dessous :

    http://mai68.org/spip/spip.php?arti…

    Le prix d’une marchandise n’avait déjà plus rien à voir avec le temps de travail social moyen nécessaire à sa production déjà peu après 2002, avec l’avènement de l’Euro.

    Je pense donc qu’il faut remonter largement avant 2007 pour que le banco-centralisme commence, au moins inconsciemment, à vouloir s’imposer. Et probablement bien avant 2002. Car, cela fait bien longtemps que certains prix sont totalement artificiels, totalement déconnectés du travail social moyen nécessaire à produire au moins certaines marchandises. Par exemple, le prix des disques de musique 33 tours était prohibitif. Pareil ensuite pour les CD de musique qui auraient dus coûter 2 Francs, 1 Franc pour le boitier et 1 Franc pour le CD. Toute l’extrême gauche le savait. Je sais aussi que les premiers ordinateurs de marque Apple, par exemple les Apple II, auraient pu coûter au moins 3 fois moins chers et être pourtant rentables.

    Tu penses que le banco-centralisme est dû à une évolution incontournable du mode de production sous la poussée de la robotisation ; ET, pas du tout à un complot.

    Je pense que la robotisation absolue devrait amener la fin de l’argent à cause de l’absence totale de plus-value, la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme et la fin de la domination d’une classe sur une autre.

    Je crois que c’est ce qu’a très bien vu la fraction la plus avancée de la classe dominante. Que celle-ci, voyant sa fin arriver avec la fin de l’argent, a décidé de se réunir en secret pour décider de maintenir artificiellement l’argent, et de maintenir en même temps sa domination en devenant banco-centraliste.

    Je pense donc que le banco-centralisme est simultanément un complot ET la conséquence incontournable d’une évolution systémique. C’est une synthèse des deux, un mariage : deux devient un.

    Bien à toi,
    do
    http://mai68.org/spip2

    Post-scriptum :

    Un complot est une entente secrète.

    Quand tu dis que « le monde "s’arrête" sur ordre de quelques "gouvernants" », tu dis bien qu’il y a complot ?

    Tu dis : « Le "conspirationnisme" est bien, au départ, une idéologie d’origine petite-bourgeoise ». D’après Karl Marx, il est d’origine policière. Marx l’appelle d’ailleurs la "conception policière de l’histoire".

    Tu dis : « Pour l’avènement de la bourgeoisie comme classe dominante, on prend, en France, le 14 Juillet 1789 comme point de repère » - Personnellement, je prendrais plutôt Thermidor. Car Marrat, c’était en 1793. 1793 était, d’après Louise Michel, la plus belle année de la révolution française. Ce n’étaient pas les bourgeois qui faisaient la loi, c’étaient les sans-culottes, c’est-à-dire les ouvriers des faubourgs.

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    • En fait, camarade Do, tes observations sont essentiellement pertinentes et pas vraiment en contradiction avec mon propos.

      Je dirais même, complémentaires, à plusieurs titres.

      Effectivement la déconnexion entre valeur-travail et prix a commencé bien avant 2008, comme tu l’as bien justement remarqué.

      Les causes en sont complexes, mais l’évidence est déjà une masse monétaire assez élevée en circulation dans les pays « occidentaux » où s’est développée la dite « société de consommation ».

      Cela tient à de multiples facteurs, qu’on ne peut même pas tenter sérieusement de passer complétement en revue dans un post.

      Il y a eu une synergie entre la tendance impérialiste à surexploiter le tiers-monde et la tendance à rationaliser au maximum le travail dans l’industrie occidentale (Taylorisme, Fordisme), qui a non seulement permis la survie du capitalisme mais l’embellie sociale provisoire des 3O glorieuses, et déjà, avant, celle des « années folles » entre-deux guerres…

      La « survie augmentée » a donc d’abord une base économique tout ce qu’il y a de plus matérielle. Les besoins sociaux étant satisfaits au-delà du strict nécessaire vital, il y a donc place pour des choix subjectifs de la part du consommateur.

      Ce qui entraîne donc une évolution subjective de la valeur, très bien comprise et analysée par les économistes inventeurs du marketing…

      Mais l’automatisation accélérée, partir des années 70, entraînant la tertiarisation de l’économie, a déjà complètement changé la donne…

      La mondialisation, nécessaire à la survie de l’impérialisme, a en réalité néanmoins, et tout aussi inévitablement, raboté la survaleur encore produite en Occident.

      La différence avec les basculements de périodes historiques précédents, évoqués dans l’article, c’est que ce présent basculement se fait donc avec une partie des acteurs essentiels qui sont parfaitement conscients du processus en cours, et parfaitement conscients de ne pouvoir l’enrayer et maintenir le statu quo.

      Plutôt que d’attendre passivement leur propre ruine ils ont donc jugé plus rationnel, en quelque sorte, de « devancer l’appel » et de se mettre en position de profiter encore du courant, au lieu de se le prendre dans la tronche…

      Cela implique effectivement qu’ils se gardent pour eux l’analyse réelle de la situation et endorment la conscience publique avec de « bonnes paroles », du genre que tous aiment à entendre, selon leurs intérêts du moment !

      Avec les Banques Centrales ils ont donc trouvé le levier idéal pour continuer à manipuler le monde, et tant qu’à faire, continuer à profiter des meilleurs restes…

      Y-avait-il de longue date un « plan » banco-centraliste, ou bien l’occasion 2008 a-t-elle fait le larron ? Je n’en sais rien…

      Il y a peut être eu, là aussi, la rencontre de plusieurs projets et idées, qui ont fini par se cristalliser « banco-centraliste » sous l’empire de la nécessité… C’est ce qui me paraît le plus probable.

      Et donc, si « complotisme » il y a eu, « complotisme » et nécessité ont donc fini par faire bon ménage et cela va donc effectivement dans ton sens, à condition de comprendre que la nécessité est bien le facteur décisif, en fin de compte !

      En termes de rapport de forces, 2008 est bien le point de bascule réel, celui à partir duquel les marchés financiers ont définitivement perdu toute autonomie par rapport aux Banques Centrales.

      Est-ce que l’abolition de l’argent est d’ores et déjà possible, hors banco-centralisme ? Malheureusement, je ne le crois pas. Il y a encore trop d’inégalités de développement dans le monde, et qui ne peuvent se rattraper en un tournemain.

      De plus, la médiation par l’argent est tellement imprégnée, culturellement, qu’elle ne se dissipera pas non plus du jour au lendemain. Rendre l’argent à sa fonction initiale de médiation, hors capitalisation, ce serait déjà un progrès économique et social considérable, et même, une véritable révolution, donc !

      Bien entendu, avec pour axe central le contrôle collectif et démocratique du crédit !

      Conserver la circulation de l’argent liquide, en espèces, c’est même une garantie de liberté, aussi bien pour les individus que pour les nations, même si cela a des à côtés très négatifs, en termes de trafics, qu’il faut évidemment réduire.

      Il a fallu plusieurs siècles pour accomplir entièrement chacune des mutations précédentes. La mutation banco-centraliste est tout de même une affaire de quelques décennies… Il faudra bien encore quelques décennies pour la suivante, si elle a lieu !

      Luniterre

      Répondre à ce message

  • Luniterre a écrit un article vraiment intéressant. La réponse de Do ne l’est pas moins.

    Répondre à ce message

  • Un article complémentaire important est désormais en ligne sur TML, qui explore l’historique économique de la présente crise, depuis Septembre 2019, en réalité, plus en détails, avec de nombreux extraits de la presse économique et de nombreux graphiques, et qui permet d’aller encore plus loin dans l’analyse de la valeur actuellement produite et son articulation entre valeurs d’usage et valeurs d’échange, capital fixe et capital fictif.

    En conclusion il montre comment le cycle du capital fixe a inexorablement tendance à s’autonomiser, par rapport au cycle classique capital variable + capital fixe, même s’il reste encore provisoirement en interaction dialectique, et donc à produire la dette systémique comme base économique et sociale du banco-centralisme, ce qui explique son émergence et sa domination nouvelle, irréversible, sauf Révolution !

    Paradoxe et suspense économique en 2021 : le Capital atteindra-t-il, ou non, le Nirvana par la Dette Mondiale ?

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2021/01/23/paradoxe-et-suspense-economique-en-2021-le-capital-atteindra-t-il-ou-non-le-nirvana-par-la-dette-mondiale/

    Luniterre

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  • La base de la géopolitique de la société industrielle n’est pas la dette mais les ressources naturelles. Pour comprendre ce qui se passe, il faut toujours regarder où sont les ressources, qui le contrôle et qui en a besoin.

    Par exemple 2008 fut, selon l’ONU, l’année où la production de pétrole brut conventionnel a dépassé son pic. En pratique, cela faisait des années que cette production stagnait et que l’offre augmentait doucement, ce qui faisait doucement augmenter les prix. En 2008 ce système s’est emballé, les prix du brut se sont mis à grimper, les spéculateurs qui ne misent jamais sur une valeur à la baisse en ont remis une couche. Suite à la hausse du prix du brut, l’économie réelle a freiné sec, ce qui a fait exploser la bulle spéculative. Quand l’économie va bien, les bulles bulles gonflent. Quand l’économie réelle freine, les bulles pètent et c’est exactement ce qui s’est passé.

    Aux alentours de l’an 2000 (je ne me rappelle plus l’année exacte), le rapport annuel de la CIA, un rapport lu par toutes les élites mondiales, avertissaient que l’épuisement inéluctable des ressources naturelles non renouvelables et le réchauffement climatique constituent les deux plus grandes menaces existentielles de son existence pour la civilisation industrielle. Ces conclusions ont été prises très au sérieux car les élites savent que ce genre de rapport est du sérieux, contrairement aux expert du GIEC qui sont payé pour aboutir à un consensus minimum entre pays et donc minimiser la catastrophe.

    Ils se sont tout de suite mis au travail et en juin 2002, le premier symposium transhumaniste dans "Converging Technologie for Improving Human Performance" conclut, dans ses recommandations aux politiques, que dans un monde où les ressources naturelles sont de plus en plus sous pression et où la population mondiale augmente, les technologies convergentes sont essentielles pour garder le contrôle.

    Cela implique que pour eux, élites industrielles, politiques et merdiatiques, les technologies convergentes (la fusion des nanotechnologies, des techniques biologiques et informatiques et des sciences cognitives, doivent être utilisées pour que ces suprématistes puissent garder le contrôle. Il ne faut pas se leurrer, leur transhumanisme, c’est la version 2.0 augmentée de l’eugénisme des nazis.

    Pour eux, les morts de faim ne sont que des victimes collatérales. Quand a nous, notre tour est pour bientôt. Les Bill Gates et compagnie ne s’en cachent pas, ils sont pour une réduction drastique et rapide du nombre d’habitants de la planète, le milliard d’habitants de Schwab dans son grand reset n’est qu’une première étape. Il s’agit pour eux de rendre supportable pour la planète leur mode de vie industriel de consommation, d’exploitation et de destruction de masse tout en restant dans la tour de contrôle. Plus que le vivant, leur obsession véritable est les matières premières sans lesquelles il n’y a plus de civilisation industrielle. Par exemple, Bill Gates parle de réduite l’humanité entre 200 et 300 millions. Pour parvenir à cet objectif, les 60 millions de morts de la deuxième guerre mondiale sont une plaisanterie à côté. Voilà l’avenir qu’ils nous réservent.

    Avec le covid, c’est l’occasion qui fait le larron. Plutôt que de soigner les gens, ils interdit aux médecins de soigner leurs patients comme en Suisse, ils leurs interdisent de prescrire comme en France, ils réquisitionnent l’hydroxychloroquine pour la donner aux hôpitaux dans lesquels seuls les cas pour lesquels c’est trop tard pour l’administrer sont admis comme en Suisse, et ils nous font peur en nous disant que si nous allons consulter, nous allons choper le virus dans les salles d’attente. Puis quand c’est trop tard et que le virus s’est bien répandu, ils nous obligent à rester chez nous et sur nos lieux de travail, ceci sans aucune forme de soin même pas un dépistage sans test PCR comme tout médecin sait le faire.

    Résultat : aux abattoirs pour les bêtes, nous avons vu s’ajouter les abattoirs pour les vieux.

    Pour faire bonne mesure et surtout pour nous diviser, ils décident que certaines professions comme la prostitution sont essentielles (en Suisse), que les autres doivent fermer et que les gamins n’ont pas le droit de chanter à l’école et dans les crèche (en Suisse).

    Bref, l’analyse économique a ses limites que la géopolitique permet de dépasser. De plus, Marx a raison dans la question juive et Vaneigem l’a très bien compris quand il chante :

    Instaurons la gratuité qui conchie l’économie !

    Vive la résistance !

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    • Dominique,

      Je ne crois pas que le pouvoir veut réduire la population. Si c’était le cas, "ils" ne feraient pas sans arrêt de la pub pour faire des gosses, dans les films, dans les feuilletons, etc.

      "Ils" ne parlent pas de quelques centaines de millions de Terriens, ils parlent de 9 milliards, et même de 12 milliards (j’ai entendu ces chiffres à la télé). C’est aussi pour ça qu’ils ne veulent plus qu’on mange de viande. Parce qu’il n’y en aura pas assez pour 9 ou 12 milliards d’habitants.

      Bien à toi,
      do
      http://mai68.org

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    • Que de bêtises en si peu de mots :

      "les spéculateurs qui ne misent jamais sur une valeur à la baisse en ont remis une couche. Suite à la hausse du prix du brut, l’économie réelle a freiné sec, ce qui a fait exploser la bulle spéculative. Quand l’économie va bien, les bulles bulles gonflent. Quand l’économie réelle freine, les bulles pètent et c’est exactement ce qui s’est passé."

      L’économie mondiale actuelle est en pleine récession et les bourses sont au top !!!

      Une "bulle" qui s’est de plus formée à partir de mi-mars 2020, au pire moment de la crise !!!

      Revois donc tes cours d’économie, camarade !

      De plus, il est évident que pour ceux qui en ont les moyens il est aussi utile de spéculer à la baisse (dumping), qu’à la hausse, en vue de rafler et de concentrer davantage de capital, en fin de compte.

      Concernant les ressources naturelles, le contrôle se fait en fonction des objectifs de production, et donc aussi du cycle de la dette, qui amène à réduire le développement des forces productives pour le stabiliser et le contrôler.

      Dans le cours du processus actuel, les ressources naturelles passeront donc, in fine, directement sous le contrôle des Banques Centrales, via le monopole absolu de toutes valeurs d’usage que le processus banco-centraliste est en train de construire, inexorablement, via ce cycle de la dette, qui est d’abord et avant tout, celui du capital fixe.

      Capital fixe qui est déjà et qui sera, de plus en plus, l’élément essentiel pour le contrôle de ces ressources, à mesure que se développent l’automatisation et la robotisation.

      Luniterre

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  • L’épuisement des ressources naturelles n’adviendra jamais / Par contre les travaux d’extraction seront de plus en plus chers / Pour le cas du pétrole voir tous les articles et clips YouTube sur les réacteurs STEINFELD / Merci de ne plus nous intoxiquer avec ces fadaises qui ne servent qu’à promouvoir des mecs et des nanas chelous (JADOT… HULOT…POMPILI, ..etc.).

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