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Ukraine : faire du tapage à l’Ouest pour attaquer à l’Est

vendredi 26 mars 2021, par Robert Bibeau (Date de rédaction antérieure : 26 mars 2021).

À peine deux mois après l’assermentation du grabataire Joe Biden (sleepy Joe) que déjà nombre de laquais et de sous-fifres désespérés frappent à la porte du Pentagone et du Secrétariat d’État pour recevoir leur pitance à se partager entre larbins stipendiés.

Parmi ces polichinelles en quête de subsides, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba a annoncé la semaine dernière que le Conseil national de sécurité et de défense de l’Ukraine avait approuvé une stratégie visant à « reprendre » la Crimée et à réintégrer cette péninsule stratégique.

Les larbins politiciens ukrainiens obéissent ainsi aux ordres de Washington qui souhaitent accroître les tensions sur le pourtour Est de la Russie – de la Finlande aux États baltes, du Donbass à l’Azerbaïdjan – en passant par la Crimée. L’administration fantoche du Président Volodymyr Zélensky souhaite compromettre les alliés européens (OTAN) de l’agressive et déclinante Amérique en appelant à la création d’une « plate-forme pour la Crimée », décrite comme « un nouveau format de consultation et de coordination pour améliorer l’efficacité de la réponse internationale à l’occupation de la Crimée, répondre aux défis de sécurité croissants, intensifier la pression internationale sur la Russie, prévenir de nouvelles violations des droits de l’homme, protéger les victimes de la puissance occupante et parvenir à mettre fin à l’occupation de la Crimée et à son retour à l’Ukraine ».

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Bref, la clique de marionnettes qui dirige l’Ukraine propose aux pays de l’OTAN de leur servir de prétexte et de mercenaire pour coordonner la guerre des États-Unis contre la Russie … à moins que ce ne soit qu’une parade visant à faire du bruit à l’Ouest avant d’attaquer à l’Est, du côté de la puissance chinoise montante… le principal challenger au poste hégémonique mondial.

Les oligarques de Kiev lancent cette « plate-forme » ‘ballon d’essai’ au nom de leur maître yankee afin de sonder les reins et les cœurs des alliés européens, France et Allemagne notamment, en faveur d’une guerre régionale que mènerait l’Ukraine, sous-traitante de l’OTAN, aux portes de l’Europe, ce que ne souhaitent surtout pas les puissances européennes occupées à finaliser l’oléoduc Nord-Steam-2 (Allemagne) https://les7duquebec.net/archives/242915 ; à prendre leurs distances avec le bellicisme états-unien (France), https://les7duquebec.net/archives/262746 ; à administrer le vaccin SputnikV, https://les7duquebec.net/archives/261972 ; et à compléter la construction des « Nouvelles Routes de la soie » de Chongqing à Amsterdam. https://les7duquebec.net/archives/262241

La classe prolétarienne ne doit entretenir aucune illusion à propos des puissances impérialistes de l’Est (Chine, Russie), ou de celles de l’Ouest (États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Union européenne). Ces puissances sont en guerre concurrentielle perpétuelle et le sort de la population du Donbass et de la Crimée leur importe peu. Cependant, dans la conjoncture présente, il est dans notre intérêt de classe que les puissances européennes refusent de participer au défi militaire très risqué que les bandits ukrainiens aux abois lancent contre la Russie surarmée – nucléarisée et dont les prolétaires de tout côté seront la chair à canon. Les prolétaires du monde entier ont amorcé la résistance à la guerre sanitaire, pour l’heure c’est dans cette direction que doivent porter nos efforts. La meilleure façon de s’opposer aux préparatifs de guerre du grand capital mondialisé c’est de s’opposer à leur dictature sanitaire pandémique.

L’article qui suit présente des informations sur les tractations que mènent la partie américaine et l’oligarchie ukrainienne pour faire monter la tension à la frontière russo-européenne.


ANNEXE

Ukraine : l’approbation d’une stratégie pour « récupérer » la Crimée risque de déclencher une guerre totale avec la Russie

Par Jason Melanovski

La Crimée, une péninsule de la mer Noire, a été annexée par la Russie en mars 2014 à la suite d’un coup d’État d’extrême droite à Kiev, soutenu par les États-Unis.

Annonçant cette décision sur Twitter, Kuleba a écrit : « Le signal est clair : nous n’appelons pas seulement le monde à nous aider à récupérer la Crimée, l’Ukraine déploie ses propres efforts concrets et systématiques sous la direction du président Volodymyr Zelensky. »

Dans le cadre de sa stratégie des « 3 piliers » pour reprendre la Crimée, Kuleba a notamment déclaré que le gouvernement de Zelensky visait la « pleine souveraineté ukrainienne » non seulement sur la Crimée, mais aussi sur la ville portuaire de Sébastopol qui sert de port d’attache à la flotte russe de la mer Noire.

Suite aux commentaires de Kuleba, le président ukrainien Zelensky a annoncé via Twitter la création d’une ‘Initiative plate-forme pour la Crimée’, décrite comme « un nouveau format de consultation et de coordination lancé par l’Ukraine pour améliorer l’efficacité de la réponse internationale à l’occupation de la Crimée, répondre aux défis de sécurité croissants, intensifier la pression internationale sur la Russie, prévenir de nouvelles violations des droits de l’homme, protéger les victimes de la puissance occupante et parvenir à mettre fin à l’occupation de la Crimée et à son retour à l’Ukraine.

Le premier sommet du groupe nouvellement créé devrait avoir lieu en août et Zelensky a déclaré avoir déjà discuté avec l’UE, le Canada, le Royaume-Uni et la Turquie de la création de ce groupe.

Suite à la dissolution de l’Union soviétique, le port de Sébastopol avait été loué à la Russie par plusieurs gouvernements ukrainiens successifs. Sa perte potentielle suite à l’éviction du président Viktor Ianoukovitch en 2014, soutenue par les États-Unis, a été largement considérée comme l’un des principaux facteurs de motivation en Russie pour annexer cette péninsule militairement stratégique. Comme Kuleba et Kiev le savent bien, toute tentative d’imposer la « pleine souveraineté » sur l’un des plus importants ports de la marine russe en mer Noire entraînerait une guerre à grande échelle qui risquerait de déclencher une troisième guerre mondiale.

Lundi, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a dénoncé les propos de Kuleba et Zelenski comme une menace à peine voilée de guerre à propos de la Crimée.

« Tous les efforts de Kiev pour reconquérir la Crimée sont illégitimes et ne peuvent être interprétés autrement que comme une menace d’agression contre deux sujets russes. Nous réitérons que nous considérerons la participation de tout État ou organisation à de telles activités, y compris l’initiative de la Plate-forme pour la Crimée, comme un acte d’hostilité contre la Russie et un empiétement direct sur son intégrité territoriale », a déclaré Zakharova.

L’escalade du conflit entre Kiev et la Russie au sujet de la Crimée survient dans des conditions où l’Ukraine reste embourbée dans une guerre civile dans sa région est, qui dure maintenant depuis près de sept ans.

Cette guerre a coûté la vie à plus de 14 000 personnes, en a déplacé 1,4 million et rendu 3,5 millions dépendants d’une aide humanitaire. L’UNICEF a récemment noté que des millions de gens dans la zone de guerre n’ont toujours pas accès à l’eau potable et que certains n’ont pas régulièrement accès à l’eau tout court. La décision du gouvernement ukrainien fait suite à une série de répressions politiques antirusses et de renforcement des dispositifs militaires qui ont exacerbé la menace d’une guerre totale. En février, le gouvernement Zelenski a fermé de manière antidémocratique trois chaînes de télévision populaires dirigées par le leader de l’opposition pro-Moscou et oligarque Viktor Medvedchuk pour des raisons de « sécurité nationale ».

Medvedchuk a ensuite été sanctionné et Kiev a continué à accuser les politiciens de l’opposition et les journalistes de « trahison » pour avoir soutenu un règlement négocié avec Moscou sur les régions contrôlées par les séparatistes dans l’est de l’Ukraine. La répression a été, comme il fallait s’y attendre, condamnée par le Kremlin qui a fait valoir que cela démontrait que Kiev tentait de « résoudre le problème [du Donbass dans l’est de l’Ukraine] par la force ».

Des observateurs internationaux dans l’est ukrainien ont récemment signalé une augmentation rapide du nombre de violations du cessez-le-feu par des soldats ukrainiens et des séparatistes soutenus par la Russie. Cette année, déjà 10 soldats ukrainiens ont été tués.

Alors que Zelenski a été initialement élu en 2019 sur la base d’un rejet du nationalisme militariste d’extrême droite incarné par son prédécesseur, Petro Porochenko, il adopte désormais une stratégie potentiellement plus irresponsable encore. Beaucoup laisse à penser qu’il est soutenu en cela par les États-Unis.

La semaine dernière, un article d’opinion du Washington Post a suggéré que Zelenski avait désespérément besoin de recevoir un appel téléphonique du président américain Joe Biden mais n’en avait pas encore reçu. L’éditorial a soutenu les récentes répressions politiques de Zelenski et l’a exhorté à agir encore plus agressivement contre la Russie. « M. Zelenski a maintenant l’opportunité de forger un partenariat avec M. Biden qui pourrait faire avancer de manière décisive la tentative de l’Ukraine de se libérer de la Russie et de rejoindre l’Occident démocratique. Il devrait en saisir l’occasion », a exhorté la rédaction du journal.

S’adressant à Politico, un ancien responsable américain proche de l’administration Biden aurait déclaré : « Il y a du mérite à laisser Zelenski attendre son tour pour recevoir un appel. Il ne lutte pas de toutes ses forces contre la corruption. En fait, les oligarques pro-russes en Ukraine ont acquis un pouvoir immense depuis l’arrivée de Zelenski. Il faut donc être à la fois tendre et dur avec Zelenski lorsque cette conversation en tête-à-tête aura lieu »

L’Ukraine est fortement dépendante de l’aide militaire et du soutien des États-Unis dans sa confrontation avec la Russie. Lundi dernier, le Pentagone a annoncé un programme d’aide militaire de 125 millions de dollars pour l’Ukraine, la première distribution d’aide à l’Ukraine du gouvernement Biden. Il reste 150 millions de dollars de financement alloué à l’Ukraine dans le cadre de l’Initiative d’assistance à la sécurité en Ukraine pour 2021, attribuée par le Congrès. Mais cet argent ne sera pas débloqué tant que les départements de la Défense et d’État n’auront pas confirmé conjointement que Kiev a fait des « progrès suffisants » dans les efforts de « réforme militaire ».

Bien que Biden n’ait pas encore parlé avec Zelenski, à l’occasion du septième anniversaire de l’annexion de la Crimée par la Russie, la Maison Blanche a publié une déclaration soutenant l’Ukraine dans le différend, déclarant : « Les États-Unis ne reconnaissent pas et ne reconnaîtront jamais la prétendue annexion de la péninsule par la Russie et nous resterons aux côtés de l’Ukraine contre les actes d’agression de la Russie. »

L’escalade militaire irresponsable du gouvernement Zelenski est également motivée par une profonde crise sociale et politique en Ukraine même. Son soutien politique a fortement diminué alors que l’économie et le système de santé du pays ont été dévastés par le COVID-19, sans qu’aucun effort significatif de vaccination ne soit en vue.

Il y a un réel danger que la classe dirigeante ukrainienne, poussée par une crise intérieure qui s’aggrave, tente de détourner ces tensions internes vers l’extérieur, entraînant une guerre qui menacerait la vie de millions de personnes.

1 Message

  • Un article qui marque bien, une fois de plus, l’ignorance crasse et/ou la mauvaise foi de M. Bibeau…" à propos des puissances impérialistes de l’Est (Chine, Russie)", alors que mettre Chine et Russie sur un même plan, et de plus, une sorte de "plan impérialiste" plus ou mois commun, ne fait aucun sens au regard de la réalité des faits.

    Ci dessous, un point qui date déjà de 2018, et donc basé sur des chiffres relativement anciens, alors que la disproportion économique est évidemment encore plus importante, aujourd’hui, en défaveur de la Russie, suite aux sanctions occidentales à répétition :

    De la disproportion du rapport de forces Chine-Russie, et de leur origine historique

    Extrait de :

    L’impérialisme n’est pas un « complot », c’est un système économique, et il est à la base du capitalisme « mondialisé »

    https://tribunemlreypa.wordpress.co…

    « Pour 2017, le budget de l’armée US représente à lui seul 40% du budget militaire total de la planète ! Et il est plus que douze fois supérieur à celui de la Russie ! Qui est lui-même inférieur à celui de la France, grande donneuse de leçons et pourvoyeuse de conflits à travers le monde, et en Afrique, notamment !

    http://www.lepoint.fr/monde/budget-…

    http://hist.science.online.fr/stori…

    La Russie a effectivement hérité du passé soviétique une industrie militaire d’un bon niveau et a réussi à la rendre à nouveau fonctionnelle, avec en réalité peu de moyens. Ce qui est simplement une nécessité pour sa survie, dans le contexte international actuel, et nullement une preuve de volonté « expansionniste ».

    Ce meilleur rapport coût/efficacité est d’ailleurs reconnu et envié jusqu’au sein de l’armée US elle-même…

    http://pqasb.pqarchiver.com/mca-mem…

    Le véritable impérialisme, effectivement, ne peut aller sans gâchis matériel, financier, et humain, en fin de compte !

    Voilà donc pour l’ « impérialisme militaire »…

    Quid de l’ « impérialisme financier » de la Russie ?

    Si le budget militaire US représente à lui seul 40% du budget militaire mondial, il en va de même déjà simplement pour la capitalisation boursière située aux USA, qui représente donc également 40% du total mondial. Sur l’ensemble mondial des titres financiers, ce sont largement plus de 50% qui sont contrôlés par des américains…

    Par comparaison, la capitalisation boursière de la Chine, son challenger, équivaut à 40% …de celle des USA, soit environ 16% du total mondial.

    La capitalisation boursière de la Russie, pour sa part, représente moins de 1,5% de la capitalisation US, soit aux environs de 0,6% du total mondial !

    Une seule entreprise américaine, comme Apple, représente à elle seule plus du double de la capitalisation boursière totale en Russie… !

    Et qu’en est-il de l’exportation « massive » de capitaux russes qui devrait être la manifestation essentielle de cet « expansionnisme » dévergondé… ?

    Comparons les chiffres chinois et russes pour l’année 2016 :

    La Chine a exporté en 2016 pour 183 Millards de Dollars de capitaux, et en a importé 133, soit un différentiel POSITIF, pour l’export, de 50 Mds de Dollars.

    https://www.tradesolutions.bnpparib…

    Cette même année, la Russie a importé en tout moins de 33 Milliards de Dollars, et n’en a exporté que 22, soit un solde NEGATIF de près de 11 Mds.

    https://www.tresor.economie.gouv.fr…

    Et encore, selon la source, environ 70% de ces 22 Mds exportés le sont vers des « zones à fiscalité privilégiée », et ne sont donc pas réellement de l’investissement productif. Plutôt de l’évasion fiscale, en termes moins diplomatiques…

    Autant dire, en dépit de quelques cas spectaculaires manifestement montés en épingle par la propagande médiatique occidentale, que l’ « exportation » de capitaux russes, déjà basicalement déficitaire, est donc en réalité carrément à considérer comme négligeable, du point de vue des critères qui en feraient l’expression d’un « impérialisme russe ».

    Comment donc peut on considérer un pays, certes capitaliste, mais qui n’exporte quasiment pas de capitaux et dont la capitalisation boursière est des plus réduites, surtout en proportion de sa taille et de son importance géostratégique, à l’échelle d’un continent ?

    Ses seules ressources économiques conséquentes reposent sur l’exportation de ses matières premières, et non sur leur transformation, et sur l’exportation d’armes, sa seule industrie réellement compétitive, à l’échelle internationale.

    C’est en ce sens qu’elle se rapproche effectivement à nouveau de ce qu’était l’URSS des décennies Khrouchtchev-Brejnev, avant l’effondrement de la période Gorbatchev-Eltsine, de loin la plus noire.

    On ne peut pas résumer en quelques lignes l’histoire économique de cette époque, mais elle peut effectivement se comparer à la période de transition « Deng Xiaoping » en Chine, en ce sens qu’il s’agit d’une période de transition de type « comprador », mais, en l’occurrence, totalement ratée, notamment en raison de l’importance prépondérante de l’économie mafieuse. Il n’y a donc pas eu d’accumulation primitive suffisante pour constituer un capital financier monopoliste russe capable de démarrer un cycle de développement basé sur l’exportation de capitaux, à partir de groupes industriels et financiers compétitifs à l’échelle internationale.

    Seul le géant « Gazprom » peut sembler faire illusion, mais précisément il ne concerne que l’exploitation et l’exportation de matières premières, ne gérant donc en fait qu’une situation de dépendance de la Russie vis à vis de ce marché complexe, et de plus, majoritairement au mains de l’État russe, c’est le cas typique d’un élément de capitalisme d’État de type national-bureaucratique, et non pas la composante d’un pôle économique capitaliste au stade impérialiste, on vient de le voir.

    En ce sens, en tant qu’héritier quasi direct de ce qu’était l’économie soviétique de la période Khrouchtchev-Brejnev, il nous renseigne sur ce qu’était la nature de classe de l’URSS à cette époque. On a déjà vu à quel point elle se trouvait dépendante de l’exportation des matières premières.

    La prise du pouvoir par la bureaucratie khrouchtchevienne s’est faite pratiquement en parallèle de l’installation au pouvoir, en Chine, de la bureaucratie nationale-maoïste. De plus, on a également déjà vu à quel point, à cette époque, ces deux fractions, russes et chinoises, partageaient les mêmes vues sur le démantèlement des infrastructures socialistes en URSS, et sur leurs propres modes de « développement », en dépit de leur conflit ultérieur et des légendes « théoriques » cultivées par la gauche française, surtout supposée « extrême », à ce sujet.

    C’est pourquoi le programme de « réformes » initié par Khrouchtchev peut être qualifié de contre-révolution, précisément en ce qu’il change la nature de classe de l’État soviétique. D’État socialiste, il en fait une dictature bourgeoise nationale-bureaucratique. Ce qui pouvait encore être une révolution de libération nationale en Chine, après la colonisation et la dictature japonaise, était par contre nettement de nature réactionnaire et contre-révolutionnaire en URSS.

    Le conflit, qui s’est développé entre eux, ensuite, principalement à partir du début des années 60, est donc un conflit entre deux fractions de la bourgeoisie nationale-bureaucratique, les deux plus importantes de cette époque là, qui tentaient en outre de se disputer le leadership des mouvements de libération nationaux, alors en plein essor.

    C’est principalement au cours de cette décennie des années 60 que s’est forgé le lexique maoïste de base concernant la pseudo- « théorie du social-impérialisme soviétique », reprise, entre autres, par les « marxistes-léninistes » français, et encore jusqu’à aujourd’hui. Qu’ils aient largué ou non le maoïsme en cours de route, ils n’en continuent pas moins à tirer ce boulet théorique avec eux et même à le ressortir et à lui redonner un coup de « polish » pour établir un lien « impérialiste » entre l’URSS de cette époque et la Russie d’aujourd’hui… ! "

    ***************************

    En fait, il suffit de regarder la carte de la péninsule de Crimée pour comprendre que l’intox ukrainien est essentiellement à usage interne…

    Les chances d’une offensive terrestre sont quasi nulles, sauf si en face les russes abandonnent carrément le terrain, comme les ukrainiens l’avaient fait en 2014… Ce qui ne risque pas de se produire !

    Côté marine, l’Ukraine ne semble manifestement pas à la hauteur…

    Reste une offensive aérienne massive, et là non plus, on ne la voit guère possible sauf si c’est directement l’OTAN qui intervient. Tout à fait improbable, quoi qu’en dise M. Bibeau…

    Et même si un tel coup de folie leur prenait, ce serait, de toutes façon, le déclencheur d’une contre-offensive russe, aérienne, certainement, mais surtout terrestre, et logiquement sur plusieurs points de la frontière Est, de l’Ukraine, et non pas seulement pour bloquer l’accès à la péninsule…

    De sorte que les troupes russes arriveront très certainement à Kiev avant que les troupes ukrainiennes ne pénètrent réellement la péninsule, et d’autant plus qu’elles se trouveront même également très probablement prises à revers par des troupes venant du Donbass…

    Ce serait donc la partition définitive de l’Ukraine, entre Sud-Est russophone et Nord-Ouest pro-occidental…

    Certainement pas ce que souhaite le pouvoir ukrainien actuel…

    Du reste, les russes ne prennent pas du tout au sérieux ces rodomontades récentes, même si l’occident en profite effectivement pour élever le ton contre la Russie…

    Tout cela reste donc de la diplomatie…

    Le risque est plus sérieux, en réalité, du côté du Donbass, où la Russie ne souhaite pas intervenir militairement, évidemment, tant qu’elle n’y est pas obligée, même si elle apporte un soutien logistique approprié et bien nécessaire.

    Une partition complète de l’Ukraine serait donc une amélioration des conditions de vie de l’ensemble des populations russophones, contrairement, là aussi, à ce qu’avance M. Bibeau, et de plus, cela permettrait le retour des réfugiés qui ont fuit lors de la guerre de 2014-2015.

    Bien sûr, le mieux serait une "Nouvelle Russie" socialiste, telle que l’avait rêvé Alexeï Mozgovoy, mais on en est très loin, comme du socialisme en Russie ou en Occident, d’ailleurs.

    En l’état actuel des choses, il est donc juste, et même, impératif, pour les anti-impérialistes, les marxistes en général et ML en particulier, de soutenir les revendications des populations russophones pour leur retour vers la mère patrie, ce qui était l’option plébiscitée, au départ de la Résistance, en 2014, en réalité !

    Ne pas le faire, et/ou parler de "Russie impérialiste", c’est, en réalité, tenir un langage de Kollabo de l’impérialisme US, en particulier, et même, de l’impérialisme en général, en fait, et donc, du sien propre, pour commencer, au lieu de le combattre !

    Luniterre

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