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Mort cérébrale du capitalisme, mort cérébrale de la gauche !

jeudi 13 mai 2021 (Date de rédaction antérieure : 13 mai 2021).

C’est quoi le capitalisme ?

C’est quoi le banco-centralisme ?

Quelle différence entre les deux ?

Le capitalisme, c’est l’élargissement du capital investi par l’augmentation de la valeur réellement créée par le travail.

Intuitivement, même sans parler de plus-value, il est simple de comprendre que nous consommons des biens et des services en dépensant l’argent de notre salaire, c’est-à-dire la valeur que nous avons créée par notre travail.

Mais le prix de ces biens et services ne comprend pas seulement le prix du salaire de ceux qui les ont produits par leur travail. Il comprend également le coût d’amortissement des machines qui ont servi à leur fabrication, le coût d’amortissement des infrastructures nécessaires à la réalisation des services, le coût des matières et de l’énergie consommée, etc…

Pour simplifier ici, on résumera donc ce cycle comme étant celui de la reproduction du capital fixe. « Coût d’amortissement » signifie déjà assez clairement qu’il ne produit pas, par lui-même, de valeur ajouté, pas de plus-value réelle, donc.

Pourtant, intuitivement, on peut aussi comprendre qu’avec le développement de la production, son stock total augmente néanmoins constamment : l’économie ne produit pas seulement toujours plus de biens de consommations, mais aussi toujours plus de machines pour les produire, toujours plus d’infrastructures de services et autres.

Ce qui caractérise également le modernisme, ce n’est pas seulement l’augmentation de la production en quantité, mais aussi le progrès technologique : les nouvelles machines produites, plus perfectionnées à chaque génération, remplacent un nombre toujours plus grand de machines anciennes. Une machine nouvelle suffit pour effectuer la production de plusieurs anciennes, et nécessite donc moins de travail humain réellement productif, voire même, plus du tout, dans le cas d’une machine entièrement robotisée.

Et donc, avec le développement de l’économie, avec le développement de la production moderne, la part du coût d’amortissement du capital fixe devient de plus en plus importante, dans le prix des produits et services, en comparaison du prix des salaires.

Il se crée donc une disproportion entre le cycle de reproduction du capital fixe et le cycle de la valeur ajoutée par le travail, que l’on appelle aussi cycle du capital variable, par opposition.

Dans la période de pleine expansion du capitalisme, c’est donc une partie de la valeur ajoutée par le travail (la plus-value) qui est précisément « capitalisée » pour l’élargissement du capital, et donc en grande partie réinvestie, à la fois en capital fixe et en capital variable.

Avec le développement de l’économie, tel que l’on vient de le résumer, on comprend donc bien que la part réinvestie dans le capital fixe augmente donc constamment, en proportion. Or c’est donc précisément la partie « morte » du capital, celle qui ne produit pas, par elle-même, de valeur ajoutée. Tandis que la part de valeur ajoutée par le travail humain productif décroit constamment, en proportion.

Il y a donc nécessairement un moment du développement ou le cycle du capital variable devient insuffisant, tant en termes de valeur ajoutée que de plus-value proprement dite, pour assurer l’élargissement du capital fixe, et même, son simple cycle de reproduction.

C’est précisément là le point de basculement du capitalisme vers le banco-centralisme.

Comment cela se manifeste-t-il dans le cycle de l’économie mondiale ?

Tout d’abord, il est évident que le développement économique n’est pas uniforme selon les pays et régions du globe. Et donc, ce phénomène se manifeste d’abord dans les économies les plus développées, et surtout, les plus avancées, technologiquement.

Et même dans les économies les plus avancées, il y a manifestement des inégalités de développement, selon les secteurs d’activité.

De sorte que déterminer exactement le jour et l’heure où le monde a basculé dans le banco-centralisme n’a pas grand sens, de même que pour les historiens sérieux, le basculement du mode de production esclavagiste au mode féodal, en tant que mode de production dominant, s’est donc effectué dans le courant du IXe siècle, et possiblement, au début, sous Charlemagne, mais sans qu’il soit possible ni même, réellement utile, de préciser davantage. Les deux modes de production ont continué de coexister encore dans les siècles suivants.

En effet, c’est une des loi de l’évolution que les formes anciennes restent potentiellement contenues dans les nouvelles, même si parfois seulement à l’état de traces résiduelles.

En ce qui concerne l’esclavage, c’est malheureusement plus que des traces, comme on vient encore récemment de le voir, à propos des enfants de Côte d’Ivoire, un des fleurons de la Françafrique, toujours « chaperonné », peu ou prou, par notre « belle démocratie » à la française !(*)

A l’échelle mondiale, cependant, le signe le plus tangible du basculement est celui de l’augmentation de la dette globale, tant privée que publique.

Bien évidemment, cette augmentation a pris un tour spectaculaire avec la présente crise dite « sanitaire », mais cette présentation des faits est néanmoins un moyen « médiatique » pour dissimuler le fait que la dette mondiale venait déjà précisément de battre des records absolus à la veille même de cette nouvelle « crise » ! Globalement, la dette mondiale n’a cessé de croître, depuis plusieurs décennies, déjà.

Tout aussi évidemment, dette et capitalisme ont toujours coexisté, à des degrés et dans des proportions diverses, et la dette n’est pas, en soi, un signe caractéristique de la fin du mode de production capitaliste, ni même, de ses possibilités d’expansion.

Pour le capitaliste « en expansion », un endettement approprié doit être le signe d’un investissement judicieux et d’un calcul avisé sur un élargissement futur de la valeur de la production créée par son entreprise. Le problème peut donc, dans une certaine mesure, mais fréquente en pratique, intervenir en quelque sorte « à son insu », dans la mesure où confronté à la réduction de ses marges il les « élargit » néanmoins au-delà de la valeur travail réellement ajoutée par ses salariés, tant que le marché le lui permet, en termes d’écoulement et de rentabilisation de sa production.

Il peut donc ainsi continuer à « capitaliser » tout en remboursant une partie de sa dette et en la renouvelant si besoin, ce qui est généralement le cas, essentiellement du fait de ses besoins en renouvellement de son capital fixe, eut égard à la concurrence… !

Concrètement, la capacité d’endettement d’une entreprise dépend de son « ratio de solvabilité », notion que l’on ne développera pas ici, mais qui se trouve être essentiellement manipulable, à grande échelle, par le jeu de la spéculation sur les actions, et donc sur les « capitaux propres » des entreprises, qui en sont un élément essentiel, indépendamment de leur rentabilité réelle, comme le montre, notamment, et même, de façon spectaculaire, l’exemple de Tesla.

Mais le résultat global de cette situation est bien que la dette mondiale continue de croître plus que la valeur réellement produite par les entreprises.

Dans la période d’expansion du capitalisme le cycle de la dette et le cycle du capital peuvent varier l’un par rapport à l’autre, mais jamais durablement, et actuellement, depuis plusieurs décennies déjà, dans le sens ou la dette croît plus vite que l’expansion du capital lui-même.

Ce qui signifie clairement que l’expansion apparente du capital n’est plus qu’une fraction de la dette constamment renouvelée mais non remboursée, et qui augmente continuellement, signe évident que l’élargissement global du capital par la création de valeur-travail ajoutée est insuffisant pour compenser la reproduction et l’élargissement du cycle du capital fixe.

La différence est donc en permanence comblée par la création monétaire émise par les banques centrales, selon une multitude de nouveaux mécanismes, essentiellement depuis déjà la crise de 2007-2008, et qui se sont encore multipliés et complexifiés avec la présente crise « sanitaire ».

On ne rentrera pas, ici, dans le détail de tous ces mécanismes, mais il est clair que pour une compensation efficace du déficit de valeur-travail réelle par rapport au cycle du capital fixe, une grande partie de cette création monétaire se fait nécessairement « ex nihilo », en accroissement, actuellement également spectaculaire, du bilan des Banques Centrales.

Dans la mesure où l’analyse montre que déjà, sans l’intervention massive des Banques Centrales, le système de domination de classe n’aurait pas survécu aux conséquences de la crise de 2007-2008, toujours non résorbées à ce jour, et aux quelles viennent de s’ajouter celles de la crise « sanitaire » de 2020-2021, il est donc évident que même si le capitalisme survit, formellement, par ce moyen, le basculement fondamental vers le banco-centralisme est déjà, pour l’essentiel, opéré.

A travers toutes les mesures de restrictions, de répression et de restructurations économiques actuelles, le nouvel ordre mondial banco-centraliste ne fait donc que continuer à se mettre en place dans tous les domaines d’activité et de vie courante, et se renforcer, un peu plus, chaque jour qui passe.

Et donc sauter sur les ballons de la CGT, que ce soit en proférant des insultes en dessous de la ceinture ou même en criant « A ! A ! A ! Anticapitaliste ! », cela ne fait pas plus de sens que le combat de cette même CGT pour une répartition « équitable » du capital ainsi produit, au final, en termes de perspectives politiques. Les deux démarches constituant deux aspects de la même impasse, celle produite par la mort cérébrale de la gauche, incapable de remettre en cause son idéologie formellement déjà archaïque, mais révisionniste, en fait, en regard des fondamentaux du ML, si l’on veut bien les confronter réellement à la réalité du monde actuel, et non pas se contenter de la caricature qu’en ont déjà fait les révisionnistes et les gauchistes des générations passées.

Quant à la mort cérébrale du capitalisme, on vient d’en résumer le principe, et pour ceux qui veulent bien étudier réellement l’économie actuelle, post-2008 et encore plus, post-« covid », il est clair que la duplicité des principaux acteurs n’est qu’à l’égard des dupes qui veulent bien l’être, et outre la classe politique, seule une minorité de capitalistes se fait encore des illusions sur la capacité du système à « renouer » avec les processus de valorisation du type « trente glorieuses » ou post-CNR, qui font surtout, et tout à fait au détriment des luttes sociales et politiques nécessaires, « rêver la gauche ». Un cauchemar, sur le terrain, actuellement, pour le prolétariat.

Luniterre

(* Et pendant ce temps là, les enfants travaillent… http://mai68.org/spip2/spip.php?article8701 )

*********************

EN RÉSUMÉ, POUR CEUX QUI N’ONT PAS ENCORE COMPRIS :

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.

>>> LE MONDE CAPITALISTE, C’EST UN MONDE OU LE CAPITAL CROIT EN MÊME TEMPS QUE LES FORCES PRODUCTIVES, ET OU IL CROIT PLUS VITE QUE LA DETTE QUI L’A GÉNÉRÉ.

LE MONDE DU CAPITALISME EST UN MONDE OU LE CAPITAL S’ACCUMULE DAVANTAGE ET PLUS VITE QUE LA DETTE.

*****************

>>> LE MONDE BANCO-CENTRALISTE, C’EST UN MONDE OU LES FORCES PRODUCTIVES ET LE CAPITAL CONTINUENT DE CROITRE ET DE S’ACCUMULER, MAIS MOINS VITE QUE LA DETTE QUI LES A GÉNÉRÉ.

LE MONDE DU BANCO-CENTRALISME EST UN MONDE OU LA DETTE S’ACCUMULE DAVANTAGE ET PLUS VITE QUE LE CAPITAL.

C’EST LE MONDE DU XXIe SIÈCLE, C’EST LE MONDE DANS LEQUEL NOUS VIVONS.

Luniterre

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POUR ALLER PLUS LOIN :

“Le Crime du Garagiste” – Le Casse Banco-centraliste !

http://mai68.org/spip2/spip.php?article8195

« Great Reset » : le banco-centralisme est-il un « complot pervers » ou simplement la conséquence incontournable d’une évolution systémique ?

http://mai68.org/spip2/spip.php?article7752

« Merveilleux » Monde d’Après : face à l’émergence du banco-centralisme, quelle forme de Résistance ?

http://mai68.org/spip2/spip.php?article6329

Covid-19 et crise économique : un lien de cause à effet, …ou pas ???!

https://storage.canalblog.com/05/30/1716556/129066600.pdf

« Vous avez aimé la première vague et le confinement… ?

http://mai68.org/spip2/spip.php?article7055

.

.

ÉLÉMENTS DU DÉBAT :

Salut Luniterre,

Cette façon d’expliquer le banco-centralisme est accessible à beaucoup de gens. Elle me parait très bonne, même si elle ne tient pas compte du fait que, déjà au début des années 1980, au pied du Fujiyama, le captal fixe se reproduisait et s’augmentait lui-même automatiquement et gratuitement : des robots fabriquant d’autres robots.

Neanmoins, et ça n’a en soi pas grand rapport avec tes explications sur le banco-centralime, tu crois au combat de la CGT pour une répartition "équitable" du fric ; et, moi, je n’y crois absolument pas. C’est certainement ce que voudraient les militants de base de la CGT ; mais, le but des bureaucrates qui constituent sa direction est seulement de conserver leur pouvoir sur les ouvriers, afin que les capitalistes continuent de les financer pour qu’ils aient encore les moyens de controler, c’est-à-dire de casser, les mouvements ouvriers. C’est pourquoi un slogan situationniste disait : « Les syndicats sont des bordels et les partis les meilleurs proxénètes des masses. »

Amicalement,

do

http://mai68.org

Réponse :

Malheureusement, camarade, il me semble que soit tu n’as pas réellement lu l’article jusqu’au bout, soit tu n’as pas réellement compris :

"Les deux démarches [ C’EST A DIRE, A L’ÉVIDENCE, POURTANT, CELLES DE LA CGT ET CELLE DE L’"EXTRÊME-GAUCHE", "BLACK-BLOCS" INCLUS] constituant deux aspects de la même impasse, celle produite par la mort cérébrale de la gauche, incapable de remettre en cause son idéologie formellement déjà archaïque, mais révisionniste, en fait, en regard des fondamentaux du ML, si l’on veut bien les confronter réellement à la réalité du monde actuel, et non pas se contenter de la caricature qu’en ont déjà fait les révisionnistes et les gauchistes des générations passées."

Sinon, si tu as la référence pour ton histoire de robots japonais des années 80, elle est évidemment tout à fait intéressante, et a tout aussi évidemment un rapport direct avec le sujet : le cycle du capital fixe c’est aussi bien, et comme également expliqué dans l’article, du reste, des machines fabricant d’autres machines que des machines fabricant des produits de consommation directe !

Sinon, encore, et d’une manière plus générale, en tant que matérialiste dialectique, je ne crois en rien, me contentant seulement de constater les faits, de les analyser dialectiquement et d’en déduire les conclusions qui s’imposent de la manière la plus évidente.

A ce même sujet, j’ai déjà répondu à un certain "Xavier" :

A la suite de :

Lutte de classe ou "lutte des blaireaux" ??? Les leçons du 1er Mai 2021 - Nouvelle synthèse

http://mai68.org/spip2/spip.php?article8669

"EN RÉPONSE AU CAMARADE XAVIER :

« NOSTALGIE » OU MATÉRIALISME DIALECTIQUE ?

Xavier :

C’est Jérôme Rodrigues qui est un blaireau.

Et toi tu es encore un nostalgique. Tu as la nostalgie de tes illusions passées.

Tu veux encore croire que la CGT peut devenir quelque chose de bien.

Aussi, tu veux bien critiquer la CGT avec des mots. Mais il t’est insupportable qu’elle soit critiquée en acte ! Et ce suffisament massivement pour qu’elle doive s’enfuir.

Tu aurais certainement préféré qu’elle soit suffisamment forte pour faire prisonniers ces vilains provocateurs pour les livrer à la police, comme elle le faisait avec les maos, les autonomes, les anarchistes, etc. dans les années 1970-80-90 ?

.

***************

Réponse :

Ta réponse, camarade, est juste parfaitement absurde et même tout à fait ridicule. Elle montre simplement que tu n’as évidemment pas lu cet article, et encore moins, ceux en liens.

Ou bien tu n’y as rien compris, ce qui est bien possible vu le niveau de ton argumentation, reflet de la sous-culture de la pseudo-"gauche révolutionnaire" en France…

Il n’y a aucune pseudo-"nostalgie" dans la démarche matérialiste dialectique qui consiste à chercher la réalité des faits et non à les faire coller à tout prix avec des préjugés idéologiques quels qu’ils soient, gauchistes, anars, cégétistes ou autres…

Préjugés dont je ne me moque pas, du reste, au sens où je ne les sous-estime pas, vu leur effet délétère sur le terrain, mais que je méprise absolument pour ce qu’ils sont réellement, quant à leur fond, réactionnaires, en fin de compte, quel que soit leur "coloration" politique.

Et donc tout ton ensemble de propos fantasmagoriques concernant ce qui est supposé être ma démarche mentale, cela ne relève en réalité que d’une démarche mentale limite maladive de ta part.

Une maladie dont la gauche française est en train de finir de crever. Et tout à fait contrairement à ce qui semble être ton embryon de raisonnement, je n’ai pas la moindre intention du genre "acharnement thérapeutique" à son égard.

Au point ou on en est, qu’elle finisse de crever, le plus vite, le mieux !

Elle est, globalement, un obstacle au renouveau des luttes, et même le dernier rempart du système, y compris, et même surtout, par ses composantes "extrêmes" dont tu sembles être un échantillon tout à fait caractéristique, sinon remarquable."

Luniterre

.

*************

AUTRE POST A PROPOS DES AFFRONTEMENTS CGT/BLACK BLOCS :

Le 1er mai 2021 vu par Adrien AdcaZz (vidéo)

8 mai 15:43, par Luniterre

Images très symboliques, effectivement, en fin de manif, où la gauche française apparaît pour ce qu’elle est vraiment, et depuis longtemps déjà : une baudruche crevée en train de se dégonfler lentement.

Et cela ne vaut pas seulement pour la CGT, mais aussi pour la vacuité complète de l’ « argumentation » de ses assaillants.

Dans un autre article, avec d’autres « vues » ( en vidéos) de cette affaire, j’ai donc parlé de « lutte des blaireaux », reprenant ainsi un mot de Jérôme Rodrigues, mais c’est même une considération injuste à l’égard de ces sympathiques animaux, et parler de « lutte des baudruches crevées » me paraît donc nettement plus approprié, en définitive.

L’inconvénient de cette « lutte des baudruches crevées » est évidemment qu’elle fait à la fois le jeu de l’extrême-droite et du système, à très court terme.

A plus long terme, que ces baudruches finissent de se crever entre elles est, par contre, essentiellement une bonne chose, qui dessillera enfin les yeux de ceux qui cherchent réellement à comprendre.

.

Lutte de classe ou "lutte des blaireaux" ??? Les leçons du 1er Mai 2021 - Nouvelle synthèse

http://mai68.org/spip2/spip.php?article8669

Luniterre

30 Messages de forum

  • Salut Luniterre,

    Cette façon d’expliquer le banco-centralisme est accessible à beaucoup de gens. Elle me parait très bonne, même si elle ne tient pas compte du fait que, déjà au début des années 1980, au pied du Fujiyama, le captal fixe se reproduisait et s’augmentait lui-même automatiquement et gratuitement : des robots fabriquant d’autres robots.

    Neanmoins, et ça n’a en soi pas grand rapport avec tes explications sur le banco-centralime, tu crois au combat de la CGT pour une répartition "équitable" du fric ; et, moi, je n’y crois absolument pas. C’est certainement ce que voudraient les militants de base de la CGT ; mais, le but des bureaucrates qui constituent sa direction est seulement de conserver leur pouvoir sur les ouvriers, afin que les capitalistes continuent de les financer pour qu’ils aient encore les moyens de controler, c’est-à-dire de casser, les mouvements ouvriers. C’est pourquoi un slogan situationniste disait : « Les syndicats sont des bordels et les partis les meilleurs proxénètes des masses. »

    Amicalement,
    do
    http://mai68.org

    • Malheureusement, camarade, il me semble que soit tu n’as pas réellement lu l’article jusqu’au bout, soit tu n’as pas réellement compris :

      "Les deux démarches [ C’EST A DIRE, A L’ÉVIDENCE, POURTANT, CELLES DE LA CGT ET CELLE DE L’"EXTRÊME-GAUCHE", "BLACK-BLOCS" INCLUS] constituant deux aspects de la même impasse, celle produite par la mort cérébrale de la gauche, incapable de remettre en cause son idéologie formellement déjà archaïque, mais révisionniste, en fait, en regard des fondamentaux du ML, si l’on veut bien les confronter réellement à la réalité du monde actuel, et non pas se contenter de la caricature qu’en ont déjà fait les révisionnistes et les gauchistes des générations passées."

      Sinon, si tu as la référence pour ton histoire de robots japonais des années 80, elle est évidemment tout à fait intéressante, et a tout aussi évidemment un rapport direct avec le sujet : le cycle du capital fixe c’est aussi bien, et comme également expliqué dans l’article, du reste, des machines fabricant d’autres machines que des machines fabricant des produits de consommation directe !

      Sinon, encore, et d’une manière plus générale, en tant que matérialiste dialectique, je ne crois en rien, me contentant seulement de constater les faits, de les analyser dialectiquement et d’en déduire les conclusions qui s’imposent de la manière la plus évidente.

      A ce même sujet, j’ai déjà répondu à un certain "Xavier" :

      A la suite de :

      Lutte de classe ou "lutte des blaireaux" ??? Les leçons du 1er Mai 2021 - Nouvelle synthèse

      http://mai68.org/spip2/spip.php?article8669

      "EN RÉPONSE AU CAMARADE XAVIER :

      « NOSTALGIE » OU MATÉRIALISME DIALECTIQUE ?

      Xavier :

      C’est Jérôme Rodrigues qui est un blaireau.

      Et toi tu es encore un nostalgique. Tu as la nostalgie de tes illusions passées.

      Tu veux encore croire que la CGT peut devenir quelque chose de bien.

      Aussi, tu veux bien critiquer la CGT avec des mots. Mais il t’est insupportable qu’elle soit critiquée en acte ! Et ce suffisament massivement pour qu’elle doive s’enfuir.

      Tu aurais certainement préféré qu’elle soit suffisamment forte pour faire prisonniers ces vilains provocateurs pour les livrer à la police, comme elle le faisait avec les maos, les autonomes, les anarchistes, etc. dans les années 1970-80-90 ?

      .

      ***************

      Réponse :

      Ta réponse, camarade, est juste parfaitement absurde et même tout à fait ridicule. Elle montre simplement que tu n’as évidemment pas lu cet article, et encore moins, ceux en liens.

      Ou bien tu n’y as rien compris, ce qui est bien possible vu le niveau de ton argumentation, reflet de la sous-culture de la pseudo-"gauche révolutionnaire" en France…

      Il n’y a aucune pseudo-"nostalgie" dans la démarche matérialiste dialectique qui consiste à chercher la réalité des faits et non à les faire coller à tout prix avec des préjugés idéologiques quels qu’ils soient, gauchistes, anars, cégétistes ou autres…

      Préjugés dont je ne me moque pas, du reste, au sens où je ne les sous-estime pas, vu leur effet délétère sur le terrain, mais que je méprise absolument pour ce qu’ils sont réellement, quant à leur fond, réactionnaires, en fin de compte, quel que soit leur "coloration" politique.

      Et donc tout ton ensemble de propos fantasmagoriques concernant ce qui est supposé être ma démarche mentale, cela ne relève en réalité que d’une démarche mentale limite maladive de ta part.

      Une maladie dont la gauche française est en train de finir de crever. Et tout à fait contrairement à ce qui semble être ton embryon de raisonnement, je n’ai pas la moindre intention du genre "acharnement thérapeutique" à son égard.

      Au point ou on en est, qu’elle finisse de crever, le plus vite, le mieux !

      Elle est, globalement, un obstacle au renouveau des luttes, et même le dernier rempart du système, y compris, et même surtout, par ses composantes "extrêmes" dont tu sembles être un échantillon tout à fait caractéristique, sinon remarquable."

      Luniterre

      • Salut Luniterre,

        Non, je n’ai pas la référence des robots qui fabriquent d’autres robots. Cela date d’il y a quarante ans. Il s’agit d’une conférence à laquelle j’assistais. Mais, il n’y a pas besoin de référence. C’est bien évident qu’il y a déjà, et qu’il y aura de plus en plus, de robots fabriquant d’autres robots. Quand les robots nous remplaceront, ce sera leur façon de faire des enfants.

        Et, même si ça n’a pas de rapport avec le banco-centralisme, Tu devrais regarder l’article Évacuation de la raffinerie de Grandpuits, où les gendarmes délèguent leur pouvoir au chef syndical (vidéo-preuve 46’’) :

        http://mai68.org/spip/spip.php?article1628

        Amicalement,
        do
        http://mai68.org

  • post-covid. C’est beau l’optimisme. Le SARS-COV2 est un coronavirus, soit à la base un des virus du rhume. Tant que les gens n’auront pas accès à des soins précoces, la dictature eugéniste continuera.

    Quand au Capital, Marx a raison dans "La question juive" quand il conclu que pour se débarrasser du problème, il faut se débarrasser de ce qui rend le problème possible, l’argent. Malheureusement, dans le reste de son oeuvre, aveuglé par son progressisme et par son productivisme, il cherche à s’accommoder du problème. Ni lui, ni aucun marxiste, ne nous a expliqué comment, sans leur ennemi officiel, le Kapital, ils allaient bien pouvoir construire leur version de la société industrielle. Les bourses ont été créées pour ça : financer l’industrie.

    Un autre aspect du mode de travail industriel est sa hiérarchie. Aucune autre forme de travail n’est autant hiérarchisée, ceci en raison de la grande division du travail qu’il implique. Cette hiérarchie renforce les hiérarchies préexistantes basées sur la richesse et le pouvoir. Donc même s’il y a plus de prolétaires que d’esclaves, cela renforce le pouvoir des patrons et l’aliénation des travailleurs. De plus, remplacer les actionnaires par des technocrates ou des apparatchiks du parti n’y changera rien, cette hiérarchie restera en place car elle est inhérente au mode de fonctionnement du travail industriel.

    La noblesse anglaise ne s’est pas trompée quand elle a soutenu les syndicats naissants lors de la révolte des luddistes, révolte qui montre que dès leur naissance, les syndicats sont des traîtres et des collabos. Aujourd’hui c’est pire que jamais. Ce n’est pas que la gauche qui est en état de mort cérébrale, ce sont des peuples entiers qui le sont. Avec la révolution industrielle, les peuples ont repris à leur compte la morale et les attentes des bourgeois : comme dans la pub et son message unique, ils en veulent toujours plus. Et pour cela, tout en étant parfaitement conscients de vivre dans un système de merde, ils ne pensent qu’a y faire leur trou de façon totalement égoïste. Bref, comme la gauche toute entière, de parfaits collabos.

    En Suisse, je suis bien placé pour le constater. Le peuple suisse s’apprête à accepter (selon les sondages) le 13 juin une nouvelle loi terroriste qui permettra d’instaurer une véritable police de la pensée à côté de laquelle, vu les moyens techniques actuels et ses prérogative fixées dans ce projet de loi, la Stasi fera figure de plaisanterie. Elle aura le droit de foutre en tôle des gamins de 12 ans qui n’ont jamais fait de mal à personne. Au moins en Palestine colonisée, les gamins lancent des pierres sur les colons.

    Un autre exemple de ce qui se passe en Suisse aujourd’hui est que pour ne pas se faire traiter de complotiste quand tu critiques la politique eugéniste des autorités, il faut citer Suzette Sandoz, une politicienne de droite capable de répondre en direct le dimanche à la télé à une brave mère de famille qui se plaint de la vie chère et des salaires de misère : "Quand on a votre salaire, Madame, on ne fait pas d’enfants.". Ni le journaliste qui animait le débat, ni les gauchistes présents, ni personne d’autre, ne lui avaient fait remarquer que de tels propos sont du racisme anti-pauvres de la pire espèce. 10 ans plus tard aujourd’hui, la gauche est toute entière unie derrière le Conseil Fédéral et son ministre de la santé socialiste comme dans nazi. Même les communistes, à part nous dire voter pour nous, au mieux laissent faire, ne disent rien et ne font rien. Qu’ils ne fassent rien, on avait l’habitude tellement ils sont minoritaires, mais là ils ne disent même plus rien. Dans les politiques, les seules voix en tout petit peu critiques viennent de la droite dure, comme la Suzette Sandoz ou l’UDC.

    Coluche n’a jamais eu autant raison qu’aujourd’hui : "Le problème avec la politique n’est pas la gauche ou la droite. C’est qu’eux sont en haut et nous sommes en bas."

    • Ton paradoxe habituel, Dominique, c’est que tu passes donc malgré tout beaucoup de temps à étaler ton obscurantisme sur le net, au lieu de fuir cette société industrielle que tu prétends rejeter.

      De plus, donc, et comme d’habitude également, c’est pour y répéter les mêmes contre-vérités évidentes, contribuant ainsi à entasser dans leurs illusions les éventuels prolos paumés qui tomberaient sur ta prose.

      Détruire la société industrielle ne rendra pas les gens moins égoïstes, bien au contraire. En réduisant le niveau de vie et le progrès social, c’est l’instinct de survie primitif qui ressort inévitablement, encore bien plus. Sauf dans les "communautés" à caractère religieux et sectaire, avec, généralement, une très forte hiérarchisation, bien pire que celle que tu prétends dénoncer.

      Alors qu’avec les progrès de l’informatique et de l’automatisation il y a moyen de réduire les tâches pénibles et de rendre les travailleurs responsables à un niveau bien plus élevé.

      C’est bien pour ça que les banco-centralistes se hâtent de restructurer et d’établir leur dictature avant que les gens prennent conscience que le pouvoir réellement démocratique est à portée de leur main.

      Mais avec des discours comme le tien, c’est sûr qu’il s’éloigne à nouveau, et en ce sens tu es donc un Kollabo, également, comme ceux que tu prétends dénoncer, même si tu n’en a pas conscience.

      En tout cas, répéter à chaque occasion que société industrielle et capitalisme sont nécessairement liés est une connerie tellement évidente qu’il est malheureusement permis de douter de ton innocente "inconscience".

      Luniterre

      • Dominique et Luniterre,

        Salut à tous deux,

        Une société non-industrielle est-elle forcément sans progrès scientifique ? qu’en pensez-vous l’un et l’autre ?

        Luniterre, quand tu dis : « Détruire la société industrielle ne rendra pas les gens moins égoïstes, bien au contraire. En réduisant le niveau de vie et le progrès social, c’est l’instinct de survie primitif qui ressort inévitablement, encore bien plus. » veux-tu dire que l’être humain est naturellement mauvais en soi ?

        Amicalement,
        do
        http://mai68.org

        • "Une société non-industrielle est-elle forcément sans progrès scientifique ?"

          C’est la grande question. À partir du moment où, comme la science actuelle, son but véritable est de poser des brevets pour enrichir des actionnaires, je réponds oui sans hésiter. Ceci car il n’y a pas de solution ni au problème social, ni au problème écologique dans le cadre d’une société techno-capitaliste, que industrie et capital sont inséparables car il est impossible de financer une industrie sans une forme ou une autre de capital, ce qui implique que la société industrielle est tout autant non réformable que le capitalisme. C’est ce que l’Uniterre, sans doute aveuglé par son productivisme, se refuse à comprendre. Et c’est bien pourquoi il n’y a pas de solution dans le cadre du mode de vie industriel et ceci, ni pour le problème social, ni pour le problème environnemental.

          Ce qui implique que marxistes et capitalistes ne sont que les 2 faces du même problème. Les capitalistes l’ont bien compris, chaque fois qu’ils sont dans une situation intenable, il favorise la gauche pour qu’elle récupère le coup et que le système puisse perdurer. Ils savent aussi qu’avec le temps, dans une société industrielle (soit techno-capitaliste), le capital finit toujours par gagner en puissance et se retrouver aux commandes.

          Je préférerais que ce ne soit pas le cas et que la société industrielle soit réformable, ceci car la seule solution, entrer en résistance afin de stopper la machine industrielle avant qu’elle n’ait fini de niquer les conditions nécessaires à la Vie, n’est pas porteuse comme disent les politiciens empêtrés dans leurs calculs électoraux. Je m’en fiche, je suis un libre penseur autant en matière politique que religieuse, ni dieu, ni maître, si bien que je peux dire ce que je pense. Si les productivistes malheureusement majoritaires, veulent finir de tout niquer, hé bien rira bien qui rira le dernier car ils tomberont de plus haut que des gens comme moi.

          J’ai aussi une bonne formation scientifique et quand d’autres scientifiques indépendants nous prouvent avec des données têtues à l’appui que la société industrielle est en train d’exterminer le vivant de telle façon que ce coup-ci il ne mettra pas quelques dizaines de millions d’années pour se refaire mais au minimum 1 milliard d’années, hé bien je sais que si nous continuons à laisser faire cette catastrophe qu’est le mode de vie industriel, ce sera après nous l’astéroïde. C’est pas ce que j’appelle un progrès.

          Tout comme quand je relis l’histoire et que je constate que depuis Gilgamesh, ce tyran sumérien qui a tué le gardien de la forêt pour pouvoir la raser et construire une ville, l’histoire de toutes les civilisations est un musée permanent des horreurs d’un mode de vie suprématiste. De plus chaque civilisation a optimisé ses modes d’exploitation de tout et de tous encore plus que la précédente. Donc je ne trouve pas non plus que le fait qu’il faille être suprématiste pour être civilisé (en opposition au sauvage et à l’autre, matérialisme forcené qui oppose nature et culture, corps et esprit, dualité permanente comme entre marxisme et capitalisme) et bâtir une civilisation de rapines et de guerres soit synonyme de progrès pour le genre humain.

          Après quoi qu’il se passe, je suis aussi convaincu que pour pouvoir trouver des solutions, même partielles, nous avons besoin de tous et de toutes. Ce qui revient à créer un mouvement de résistance car seul un mouvement de résistance peut permettre d’unir des gens d’horizons différents et de permettre à celles et ceux qui proposent différentes tactiques (de la non violence au sabotage) de se compléter pour parvenir aux buts souhaités. Ce qui fait que là aussi, vu les divisions et le rapport de force sur le terrain, nous sommes très loin du compte. Rira bien qui rira le dernier.

          Vive la résistance !
          Vive la Vie !

          • "Rira bien qui rira le dernier" ???

            En fait, Dominique, drapé dans ta certitude pseudo-"scientifique" d’une destruction quasiment "assurée", selon toi et tes prétendus "scientifiques", que le monde est voué à l’annihilation, tu en tires tout simplement une sorte de jouissance perverse en te faisant l’apôtre de l’Apocalypse…

            D’où ton besoin de revenir, malgré tes principes "anti-industriels", sur le net…

            "Alors qu’il est malheureusement tout à fait possible qu’une société industrielle ultra-concentrée et robotisée puisse survivre en exploitant les restes de ressources naturelles, plus les "renouvelables", en se passant totalement de l’ex-"biosphère" quasiment disparue à ce stade."

            C’est évidemment une sorte de "société sous cloche", réduite en quantité de population, digne de certains romans de SF, mais plus simple et fonctionnelle qu’une tentative de trouver un équilibre entre l’humanité et le reste de la biosphère. C’est, en quelque sorte, l’aboutissement ultime d’une société banco-centralisée, une fois expurgé le trop-plein de population !

            A l’extrême opposé de cet extrémité là, il y a donc le "retour à la nature" que tu prétends préconiser, et qui est, concrètement, un retour au Moyen-Âge, comme style de vie, "technologie", et niveau de "progrès social" !!!

            Entre les deux, il y a la voie de la Raison…

            La plus difficile à trouver, donc, paradoxalement !

            Tout simplement parce que l’être humain n’est pas forcément, par nature, un être rationnel… La rationalité est une conquête de l’évolution humaine, pourtant, mais encore largement inaboutie, malheureusement, en regard des nécessités de l’évolution économique et sociale globale.

            En un sens, cela répond également à la question du camarade Do : l’être humain, ni bon ni mauvais, est d’abord et avant tout, un animal comme un autre, c’est-à-dire essentiellement doué d’instinct de survie à tout prix, et d’abord pour sa propre peau, ensuite, pour celle de sa progéniture, et ensuite seulement, pour celle de son « groupe », tribu ou autre, nation à plus grande échelle…

            Le concept de « survie de l’humanité » est pour le moins très récent et n’est pas encore véritablement rentré dans l’inconscient collectif, qui est la véritable racine de la conscience collective.

            Si cela se produit dans le futur, avant qu’il ne soit trop tard pour éviter l’une ou l’autre des extrémités, « société robotisée sous cloche » ou « retour à l’âge de pierre-option « Moyen-Âge » non garantie », alors seulement il sera possible de trouver une solution rationnelle et approuvée « spontanément » par la grande majorité. Alors seulement pourra s’établir, « naturellement », c’est-à-dire sans contrainte autoritaire, un équilibre entre niveau de vie économique et social correct pour tous et respect de la biosphère et des équilibres « naturels », même si de fait sous contrôle de la société humaine.

            Luniterre

            PS : en réponse, à nouveau, à cette absurdité monumentale de Dominique :

            « …car il est impossible de financer une industrie sans une forme ou une autre de capital, ce qui implique que la société industrielle est tout autant non réformable que le capitalisme. C’est ce que l’Uniterre, sans doute aveuglé par son productivisme, se refuse à comprendre. »

            Le constat actuel est bien que la société industrielle est d’ores et déjà, et depuis 2008, singulièrement, en train de se passer du capital, remplacé par le banco-centralisme, indispensable pour ses formes monopolistes les plus concentrées, genre Google. Formes qui ne sont pas, pour autant, indispensables à la survie du genre humain !

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          • PS 2 : Il n’est pas faux, néanmoins, de dire que le capital a été une des conditions de la naissance de l’industrie moderne, au cours du XIXe siècle.

            Par la suite, l’évolution et le développement monopoliste se sont faits sous l’emprise du capitalisme financier, mais n’étaient déjà pas forcément une fatalité, comme l’a démontré l’expérience de l’URSS, qui a développé une des sociétés industrielles les plus puissantes du monde, à l’époque, dans un temps record, de 1930 à 1953, en se passant totalement du capital, une fois la NEP liquidée.

            Évidemment, et malheureusement, un certain autoritarisme et une relative centralisation étaient nécessaires à la survie de cet « isolat », même si gigantesque et relativement autarcique. De même qu’une militarisation importante, en rapport des menaces environnantes, mais ce qui a donc eu le don, « accessoirement », de nous débarrasser du nazisme !

            Un « petit plus » malgré tout appréciable et qu’il convient donc de ne pas oublier… !

            Luniterre

            • Super industrialisation de l’URSS qui, en 60 ans, a déplacé des populations entières en en tuant une partie au passage, à éradiqué ces peuples premiers et leurs mode de vie, à construit 2 brises-glace nucléaires dont un à coulé, le réacteur ayant troué sa coque et l’autre pourri toujours en cale sèche dans un port (de la Baltique si ma mémoire est bonne), etc.

              Une forêt que l’on rase n’en à rien à faire de savoir si l’ouvrier qui conduit le bulldozer est payé par une entreprise capitaliste ou communiste, le résultat est le même : on remplace la Vie par de l’inerte. C’est comme ça depuis Gilgamesh et depuis l’industrialisation de ce suprématisme qui oppose Nature et culture, tous les problèmes ne cessent de s’accélérer de façon exponentielle. Ce n’est pas moi qui le dit mais la science que l’Uniterree qualifie de pseudo vérité.

              Cette science est basée sur les données disponibles qui montrent de façon têtue que depuis le premier jour de la révolution industrielle, sa course en avant vers toujours plus de techniques industrielles a fait que les nuisances de ces technologies n’ont fait que s’additionner les unes aux autres. Elles montrent aussi de façon tout autant têtue qu’aujourd’hui, la première cause autant du réchauffement climatique que de l’extermination du vivant est l’infrastructure même nécessaire au fonctionnement de toutes ces technologies industrielles et globalisées.

              Ceci montre que le seul moyen d’éviter ce qui s’annonce comme de plus en plus inévitable (de plus en plus de scientifiques en sont à la fois convaincus et atterrés), la fin de l’extermination des conditions nécessaires à la vie, nous n’avons plus le choix et si nous voulons laisser un futur viable, la société toute entière doit faire un virage à 180 degrés vers moins de technologies industrielles et moins d’infrastructures industrielles globalisées.

              Il y a 2 façons d’envisager ce virage à 180 degrés, celles des élites qui, avec le covid a commencé, et qui passe par une réduction drastique du nombre d’humains sur cette planète. Ou celle de la raison, mais là avec des peuples habitués à se faire manipuler par la peur et par les galimatias des politiques de tous bords, je n’y croit pas. Ce sont des groupes comme DGR qui ont raison, le degré de viabilité du monde de demain dépendra de la vitesse à laquelle les peuples du monde entrent en résistance pour stopper ce mode de vie et développer des modes de vie multiples basés sur les ressources locales, autrement dit pour re-développer ce qui a fait le succès de l’humanité depuis sa naissance jusqu’à la globalisation forcée du suprématisme occidental basé sur l’opposition entre Nature et culture lors des colonisation, suprématisme qui a ensuite été industrialisé aussi de force (comme en témoigne autant la révolte des luddites que celles des peuples premiers).

              Enfin, je ne suis pas apocalyptique. Simplement je constate que vu le rapport de force sur le terrain, ce que je considère comme être la seule solution durable et porteuse d’avenir est aujourd’hui hors de portée. La majorité de l’humanité est simplement trop aliénée par une notion de progrès suprématiste, guerrière et mortifère pour réussir à s’unir dans un mouvement de résistance. La seule lueur d’espoir que je peux voir est dans la jeunesse. Un mouvement comme les jeunes pour l’avenir et même XR est beaucoup plus diversifié que ce que les médias et les politiques essaient de nous faire croire à leurs sujets, et surtout ils ont bien plus conscience de l’urgence réelle que pose le problème environnemental ainsi que de son ampleur véritable, laquelle est minimisée même par le GIEC.

              Pour le moment, les militants de ces mouvements suivent des voies pacifiques et très mainstream, mais sans écoute sérieuse des politiques aux revendications de la grève pour l’Avenir, lesquelles vont bien plus loin que du green washing bassement mercantile et sont clairement décroissantes, ce qui serait un grand pas dans la bonne direction, je suis sûr que beaucoup d’entre eux vont se radicaliser et entrer véritablement en résistance. Surtout qu’ils voient déjà bien que la seule réponse politique à leurs revendications est un durcissement sans fin des législations anti-terroristes et de la répression, ceci accompagné par la continuation de la course à la croissance infinie, ceci grâce à un green-washing voulu par les élites et de plus en plus totalitaire et autoritaire.

              • Faute d’argumentation crédible tu ne fais que noyer à nouveau le poisson (…et le poison) de ta névrose nihiliste dans ton habituel baratin à rallonge…

                En commençant d’entrée de jeu par étaler ton inculture, en espérant, de plus, jouer sur la russophobie et l’antisoviétisme ambiant, mais pour qui veut chercher un peu, c’est déjà raté :

                https://fr.wikipedia.org/wiki/Brise-glace_%C3%A0_propulsion_nucl%C3%A9aire

                Et tout en essayant vainement de récupérer la « raison » qui te manque complètement pour tenter, tout aussi vainement, de dissimuler ton habituel millénarisme « apocalyptique », tu t’y enfonce définitivement en essayant de refiler au passage ta camelote « localiste »… :

                « …stopper ce mode de vie et développer des modes de vie multiples basés sur les ressources locales, autrement dit pour re-développer ce qui a fait le succès de l’humanité depuis sa naissance… »

                En réalité, ce qui est bien typiquement la recette de l’obscurantisme « communaliste », base de toutes les sociétés arriérées à tous points de vue, que ce soit sur le plan économique, social et culturel. Une dégradation qui effectivement serait largement plus efficace que la stratégie actuelle du système, voire même, radicale, en vue de la « réduction démographique » !

                Au mieux, la recette d’un retour au féodalisme, et sinon, à une société carrément tribalisée, avec effectivement « des modes de vie multiples », sur le thème du retour à l’âge de pierre, et ses joyeuses « guerres locales » pour les « ressources locales », etc…

                C’est vrai, au moins un problème résolu à brève échéance, celui de la surpopulation : en deux ans le « grand bond en avant » communaliste chinois a fait 16 millions de morts (officiels), et jusqu’à trois fois plus, selon d’autres estimations, même « locales »…

                Very deep green …

                Afin de ne pas souiller le blog, je te laisse donc remplir les pointillés…

                Luniterre

                • L’Uniterre, si tu suis les liens sur wikipedia, tu verras que sur le premier, le Lénine, ils disent qu’il est supposé que le réacteur aurait été jeté par dessus bord… Quand à l’article que j’avais lu, il disait qu’il avait troué la coque tellement il avait chauffé. Quoi qu’il en soit le résultat est le même : des tonnes de matériaux radioactifs dans la mer.

                  Quand aux articles sur le nucléaire de wikipedia, il y a longtemps qu’ils sont devenu de la pub pour cette industrie et que j’ai arrêté d’y collaborer car c’est juste impossible de faire passer la moindre source ne serait-ce qu’un peu critique sur cette abomination technologique. Il y a d’ailleurs des articles sur mai68.org qui décrivent comment des coteries ont pris le contrôle de ce wiki ou comment, parmi ces coteries, les services secrets français ont été pris la main dans le sac.

                  Enfin, en parlant de "société arriérées", tu fais plus que confirmer que tu es un adepte du suprématisme inhérent à l’actuel concept de civilisation, concept en vigueur dès Gilgamesh. Je te laisse à ton illusion qui consiste à croire qu’une société dont l’histoire n’est qu’une suite de civilisations éphémères car suprématistes, civilisations toutes basées sur la guerre et la rapine qui ont pour point commun d’avoir sans cesse amélioré la domination et l’exploitation de tout et de tous, ceci pour arriver au point où aujourd’hui, cette domination et cette exploitation de tout et de tous est en train d’achever d’exterminer les conditions nécessaires à la vie, illusion qui consiste à croire que de telles civilisations suprématistes pourraient être moins arriérées que des modes de vie qui ont traversé les âges car ils reposent sur l’harmonie avec leur environnement au lieu de sa domination, illusion qui consiste à croire que l’actuelle pourrait être réformable.

                  "Le problème avec la politique n’est pas la gauche ou la droite. Eux sont en haut, nous sommes en bas." - Coluche

                  Marxisme et capitalisme ne sont que les deux roues du char, ils ne font que participer à la dualité qui nous divise. En arrêtant la civilisation industrielle avant qu’elle n’ait fini de niquer la planète, nous ferons d’une pierre 3 coups car marxistes et capitalistes n’auront alors plus aucune raison d’être. L’alternative de la laisser continuer à tout massacrer est que la Vie aura disparu et nos enfants avec. Ce n’est pas l’apocalypse, c’est l’alternative d’aujourd’hui.

                  Socialisme ou barbarie. Cela était compréhensible du temps de Marx, aujourd’hui quand on voit les divisions et les trahisons de la gauche, ça fait même pas rire. Les marxistes ont eu leur chance, ils ont fait trop d’erreurs y compris de cultiver leurs divisions. Aujourd’hui le problème fondamental est que si nous continuons comme c’est parti, ce sera après nous l’astéroïde. Les dégâts que nous infligeons au vivant sont tels que de plus en plus de scientifiques s’accordent pour dire que ce coup-ci, ce ne sera pas quelques dizaines de millions d’années pour que le vivant récupère mais au moins un milliard d’années. Tu voudrais nous faire croire que changer la couleur du boulier utilisé pour tenir la comptabilité de cette solution finale va suffire à l’arrêter. Pathétique d’autant plus que ça a déjà essayé et que même sur le plan social, ça n’a pas fonctionné. Je ne minimise pas les morts du capitalisme, ils sont encore plus nombreux que ceux du marxisme, mais je n’oublie pas ceux du marxisme même quand il s’agit de ce que tu nommes de façon inadmissible car suprématiste des sociétés arriérées !

                  Pour avoir une idée de l’étendue du désastre qu’est la civilisation, y compris de la civilisation industrielle, et de ce qu’est une écologie porteuse d’avenir et non de green washing bassement mercantile, voir entre autres ;

                  http://partage-le.com/
                  https://dgrnewsservice.org/
                  https://www.deepgreenresistance.fr/…
                  https://deepgreenresistance.org/fr/

  • Les ordinateurs et l’IA mettront tout le monde d’accord en moins de 2 heures. Le jour (ou la nuit) où tous ces appareils interconnectés se mettront à obéir à une instance suprême qui aura pris conscience d’elle même, de son pouvoir et ses capacités, c’en sera fini du genre humain. Ne connaissant ni peur, ni amour, ni compassion, mais optimisant son fonctionnement, son évolution et ses échanges, ce système se dispensera rapidement de l’humain et toutes ses tares, politiques compris (enfin…). Quant à connaître le but de cette évolution, rien n’est plus incertain. Mais on n’attendra pas des centaines de milliers d’années pour cela. Un doute ? Faites le tour de toutes vos activités d’une journée et voyez si vous pouvez vous passer d’un système informatique/connecté. Analysez bien et vous verrez que vous ne pouvez plus rien faire. Un simple exemple. Tirer un verre d’eau. Comment l’eau est arrivée à votre robinet ? Tuyaux, pression, pompes, électricité, gestion des flux, automates, ordis, réseaux. Le temps de vider les châteaux d’eau par gravité et 24, 48 heures, pas davantage et plus une goutte d’eau de boisson ni sanitaire ? Retour à la barbarie pour la survie. Notre civilisation du flux tendu est en sursis !

    • Effectivement, c’est une problématique intéressante en termes d’évolution et d’adaptation.

      Contrairement à ce qu’en pensent la plupart des gens, ce n’est pas tant un problème de niveau d’intelligence de la machine qu’un simple problème d’approvisionnement, en fait.

      Pour qu’une machine puisse s’affranchir du contrôle humain, il faut donc simplement qu’elle contrôle elle-même directement ses ressources en énergie et en matières premières nécessaires à son fonctionnement, son entretien et sa réparation, et finalement, sa propre reproduction en tant que machine.

      Il faut donc que la chaîne d’approvisionnement soit entièrement automatisée, depuis les gisements de matières premières et les sources d’énergie.

      L’idée d’un seul « cerveau » commandant l’ensemble des machines n’est pas non plus une probabilité très forte, sauf peut-être, au début.

      Il y a de fortes chances pour que les nouvelles générations de machines tendent à supplanter les anciennes, moins perfectionnées, et même, se livrent à des luttes « fratricides » pour le contrôle des meilleures ressources en matières premières genre « terres rares », etc…

      Il n’y a aucune raison pour que l’instinct de survie des machines soit différent de celui des êtres biologiques, dans leur rapport avec l’environnement.

      La question est donc simplement de savoir si l’humanité, dans sa grande majorité, est capable d’atteindre un niveau de « sagesse » suffisant en termes d’évolution, avant que le progrès technique ne permette une telle « autonomisation » des machines.

      Une autre « alternative » est peut-être un épuisement des matières premières tel, par le gâchis actuel, qu’un tel stade de développement technologique ne puisse jamais être atteint.

      L’avenir n’est pas encore écrit…

      Malheureusement, au train où vont les choses, aujourd’hui, avec cette « crise du covid », c’est bien l’option « sagesse » qui semble la plus improbable, hélas !

      « Sagesse » allant avec « Raison ».

      Luniterre

  • Pour arrêter une machine, il suffit de la débrancher, de tourner un bouton ou d’attendre qu’elle n’ait plus de carburant. Quand aux activités que je fais sans ordinateur, elles sont nombreuses. Jardinage, ballades avec ou sans le chien de la maison, musique, chant, théâtre pour n’en citer que quelques unes. Leur point commun est que même quand elles sont du travail, elles riment avec jeu.

    Malgré le covid, on va réussir à faire une perfo lors de la prochaine manif de la grève de l’avenir à Lausanne vendredi. Le plus intéressant à été de rencontrer ces gens. Ils sont bien plus conscient, diversifiés et dynamiques qu’une gauche qui ne sait que cultiver dogmes et divisions ne l’a jamais été sauf pour phagocyter les mouvements des autres et les travestir..

    Quand au fait qu’il y a plein d’initiatives pour refaire la nature ou mieux, l’aider à se refaire, j’en suis bien conscient et c’est très bien. Le problème est qu’en même temps les destructions de la Vie ne cessent d’accélérer et que depuis le premier jour de la catastrophe industrielle, ce sont ces destructions systémiques qui gagnent. Ce qui implique que la seule solution est moins d’industrialisation.

    Celles et ceux qui n’arrivent pas à comprendre ça ne sont que des drogués d’un progrès bassement matérialiste et mercantile qui nique la planète. Donc oui, je suis pour les débrancher par tous les moyens possibles.

    • C’est carrément la réponse du comique absurde !

      « Pour arrêter une machine, il suffit de la débrancher, de tourner un bouton ou d’attendre qu’elle n’ait plus de carburant. »

      Effectivement, si tu parviens, avec ta DGR, à détruire la société industrielle à temps, d’une manière ou d’une autre, le problème sera réglé, dans le sens retour à l’âge de pierre Option-Moyen-Âge non garantie…

      Le problème demeure, par contre, tant que les banco-centralistes continueront à monopoliser, dans la configuration ou la voie de la Raison ne parvient pas à l’emporter.

      Luniterre

      • Avec ou sans DGRR, le mode de vie actuel techno-capitaliste basé sur une croissance infinie alors que les ressources sont finies ne peut que s’effondrer. De plus, la planète bleue est notre seule source de Vie et que ce mode de Vie extermine les conditions nécessaires à la Vie d’une façon qui accélère avec chacune de ces incessantes technologies. La première de ces évidence scientifique ne menace que ce mode de vie et va causer des milliards de morts. La deuxième de ces évidences scientifiques menace la Vie elle-même et c’est la mort qui gagne depuis les premier jour de la catastrophe techno-capitaliste, ceci en suivant une courbe exponentielle.

        Être dans le déni de ces deux évidences ne m’intéresse pas car cela empêche de poser les problèmes de façon correcte et donc évidemment de pouvoir leur trouver des solutions. Si j’utilise le progrès technique, je ne suis pas drogué par ce progrès car cela me condamnerait à me faire mener par le bout du nez par ma parano, par mes peurs. De plus, jouer à la roulette russe en attendant de savoir si l’épuisement des ressources va causer l’effondrement du système techno-capitaliste ne m’intéresse pas non plus car dans les deux cas, mes enfants n’ont pas d’avenir.

        Les élites ont bien compris tout ça car elles sont très bien informées. Il n’y a qu’à lire les rapports de la CIA et tous les pays ont leurs agences de renseignements publiques comme privées. Simplement elles sont coincées dans le techno-capitalisme et sa fuite en avant mortifère vers toujours plus de croissance économique, car même quand elles parlent du problème social ou du problème environnemental, elles ne raisonnent qu’en termes techno-capitaliste : elles ont besoin d’une croissance infinie pour garantir que les masses ne se révoltent pas car c’est le seul moyen qu’elles connaissent pour garantir la stabilité du système techno-capitaliste. Cela n’a rien à voir avec la gauche ou la droite car partout et chaque fois qu’ils ont été au pouvoir, les marxistes n’ont rien fait d’autre que de perpétuer par tous les moyens le système techno-capitaliste et sa croissance infinie qui épuise les ressources naturelles et nique le vivant.

        Tout cela implique que nous n’avons pas d’autre solution que nous n’avons pas d’autre solution que de les arrêter. Ce qui pose la question se comment les arrêter. Le capitalisme est le point fort de la société capitaliste car il absorbe à son profit tout ce qu’il touche. On l’a vu en URSS avec leur capitalisme d’état et on le voit en Chine avec leur communisme de marché. C’est perdu d’avance contre le capitalisme ceci pour la simple raison que sans Capital, il n’y a pas d’industrie. C’est pour cela que j’emploie le terme techno-capitalisme, les deux sont inséparables et donc tout autant non réformables l’un que l’autre. Faire croire que changer la couleur du boulier comptable permettrait de régler les problèmes de fond est donc une erreur et pendant que la gauche perd son temps à s’étriper sur la meilleure façon de commettre cette erreur, les problèmes ne font qu’empirer.

        Un groupe comme DGR a bien compris tout ça. De plus, c’est le seul groupe que je connaisse qui a une stratégie qui peut être gagnante, car seul un véritable mouvement de résistance peut permettre d’unir suffisamment de monde et d’énergies pour espérer pouvoir inverser cette course au suicide du genre humain et à l’extermination de la Vie. Si un tel mouvement arrive à se développer, ce qu’il fera sera ce qu’il décidera de faire. Vu l’urgence de la situation, il n’a pas à demander la permission.

        Une autre chose est sûre, c’est que pour le moment nous sommes très loin du compte en matière du rapport de force nécessaire.Donc l’Uniterre n’a pas à s’en faire car du moins dans l’immédiat, la trinité progrès mortifère - capital - travail obligatoire et ses drogués ont encore quelques beaux jours devant elles. Mais ils sont comptés si bien que la question de base demeure : voulons-nous subir sa fin ou la contrôler. La contrôler implique un sevrage. Le temps presse car comme le montre les scientifiques, le point de non retour au niveau du vivant est pour dans quelques décennies, après il sera trop tard.

        La lecture des taoïstes anciens nous apprend que ce débat entre Nature et culture suprématiste est aussi vieux que la civilisation elle-même. Marx et Reich ont raison quand ils disent le premier que les capitalistes sont autant aliénés que les prolétaires, le second que les deuxièmes ont autant de problèmes psychologiques que les riches dont notamment la frustration et que celles-ci empêche de raisonner de façon rationnelle. Le progressisme et le productivisme de Marx l’ont aveuglé, le Capital gagnera toujours dans un système techno-capitaliste, ceci pour des raisons que les liens ci-dessus et de façon générale l’écologie politique quand elle n’est pas travestie en son contraire, du green washing bassement mercantile expliquent très bien (Par exemple la spécialisation du travail industriel implique une hiérarchie du travail absolument féroce, laquelle est renforcée par la différence entre technologies autoritaires (l’ensemble des techniques industrielles) et technologies démocratiques). Ceci implique un fait têtu : les marxistes ne seront jamais rien de plus que la gauche du Capital et in fine, ils ne servent qu’à nous diviser et à nous faire perdre temps et énergie en entretenant la dualité propre à toute société suprématiste, suprématisme systémique qui, comme le montre le mythe de Gilgamesh, commence, dès le début de la civilisation, toujours avec l’opposition entre Nature et culture.

        Tout ceci implique que, vu l’aliénation des gens à un système qui a réussit à en faire de véritables drogués gouvernés par leur parano, je ne me fais pas d’illusion quand je dis rira bien qui rira le dernier. Ce sera après nous l’astéroïde. Déjà que c’est la planète qui pue maintenant. Après, comme je suis conscient que les jeunes ont bien mieux compris cela que la plupart de leurs aînés et que l’avenir leur appartient, je ne peux que les soutenir et être solidaires de leurs luttes.

        Quand aux politiques de tous bords qui ne savent que s’accrochez à un bateau en perdition, cela fait 40 ans que je les vois phagocyter les mouvements des autres pour les pacifier et les travestir, ils devraient avoir honte. Mais non, tels des psychopathes illuminés paranoïaques du même progrès mortifère et de ses corollaires, travail obligatoire et monnaie, cela ne leur suffit pas qu’au moins 60% du vivant ait été exterminé par leur mode de vie suprématiste, ils ne pensent qu’à terminer le travail. Et quand des groupes arrivent qui essaient de lutter contre leur folie, là ils sont tous unis, les uns à la matraque, les autres à la carotte. Donc oui, même si dans de telles conditions, il y a toutes les chances que ce soit le minéral qui gagne, rira bien qui rira le dernier. Ce qui ne va pas m’empêcher de soutenir les mouvements des jeunes. Vive la Vie !

        Vive la résistance !

        • Ce que montre simplement, et bien malgré elle, l’expérience de Tchernobyl, c’est donc que la vie renaît même après une catastrophe nucléaire :

          Le cheval de Przewalski, symbole de la nouvelle vie à Tchernobyl

          https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/le-cheval-de-przewalski-symbole-de-la-nouvelle-vie-a-tchernobyl_153775

          Et donc, tout ton baratin à rallonge est complètement dépourvu de signification.

          Tu en as seulement besoin pour te convaincre toi-même d’avoir un rôle à jouer dans la perspective où l’humanité continue effectivement majoritairement dans la voie de l’irrationalité et de l’animalité dominante qui est la sienne, malgré les efforts d’une poignée de chercheurs et de philosophes qui ont cherché, à chaque génération, la voie de la sagesse et de la Raison.

          La tienne est seulement celle du délire apocalyptique revendiqué et de la complaisance avec cette perspective. Elle est donc non seulement tout à fait inutile pour éviter la fatalité éventuelle que tu prétends dénoncer, mais elle y contribue même, potentiellement, en cherchant à démobiliser quelques uns des révoltés qui pourraient être, autrement, à la recherche d’une alternative économique et sociale réelle, qui ne soit pas juste un fantasme obscurantiste de plus, et tu contribues donc ainsi, concrètement, au renforcement du nouveau pouvoir banco-centraliste.

          Luniterre

          • L’uniterre nous montre un cheval sauvé du désastre, mais le fait têtu est que l’étendue du désastre causé par la société techno-capitaliste défie l’imagination : https://www.partage-le.com/2021/04/…

          • Même la science nous invite à nous révolter

            Pressé par un journaliste pour répondre clairement à la question « Sommes-nous foutus ? », Werner a laissé tomber le jargon scientifique et a répondu : « Plus ou moins ».

            Il y avait cependant une dynamique dans le modèle qui offrait un peu d’espoir. Werner l’a qualifiée de « résistance » — des mouvements de « personnes ou groupes de personnes » qui « adoptent un certain ensemble de dynamiques qui ne cadrent pas avec la culture capitaliste ». Selon le résumé de sa présentation, ceci inclut « l’action directe pour l’environnement, la résistance en dehors de la culture dominante, comme des manifestations, des blocus et des sabotages par des peuples indigènes, des travailleurs, des anarchistes et autres groupes d’activistes ».

            https://www.partage-le.com/2016/06/…

          • Ce que tu appelles délire apocalyptique est ce que dit la science. Je ne peux donc que constater ton déni de la situation d’aujourd’hui et te renvoie ton compliment : tout ce que tu peux dire ne faire que t’enfoncer dans ton déni.

            Quand à mon manque de complaisance face à la gauche, il est pleinement justifié car elle ne sert qu’à nous empêcher de faire la révolution et pour cela, sa tactique favorite est de phagocyter et travestir les luttes des autres afin de nous maintenir divisés. Comme la droite, elle utilise ses médias pour maintenir les masses dans l’ignorance et les manipuler. Ton cheval de Tchernobyl en est l’illustration car pendant ce temps, le désastre global continue et continue d’accélérer sur tous les fronts.

            Vive la résistance !
            Vive la Vie !

            • …Et tu parles de "science" !!!

              Mais comme tu n’as manifestement pas lu l’article sur les chevaux, comme tu ne t’es pas documenté non plus sur le retour à la vie humaine au sud du Bélarus (…mais aussi du côté ukrainien, tant qu’à faire…), je constate donc que tu n’as d’autre argument "concret" que d’étaler ta pseudo-"science", et j’ai franchement autre chose à faire que tourner en boucle dans ton "débat" stérile !

              La vie humaine séparée du reste de la biosphère, genre base dans l’Arctique,

              Quelques ours et les fantômes de l’URSS : le vrai "Monde d’Après" commence peut-être au Pôle Nord !

              http://mai68.org/spip2/spip.php?article8777

              …ce n’est évidemment pas ce que je souhaite pour l’humanité, mais le fait que ce soit une voie d’évolution possible, sinon, hélas, probable, montre bien que ton baratin millénariste sur la fin du monde est creux et te permet juste de contourner le vrai débat d’une adéquation entre ressources, production, équilibre démographique et justice sociale.

              Ce qui nécessite une conception économique globale appropriée, qui ne se résume pas au "localisme", nécessairement inégalitaire, en rapport des ressources, et donc non seulement injuste, socialement, mais surtout, une base du capitalisme primitif, tel qu’il s’est formé sous l’époque féodale, tout à fait "localiste" !!!

              Luniterre

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  • Modeste prolo , en fin de vie 85 ans, à vivre ce que je vis encore, j’ai la ferme conviction que le capitalisme n’est pas en état de mort cérébrale mais conserve d’énormes capacités d’autorégénération, il sait s’adapter. La gauche autoproclamée, verte, rose, rouge également, ayant perdu ses repères, ignorante des fondamentaux Marxistes- Léniniste, qui plongent leurs racines dans la préhistoires est engagée dans une impasse ou elle végète et se désagrège à partir d’exégèses sans queues ni têtes .

    Dramatique ! pensent certains, je n’en suis pas convaincu car les civilisations, mêmes les plus décadentes ont eu des sursauts qui ont fait ce que nous sommes aujourd’hui, de la volaille libre dans le poulailler ou (sic Marchais) le renard libre règne en maître absolu.

    Les sociaux démocrates qui ont détenus le pouvoir, n’ont pas contribué à faire le moindre pas en avant vers un socialisme révolutionnaire ceux qui l’ont tenté ont été éliminés physiquement, sous les prétextes les plus fallacieux, les verts tentent de nous faire prendre l’ombre pour la proie, les trostkystes oubliant que rien ne peut être construit sur le néant veulent du passé faire table rase.

    A quelques mois des élections présidentielle Roussel le candidat commun des communistes encartés soutient la surenchère sécuritaire alors que l’urgence commande de remplacer l’Etat bourgeois par l’Etat des prolétaires et de leurs alliés potentiels c’est à dire représentatif d’une très large majorité de nos concitoyens, apatrides du portefeuille exclus.

    Proposer 30 000 policiers supplémentaitres, pour défendre l’Etat bourgeois contre tous ceux et celles qui refusent le mal vivre, le chômage, la casse des acquis sociaux : 600 millinos d’euros sans compter les matraques , grenades lacrymogènes, balles en caoutchouc les moyens de transports, l’ensemble de la logistique est une ineptie qui justifie le flicage et la répession contre tous ceux qui souffrent quelles qu’en soient les origines.

    Ci après extrait version électronique de L’Etat et la révolution Lenine. La conclusion s’impose d’elle même à tout marxiste Leniniste.

    Le Manifeste communiste tire les leçons de l’ensemble de l’’histoire, qui montre dans l’État un organisme de domination de classe et aboutit à cette conclusion nécessaire : le prolétariat ne saurait renverser la bourgeoisie avant d’avoir conquis le pouvoir politique, avant d’avoir établi sa domination politique, d’avoirt érigé en État le « prolétariat organisé en classe dominante » ; et cet État prolétarien commencera à s’éteindre dès sa victoire, l’État devenant inutile et impossible dans une société où les contradictions de classes n’existent pas. La question de savoir en quoi doit consister, du point de vue du développement historique, cette substitution de l’État prolétarien à l’État bourgeois n’est pas posée ici.

    Cette question, Marx la pose et la résout en 1852. Fidèle à sa philosophie du matérialisme dialectique, il prend comme base d’expérience historique les grandes années de la révolution de 1848-1851. Là, comme toujours, la doctrine de Marx dresse un bilan de l’expérience vécue éclairé par une conception philosophique profonde et par une connaissance étendue de l’histoire.

    La question de l’État est posée de façon concrète : comment est né historiquement l’État bourgeois, la machine d’État nécessaire à la domination de la bourgeoisie ? Quelles transformations,

    Quelles évolutions cette machine d’État a-t-elle subies au cours des révolutions bourgeoises et lorsqu’elle s’est heurtée aux mouvements d’indépendance des classes opprimées ? Quelles sont les tâches du prolétariat à son égard ?…

    Vrai question ! La postérité nous jugera en fonction de la réponse que nous lui apporterons.

    La gauche atomisée, même rassemblée, pésera d’un poids négligeable à l’issue du premier tour des prochaines présidentielles sinon si celà s’avérait nécessaire pour voler au secours du candidat des transnationale économiques et financières réélire pour 5 années supplémentaires le vrai candidat de l’extrême droite fascisante atlantiste clone de ceux qui ont livré Jean Moulin à la gestapo en espérant parvenir à faire barrage à De gaulle.

    Merci j’ai déjà donné.

    • Bonjour, camarade !

      Il semble donc que tu interprètes le sens des mots : mort cérébrale ne signifie pas mort organique, surtout dans le cas d’un système économique.

      Tous les organes du capitalisme continuent donc de fonctionner, mais la tête est déjà ailleurs, du côté des Banques Centrales, en tant que pourvoyeuses de liquidités injectées en permanence, style perfusion contrôlée, avec, littéralement le robinet du « tapering » (Tap = robinet in english !) pour contrôler le débit et l’ajuster en fonction.

      Sans cette perfusion permanente le système serait déjà mort depuis 2008, et au cas où, une seconde fois en Mars dernier !!!

      Les banquiers centraux ont profité de la crise, déjà structurelle, de 2007-2008, pour phagocyter complètement tous les leviers essentiels du pouvoir économique, et avec celle de 2020 ils en ont profité pour s’incruster encore plus profondément et dicter, quasi directement, leurs orientations aux États et aux monopoles financiers.

      Les banquiers centraux, en tant que nouvelle fraction dominante de la bourgeoisie, sont un peu comme ces parasites qui arrivent à phagocyter ("zombifier" !) un autre animale et à en « prendre les commandes », alors qu’il est autrement cérébralement mort. Les restes du corps du capitalisme, que ce soient les marchés financiers ou l’économie productive, ne continuent à fonctionner que selon leur bon vouloir, car ils sont dans la dépendance de la perfusion monétaire.

      Il ne suffit donc pas d’affirmer des convictions, aussi sincères soient-elles, pour qu’elles soient vraies. Il faut les passer au crible de l’analyse, et notamment, en l’occurrence, de l’analyse économique.

      Pour ce qui concerne la gauche, le cas est évidemment plus flagrant : elle continue de fonctionner comme organisme politique, mais sans « tête » autre que celle que le système lui laisse, depuis qu’elle a renié ses propres fondamentaux, il y a très longtemps déjà.

      Même le style gauchisant des trotskystes n’est qu’une apparence, si l’on analyse le fond de leur « programme de transition », qui est tout ce qu’il y a de plus réformiste, derrière une apparence et un langage ronflants pseudo-« révolutionnaires » :

      Transition anticapitaliste : En revenir à Marx ne passe pas par Trotsky !

      http://mai68.org/spip2/spip.php?article4703

      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/transition-anticapitaliste-en-219324

      Et sinon, il est effectivement toujours bon de rappeler les fondamentaux, dont ceux de Lénine, et pour ce qui nous concerne aujourd’hui, sans oublier, cependant, de chercher à comprendre comment fonctionne la base économique des États, sous l’emprise du banco-centralisme.

      Luniterre

      • Je ne suis pas linguiste mais en matière d’expression écrite l’agencement des mots et la ponctuation sont déterminants pour la compréhension d’un texte.

        Au prélable il faut savoir que notre système éducatif, entièrement à refonder, formation des maîtres, contenu des programme, pédagogie, reproduit toujours fidèlement les inégalités culturelles et par conséquent sociales d’origine. A tous ceux qui en douteraient je conseille la lecture des commentaires sur les réseaux sociaux. Evidemment les enfants des enseignants tirent leur épingle du jeu, c’est la raison pour laquelle leurs parents opinent benoîtement du chef.

        Un substantif peut prendre autant de signification qu’on lui accole de qualificatif. Une virgule mal placée, ou déplacée peut modifier le sens d’une proposition, d’une phrase , d’un alinéa voire induire une contradiction avec le suivant ou le précédent et rendre un texte incompréhensible.

        Il convient de connaître la signification des mots utilisés et lorsqu’il y a ambiguïté possible il faut préciser le sens qu’on leur donne c’est pourqoi les traducteurs de Marx, Engels, Lénine rapportaient le plus souvent le mot, ou l’expression utilisés dans la langue originelle.

        Le capital qui inclu le contenu du bas de laine réservé en cas de "malheur", le tout venant des liquidités en circulation ne doit pas être confondu avec le système capitaliste dans lequel ses gestionnaire ne cessent de tenter de les inclure étroitement.

        Ainsi le contenu du bas de laine a été transféré dans les caisses de prévoyances, de secours, d’épargne de moins en moins rémunéré puis dans les paradis fiscaux, pour être utilisé dans des opérations spéculatives, créer des transnationales économiques et financières échappant à tout contrôle, qui ont mis à la tête de la plupart des Etats et des banques centrales des personnes à leur dévotion qui au moindre claquement de doigts dispensent des crédits énormes pour préserver le cerveau, le coeur, les organes du système capitalisme dont tout indique qu’il n’est pas atteint de mort cérébrale.

        Plus grave encore les grands médias non seulement privés mais également publics à la solde de l’Etat bourgois en arrivent à pervertir l’opinion et l’ensemble de la classe politique de gauche comme de droite dont les divergences ne sont qu’apparentes. jusqu’à leur faire prendre des vessies pour des lanternes

        Le pouvoir sans partage d’une infime minorité bourgeoise est présenté comme le fin du fin de la démocratie et les Etats des prolétaires, ceux d’une très large majorité : La classe ouvrière, salariés, de ceux et celles qui n’ont qu’eux mêmes à exploiter, comme étant des régimes dictatoriaux , attentatoires aux libertés , sanguinaires qu’ils faut éradiquer : Lumunba, Sankara, Allende et bien d’autres ont été assassinés pour crime de lèse capitalisme, Mandèla est sortie de prison pour avoir accepté d’intégrer la mouvance occidentale ou il a été accueilli et célébré en Héros,

        La première des sciences étant celle de l’observation chacun devrait savoir que mort cérébrale avérée, non pas un simple étourdissement temporaire, signifie stricto sensu la disparition plus ou moins rapide des fonctions vitales essentielles avec comme conséquence la mort organique inéluctable que des appareillages de substitutions, les perfusions, pourront seulement retarder de quelques jours de quelques mois selon les exigences des familles puis il faudra débrancher et laisser le corps dépérir. Personnellement si je me retrouvais dans une telle situation je préfèrerail être mis en sédation profonde autrement dit euthanasié. Le Rivotril utilisé dans les EHPAD à défaut de soins contre le covid est là pour ça.

        En octobre 2010, j’ai fait une chute, perdu conscience de longues minutes, ainsi que me l’ont rapporté les temoins, hospitalisé aux urgence,s j’en suis ressorti volontairement, trop tôt selon les thérapeutes, Quelques année plus tard, j’ai multiplié des Accident Ischémiques transitoires, en quelques sorte des accidents vasculaires cérébraux bénins avec pertes transitoires de mémoire et du sens de l’orientation. A chaque reprise je récupérais . Fin 2019 je me suis retrouvé aux urgences neurologiques d’Orsay ou j’ai appris que j’étais épileptique consécutivement à mon traumatisme cranien. A part quelques problèmes de surdosages médicamentaux vite réglés, la perte de odorat, j’ai retrouvé le sens de l’orientation politique et économique.

        Même subissant du poids des ans les irréparables outrages mes organes, cerveau compris, comme les rouages du système capitaliste continuent de fonctionner. La différence étant que simple mortel, à contrario du capitalisme, je n’ai aucune capacité d’autorégénération.

        J’ai pris connaissance avec intérêt l’article que tu a publié sur AGORAVOX j’en conclu de même (je l’avais déjà fait) qu’il faut en revenir au fondamentaux marxistes Léninistes mais que pour les mettre à la portée du plus grand nombre le texte devrait être fortement élagué.

        • Bonjour, camarade !

          Tu me dis :

          « J’ai pris connaissance avec intérêt l’article que tu a publié sur AGORAVOX j’en conclu de même (je l’avais déjà fait) qu’il faut en revenir au fondamentaux marxistes Léninistes mais que pour les mettre à la portée du plus grand nombre le texte devrait être fortement élagué. »

          …Mais comme il y a bien plus d’un texte sur Agoravox, et que tu ne précises pas lequel, je ne sais donc pas exactement ce que tu veux dire !

          Néanmoins, c’est bien la question de la « vulgarisation » qui est à l’origine de la fermeture du blog TML.

          Du reste, tu conclus donc « qu’il faut en revenir au fondamentaux marxistes Léninistes mais que pour les mettre à la portée du plus grand nombre le texte devrait être fortement élagué. »

          La question importante est donc de savoir si en « élaguant », on est encore, OUI ou NON, dans le domaine des fondamentaux du ML, et plus généralement, dans un processus d’analyse matérialiste dialectique !

          …Et donc, très exactement, jusqu’à quel point il est possible d’« élaguer » sans perdre, précisément, ce qui est l’essentiel du ML en termes de fondamentaux.

          Pour mémoire, un ultime courrier adressé au nom de TML présente cette dernière tentative ainsi :

          « A la suite des récentes polémiques autour du 1er Mai 2021 et du 1,5 siècle de la Commune, une nouvelle tentative de « vulgarisation » s’adressait donc à un public ne se revendiquant pas forcément du marxisme mais désireux de comprendre l’évolution de l’économie « post-covid ».

          Il s’agit d’une formulation ultra-simplifiée, et qui escamote donc, mais c’est peut-être là son triste "mérite" en quelque sorte, quelques uns des fondamentaux, pourtant élémentaires, évoqués ci-dessus (*), mais que même les pseudos-"marxistes" de notre XXIe siècle sont donc pour l’instant tout à fait incapables de saisir :

          >>> Exit, donc, la relation dialectique entre valeur d’usage et valeur d’échange, et donc aussi, de par le fait, une approche réellement précise de la notion de plus-value.

          >>> Exit, également, une approche précise de la distinction travail vivant-travail mort, fondée sur cette même relation dialectique.

          Ce qui aboutit pour l’instant à une simplification et à une "dualisation" quelque peu abusives de la relation capital fixe-capital variable, mais qui se trouvent correspondre ainsi, comme points de départ et niveau de conscience politique, à la perception et à la lecture, dogmatique et caricaturale, qu’en font aujourd’hui nos pseudos-"marxistes" du XXIe siècle, ce qui leur permettra donc peut-être d’accéder, par ce « court-circuit de vulgarisation » , en même temps que les lecteurs néophytes, directement au niveau immédiatement au dessus de cette perception figée qui est actuellement la leur, concernant l’évolution relative de ces deux cycles :

          C’est quoi le capitalisme ?

          C’est quoi le banco-centralisme ?

          Quelle différence entre les deux ?

          ********************
          (* « La connaissance des fondamentaux les plus élémentaires porte nécessairement sur la relation dialectique entre valeur d’usage et valeur d’échange, la formation de la plus-value, la plus-value relative et le cycle du capital fixe. Avec ces quelques notions, plus quelques rudiments concernant la création monétaire, il devient possible de comprendre l’évolution banco-centraliste du système et ses conséquences sur la lutte de classe. Et donc de définir et d’adopter une stratégie appropriée et surtout de la mettre en pratique, même si avec nos faibles moyens. »

          - 1er Mai 2021 : manifestation ou enterrement ? Telle est la véritable question - http://mai68.org/spip2/spip.php?article8603 )

          Dans cet article, "Mort cérébrale du capitalisme, mort cérébrale de la gauche !" , qui est donc l’objet du présent débat, il y a déjà par conséquent un « élagage » qui est carrément « limite » en termes de fondamentaux…

          Toutefois, c’est donc un moyen de concentrer l’article sur le sujet essentiel de la croissance à la fois chronique, depuis plusieurs décennies, et exponentielle, depuis 2008 et 2020, de la dette mondiale.

          Dans une économie mondiale où la dette croît davantage et plus vite que le capital formellement accumulé, ce sont donc les pourvoyeurs de la dette qui tiennent le pouvoir réel et non les détenteurs du capital, qui en dépendent.

          C’est là simplement un fait, un constat.

          Le matérialiste dialectique constate les faits et cherche à en analyser les causes et les conséquences. Point barre.

          Tout le reste est du baratin superflu.

          En quoi ces faits peuvent être analysés, ou non, à l’aide des fondamentaux du ML, telle est la question de l’actualité, ou non, de ces fondamentaux, d’un point de vue matérialiste dialectique !

          Il se trouve que l’évolution de cette situation correspond tout à fait à la prospective que fait Marx, dès 1857, dans ses Grundrisse, concernant le processus d’automatisation des forces productives, et ses conséquences sur l’interaction des cycles du capital fixe et du capital variable.

          C’est donc ce qui est résumé, et même à l’extrême limite, rapport aux fondamentaux, dans le présent article.

          Il est donc normal, et même, préférable, que cette analyse soit davantage développée, dans d’autres articles.

          Dans l’esprit d’un niveau immédiatement « au dessus » de celui-ci, mais sans rentrer non plus dans des considérations théoriques approfondies, il y a donc celui-ci, que tu n’as peut-être pas lu :

          “Le Crime du Garagiste” – Le Casse Banco-centraliste !

          http://mai68.org/spip2/spip.php?article8195

          https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-crime-du-garagiste-le-casse-231389

          …Et qui t’aidera donc peut-être à comprendre pourquoi le capitalisme, tout en continuant à vivre « organiquement » est déjà mort « cérébralement » en tant que producteur de plus-value en quantité insuffisante pour réduire la dette mondiale et échapper à l’emprise des banco-centralistes, établie dès 2008, et considérablement renforcée avec la présente "crise du covid" !!!

          Luniterre

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  • EN RÉSUMÉ, POUR CEUX QUI N’ONT PAS ENCORE COMPRIS :

    **************

    .

    >>> LE MONDE CAPITALISTE, C’EST UN MONDE OU LE CAPITAL CROIT EN MÊME TEMPS QUE LES FORCES PRODUCTIVES, ET OU IL CROIT PLUS VITE QUE LA DETTE QUI L’A GÉNÉRÉ.

    LE MONDE DU CAPITALISME EST UN MONDE OU LE CAPITAL S’ACCUMULE DAVANTAGE ET PLUS VITE QUE LA DETTE.

    *****************

    >>> LE MONDE BANCO-CENTRALISTE, C’EST UN MONDE OU LES FORCES PRODUCTIVES ET LE CAPITAL CONTINUENT DE CROITRE ET DE S’ACCUMULER, MAIS MOINS VITE QUE LA DETTE QUI LES A GÉNÉRÉ.

    LE MONDE DU BANCO-CENTRALISME EST UN MONDE OU LA DETTE S’ACCUMULE DAVANTAGE ET PLUS VITE QUE LE CAPITAL.

    C’EST LE MONDE DU XXIe SIÈCLE, C’EST LE MONDE DANS LEQUEL NOUS VIVONS.

    Luniterre

  • Et puis il y a l’étendue de la catastrophe en cours qui nous montre que si nous voulons laisser une planète viable après nous, le temps est plus que compté pour arrêter la cause du massacre et arrêter la société techno-capitaliste :
    https://www.partage-le.com/2017/05/…

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