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Covidiotie « antifasciste » - Une quadrature pas nette

samedi 25 septembre 2021, par Jean-Pierre Garnier (Date de rédaction antérieure : 25 septembre 2021).

La Quadrature du net, parfaite représentante d’un "antifascisme"

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Une quadrature pas nette

Dans un article censé répondre à la question « Quelle surveillance redouter », publié le 19 août dernier, l’association La quadrature du net termine par un « dernier rappel stratégique : si le gouvernement français se permet d’imposer de tels outils de détection et d’exclusion des personnes qu’il juge indésirables, c’est notamment car il peut reprendre à son compte, et redynamiser à son tour, les obsessions que l’extrême droite est parvenue à banaliser dans le débat public ces dernières années afin de traquer, de contrôler et d’exclure une certaine partie de la population. La lutte contre les risques autoritaires du passe sanitaire serait vaine si elle ne s’accompagnait pas d’une lutte contre les idées d’extrême droite qui en ont été les prémices. La lutte contre le passe sanitaire ne doit pas se faire avec, mais contre l’extrême droite et ses obsessions, qu’elles soient dans la rue ou au gouvernement. » Comme si la « fascisation » du régime de la Ve République, pour ne parler que du cas de la France, en temps de crise multiforme avait besoin de l’extrême droite pour s’opérer !

Il faut dire que l’on ne peut attendre d’une association imprégnée d’idéologie « bobo », c’est-à-dire néo-petite bourgeoise progressiste, une quelconque analyse de classe qui mettrait en évidence la propension de la bourgeoisie et de ses fondés de pouvoir politiques — politiciens, plutôt —, lorsque leur règne est menacé, à recourir à des mesures autoritaires voire dictatoriales, avec tout l’arsenal de propagande nécessaire pour l’imposer au peuple. La Quadrature du Net, qui, selon la présentation de ses animateurs, « promeut et défend les libertés fondamentales dans l’environnement numérique », œuvrerait en plus « pour un Internet libre, décentralisé et émancipateur. » Or, ils se gardent bien dans leurs charges acérées contre la « technopolice » de remettre en cause le caractère capitaliste dudit « environnement », leurs critiques se limitant à des argumentions d’ordre juridico-moralisant assaisonnées de considérations technicistes. Et pour cause, si l’on peut dire.

Parmi les soutiens financiers de l’association figure en effet l’Open Society Foundations de George Soros, le milliardaire philanthrope accusé d’avoir contribué, financièrement et idéologiquement aux « révolutions de couleur » pro-impérialistes en Yougoslavie, en Géorgie, en Ukraine, à Hong-Kong… Accusation sans fondement bien entendu, proférée par la « fachosphère », si l’on en croit Edwy Plenel, rénégat trotskyste issu de la LCR qui n’a de cesse de pourchasser l’antisionisme qu’il identifie allégrement à l’antisémitisme. Au nom de l’antiracisme, le patron moustachu de Médiapart longtemps lié aux milieux policiers dont il feint aujourd’hui de découvrir les « excès répressifs », soutient ente autres le Bondy Blog, site décolonial et racialiste sponsorisé lui aussi par l’Open Society Foundations, comme l’est outre-Atlantique le mouvement Black Lives Matter.

Il n’est pas étonnant, dès lors, de retrouver La quadrature du net parmi les croisés d’un antifascisme fantasmé au côtés du NPA et de la France insoumise, imputant à l’extrême droite, dans la pure tradition du conspirationnisme qu’ils fustigent par ailleurs, la « banalisation des obsessions sécuritaires » dont serait le produit la politique de détection et d’exclusion menée par le gouvernement contre une partie de la population au nom de la lutte contre la pandémie. D’où la réticence, de la part de ces bons apôtres d’une opposition — contrôlée — à cette politique, à se mêler à la « foule haineuse » qui manifeste contre le passe sanitaire. Et donc à envisager que si fascisme il devait y avoir dans « le monde d’après » auquel ils aiment à se référer, il se situerait dans le prolongement de sa version électronique présente à laquelle, en bons idiots utiles, ils apportent leur caution par leur inaction.

3 Messages de forum

  • Eh ,oui la pseudo" extrême gauche a depuis le début apporté son soutien à l’opération génocidaire en cours et en a , sans doute permis le déroulement sans accrocs …
    Cela n’a pas échappé à Jean Pierre GARNIER , en bon observateur de ce milieu de l’"opposition contrôlée" des classes moyennes supérieures et universitaires .
    Pourtant cela signe encore plus clairement leur faillite politique complète constatée depuis leur appui aux aventures de l’Otan en Europe centrale et en Yougoslavie en 1999 …Aux poubelles de l’histoire ils iront rejoindre la social démocratie de l’union sacrée en 1914 et la III eme internationale stalinisée se ralliant à la défense nationale en 1934 - 36 .

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  • Covidiotie « antifasciste » - Une quadrature pas nette 25 septembre 14:45, par Jean-Pierre Garnier
    Parti Covidiste Français

    Merci, Do, pour avoir relayé mon commentaire sur les covidistes de la Quadrature du net.

    Leur prise de position soi-disant « antifa » confirme que l’on ne peut plus compter sur ce que l’on appelait « la gauche », « modérée » ou « radicale », pour s’opposer à la mise en place d’un ordre nouveau « innovant » en matière de conditionnement des corps et d’embrigadement des esprits. La dernière Fête de l’Humanité offre ainsi un bon exemple de ce bon en avant dans la soumission.

    Seulement accessible aux troupeaux de covidés [1] munis d’un paSSe sanitaire, elle a donné lieu à des « débats » plus mystificateurs les uns que les autres sur ce qu’il fallait attendre des élections de 2022.

    Parmi les politiciens invités figuraient entre autres Clémentine Autain (FI), arriviste aux dents longues soucieuse de conserver son fief électoral en Seine Saint-Denis, Anne Hidalgo — candidate PS et des promoteurs-constructeurs immobiliers à la présidentielle —, le maire verdâtre de Grenoble, cette canaille d’Éric Piolle — candidat PS lui aussi et des capitalistes du numérique à la présidentielle — et Yannick Jadot, autre personnalité verdâtre, escrologiste encore plus droitier que ce dernier, Gabriel Attal, le porte-voix hystérique de Macron, avec qui le bureaucrate moustachu en chef de la CGT, Philippe Martinez, avait cru bon de « dialoguer ».

    Cerise sur le gâteau idéologique concocté par un parti moribond qui n’a plus de « communiste » que le nom, la présence de Valérie Pécresse — candidate LR à la présidentielle —, choisie par Fabien Roussel soi-même comme interlocutrice pour débattre.

    Dans son discours final, celui-ci y est allé d’une tirade qui devrait figurer dans les annales d’une gauche en totale perdition : « Aujourd’hui, l’urgence c’est la vaccination pour tous, vaccinez-vous contre le Covid car les vaccins existent. Vaccinez-vous aussi contre le capitalisme. Et le vaccin c’est nous ! » Voilà de quoi semer la panique chez les profiteurs capitalistes de big farma !

    [1] Les covidés sont les gens qui se plient bon gré mal gré aux injonctions à l’injection. Les covidistes sont les activistes du verbe qui participent à la chasse aux non vaccinés.

    Jean-Pierre Garnier

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    • oui moi aussi je suis atterré part la soumission de la gauche face à la plus grande entreprise de fichage et de répression depuis la seconde guerre mondiale.
      Macron suspend la liberté de circuler,de se réunir et impose un couvre feu… et ils manifestent contre l’extrême droite !

      Un peuple qui sacrifie un peu de liberté contre un peu de sécurité ne mérite ni l’un ni l’autre et perdra sans doute les deux.

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