Merci pour cette intervention. Je suis sur internet depuis le début et de par ma profession, l’électronique au sens large, de l’analogique à l’informatique, j’ai 2 remarques importantes à faire sur internet.
Comme l’a fait remarquer Michel, internet fut développé par l’armée US avant de devenir grand-public. Un des plus vieux scandales de sécurité sur internet est l’affaire Krypto AG. Il fut avéré plus tard que ce fut l’affaire d’espionnage du siècle car les pays payaient pour se faire espionner, une affaire rendue possible par une coproduction de la CIA qui avait acheté secrètement un fabricant suisse de puces électroniques qui avait été chargé de graver des portes dérobées directement dans le silicium, de Fedpol et du Mossad.
Cette affaire montre que sur internet, il est impossible de faire confiance aux fabricants qui fournissent les infrastructures (mêmes nos ordis et autres mobiles) ainsi qu’aux états et à leurs technocraties. Donc l’e-ID est un truc qui ne devrait pas exister. Cela implique aussi que quand on met quelque chose sur internet, même sur un site privé ou de façon privée, il faut considérer qu’il peut être à disposition des services de renseignement.
Sur les réseaux sociaux, il faut se rappeler qu’avant l’ouverture du 1er, fesse-bouc, il avait été annoncé qu’il serait contrôlé et manipulé en temps réel par les services secrets US, CIA en tête. Pour les autres réseaux corporatifs, c’est pareil.
Donc que des journalistes les utilisent pour diffuser des infos est une chose, mais alors qu’il est si facile de nous manipuler sur les sujets hors de nos domaines de compétence, que nous les utilisions est au mieux et comme toutes les drogues quand on est croché, une perte de temps et d’énergie, au pire et en plus, accepter de se faire manipuler par ceux qui contrôlent les algorithmes. De plus, la version publique est qu’ils collectent nos données pour le marketing et les annonceurs, ce qu’ils ne disent pas est que ces données alimentent d’abord les services de renseignement, lesquels ont toujours eu une longueur d’avance sur les moyens à leur disposition pour collecter, traiter et analyser ces données.
Donc comme le dit Michel à sa façon, à la prochaine dans la rue (et sans vos flics de poche est encore mieux).