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Anti-paSS : la Polynésie aussi !!!

jeudi 25 novembre 2021, par Luniterre

Polynésie française : grève générale contre l’obligation vaccinale

information fournie parAFP•25/11/2021 à 11:25

Une intersyndicale largement majoritaire a débuté mercredi en Polynésie française une grève générale contre l’obligation vaccinale et pour l’instauration de mesures sociales anti-Covid, un mouvement davantage suivi dans le secteur privé que dans la fonction publique.

Le mouvement mobilise peu dans la fonction publique : moins de 1% des salariés de l’éducation et de l’administration polynésiennes se sont mis en grève.

Il est davantage suivi dans les entreprises qui présentent des revendications internes. L’opérateur téléphonique Vini comptait par exemple 38% de gréviste mercredi.

Le trafic aérien intérieur est perturbé par la grève des pompiers des aéroports : aucun avion, par exemple, n’a pu atterrir ou décoller de l’île de Raiatea.

Quatre syndicats locaux - sur les cinq que compte la Polynésie française - contestent la loi sur l’obligation vaccinale, votée en août par l’assemblée de la Polynésie française. Tous les Polynésiens qui exercent un métier au contact du public devront être vaccinés le 23 décembre.

Moins de 58% des Polynésiens sont vaccinés, en dépit d’une forte vague de variant Delta en août et septembre, qui a tué plus de 500 personnes sur 280.000 habitants.

Le président polynésien, Edouard Fritch, est disposé à diminuer l’amende encourue par les non-vaccinés, mais pas à revenir sur cette loi : "Mon devoir, c’est de protéger la population et donc de maintenir l’obligation vaccinale", a-t-il déclaré lors d’un point de presse mercredi.

Les syndicats souhaitent aussi une augmentation de 4% du salaire minimum. Le gouvernement s’est dit prêt à l’augmenter de 2% et d’un point de plus dans quelques mois. Le salaire minimum brut s’établit à 1.281 euros en Polynésie, où le coût de la vie est plus élevé qu’en métropole.

L’intersyndicale réclame aussi la création d’un fonds d’aide aux salariés ayant perdu leur emploi, car il n’existe pas de caisse de chômage dans cette collectivité d’outre-mer autonome.

Les syndicats grévistes rejettent également la réforme de la gouvernance de la CPS, la Sécurité sociale locale, en déficit chronique. Le gouvernement souhaite y être mieux représenté, au détriment des employeurs et des syndicats. Les difficultés de la CPS, aggravées par la crise sanitaire du Covid-19, menacent l’ensemble du système de santé, mais aussi les retraites des Polynésiens.

M. Fritch a regretté la rupture des négociations par les syndicats après cinq jours de négociations. "Ils ne nous ont même pas dit bonsoir, ils se sont levés, ils se sont cassés", a-t-il dit.

Mais les syndicalistes ont, au contraire, estimé que le président n’avait satisfait aucun de leurs points de revendications : "Il a longuement expliqué qu’il souhaitait maintenir l’obligation de vaccination et ne pas payer excessivement les smicards", a regretté Patrick Galenon, secrétaire général de la CSTP-FO, le premier syndicat local.

Les négociations n’avaient pas repris mercredi soir (jeudi matin) en Polynésie.

https://www.boursorama.com/actualit…

2 Messages de forum

  • Anti-paSS : la Polynésie aussi !!! 26 novembre 2021 15:39, par Edouard

    Oui , le syndicalisme dans les colonies françaises d’Outre mer est obligé de suivre de loin les masses colonisées qui veulent se défendre contre les mesures d’application du plan mondial d’asservissement et de génocide .
    Toutefois dans ce cas , il n’y a rien à négocier sauf la reddition de l’ennemi de classe , seul un retrait de l’ENSEMBLE DES MESURES DITES SANITAIRES est acceptable ,les reculs ou les victoires partiels ne sont que des tentatives de la part des structures de l’état colonial devenu aujourd’hui génocidaire de gagner du temps , pour se réorganiser et les faire passer en force un peu plus tard .
    Si l’on en juge par ce qui se passe en Martinique c’est ce que font les syndicats collabos qui veulent stopper les barrages après un semblant d’ouverture de négociations .
    Il s’agit aujourd’hui d’une question de vie ou de mort , nous sommes entrés dans un tunnel et il n’en ressortira qu’un de vivant à l’autre bout : c’est "eux "ou "nous",dans le "eux " il faut ranger le syndicalisme collabo …

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    • Anti-paSS : la Polynésie aussi !!! 27 novembre 2021 02:37, par Luniterre

      Avant de porter un jugement du genre "exclusion" sur le syndicalisme dans les DOM-TOM, il faut connaître réellement la situation sur place, apparemment très différente de la métropole.

      Pour l’instant, au vu des nouvelles qui nous parviennent de là-bas, je m’en garderais bien, personnellement, allant même jusqu’à leur laisser le bénéfice du doute.

      De toute façon, le rôle d’un syndicat, aussi progressiste et offensif soit-il, ne peut pas être celui d’une organisation révolutionnaire de masse, sauf dans la tête des anarcho-syndicalistes et de quelques pseudo-"marxistes" qui n’ont toujours rien compris à la lutte des classes, malgré leurs discours et articles à rallonges sur le sujet.

      Le syndicalisme reste, dans le meilleur des cas, une organisation de masse revendicative, point barre. Pour aller plus loin, il faut nécessairement aller plus loin, aussi bien dans le contenu que dans la forme organisationnelle.

      Luniterre

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