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Banco-centralisme - Quand le "capitaliste" n’est plus un capitaliste mais un mendiant

mercredi 19 avril 2023, par do (Date de rédaction antérieure : 13 avril 2023).

Cet essai sur le banco-centralisme part d’un schéma indiqué par Luniterre.

On peut agrandir l’image en cliquant dessus. Pour bien comprendre, il faut savoir que "World GDP" désigne une évaluation du PIB mondial. Le PIB désigne la production de richesse. On peut constater qu’aujourd’hui le PIB est d’environ 100 000 milliards de dollars, tandis que la dette mondiale, de 300 000 milliards de dollars, est 3 fois plus élevée.

Certes, la dette indiquée par la courbe est cumulée et le PIB est annuel ; mais, il faut regarder l’accroissement du PIB. C’est pour cet accroissement que le capitaliste s’endette afin d’investir dans l’espoir d’accroitre la richesse qu’il avait déjà.

Or la dette s’accroit bien plus vite que le PIB, c’est-à-dire bien plus vite que la richesse. Le capitalisme a cessé d’être rentable, globalement parlant. Pire, son rendement est désormais négatif. Depuis 1980 environ. C’est pourquoi le banco-centralisme l’a remplacé.

Explications :

Cela signifie qu’aujourd’hui, la société emprunte 3 fois plus d’argent qu’elle produit de richesses.

Cette société prétend être "capitaliste". Ce sont les "capitalistes" qui empruntent de l’argent pour l’investir dans leurs entreprises en espèrant ainsi en tirer des bénéfices qui augmenteront leur capital de départ.

Mais, le schéma ci-dessus montre que globalement, aujourd’hui, l’ensemble des "capitalistes" doivent investir 300 000 milliards de dollars pour ne recueillir que 100 000 milliards de dollars de bénéfices.

Conclusion : en moyenne un "capitaliste" doit investir 3N pour recueillir N de bénéfice et avoir une dette de 2N. Ce n’est plus du capitalisme !

Je mets ci-dessous une explication pour le cas où elle serait nécessaire :

N désigne un certain nombre d’Euros. 3N désigne trois fois ce nombre et 2N, deux fois.

Les 3N sont empruntés en dernière analyse aux banques centrales.

Le "capitaliste" fait un bénéfice de N grâce aux 3N empruntés (et investis dans le but de faire un bénéfice).

Bien sûr, le "capitaliste" ne peut penser avoir fait un bénéfice de N qu’à la condition d’oublier totalement qu’il a fallu emprunter 3N pour le faire.

Le "capitaliste" ne peut rembourser que N. S’il le fait, il doit donc encore aux banques centrales 3N-N c’est-à-dire 2N.

Résultat : le "capitaliste" a augmenté sa dette globale de 2N. Il aurait mieux fait de rester couché ! Sauf… sauf si la banque ne lui demande pas de rembourser sa dette, auquel cas il a vraiment gagné N.

Remarquons déjà sur le schéma que depuis 1995 l’écart entre le PIB et la dette ne fait que s’accroitre de plus en plus énormément. Ce qui laisse peu d’espoir que la dette soit un jour remboursée.

Les banquiers centraux, à qui les "capitalistes" empruntent et doivent rembourser leurs dettes, sont devenus les grands maîtres du jeu. C’est l’esclavage par la dette. Le "capitaliste" n’est plus un capitaliste ; c’est un mendiant, et il ne le sait pas.

J’ai mis des guillemets seulement au mot "capitaliste". Mais, il faudrait en mettre presque à tous les mots importants. Je ne l’ai pas fait pour faciliter la lisibilité.

Par exemple, le bénéfice n’est plus un bénéfice puisque la dette est bien plus forte que le bénéfice obtenu grâce à elle. La dette n’est plus une dette puisqu’elle ne sera jamais remboursée, elle sert seulement à rendre esclave.

Bref, le banco-centralisme utilise le vocabulaire du capitalisme pour qu’on ne se rende pas compte qu’on n’est plus du tout en système capitaliste. Cependant, il y a eu une rupture nette, un "saut qualitatif" comme dirait Karl Marx.

Mais, me direz-vous comment font les banques pour pouvoir accepter que les "capitalistes" ne remboursent pas leurs dettes ?

C’est parce qu’en fait, bientôt, l’argent n’aura plus que le sens que les banques centrales voudront lui donner.

En effet, le prix d’une marchandise est égal au temps de travail humain nécessaire à sa production. La plus-value est la différence entre ce prix, et le prix qu’est payé le travail humain par le capitaliste.

Avec les progrès scientifiques et techniques, les travailleurs humains sont de plus en plus remplacés par des machines. Ce qui produit une "baisse tendancielle du taux de profit"

Comme bientôt toutes lignes de production existeront sans aucun travailleur (humain), la plus-value disparaitra complètement. Donc, l’argent devrait disparaître avec elle ainsi que la division de la société en classes.

Seuls les grands-maîtres de la monnaie (les banco-centralistes, ceux à qui appartiennent les banques centrales) peuvent conserver le pouvoir à condition de rendre artificiellement indispensable l’utilisation de l’argent.

À l’époque où Marx invente le concept de "baisse tendancielle du taux de profit", et encore longtemps après, le capitaliste emprunte N à la banque et fait un bénéfice de 2N. Il peut donc rembourser le N qu’il avait emprunté, il lui reste un bénéfice bien réel de N. Il est gagnant. Il n’est pas un mendiant, mais un capitaliste.

Avec la baisse tendancielle du taux de profit, le bénéfice devient de plus en plus petit, mais le capitaliste peut encore rembourser sa dette et garder un peu de fric pour lui.

Marx pensait que quand le bénéfice deviendrait tout à fait nul, le capitalisme s’éteindrait de lui-même et ce serait la révolution. Mais ce n’est pas le cas. Au lieu de ça, le capitalisme a muté en banco-centralisme.

On peut se demander pourquoi.

Je songe à une maladie mentale très grave de nos maîtres. Ils éprouvent le besoin de rester nos maîtres alors qu’il n’y a plus besoin de maîtres, ni du point de vue de l’histoire, ni de leur point de vue à eux personnellement.

Après coup, on peut se dire que l’importance de cette maladie était prévisible, et que pourtant on ne l’avait pas prévu. On avait plutôt prévu la révolution. Je pense qu’elle viendra plus tard, quand tout ce monde aura guéri, ou quand on les aura mis l’asile… s’il n’y a pas la fin de l’humanité avant…

Faut se dépêcher…

Car les robots ne nous pardonneront pas !

Références :

1. Le banco-centralisme est déjà le stade post-mortem du capitalisme et de l’impérialisme :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article14895

2. Banco-centralisme - La dette, de Giscard à Liz Truss :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article12712

3. Le banco-centralisme :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article9492

4. La grande réinitialisation - Le grand remplacement - Quand les robots extermineront-ils les humains sur Terre ?

http://mai68.org/spip2/spip.php?article7637

Au fait…

Les esclaves ont-ils une très grave maladie mentale symétrique à celle de leurs maîtres ? Éprouvent-ils le besoin d’avoir des maîtres ? d’avoir des gens au-dessus d’eux ? qui pensent à leur place ? qui prennent les décisions à leur place ? qui prennent les responsabilités à leur place ? qui prennent la culpabilité à leur place comme le Christ sur la croix ? Nietzsche disait que le christianisme est une religion d’esclaves !

32 Messages de forum

  • Et combien doivent rembourser les capitalistes par an de cette dette ? Voilà la vraie question.

    Car le PIB est une mesure annuelle et la dette cumulée, l’est depuis un temps indéterminé. Si dans l’exemple le PIB égal N l’est sur une année, la dette cumulées de 3N l’est depuis la nuit des temps et payable aussi dans le temps (ç court terme, moyen terme, long terme).

    Déjà, lors de la campagne électorale, Mélenchon démontait ce sophisme. On paie comme on veut et on ne paie jamais l’ensemble d’une dette accumulée mais un pourcentage, si on veut la payer.

    Je suis pour ne pas la payer sauf pour les petits porteurs et seulement comme une mesure politique de la lutte de classes.

    D’ailleurs, une dette se renégocie, s’annule (en faisant défaut ce qui n’est pas nouveau en France), ne se paie pas.

    Elle est virtuelle dans le sens que c’est une convention entre le prêteur et l’emprunteur. "Si tu dois 20 000 euros à la banque, elle te tiens par la gorge, mais si tu lui dois 20 milliards c’est toi qui tiens la banque par la gorge"

    De fait, la question est politique et non purement économique. Les soviétiques à l’époque de Lénine et Trtoski ont tout simplement annulée leurs dettes et les papiers de la dette russe ont servi à tapisser les chambres des possesseurs.

    D’ailleurs, les capitalistes s’endettent à mesure de leur capacité à rembourser ou font faillite s’ils ne peuvent pas payer et tous les capitalistes n’emrpuntent pas à niveau de trois fois leurs avoirs (de l’année car le PIB ne mesure qu’une année).

    Les écarts croissants entre les valeurs réels (les marchandises toutes sortes confondues) et la masse monétaire spéculative (qui n’a pas de base matérielle réelle) son regulés par les crises, l’inflation, la destruction du capital fixe et variable (les guerres), tous des mécanismes propres du capitalisme et cela depuis fort longtemps.

    Bref, c’est du capitalisme tout craché, comme on le voit en France où cet "argument" est brandi … par la droite.

    • Il se trouve qu’il n’y a réellement eu aucune concertation d’aucune sorte entre le camarade Do et moi même à ce sujet, mais le fait est que je publie précisément à l’instant une sorte de "suite" à l’article dont le graphe cité ci-dessus était le point de départ :

      Dette, Capital : ce que disent véritablement les chiffres…

      http://cieldefrance.eklablog.com/dette-capital-ce-que-disent-veritablement-les-chiffres-a214044897

      En reprenant et en synthétisant l’essentiel des débats qui ont suivi, il apporte également des éléments d’analyse complémentaires qui répondent, entre autres, aux nouvelles confusions introduites par Viriato, selon une méthodologie qui lui est particulière, en vue d’embrouiller les choses les plus simples et les plus évidentes.

      Le brouillard d’un charabia pseudo-"marxiste" est seulement ce dont il a le plus grand besoin pour rester dans son déni, qu’il partage avec le reste de la "gauche" française, Mélencho-trotskyste et autres.

      Luniterre

      *************************

    • Salut Viriato,

      Quand j’achète une maison, je dois finir par la rembourser intégralement. Par payer ma dette en totalité. Ce que je dois rembourser, c’est donc bien la dette elle-même. Et pas seulement les intérêts. Les intérêts ne font que se rajouter à la dette et l’agrandissent énormément.

      Certes, la dette indiquée par la courbe est cumulée et le PIB est annuel ; mais, il faut regarder l’accroissement du PIB. C’est pour cet accroissement que le capitaliste s’endette afin d’investir dans l’espoir d’accroitre la richesse qu’il avait déjà.

      Or la dette s’accroit bien plus vite que le PIB, c’est-à-dire bien plus vite que la richesse. Le capitalisme a cessé d’être rentable, globalement parlant. Pire, son rendement est désormais négatif. Depuis 1980 environ. C’est pourquoi le banco-centralisme l’a remplacé.

      Bien à toi,
      do
      http://mai68.org

      Le schéma indiqué à cette page montre comment les intérêts agrandissent la dette :

      http://mai68.org/spip/spip.php?article1245

      • Salut Do,

        En fait, quand tu prends un crédit pour une maison, tu paies une rente usuraire mais qui est le produit, la marchandise des banques. C’est le prêt avec intérêt qui est à la base du capitalisme.

        Les prêts immobiliers, dont on paie d’abord les intérêts du capital et après le capital lui même, est une des formes d’extorquer à la classe ouvrière qui ne peut pas payer comptant, comme avant c’était les prix élevés à crédit qui faisaient les boutiquiers aux familles ouvrières.

        Si la dette s’accroit plus vite que les gains du capitaliste, cela a un nom, baisse du taux de profit, le capitaliste (quelques capitalistes pas tous) n’arrive pas à tirer une plus-value suffisante et ne peut pas rembourser.. La baisse du taux de profit (une tendance qui se vérifie statistiquement) est une des lois le plus importantes du système capitaliste et la cause principale des crises et des guerres.

        Mais c’est du capitalisme pur.

        Que cet écart a augmenté en proportion gigantesque c’est un fait, mais cela ne sort pas du cadre du capitalisme.

        Cet écart, se reabsorbe par les crises ou les guerres, la lutte pour un repartage du monde et provoque l’inflation, tous de phénomènes que l’on voit en ce moment même. Car le capitalisme ne peut pas survivre sans profits et donc cherche les moyens d’y pourvoir.

        Marx disait qu’à un moment donné le taux de profit serait si bas que tout le système se trouverait en faillite, justement parce que serait inutile d’investir pour ne rien retirer dessus. Mais le bénéfices affichés des capitalistes montrent que ce moment n’est pas encore arrivé et la lutte pour l’hégémonie mondiale des US plus les conflits interimpérialistes que l’on voit, montrent que le capitalisme est encore bien vivant et cherche à resoudre cette question par ses moyens.

        Amicalement

        V.

        • Selon Viriato :

          « Que cet écart a augmenté en proportion gigantesque c’est un fait, mais cela ne sort pas du cadre du capitalisme. »

          Cette formule est particulièrement caractéristique de son déni de la dialectique, tout comme elle reflète le déni ambiant de la gauche Mélencho-trotskyste et autres pseudo-« marxistes ».

          Le principe même d’un saut « qualitatif » dialectique, d’un état à un autre d’un phénomène, c’est bien précisément que l’accentuation extrême d’une caractéristique importante, telle, depuis un demi-siècle, l’augmentation de plus en plus exponentielle de la dette, finit par changer la nature du phénomène lui-même, qui devient donc « autre chose » que le capitalisme, et en l’occurrence, devient donc le banco-centralisme.

          Le B-A BA,… Point barre !!!

          Luniterre

        • Salut Viriato,,

          Je ne sais pas comment tu fais pour savoir que, dans un prêt immobilier, "on paie d’abord les intérêts du capital et après le capital lui même". En effet, l’argent, c’est toujours de l’argent. Il n’a pas d’odeur caractéristique permettant de faire la différence entre celui des intérêts et celui du capital.

          Mais, l’important c’est que tu reconnais que :

          « le capitalisme ne peut pas survivre sans profits »

          Et que : « la dette s’accroit plus vite que les gains du capitaliste »
          Et : « cet écart a augmenté en proportion gigantesque »
          Ce qui signifie que le capitalisme ne profite globalement vraiment plus aux capitalistes.

          Le capitalisme est donc mort.

          Bien à toi,
          do
          http://mai68.org

          • Salut do,

            Parce que la dette ne profite pas aux capitalistes ? Ça profite donc à qui ?

            Je te le dis : aux banquiers capitalistes et aux sociétés financières capitalistes qui prêtent.

            Les banques centrales ne "prêtent" (dernièrement ils faisaient cadeaux des sous) qu’à d’autres banques, pas à monsieur tout le monde pour acheter sa maison.

            Ajtrement, n’importe quel emprunteur immobilier te le dira, on paie d’abord les intérêt (et parfois une petite partie du capital emprunté) et à la fin le capital emprunté.

            Ainsi, si quelqu’un veut racheter son prêt immobilier au bout de 10 ans de rembourser à la banque, il se trouve qu’il faudrait, après ces années, rembourser l’intégralité du prêt consenti.

            Si théoriquement le capitalisme ne peut pas survivre sans profits, ce n’est pas le cas pour le moment (voir resultats du CAC 40 en France et ailleurs dans le monde).Dire que le capitalisme ne fait plus des bénéfices c’est la plus grande absurdité que j’ai jamais entendu.

            Donc, si tendenciellement le taux de profit chute et on tend vers le profit 0, cette tendance est contrée par un tas de mécanismes tels les crises, les guerres, la surexploitation de la classe ouvrière, etc.

            Une chose sont les projections théoriques, une autre est la réalité.

            Quand on confond l’une avec l’autre on sort des trucs comme le "banque-centralisme", "la fin de la classe ouvrière", "la robotisation totale de la production", "l’impossibilité de l’inflation" " le capitalisme ne fait plus de profits" et autres projections abstraites du même tonneau.

            C’est comme dire que parce que tous les gens vont mourir, qu’ils sont déjà morts.

            • Viriato dit : « Une chose sont les projections théoriques, une autre est la réalité. » Ce n’est pas Do qui tombe dans ce piège, c’est Viriato lui-même. On est en capitalisme pense-t-il encore et toujours selon la théorie apprise à l’école du marxisme. Mais Marx parlait il y a bien longtemps. et aujourd’hui la réalité est tout autre. Si le CAC 40 peut se permettre de grimper, c’est uniquement parce que la dette qui l’a généré n’est pas remboursée.

              • Depuis 2008 les Banques Centrales rachètent une grande partie la dette publique sur les dits « marchés secondaires », c’est-à-dire là où la revendent les banquiers « d’affaires », aussitôt après l’avoir achetée à l’Etat.

                Pour acheter cette dette, les Banques Centrales créent de la monnaie ex-nihilo.

                Avec cette « nouvelle monnaie » les banques « d’affaires » achètent massivement des actions, ce qui fait donc monter les cours, indépendamment de l’activité économique réelle.

                Une entreprise peu rentable, voire pas rentable du tout, mais dont le cours de l’action flambe en bourse, se retrouve donc avec de nouveaux « capitaux propres », sur la base desquels est calculé son ratio de solvabilité, pour obtenir des crédits : résultat, même une entreprise « zombie » peut s’endetter et continuer à survivre.

                …Et ses dirigeants peuvent empocher des dividendes sur les « bénéfices »…

                …Même si aucune plus-value réelle n’a été extraite de la production.

                C’est le « capitalisme » à la mode « Viriato », que j’appelle banco-centralisme.

                Luniterre

                • Qand on arrive écrire "ça" : "…Même si aucune plus-value réelle n’a été extraite de la production." on est au fond de l’écart entre les élucubrations et la réalité.

                  Si c’était le cas, il n’y aurait aucune production car le capitaliste ne verrait aucun intérêt à produire quoi que ce soit.

                  "E pur si mouve" La production des marchandises, donc de plusvalue aussi basse soit-elle par marchandise produite, n’a jamais été ausi importante dans l’histoire de toute l’humanité. Voilà la source des profits faramineux des capitalistes, la production de masse même à plus-value très réduite.

                  Il n’y aurait pas besoin d’appeler à la grève générale, les capitalistes arrêteraient la production d’eux-mêmes et vivraient sur le "banque-centralisme" qui lui vit sur la fabrication du papier sans base matérielle…

                  En extrapolant une tendance réelle, la baisse tendancielle du taux de profit, on la "prolonge" jusqu’à la fin : "de la production", "de la classe ouvrière remplacée par des robots" et des "bénéfices à partir de l’émision monétaire" (sauf quand les pouvoirs politiques capitalistes donnent l’ordre aux bureeaucrates des banques centrales de la réduire significativement ; la politique anti-inflationnaire actuelle)

                  Quelles absurdités !

                  Pour la gouverne des nouveaux théoriciens qui reproduisent les absurdités des théoriciens bourgeois et petit bourgeois des années 60 qui "voyaient" aussi une "disparition de la classe ouvrière", il faut dire que les gouvernements capitalistes s’occupent de la baisse du taux de profit en pensant à une surexploitation de la classe ouvrière (on voit les "effets" en France avec la politiue Macron) ; en redistribuant le partage du monde par la guerre ou sa préparation, par l’inflation et en mettant "la classe dominante du banco-centralisme" (Une poignée de hauts fonctionnaires revocables par les pouvoir politique capitaliste) à l’amende en les faisant faire exactement le contraire de la politique du crédit facile.

                  • "…Même si aucune plus-value réelle n’a été extraite de la production."

                    Pour qu’une plus-value réelle soit extraite de la production, et donc réalisée, précisément au sens marxiste du terme, il faut que l’entreprise soit bénéficiaire sur ses fonds propres.

                    Une entreprise zombie chroniquement déficitaire, mais qui survit grâce à la spéculation financière n’extrait pas de plus-value réelle de sa production.

                    Encore une fois, le B-A BA. Point barre.

                    Luniterre

                    • C’est encore une affirmation gratuite.

                      Tout d’abord, il n’y a pas que des entreprises "zombies" (qui perdent de l’argent) mais des Total, LVMH, et un tas d’autres qui font de bénéfices bien réels. 120 milliards rien que pour l’année 2022, bénéfices "en baisse" par rapport à 2021…

                      Les entreprises qui survivent "grâce à la spéculation", survivent grâce à l’explotation de la main d’oeuvre internationale, mondiale dont la plus-value se retrouve dans la finance internationale. Il se peut que ce soit sur des valeurs crées réels ou des montages Ponzi (la pure création monétaire).

                      La raison n’est ni "banco-centraliste" ni éconoque mais politique. La bourgeoisie, les capitalistes craignent l’impact politique d’une crise de liquidation du Capital fixe et variable de trop. Car la méthode de régulation est faire disparaitre le Capital qui ne trouve pas d’investissements rentables par la liquidation des entreprises non rentables et le chômage qui va avec , est hautement "subversive", génératrice des révoltes ouvrières et populaires.

                      Etant donné que la base sociale de la bourgeoisie s’est retrecie comme peau de chagrin, il résulte trop risqué de déclencher un processus de chômage intense, des soupes populaires, de liquidation d’entreprises, etc.

                      La forme qui a pris le sauvetage du capitalisme a été l’émission sans frein de monnaie par le biais des Banques Centrales, mais elles en tant que exécutrices de la volonté des gouvernement bourgeois qui ainsi, prétendent sauver le système.

                      Cette politique, car c’est une politique, a provoquée une énorme inflation (la "théorie" pretendait que les banques centrales par l’émission pouvaient empêcher cette inflation contre l’avis des marxistes).

                      Les gouvernements essaient de contrer par les implications politiques qu’elle comporte (Reveil de la lutte de classes dans les pays capitalistes riches).

                      Rien de nouveau sous le soleil, sauf les magnitudes, rien que du capitalisme tout craché avec les mêmes processus et les mêmes conclusios politiques.

                      • @Viriato

                        Ce qui est pitoyable dans ton acharnement c’est que malgré tes difficultés à t’exprimer clairement tu décris assez concrètement le processus de banco-centralisation du système de domination de classe. Simplement, tu veux rester dans le déni, et pour cela il te faut prétendre, et là tout à fait contre l’évidence, que les politiques monétaires sont imposée aux Banques Centrales par les tenants des monopoles, alors que toute l’actu et toute l’histoire économique récente montre l’inverse.

                        Voir notamment l’épisode du procès à la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe, et voir également la remise au pas de Zuckerberg et de sa monnaie « Libra », et le paquet de milliards que cette rebuffade lui a coûté.

                        Ce sont les Banques Centrales qui décident qui fait quoi, ce qui n’exclut évidemment pas une « complicité », mais précisément du même type que la complicité maffieuse, c’est-à-dire avec une hiérarchie solide, sinon intangible.

                        Que le monde soit entre les mains de quelques dizaines de banquiers centraux ou entre les mains de quelques dizaines de tenants des principaux monopoles, il s’agit bien toujours d’une seule et même classe dominante, mais dans sa composition interne elle a profondément changé de nature, et de « capitaliste monopoliste » elle est devenue, essentiellement, banco-centraliste.

                        Une évidence que le pseudo-« marxiste » refuse de voir, mais s’il n’y a non plus pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, néanmoins, à toute fins utiles, concernant notamment la question de l’inflation, il peut éventuellement écouter la vidéo de l’interview de Charles Sannat, qui vient d’être remise en ligne, et sur Ciel de France, la version audio :

                        http://cieldefrance.eklablog.com/inflation-et-taux-d-interets-une-analyse-pertinente-de-charles-sannat—a214057095

                        Inflation et taux d’intérêts : une analyse pertinente de Charles Sannat (Audio)

                        Pour l’instant, il n’y a pas de version Youtube, mais si elle vient à paraître, je la republierai évidemment aussi, et même avec sa transcription exacte, car ça en vaut la peine, pour éclairer ceux qui ont du mal à comprendre et veulent chercher la réalité des faits, et non pas à justifier telle ou telle théorie ou au contraire à dénigrer telle autre, sur la base de déformations mensongères systématiques et répétées.

                        Luniterre

                        • Salut Luniterre,

                          J’ai mis cette vidéo ici :

                          http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

                          Bien à toi,
                          do
                          http://mai68.org

                        • Exactement, la question est une question politique, non pas économique.

                          Le dit "banque-centralisme est une extrapolation, un exagération des phenomènes bien réels mais qui ne sont que des tendances propres du capitalisme qu’on a déjà vu en action en 1930, mais qui permet à certains de … voter Marine Le Pen, soutenir des réactionnaires comme le petit-fils de de Gaulle, appuyer Phillipot et soutenir des thèses strasseristes proto-fascistes.

                          Bref, traverser les barrières de classe, passer du côté de la bourgeoisie la plus réactionnaire, tout en citant Marx.

                          On a connu des Doriots en France.

                          Sur mes difficultés à m’exprimer, tu sais parfaitement que je n’ai jamais été à l’école en France et quand je suis arrivé à l’âge de 30 ans en France, réfugié politique après avoir combattu la dictature de Pinochet pendant 5 ans et avoir subi tout ce qui a subi un militant ces temps là sauf la mort mais j’ai passé pas loin, je ne savais même pas ce que cela voulait dire "ça va ?". J’ai appris mon "franci" en usine, dans les manifs, dans la vie.

                          Alors toutes mes excuses pour les fautes de français.

                          j’essai seulement de remplir mon devoir internationaliste, comme je peux.

                          Quant aux affirmations totalement ridicules comme "la disparition de la classe ouvrière remplacée par des robots" de tels boas constricteurs ne peuvent être avalées que par des imbéciles complets ou des gens qui n’ont jamais mis les pieds en usine.

                          Et liquider tous les concepts de la lutte de classes derrière l’affirmation extraordinaire qu’une poignée des bureaucrates auraient "remplacée la domination de la bourgeoisie", comme l’autre fameuse à la Pyrrhus "que la bourgeoise ne fait pas des profits" il faut aller chercher dans le cerveau isolé de quelqu’un qui de tant aller au gauchisme à fait le tour du monde et se trouve à l’extrême-droite.

                          Avec de tels renégats je ne discute pas, je les combat.

                          • Viriato, c’est tout ce que tu as trouvé ? comme tu n’as plus d’arguments scientifiques pour contrer ton contradicteur, tu essaies le discréditer ? Exactement comme le pouvoir qui traite ses contradicteurs de "complotiste" ?

                          • C’est dommage Viriato ! Cette reductio ad hitlerum. Car l’expression de votre divergence avec Luniterre est extrêmement éclairante pour ceux qui, comme moi, ne comprennent rien à l’économie.
                            Car, si j’ai bien suivi, votre divergence repose sur une appréciation de fond qui peut être résumée ainsi :
                            -> ou bien le système repose toujours sur la production de marchandises
                            -> ou bien sur la Dette.
                            Dans le 1er cas on est toujours en capitalisme ; dans l’autre dans une neo-féodalité usuraire.
                            Dans le 1er cas l’ordre du jour politique reste la prise du pouvoir par la classe ouvrière.
                            Dans l’autre il faut organiser la résistance, de type populiste, donc une alliance possible avec une fraction de la bourgeoisie.

                            • Salut Landru,

                              Trotsky prônait une alliance du prolétariat avec la petite-bourgeoisie. Désormais, on peut proposer aussi une alliance avec la fraction de la bourgeoisie qui est mendiante, esclave des banco-centralistes. c’est-à-dire de la grande majorité de la bourgeoisie.

                              On peut d’ailleurs voir des représentant de la bourgeoisie qui se révoltent.

                              Philippe Béchade : https://mai68.org/spip2/spip.php?ar…

                              Charkes Gave : http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

                              Cette dernière vidéo a été censurée par YouTube, mais elle est sauvegardée sur mai68.org. Regarde le commentaire après la toute fin de l’article.

                              Bien à toi,
                              do
                              http://mai68.org

                            • Salut Landru,
                              Je m’excuse mais je ne vois pas où ’il y ait reductio ad hitlerum.

                              Le vote de Luniterre pour Marine Le Pen est un fait publique revendiqué dans ce forum par lui même. De même ses positions politiques nationalistes qui adoptent les sires Phillipot et autres petits-fils de de Gaulle. Il a abandonné le stalinisme pour les thèses strasseristes i.e. nationalistes révolutionnaires. Strasser et son frère étaient l’aile gauche des S.A. Schutz Abteilung de l’époque hitlerienne et ils se sont fait liquider en 1934 dans la "nuits de longs couteaux".

                              Remarque abandonner le stalinisme pour le strasserisme c’est passer du stalinisme menchévique à un socialisme national qui vote Marine Le Pen…La pente glissante ne peut que conduire là où il se trouve. Alors quand on l’entend prêcher "la disparition de la classe ouvrière remplacée par des robots" on entend d’ici la rigolade omérique venant des atelier d’exploitation de par le monde, jamais autant fournis en prolos.

                              De même, le système capitaliste est caractérisé par la recherche du profit à outrance. Ce n’est pas une manie, c’est une obligation, autrement ils ne peuvent pas vendre à prix concurrentiel et par là, faire des profits. C’est donc la faillite.

                              _Ils investissent donc en ce que Marx definit comme Capital Fixe (les machines, bâtiments, etc) et Capital Variable (la main d’oeuvre) pour pouvoir produire plus de marchandises, services, des marchandises en somme et ainsi vendre moins cher et liquider la concurrence.

                              Quand les investissements et les marchandises produites depassent la capacité d’achat des gens (leur pouvoir d’achat solvable), il faut pour continuer, détruire le Capital Fixe et Variable, ou par les moyens pacifiques des crises, fermetures d’usines, licenciement des ouvriers ou par la méthode violente, des guerres qui produissent le même effet, plus si on gagne la guerre, d’occuper les marchés des autres capitalistes d’autres pays.

                              Le Crédit, la dette donc, est un des facteurs très importants pour développer le Capital Fixe et Variable en période de croissance du capitalisme, mais quand les investisseent industriel et autres ne produissent pas les bénéfices escomptés, car les investissements tendent à diminuer le taux de profit (la quantité des bénéfices que l’on peut tirer d’une marchandise) les capitalistes, ceux qui ont des Capitaux qui ne peuvent pas investir à un taux de profit convenable, tendent à se tourner sur le prêt, les investissements dans d’autres pays encore rentables (par l’exploitation sans pitié du prolétariat local) ou par d’autres raisons.

                              La production industrielle est la seule qui crée des valeurs, par le mécanisme de l’exploitation capitaliste, le surplus que tire le patron du travail de l’ouvrier, dite "plus-value".

                              La finance ne crée aucune valeur. si on tire un sac d’or dans un île, on peut passer 100 ans après, il n’aura pazs fait un petit sans le travail de quelqu’un. C’est l’ouvirer qui crée la richesse mondiale.

                              Les montages financiers exploitent à niveau mondial l’ensemble des travailleurs (même si cela ne se voit pas et s’appelle "ingénierie financière" ou autre nom), ou prend la forme usuraire quand les prêts vont vers la production directe ou indirecte des biens, ou carrément sont de escroqueries appelées "cavalerie bancaire", "schémas Ponzi.

                              La dette donc, qui est publique et privée, est detenue par les banques et institutions financières et aujourd’hui est un de principaux moyens d’exprimer le citron prolétaire d’ici et d’ailleurs.

                              Ainsi l’état français est très endetté et un tas des capitalistes se sucrent sur les impôts des travailleurs. Le montant est faraminueux et on emprunte des milliards rien que pour payer les intérêts de cette dette.

                              De même pour les autres pays, certains endettés bien au délà de la valeur du PIB. Quand même comparer le PIB à la détte est une absurdité car le PIB se mesure par an et la dette s’est accumulée pendant des décennies…

                              Ainsi contreposer la dette aux benefices tirés de l’industrie manufacturière ou de services ou autre est une pure absurdité. Elles sont les deux, les mamelles dont tirent profit les capitalistes et toujours à partir du travail ouvrier.
                              alors pretendre qu’on vit le monde de la "Dette" sans classe ouvrière remplacée par des robots… on touche là les abîmes de l’incompréhension.

                              Pour éviter la pagaille et les crises induites par la concurrence capitaliste, les gouvernement bourgeois qui regardent les intérêts de l’ensemble de la classe bourgeoise contre des capitalistes qui dans leur aveuglement des profits provoquent les crises, l’ensemble du capitalisme a besoin des organismes de régulation, les banques centrales entre autres, elles sont bien commandées par le pouvoir politiqque qui les nomme et les dépose selon le bon plaisir des Conseils d’administrations des grandes groupes capitalistes qui gouvernent de fait.

                              Il faut dire que ces organismes de régulation sont annulés et ne sont pas suivis dès que le capitalisme se porte relativement bien pour une période de temps. C’est le chien qui se mord la queue en permanence.

                              Alors, pretendre que par "la Dette" qui existe bel et bien, ou par la baisse du taux de profit, que les capitalistes combattent par plusieurs mécanises (on a vu l’inflation à l’oeuvre) on est sorti du capitalisme et on serait gouvernés par une poignée des bureaucrates directeurs des Banques Centrales, est le comble de l’absurde.

                              En fait, quand l’inflation a provoqué le reveil de la lutte de classes, les gouvernemet ont ordonné aux Banques Centrales de la contrer par le seul mécanisme qui leur reste, par la hausse du prix de l’argent et par la récession que cela implique.

                              Mais dès que cela a provoquée la faillite de certaines banques, ils ont retropedalé a toute vitesse et aujourd’hui , sauf en Europe, il vont passer à la bonne vieille distribution d’argent gratuit sans aucune base matérielle pour le soutenir. Cela va relancer encore l’inflation, mais ils paseront alors aux systèmes dictatoriaux pour contenir la colère social accumulée.

                              En fait, la capitalisme si distribue des sous gratos pour éviter la faillite sans provoquer une crise de destruction majeure de Capital Fixe et Variable par crainte d’insurrection des masses, et par là provoquée une inflation qui elle va prvoquer une insurrection de masses.
                              Pour contrer cela, ils ont encore la dictature et la guerre.

                              Ce sera l’avenir proche de l’humanité.

                              Je ne sais pas comment rentre là dedans le "banque-centralisme" qui n’a pas d’armée, ne possede pas de pouvoir politique…

                              En fait, comme font tous les menchéviques, staliniens compris, quand on abandonne la thèse centrale de la lutte de classes, quand on traverse les barricades de classe, on finit par penser et pire encore, dire et publier n’importe quoi.

                              • @Viriato > Si tu veux être crédible, le mieux est donc que tu rassembles toutes les preuves de tes accusations dans un article, de façon à ce que le débat ait lieu sur des bases claires. Sinon, cela reste juste un procès d’intention, sans valeur aucune.

                                Luniterre

                              • @Viriato > le constat, aujourd’hui, c’est simplement que sommé de fournir les preuves de tes affirmations, après avoir dressé un acte d’accusation péremptoire, tu restes incapable de le faire.

                                Dans un de tes posts accusatoires précédents, http://mai68.org/spip2/spip.php?article14914#forum12375 , tu parles de « combattre », mais mis au pied du mur, tu te dérobes donc lâchement, et l’estime que je te conservais, pour tes supposés états de services militants passés, malgré nos désaccords, a maintenant totalement disparu pour moi.

                                En pratique ton acharnement accusatoire est plutôt carrément celui d’un mythomane et ton attitude celle d’un lâche. La mythomanie étant une maladie, c’est probablement ta seule excuse.

                                Luniterre

            • Effectivement, selon les contrats de crédits immobiliers on commence par payer les intérêts avant de rembourser le principal.
              Ceci dit, cela ne change en rien la réalité du banco-centralisme, que Viriato est obligé de déformer grossièrement dans ses propos, pour que sa "critique" puisse avoir la moindre apparence de prise.

              Luniterre

  • Le capitaliste est un mendiant qui ne travaille pas mais vit très bien,
    Le salarié est un mendiant qui travaille et qui vit beaucoup moins bien !

    Jean

  • Un peu compliqué tout cela pour une petite tête

    Est-ce que les cadres supérieurs surpayés du public comme du privé ne sont pas tout de même les (seuls ?) gagnants de cette société incohérente ?

  • Savoir d’abord de quoi on traite.
    En première intention le banco centralisme est pluriel et les fonds que détiennent ses différentes composantes sont volatiles, 10 milliards de dollars voguent chaque jours d’une planète à l’autre chaque jours .Faites le calcul.
    En outre sic jacques Sapir le taux d’endettement ne devrait pas être calculé par rapport au PIB : « Quand on calcule la dette en pourcentage du PIB, on compare en fait un stock (la dette) avec un flux (le PIB), alors qu’on devrait comparer un stock avec un autre stock. En bonne comptabilité, il faudrait comparer la dette à l’ensemble des actifs détenus par l’État, or c’est un ensemble largement supérieur au PIB. Quand on présente la dette publique comme atteignant les 100% du PIB, le chiffre en lui-même est juste mais il s’agit une erreur comptable. Mais ce n’est pas une erreur innocente : cette représentation vient des banques et du FMI, qui l’ont construite pour calculer ce qu’on peut payer comme intérêts sur la dette. Quant au chiffre de 100%, il semble énorme mais il faut se rappeler qu’en 1945, la France était endettée à 145% de son PIB. Quinze années plus tard, ce taux n’était plus que de 35%. Avait-on remboursé la dette ? Absolument pas, mais la croissance, autrement dit l’augmentation du PIB, avait été bien plus rapide que celle de la dette. Contrairement à un ménage ou à une entreprise, un État ne rembourse en fait jamais la dette, mais seulement les intérêts. »
    En France comme en occident les capitalistes ne se se sont jamais si bien portés , les riches s’enrichissent les pauvres s’appauvrissent.
    Concluez vous mêmes.

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