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Édouard Husson : Israël essaie de se dégager du piège de la stratégie iranienne.

vendredi 19 avril 2024

Par Édouard Husson - 12 avril 2024

Il y a un peu plus de quatre ans, le 3 janvier 2020, Donald Trump faisait assassiner le Général iranien Soleimani, architecte de ce qu’on appelle “l’Axe de la Résistance” à la politique israélo-américaine au Proche-Orient. La mort du stratège n’a pas signifié la fin de sa stratégie.

Au contraire, l’efficacité redoutable du général commandant le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique venait de sa capacité à former des gens capables de se déployer de manière autonome sur le terrain. C’est ce qui explique l’acharnement des Israéliens à tuer les héritiers de Soleimani :

  • Sayyed Razi Mousavi, à Damas le jour de Noël ;
  • Saleh el-Arouri à Beyrouth 2 janvier.

Puis à faire organiser un attentat, le 3 janvier 2024, contre la foule qui venait se recueillir sur la tombe du Général Soleimani. Vaines tentatives ?

L’Iran a répondu en bombardant une installation clandestine du Mossad à la frontière de la Jordanie et de la Syrie. Incapables d’accepter un rapport de force modifié qui devrait les amener à négocier, les Israéliens ont poussé la provocation, le 1er avril 2024, jusqu’à tuer le successeur de Soleimani et d’autres hauts gradés du CGRI dans le consulat d’Iran à Damas.

Au moment où je clos cet article, une riposte iranienne dure est attendue par tous. Elle pourrait enclencher une escalade qui implique les Etats-Unis dans la guerre – c’est l’espoir de Benjamin Netanyahu.

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Le 3 janvier 2020, Donald Trump donnait l’ordre de frapper, depuis un drone, le convoi du Général iranien Qasem Soleimani qui venait de quitter l’aéroport de Baghdad, pour une rencontre avec Adil Abdul-Mahdi, le Premier ministre irakien.

Outre la lâcheté d’une telle frappe, qui faisait soudain ressembler Donald Trump à son prédécesseur honni, Barack Obama, connu pour son goût des assassinats de civils ou de militaires par drone interposé, on peut dire, avec le recul, que la mort de Soleimani n’a pas eu l’impact attendu par les Américains. On frappe à la tête pour désorganiser l’ennemi, le sidérer, voire le forcer à se rendre.

En l’occurrence, il s’est passé le contraire. La détermination de ce qu’on appelle l’axe de la Résistance (Iran, Syrie, milices chiites en Iraq, Hezbollah au Liban, Ansarallah au Yemen) en est sortie renforcée.

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“Un, deux, trois Soleimani !”

En 1968, les étudiants du monde manifestaient en réclamant que les “Vietnam” se multiplient pour mettre en échec l’impérialisme américain.

Aujourd’hui, beaucoup sont devenus des bourgeois ventripotents qui soutiennent l’impérialisme américain version “néocon”.

Mais dans les manifestations en défense des Palestiniens, on aurait toutes les raisons de scander : ”Un, deux, trois Soleimani !” ?

Ce ne serait plus un vœu. Mais une réalité.

Les assassinats que vient de perpétrer Israêl, à quelques mois d’intervalle - Sayyed Razi Mousavi, à Damas le jour de Noël 2023 ; Saleh El-Arouri à Beyrouth le 2 janvier 2024 ; le Général Mohammad Reza Zahedi et plusieurs de ses adjoints le 1er avril lors du bombardement du consulat d’Iran à Damas – ressemblent à s’y méprendre à celui de Soleimani.

Non seulement dans les formes mais à cause des cibles visées. L’Iranien Mousavi était un collaborateur de Soleimani. Et Saled El-Arouri est représentatif des résistants palestiniens formés par le Général. Zahedi était son successeur à la tête du CGRI.

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Le rôle décisif de Soleimani pour organiser la résistance des Palestiniens

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Les graphiques que je reproduis ici concernant Soleimani sont tirés d’un compte X/canal Telegram qui offre un fil quasi-continu des événements actuellement en cours au Proche-Orient.

On comprend plusieurs choses essentielles, en lisant ce travail méticuleux :

+ pendant que les médias occidentaux se focalisaient sur Ben Laden et Al-Qaïda, ce sont Soleimani et l’Iran qui changeaient la face du Proche-Orient.

+ Le partage religieux des influences sous la forme du célèbre accord passé entre Hassan El-Banna, le fondateur des Frères musulmans, et l’Ayatollah Khomeiny, le fondateur de la République islamique d’Iran, reste sans doute vrai sur le plan religieux. Mais il ne rend pas compte de l’affrontement en cours, déterminé par la géopolitique et les nations, non plus par la religion. Chiites et sunnites ont été réconciliés par l’agressivité israélienne et américaine vis-à-vis de tous les courants de l’Islam.

+ Soleimani a enseigné aux Palestiniens comment penser dans le temps long, selon les règles d’une guerre asymétrique, développée dans un milieu aménagé ad hoc. Non seulement le Général a été essentiel pour la construction du réseau de tunnels qui servent de refuge aux mouvements combattants. Mais il a enseigné aussi aux Palestiniens comment se mettre à fabriquer leurs propres armes.

+ Comme la Résistance chiite irakienne et les Houthis d’Ansarallah, les Palestiniens ont adopté et adapté, sous l’impulsion de l’ancien chef du CGRI, la stratégie de combat du Hezbollah. Le chef militaire de la branche combattante du Hamas, Sinwar, s’est rendu, au milieu des années 2010, en Iran, pour une formation spécifique auprès des Gardiens de la Révolution.

+ Enfin, on ne saurait trop insister sur l’importance de la « méthode Soleimani » pour amener tous les mouvements combattants palestiniens à se réconcilier et s’unir dans une lutte de libération nationale : branches armées du Hamas, du Jihad islamique international, du Front Populaire de Libération de la Palestine.

Les Occidentaux – en tout cas leurs médias, répètent « Hamas » pour désigner les combattants palestiniens, sans voir le rôle joué par les autres mouvements.

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La méthode Soleimani et l’émergence de nations combattantes

La méthode Soleimani consiste d’une part dans des transferts technologiques, d’autre part dans la formation des unités combattantes. Le principe directeur est de rendre les mouvements combattants autonomes, au besoin indépendants les uns des autres.

Lorsque le Hezbollah ou l’Iran disent ne pas avoir été informés à l’avance par la Résistance Palestinienne de l’attaque du 7 octobre, c’est à la fois vrai et faux.

Vrai sans doute dans les détails opérationnels. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y ait eu aucune interaction entre les différentes composantes de l’Axe de la Résistance. Et la formule de Gilles Kepel, qui a parlé du 7 octobre comme d’un “11 septembre chiite” touche un aspect important de ce qui est en cours.

Il faut bien comprendre, cependant, que les clivages religieux ne sont plus ce qui détermine le conflit du Proche-Orient. On a trois parties en présence.

+ Les Etats-Unis et Israël

+ L’Axe de la Résistance,autour de l’Iran. Aux pays et mouvements combattants déjà cités on peut ajouter l’Algérie.

+ les pays musulmans ayant, d’une manière ou d’une autre cherché depuis des décennies un accommodement avec Israël : Maroc, Egypte, Turquie, Jordanie, pays du Golfe.

Les Palestiniens sont partis en guerre le 7 octobre parce qu’ils avaient le sentiment que le rapprochement entre Israël et l’Arabie Saoudite était en train de sceller le sort de la nation palestinienne, qui ne pourrait jamais voir le jour.

Aujourd’hui, ce rapprochement est suspendu. Et l’Axe de la Résistance apparaît capable d’empêcher le projet israélien d’expulser les Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie.

La méthode Soleimani y est pour beaucoup. Une stratégie partagée par des mouvements ou des pays qui disposent du maximum d’autonomie mais sont capables de se coordonner extrêmement rapidement parce qu’ils parlent tous la même langue stratégique. Et savent se servir des mêmes armes.

Tout ceci explique qu’aujourd’hui nous ayons affaire à des nations qui, sous l’effet du coup inattendu porté par la Résistance palestinienne à Israël depuis le 7 octobre, se mettent toutes à peser leurs intérêts.

Les Etats-Unis savent qu’ils n’ont pas intérêt à se laisser entraîner par Israël dans un conflit généralisé.

Le Maroc, l’Arabie Saoudite ou la Turquie doivent faire preuve d’une grande prudence, désormais, dans leur rapprochement avec Israël, sous peine de mobiliser la rue contre eux.

La Syrie ou l’Iraq attendent patiemment leur heure pour libérer leur territoire de toute occupation étrangère. Au grand dam d’Israël – qui peut regretter son tournant anti-iranien depuis une génération - l’Iran sortira vainqueur de l’affrontement actuel.

La stratégie Soleimani est d’abord celle d’un patriote iranien, qui aura servi son pays avec une telle efficacité que l’Iran moderne vivra encore longtemps de son héritage militaire et politique.

Israël ne se résigne pas au nouvel équilibre des forces au Proche-Orient On se rappelle que Yitzak Rabin a signé les accords d’Oslo parce qu’il jugeait, de manière réaliste, qu’Israël ne pouvait pas affronter à la fois les Palestiniens et l’Iran.Il voulait faire la paix avec les Palestiniens pour pouvoir éventuellement mener une guerre contre l’Iran.

Après son assassinat, en 1998, la tendance Sharon-Netanyahu a décrété, en suivant une pulsion puérile qui se révèle aujourd’hui suicidaire, que l’on pouvait affronter à la fois les Palestiniens et l’Iran. La mise en place de la stratégie du Général Soleimani a consisté à exploiter systématiquement l’absence de réalisme israélien, pour mettre en place

« l’Axe de la Résistance ».

En ce mois d’avril 2024, le Proche-Orient est arrivé au point où Israël est progressivement asphyxié par la stratégie Soleimani et pratique la fuite en avant en espérant que la substitution d’une guerre ouverte à la guerre asymétrique de l’Axe de la Résistance, permettrait de reprendre la main.

Edouard Husson

Edouard Husson est directeur de la rédaction du "Courrier des Stratèges". Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, agrégé et docteur en histoire, professeur des universités, ancien vice-chancelier des universités de Paris. Spécialiste de l’Allemagne.

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Sources : Le courrier des strateges https://lecourrierdesstrateges.fr/2…

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Note : Pour Wikipédia, « Édouard Husson, né le 23 mars 1969 à Paris, est un historien français. Il est notamment connu dans les médias pour ses engagements à l’extrême droite et le partage de désinformation… » https://fr.wikipedia.org/wiki/Édou…

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Sayyed Nasrallah : Si l’ennemi envisage de mener une guerre contre le Liban, notre combat sera sans limite, sans plafond et sans règles de confrontation .. et il sait de quoi je parle

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Ce qui se passe aujourd’hui dans notre région nous fait penser à Qassem Soleimani et ce qui s’est passé aujourd’hui à Kerman nous rappelle les propos de l’imam Khamenei selon lesquels » le martyr Qassem Soleimani effraye l’ennemi plus que le vivant Qassem Soleimani »..

Aujourd’hui, nous voyons qu’ils le poursuivent jusqu’à son sanctuaire. Malgré son martyre, il est présent plus que jamais dans nos fusils, nos missiles et nos bombes, dans les larmes des enfants, les prières des femmes, la patience et l’endurance légendaires du peuple palestinien et de sa résistance, à vrai dire tout ce que nous récoltons aujourd’hui comme victoires sont le fruit des sacrifices de ce grand chef au fil de nombreuses années

De nos jours, nos peines se mêlent aux joies, et donc nous félicitons tout le monde, de la nouvelle année grégorienne et souhaitons à tous de vivre une année meilleure que les années précédentes. Nous félicitons l’anniversaire du Christ dont le retour mettra un terme à l’oppression. De plus je félicite les musulmans, en particulier les femmes musulmanes de l’anniversaire de sayydat Zahra (P), la fille de notre prophète Mohammad (P), cette femme qui restera la Dame des Mondes et du Paradis.

Aussi nous devons exprimer nos condoléances à l’un des fondateurs de la résistance islamique au Liban Hajj Yaghi et je dois féliciter le martyr Sayed Radhia Moussawi qui est tomber en martyr a Damas, ce moudjahid, ce pieux que nous connaissons depuis plus de 30 années sachant qu’il aimait qu’on le surnomme de serviteur de cette résistance et nos condoléances à sa famille et aux responsables iraniens ..

Nous félicitons le martyr cheikh Saleh et ses camarades à Hamas qui sont tombes en martyr hier dans un attentat qui a eu lieu durant la nuit de la commémoration des martyrs des commandant de l’axe de la résistance..

Cheikh Saleh a sacrifié sa jeunesse dans le jihad, dans la lutte et dans la détention et quand Sayed Abbas est tombé en martyr , il avait écrit dans la lettre qu’il avait laissé que la plus honorable des médailles est celle de tomber en martyr par les criminels des prophètes..

Condoléances aux moudjahidines en Irak, en Syrie, au Yémen, au Liban à son armée, aux familles des combattants, aux civils qui sont tombés en martyr sur la voie d’alQods.

Partout, sur toutes les arènes de l’axe de la résistance en particulier à Gaza, on adopte le même langage, le même discours, à savoir le sacrifice, l’amour pour le martyr, la patience, l’endurance pour une cause noble, je confirme que nos combattants continuent de lutter sur la frontière libano-palestinienne a distance zéro contrairement à ce que prétend l’ennemi.

2éme partie : l’empreinte du martyr Qassem Soleimani dans déluge alaqsa

Ce à quoi nous assistons à Gaza et dans toutes les arènes de la résistance, traduit le travail du martyr Soleimani qui se résume en deux points. Nous assistons à ces sacrifices et à ses efforts déployés depuis plus de 20 années , dans la formation des brigades alQods des gardiens de la révolution islamique.

Le premier point : soutenir les factions de la résistance en les formant, en leur apprenant à s’armer, à confectionner des armes, il voulait que toutes les factions de la résistance puissent parvenir à une autosuffisance en termes d’armes. Hajj Soleimani a planifié pour atteindre ce but afin qu’elles soient plus autonomes dans ses choix et ses décisions et ses actions. Par ex. en Palestine, après l’an 2000 le Hamas et le jihad islamique ont bénéficié des soutiens financier et logistique, et en armes, et donc les exploits auxquels nous assistons à Gaza ne sont pas le fruit hier mais le résultat d’efforts et de travail acharné durant deux décennies ..

De même, la résistance en Irak, quand des jeunes hommes ont choisi de lutter contre l’occupation américaine , ils se sont tournés vers Qassem Soleimani et ont trouvé son soutien et ont bénéficié de la formation nécessaire et en 2003 hajj Mahdi Muhandess à apporter son soutien à Soleimani , il faut rappeler qu’en ces jours l’Irak commémore le retrait des forces de l’occupation américaine en 2011 , même si ce retrait a été conclu via un accord avec l’Irak mais en fin de compte ce sont les frappes de la résistance qui ont forcées les USA de prendre cette décision amère.

Le deuxième point : l’unité des factions de la résistance. Qassem Soleimani a réussi à créer un nouveau lien solide d’amitié et d’affection entre les factions de la résistance dans la région… Ce lien a créé l’axe de la résistance et l’unité des arènes de la résistance et cette notion a été renforcée par Soleimani, l’existence et la présence de cet axe avec toutes ses factions de la résistance prouve l’existence d’un lien de loyauté et de fidélité au sein de cet axe, car si c’était un état qui soutenait un mouvement de résistance certainement il agira en fonction de ses intérêts, et donc il cherchera à préserver coute que coute son autorité sur ce mouvement. Alors que Soleimani voulait créer des liens d’affection qui ne peuvent se rompre ni disparaitre sans imposer son autorité.

Et donc l’axe de résistance n’a rien avoir avec cette idée fausse qu’il existe au sein de l’axe de résistance une autorité quelconque qui dicte les factions comment agir : l’axe de résistance s’accorde sur une vision stratégiques , sur des notions stratégiques, et donc ses ennemis sont identifiés, les points forts de la nation sont déterminés, les titres de sa dignité, sa vision sur les USA et sur Israël, mais les factions de l’axe de la résistance sont libres de prendre action ou de prendre des décisions sur le terrain, de s’engager dans une bataille quand elles la jugent nécessaire, car chaque mouvement de résistance vit dans un pays aux circonstances différentes dans autre pays et donc personne ne donne des ordres à quiconque, chacun prend la décision dans son pays, conformément à la vision stratégique et conformément aux particularités du pays auquel il appartient ..

Or nombreux sont les puissances occidentales sans compter leurs analystes ne comprennent pas ce qui se passe avec l’axe de la résistance. Par exemple, quand le Yémen prend la décision d’agir en la mer rouge, on l’accuse d’exécuter les ordres de l’Iran, et ainsi de suite… Parce que le monde est ainsi, on ne peut les blâmer car quand un état adopte un chef de résistance , il cherchera à l’acheter, afin de voler sa volonté et l’exploiter et le réduire à un outil, alors soit on le menace soit on l’achète , pour qu’il exécute ses directives, contrairement à l’expérience de l’axe de résistance où il n’y a pas de sujet, ni d’esclave assujetti à un état ou à un chef, et donc ils ne peuvent pas comprendre comment l’axe de la résistance opère. Cet axe est un exemple unique dans l’histoire des mouvements de résistance .. Et donc tous le peuples s’accrochent à cet axe, et donc dans mon discours quand j’ai affirmé que déluge alQsa est un projet purement palestinien, qu’il s’agit d’une décision palestinienne, ce n’est pas pour prendre nos distances de cette opération car nos martyrs prouvent le contraire, j’ai dit cela pour souligner qu’il ne faut pas entrainer pas déluge alaQsa dans des analyses vides.

Qassem Soleimani avait mêlé son corps dans la résistance, son corps n’était plus le sien, il était mêlé dans la terre de la Palestine. La plus grande traduction et le plus grande défi était dans déluge d’ alaQsa.

3éme partie : évaluation de déluge d’alaQsa, résultats sur la cause palestinienne

L’opération déluge alaQsa a commencé le 7 octobre via le Hamas à qui se sont joints le jihad islamique puis les autres factions de la résistance palestinienne , les raisons de cette opération ont été cités par le Hamas et j’en ai déjà parlé et elles sont liées à 75 années d’oppression, d’agression, d’embargo sur Gaza , d’attaques contre alaQsa de la part des colons de la poursuite de la judaïsation d’alQods etc.

Le 8 nous sommes entrés dans la bataille tout au long de la frontière sud du Liban soit plus de 100 km. Puis la résistance islamique en Irak s’est engagée dans la bataille contre les forces américaines en guise de soutien au peuple palestinien, ensuite le Yémen a pris la décision courageuse non seulement de lancer des drones contre l’entité sioniste mais en capturant des navires hissant le pavillon israélien en mer rouge.

Le paysage de la guerre est clair : d’une part nous avons des images de destructions, de génocide à gaza, d’autre part nous avons des images de détermination, de courage et d’endurance.

L’ampleur des résultats est extrêmement importante à mettre en lumière et auront des répercussions sur la Palestine et sur le monde :

1- la cause palestinienne a repris vie et la communauté internationale se voit obliger à trouver des solutions

2-Effondrement du projet sonniste de briser la volonté des palestiniens en enterrant leur cause, sauf que la jeunesse palestinienne s’est révélée être plus vivante plus attachée que jamais à sa cause

3-hausse du soutien à la cause palestinienne dans la nation arabe et islamique, preuve à l’appui des sondages ont révélé que les peuples arabe et islamique ne soutiennent pas l’entité sioniste mais soutiennent le Hamas et les factions de la résistance palestinienne.

4-effondrement de l’image « d’Israël » dans le monde. Israël a chuté moralement, juridiquement. Israël est désormais perçue comme le tueur des enfants et des femmes et des nouveau-nés, il est l’auteur du plus grand génocide dans ce siècle. Selon des sondages aux USA , la jeunesse américaine appellent à la libération de la Palestine voire à la dislocation « d’Israël » .

5- tous les efforts de normalisations sont tombés à l’eau, et les accords de normalisation ne valent plus rien

6-les résolutions de l’ONU, le droit international public, le droit international humanitaire ne valent plus rien grâce au déluge aslqsa , une centaine d’état votent pour un cessez le feu sauf 10 contre et « Israël » n’a aucun respect pour cette communauté internationale.

7-la force de dissuasion israélienne s’est effondrée, cette force qui a terrorisé les états de la région , qui les faisait trembler , a été déchirée par le déluge d’alaqsa car le Hamas a lancé son opération sans craindre cette force de dissuasion, il a osé défier cette force qui s’est effondrée à la seconde où il a occupé l’enveloppe de Gaza, tout autant cette force de dissuasion n’a pas dissuadé la résistance islamique au Liban, d’ailleurs ni les menaces américaines, britanniques et allemandes ni leur flotte nous ont dissuadé , de même le Yémen , de même la résistance islamique en Irak .. c’est pourquoi les USA ont décidé de retirer leur flotte de la région car leur présence a échoué de dissuader l’axe de résistance de poursuivre leurs opérations ..

8- échec des renseignements israéliens de détecter l’opération déluge d’alaqsa

9- effondrement du slogan israélien : victoire rapide, ferme et claire

10 -échec de la force aérienne israélienne de réaliser les objectifs annoncés par « Israël » contre le Hamas

11- le plus important des résultats : manque de confiance dans l’armée israélienne et dans l’establishment politique .. Certains estiment que déluge alaQsa instaure la fin « d’Israël », en effet, son peuple a un lien artificiel avec « Israë »l, chacun a une double nationalité, son lien avec cette terre est lié à sa sécurité et ses investissements .. Le déluge alaQsa a dessiné ce tableau où l’on voit les israéliens pliaoent bagage. Preuve à l’appui :le ministre de la défense a affirmé que si on ne réalise pas les objectifs de la guerre nous risquons de voir nos citoyens israéliens refuser de vivre sur cette terre car nous sommes incapables de les protéger et je lui confirme : vous ne pourrez pas réaliser vos objectifs. Déluge alaQsa et ce qui se passe dans les fronts, ont frappé de plein fouet la notion « qu’Israël » est le refuge des juifs dans le monde…

12- la réputation « d’Israël » d’état fort militairement et technologiquement s’est envolée, « Israël » ne représente plus un état fiable car il a besoin d’être protégé

13- pertes humaines et matérielles en « Israël », les israéliens n’osent pas avouer le nombre de leurs pertes même au Liban sud, j’évoquerai ces pertes dans mon discours Vendredi prochain. La situation médicale et psychologique en « Israël » est alarmante : 300 mille personnes ont besoin d’une thérapie. Constat : si vous, israéliens persistaient à rester vous devez vivre dans l’angoisse et la peur. Car la Palestine du fleuve a la mer n’appartient qu’aux palestiniens. L’immigration inverse des colons ne cesse d’augmenter et l’économie israélienne souffre car il n’y a plus de tourisme ni d’agriculture.

14 – échec de réaliser les objectifs. Quand les usa demande aux forces israéliennes de se retirer de Gaza, ce n’est pas pour le bien des palestiniens mais par crainte « qu’Israël » ne subisse encore plus de pertes dans ses rangs. Sans parler des divisions internes qui sapent l’unité israélienne, chacun est prêt à retirer son couteau dès que les combats cesseront chacun compte accuser l’autre et donc je me demande ce qu’il restera « d’Israël » à la fin de cette bataille.

15- le scandale des usa, les Etats-Unis qui ont essayé de luire leur image sous le règne d’Obama, avec un père qui se nomme Hussein et étant d’origine africaine. Puis, il y a eu le printemps arabe puis Daech, sauf que le déluge alaQsa a dévoilé le véritable visage des USA. auj. celui qui tue ce sont les usa et les missile sont made in usa et les bombes sont made in USA, pire, les usa empêchent un cessez le feu humanitaire voire ils couvrent les crimes des israéliens ..

16- ce qui se passe à Gaza prouve que le droit international public et la communauté internationale et le droit humanitaire et les organisations internationales sont inefficaces. Si tu es faible, personne ne te protégera ni te pleurera : ce qui te protège c’est ta force, ton courage tes armes, tes missiles et ta présence dans les arènes, si tu es fort tu t’imposes dans le monde.

Cette capacité d’endurance dont a fait preuve le peuple de gaza a forcé les peuples dans le monde à le respecter, à changer leur opinion envers la cause palestinienne malgré la destruction et l’oppression.

4e partie : l’assassinat de Saleh alArouri

Quand nous avons décidé le 8 octobre de nous engager dans la bataille au front sud du Liban c’était pour le soutien à Gaza. Cet engagement de notre part était honnête et conforme à notre vision stratégique et avec notre devoir de soutenir la cause palestinienne.

Nous avons donc mené des centaines d’opérations et perdu des dizaines de martyrs, or ce qu’il faut retenir de notre engagement s’est révélé plus tard à travers les discussions du cabinet de guerre

Le 7 octobre, les israéliens se sont affoles, ils ont rappelé leurs soldats puis leurs recrues, puis les USA sont arrivés à la rescousse et c’est là que les israéliens ont réalisé que c’était le moment opportun pour frapper une bonne fois pour toutes le Hamas et le Liban bref l’occasion rêvée de finir avec toutes les factions de la résistance car le monde était encore sous le choc et les soutenait totalement. Mais la guerre au Liban a mélangé toutes les cartes car elle a volé « d’Israël » le facteur de la surprise : ce qui était comploté contre le Liban c’est que les libanais étaient censés se réveiller le 9 ou le 1 octobre sous le feu des raids israéliens, et « Israël » l’a avoué puis qu’il a admis avoir mobilisé ses forces terrestres et marines pour ce faire.

Constat : La résistance islamique et son courage a empêché une attaque surprise israélienne. Ce qui a empêché « Israël » d’attaquer c’est l’engagement -dès le 2éme jour de la bataille déluge alaQsa- de la résistance islamique dans le front sud du Liban.

Ce qui s’est passé dans la banlieue sud est très dangereux, il s’agit avant tout d’une agression contre la banlieue, la première depuis la guerre de 2006 . Suite à cette agression qui visé cheikh Saleh, nous avons reçu divers messages selon lesquels cette agression ne vise pas le Hezbollah mais concerne le Hamas. C e genre de messages est lâche.

Jusqu’à présent, nous combattons sur le front sud selon des calculs bien précis, donc il y a des sacrifices, mais si l’ennemi envisage de déclencher une guerre contre le Liban, alors notre riposte sera sans limites, sans règles de confrontation et sans plafonds. Quiconque envisage une guerre contre nous le regrettera, et cela lui coûtera très très très cher, et si nous avons jusqu’à présent tenu compte des intérêts libanais, sachez que si une guerre est lancée contre le Liban, alors les intérêts nationaux libanais exigent que nous menions la guerre jusqu’au bout et sans restrictions.

FIN

http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

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L’histoire du général iranien Soleimani d’après ARTE

https://www.youtube.com/watch?v=HTp…

Général Soleimani, le stratège de l’Iran ARTE - 18 janvier 2024 - Documentaire de Magali Serre

En janvier 2020, les drones de Trump éliminaient un des personnages les plus craints du Moyen-Orient, le général iranien Qassem Soleimani. Retour sur celui qui fut l’homme de l’ombre des mollahs et le héros de tout un peuple, à qui l’Iran doit sa puissance actuelle.

Un assassinat personnalisé et ultrasophistiqué. Le 3 janvier 2020, alors qu’il se trouve à Bagdad, Qassem Soleimani est abattu par des drones américains. Commandité par Donald Trump après de nombreuses hésitations, l’assassinat du général iranien constitue une catastrophe pour ses compatriotes. Révéré telle une icône, charismatique et courageux, le commandant de la Force Al-Qods, l’unité d’élite des Gardiens de la révolution, était en effet considéré comme le numéro deux du régime des mollahs. Celui qui se révéla très jeune comme un meneur d’hommes pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988) fut surtout l’infatigable artisan de "l’axe de résistance" : une extension de la puissance iranienne qui a permis à Téhéran de contrôler le "croissant chiite", un large territoire partant des côtes libanaises jusqu’aux frontières afghanes, en passant par la Syrie et l’Irak. Un destin exceptionnel pour ce fils de paysan des montagnes qui a réussi à influer sur la géopolitique mondiale.

Défier l’Occident

Comment Qassem Soleimani est-il devenu l’homme à abattre pour les États-Unis ? Avec cette élimination, les Américains ont-ils durablement affaibli l’Iran ? Ce documentaire retrace le parcours de celui qui eut le tort de si souvent défier le leadership américain : renforcement du Hezbollah, prise de pouvoir sur l’Irak grâce aux chiites locaux, attentats contre les intérêts américains, etc. À la fois brillant stratège, fin politique, maître espion et tueur sanguinaire, cette haute figure des Gardiens de la révolution personnalisait sans doute trop la puissance et la duplicité prêtées à la République islamique par ses ennemis. Iraniens, Irakiens et Américains, personnalités politiques, diplomatiques et militaires de premier plan dressent le portrait de ce personnage secret, mythique dans son pays, adulé autant que redouté.

Documentaire de Magali Serre (France, 2021, 52mn)

http://mai68.org/spip2/spip.php?art…

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Note de do : C’est de la propagande pour l’impérialisme américano-sioniste ; mais, il y a des choses intéressantes à en retirer. Solve et Coagula : en particulier, il y a de grandes chances pour que tous ces jeunes Irakiens révoltés contre l’Iran soient manipulés par la CIA ; et, que la "tragédie de la ville de Jurf al Sakar" ne soit qu’un spectacle mis en scène par les USA à cette fin.

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Note de do : SOLVE ET COAGULA

Malgré mon désaccord en tout ou en partie avec certains articles, ils peuvent figurer tout de même sur mai68.org sans même un commentaire de ma part. C’est parce qu’il m’a semblé qu’ils donnaient ou confirmaient diverses informations à qui sait lire, c’est-à-dire appliquer à diverses sources le principe alchimiste du "solve et coagula" (dissoudre et recoaguler), afin de se fabriquer sa propre opinion. Pour plus de précisions :

http://mai68.org/spip/spip.php?arti…

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