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Coronavirus - Toussaint explique pourquoi les chiffres sont instrumentalisés (vidéo 24’07)

mercredi 9 septembre 2020, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 7 septembre 2020).

Bonjour docteur Milhau

CNEWS - 5 septembre 2020

Cliquer ici pour télécharger la vidéo

Notes de do :

1°) Cette vidéo explique aussi pourquoi l’évolution du coronavirus SARS-CoV-2 l’amène à être presque inoffensif.

2°) Il y a l’explication de Toussaint sur l’instrumentalisation des chiffres ; mais, il y a aussi l’explication de Luniterre. Si j’ai bien compris ce qu’il dit, il s’agit, pour le capitalisme, grâce au confinement, d’avoir les conséquences d’une guerre, mais en évitant d’avoir une guerre qui serait trop dangereuse à l’époque atomique. Car…

La guerre règle momentanément la "crise du capitalisme". Les relances suivent inévitablement les guerres. Le nettoyage du passé suffit pour relancer la machine à partir de ressources essentielles qui n’ont pas été détruites, ou qui n’ont été détruites que partiellement par la guerre.

Avant la "guerre contre le coronavirus" (dixit Macron), nécessaire pour sauver le capitalisme, celui-ci ne pouvait plus avancer parce qu’il était trop encombré par les scories du passé. Mais, grâce au confinement, pendant qu’une bonne partie de l’économie ne dépendant pas ou peu d’internet était détruite, l’économie numérique était nettement favorisée. Et, elle l’est toujours par l’obligation du masque dès qu’on entre dans un magasin ou même, parfois, dès qu’on sort de chez soi. Car, du coup, on n’a pas envie de sortir pour faire ses courses, mais de commander sur internet.

C’est ça l’utilité du masque !

Luniterre vous expliquera tout ça mieux que moi, et complètera en commentaire avec le banco-centralisme, s’il le veut bien.

4 Messages de forum

  • Bonjour, camarade !

    Étant à la campagne dans un endroit où le réseau est très faible, je n’ai donc pas pu visionner la vidéo. J’ai néanmoins trouvé ce qui semble être l’extrait essentiel sur YouTube, concernant l’intervention du Pr. Toussaint. Je prends donc le temps de te répondre, car je vois malheureusement venir une nouvelle forme de (re-)confinement…

    L’enjeu est effectivement la destruction "sélective" de l’économie.

    Le baratin sur la prétendue "relance", c’est évidemment du vent pour les gogos, même et y compris pour " rassurer " le monde des TPE-PME, qui sont en train de se faire avoir grave… Il y aura sans doute quelques "survivants", mais ils seront alors endettés jusqu’à l’os et à la merci du système banco-centraliste, encore plus que maintenant…

    Une partie passera directement sous la Coupe des monopoles, mais les monopoles eux-mêmes dépendent déjà des principales Banques Centrales pour leur survie financière, via le renflouement constant des bourses par les Banques Centrales !

    Un "reconfinement" sous une forme ou sous une autre, ce serait donc une nouvelle avancée de la mutation banco-centraliste du système de domination de classe.

    Le pouvoir macronien est particulièrement en pointe dans cette avancée, et d’autant plus qu’il bénéficie, si l’on peut dire, de l’énorme et incroyable passivité du prolétariat et du peuple français !

    Malheureusement, je ne vois pas en France la moindre résistance vraiment digne de ce nom.

    C’est aussi pourquoi il me paraît primordial de soutenir l’État actuel du Bélarus, qui est un des rares, sinon carrément le dernier, à avoir une économie essentiellement endogène, industrielle et agricole, condition de base d’une démocratie, et que tous s’acharnent donc à détruire, afin de s’en approprier les meilleures ressources.

    Au Bélarus, l’Etat contrôle encore sa Banque Centrale Nationale, ce qui lui permet de faire valoir son indépendance, même vis à vis de la Russie, … et de ses oligarques, comme le montre l’affaire Babariko-Belgazprombank.

    Reste évidemment à démocratiser bien davantage ce système, qui est encore, pour l’instant, celui d’un front uni de fait entre bourgeoisie nationale et prolétariat.

    La petite bourgeoisie qui manifeste le dimanche après-midi est celle qui croit stupidement qu’en "passant à l’ouest" elle va pouvoir vivre le rêve creux de l’"American way of life" !

    Aujourd’hui elle prétend ne pas vouloir "rompre avec la Russie", mais c’est évidemment pure tactique, voyant que le " basculement vers l’Occident " ne séduit pas un nombre suffisamment important de biélorusses. Tout ses écrits et proclamations antérieures disent le contraire.

    Luniterre

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  • Suite de mon précédent post…

    Bien évidemment, l’idéal serait de passer au socialisme tout de suite, mais il est évident que dans le contexte géopolitique actuel, c’est tout à fait impossible sans un rapport de forces écrasant, à l’échelle d’au moins un très grand pays, comme la Russie, ou d’un ensemble de nations solidaires entre elles, et on est malheureusement très loin de tout ça.

    À défaut d’un tel rapport de forces, qui ne peut se construire que lentement, il y a un objectif et un levier de transition commun entre bourgeoisie nationale et prolétariat, c’est donc le contrôle du crédit et du système bancaire, qui décide, en réalité et en dernier ressort, de l’attribution et de la répartition des ressources.

    Dans les métropoles impérialistes, comme la France, il n’y a pas de bourgeoisie nationale, mais l’unité autour de cet objectif peut regrouper l’immense majorité des classes sociales populaires et prolétariennes, ainsi qu’une partie encore économiquement stratégique des TPE-PME en train de se faire piéger par l’évolution actuelle du système.

    A partir d’un tel mot d’ordre de nationalisation et de contrôle démocratique du crédit, il est également possible de développer une plate-forme revendicative complète, incluant le partage du travail, et donc l’éradication du chômage.

    Mais dans l’état d’esprit actuel de la "gauche" française, même ce simple objectif paraît être tout à fait une utopie…

    À très court terme, défendre au mieux de mes faibles moyens la résistance de l’Etat du Bélarus, même avec ses imperfections, c’est donc ce que je peux faire de mieux.

    Luniterre

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