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Coronavirus - Études sur les nanoparticules dans les vaccins - Au sujet d’une vidéo vraiment complotiste (vidéo 8’51)

dimanche 20 décembre 2020, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 20 décembre 2020).

Note de do : Déjà en 2009, à l’époque du H1N1, quelques hurluberlus complètement paranos prétendaient que le vaccin avait été conçu pour génocider 90% de l’humanité. On peut constater aujourd’hui qu’il n’en a rien été.


Vidéo vraiment complotiste

Frédéric Chaumont - 20 août 2020

Cliquer ici pour télécharger la vidéo

Les vaccins sont-ils « contaminés par des nanoparticules toxiques » ?

https://www.lemonde.fr/les-decodeur…

Publié le 19 juillet 2017 à 18h15
Mis à jour le 20 juillet 2017 à 09h35

Adrien Sénécat

Les Décodeurs continuent à répondre à vos questions sur les vaccins. Aujourd’hui : comment une étude a été surinterprétée pour attiser les craintes.

VOTRE QUESTION

Plusieurs lecteurs nous ont interrogés sur des articles qui émanent notamment de sites comme santenatureinnovation.com ou sante-nutrition.org (deux sites qui nous apparaissent comme peu fiables dans le Décodex) qui affirment que « les vaccins sont contaminés par des nanoparticules toxiques ». L’eurodéputée écologiste Michèle Rivasi y a également fait également allusion dans une tribune au site Reporterre, évoquant « une vingtaine de nanoparticules métalliques dans des vaccins courants ». Y a-t-il lieu de s’inquiéter à partir de ces articles alarmistes sur ces très petites particules, qui ont été partagés des dizaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux ?

NOTRE RÉPONSE : C’EST TROMPEUR

1. Certes, des chercheurs ont trouvé des traces de nanoparticules dans des vaccins

Ces articles renvoient tous vers un autre, publié sur le site morpheus.fr, qui se présente comme « un journal libre » qui « scrute toutes les formes de religions, sciences et philosophies » et intitulé : « Alerte aux vaccins contaminés de nanoparticules toxiques. » Il y est question d’une étude publiée le 23 janvier 2017 par des chercheurs italiens, Antonietta M. Gatti et Stefano Montanari.

Ces derniers ont analysé 44 types de vaccins commercialisés en France et en Italie. Leurs analyses ont permis, selon eux, de faire apparaître des nanoparticules qui ne « sont pas déclarées dans la composition des vaccins et dont la présence est, pour l’heure, inexplicable ». Parmi les éléments cités, on trouve le tungstène, le strontium, le chrome ou encore le baryum.

Les chercheurs écrivent que « la quantité de corps étrangers et, dans certains cas, leur composition chimique inhabituelle, nous a déconcertés ». Ces substances peuvent en effet être nocives à certaines doses, seuil qui semblerait être atteint à en croire les chercheurs. Et de conclure que ces résultats plaideraient en faveur d’un nouveau « contrôle de qualité » des vaccins.

2. Mais les concentrations sont tellement faibles qu’elles ne mettent pas en cause les vaccins

Comme l’ont remarqué plusieurs blogs spécialisés, américains et italiens, cette étude n’a pas été publiée dans une revue scientifique de référence sur la vaccination comme Vaccine, mais dans Medcrave, une revue beaucoup plus confidentielle et, selon ses détracteurs, beaucoup moins exigeante.

Au-delà du support de publication, le contenu de l’étude en lui-même est contesté par des spécialistes. L’Agence européenne des médicaments (EMA) a notamment pointé dans une réponse publique à l’étude plusieurs problèmes dans sa rédaction : « Les preuves et sources présentées n’étayent pas leurs affirmations » au sujet de la sécurité des vaccins, relève-t-elle.

Ainsi, dès l’introduction de l’étude, les auteurs écrivent que « le vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons a été lié à l’autisme ». Or, les références indiquées par les auteurs pour cette phrase renvoient à deux études, l’une publiée dans The Lancet en 1999, l’autre dans la Cochrane database of systematic reviews en 2005, qui disent exactement le contraire, tout comme l’ensemble des travaux reconnus sur la question, à savoir qu’aucun lien n’a pu être démontré entre vaccin et autisme – comme nous l’avons souligné dans un autre article.

Surtout, l’EMA critique plusieurs points méthodologiques de l’étude. Elle explique que « la présence de minuscules traces de certaines particules inorganiques dans les vaccins n’est pas inattendue » et que le processus de fabrication des produits est élaboré pour s’assurer que de telles traces ne remettent pas en cause la sécurité des vaccins. Selon elle, le nombre de particules repérées par les chercheurs est si infime qu’il peut être constaté « partout dans l’environnement » et « ne devrait pas être considéré comme un risque pour la santé ».

On peut également noter que l’étude italienne ne comporte pas de produits autres que les vaccins étudiés, pour tenter de savoir si les nanoparticules observées sont réellement une anomalie ou si elles auraient pu être trouvées dans n’importe quel produit ayant subi le même conditionnement.

3. Les autorités françaises ont déjà relativisé de précédents travaux similaires des auteurs

Ce n’est pas la première fois qu’Antonietta M. Gatti et Stefano Montanari utilisent ce procédé pour mettre en cause la sécurité des vaccins. En 2016, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de sécurité (ANSM) a réalisé en France des analyses complémentaires après une étude du même duo sur le vaccin Meningitec contre la méningite C, qui avait été retiré de la commercialisation en 2014 à titre de précaution.

Là où les chercheurs italiens ont étudié une seule seringue de Meningitec à l’époque, l’ANSM a étudié non seulement cinq seringues de Meningitec, mais aussi cinq autres vaccins, un médicament injectable non vaccinal et du sérum physiologique, pour pouvoir comparer les résultats des analyses entre les différents produits.

Comme l’indique le rapport détaillé de l’expérience et des discussions scientifiques qui ont suivi, des particules, notamment métalliques, ont été retrouvées « dans tous les produits, y compris le sérum physiologique, mais seulement à l’état de traces ».

Selon l’ANSM, les particules étaient présentes en quantité tellement infime que les analyses complémentaires réalisées pour tenter de les quantifier n’ont pu mettre en évidence que trois types de métaux présents en quantité supérieure au seuil de détection (aluminium, étain et tungstène). Mais là encore, dans des quantités très largement inférieures aux doses qui pourraient être toxiques.

En résumé, l’étude italienne dont il est question a bel et bien détecté de manière qualitative des nanoparticules dans toute une variété de vaccins. Mais ses conclusions alarmistes sur les causes et les conséquences de cette observation ne sont pas fondées.


Nanoparticules et vaccins contre le Covid-19 : cinq questions pour démêler le vrai du faux

https://www.lemonde.fr/les-decodeur…

Publié le 11 décembre 2020 à 17h15
Mis à jour le 13 décembre 2020 à 06h09

Assma Maad

Une séquence vidéo, très partagée sur Facebook résume les inquiétudes concernant le vaccin et les nanoparticules. Le médecin réanimateur Louis Fouché, figure de proue de la fronde antimasques à Marseille, est interrogé sur les dangers possibles des vaccins contre le Covid-19. Selon lui, les vaccins de Pfizer/BioNTech et Moderna, utilisant la technologie innovante de l’ARN messager, conduiraient à se faire injecter des nanoparticules :

« C’est tellement un jeu d’apprentis sorciers qu’il y a des gens qui proposent de mettre des nanoparticules avec. Et là le but n’est pas clair (…), ça rejoint la notion de traçage : c’est d’essayer de faire un certificat vaccinal sous-cutané, un peu comme une puce RFID, mais sous la forme de nanoparticules qui fluorescent. »

Nanoparticules, traçage, puce RFID, carnet vaccinal sous-cutané, etc. : en quelques phrases, Louis Fouché condense l’argumentaire, devenu classique, de nombreux opposants aux vaccins (dont des personnalités publiques, comme Kim Glow ou François Asselineau) persuadés de voir, au travers des nanoparticules, une marche forcée vers un contrôle de la population.

C’est quoi, les nanoparticules ?

Les nanoparticules sont des particules infiniment petites dont le diamètre est généralement compris entre 1 et 100 nanomètres (nm) – un nanomètre est égal à un milliardième de mètre. A titre de comparaison, le diamètre d’un atome d’hydrogène est de l’ordre du picomètre (un millième de nanomètre), une cellule est de l’ordre du micromètre (1 000 nm) ; alors qu’un cheveu peut mesurer entre 80 000 et 100 000 nanomètres de large.

Les nanoparticules peuvent être produites par des procédés chimiques, physiques, ou biologiques, naturels ou non. On peut distinguer trois catégories :

  • les nanoparticules d’origine naturelle, issues par exemple de feux de forêt ou de fumées volcaniques ;
  • les nanoparticules non intentionnelles, issues de procédés de combustions, comme celles qui sont rejetées par les moteurs diesel, ou les fumées de soudage ;
  • les nanoparticules intentionnelles/manufacturées : fabriquées pour leurs nouvelles propriétés, comme par exemple le dioxyde de titane utilisé dans l’industrie alimentaire pour donner de la brillance aux bonbons.

Les nanoparticules ont été mises en évidence il y a une cinquantaine d’années par des physiciens qui ont observé qu’un même matériau pouvait prendre des propriétés différentes lorsque sa taille décroissait. L’acquisition de ces propriétés nouvelles a ouvert un champ pour la recherche, et le développement des nanotechnologies a suscité beaucoup d’espoir, notamment dans le domaine de la cancérologie.

De par leur multiplicité, leur capacité à infiltrer l’organisme, et le peu de connaissances scientifiques disponibles, les nanoparticules suscitent pourtant des inquiétudes. Les associations de défense de consommateurs et les organismes de sécurité sanitaire alertent depuis plusieurs années. En 2018, l’UFC-Que Choisir avait révélé qu’elles étaient présentes dans de nombreux produits (aliments, produits de beauté, médicaments), sans que l’on connaisse précisément leurs conséquences sur la santé.

En octobre dernier, une étude a montré que des nanoparticules de dioxyde de titane, présentes dans des bonbons ou dentifrices, pouvaient atteindre l’environnement du fœtus pendant la grossesse. Une étude de 2017 pointait déjà des risques de troubles immunitaires et de lésions précancéreuses.

L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) a mis en garde sur les dangers de l’inhalation des nanoparticules en milieu industriel issues de certaines activités (fonderie, soudage, métallisation, etc.) :

« Les études épidémiologiques […] suggèrent la possibilité de survenue d’effets respiratoires (réactions inflammatoires, obstruction réversible des petites voies aériennes) et cardiovasculaires (affections ischémiques myocardiques), notamment chez les personnes fragilisées. »

Y a-t-il des nanoparticules dans les vaccins développés contre le Covid-19 ?

Les nanoparticules sont au cœur des technologies employées par plusieurs candidats-vaccins. Ceux qui reposent sur l’ARN messager développés par Pfizer/BioNtech et Moderna, et qui pourraient être prochainement administrés en France, utilisent des nanoparticules lipidiques. Comme l’explique au Monde Camille Locht, microbiologiste et directeur de recherche Inserm à l’Institut Pasteur de Lille, les chercheurs véhiculent l’ARN messager dans des nanoparticules lipidiques (de la graisse) qui permettent de l’encapsuler et de le protéger de la destruction une fois dans l’organisme :

« Si l’on injecte directement l’ARN messager, il va être détruit. Avec les nanoparticules, l’ARNm se retrouve entouré d’une couche de lipides. Une fois qu’il est introduit, les nanoparticules peuvent fusionner avec la membrane de la cellule, et ainsi injecter l’ARN pour qu’il puisse être traduit et produire l’antigène, la substance active du vaccin. »

D’autres types de nanoparticules sont également employés. C’est le cas du candidat vaccin sous-unitaire protéique développé par l’entreprise américaine Novavax. « La société utilise des petites sphères de lipides pour mettre non pas l’ARN, mais l’antigène dedans, indique le professeur Locht. Cela permet de faire venir l’antigène directement aux cellules qui sont importantes pour l’induction de la réponse immunitaire. »

Faut-il les craindre dans les vaccins anti-Covid-19 ?

Les théories selon lesquelles les nanoparticules des futurs vaccins constitueraient une technologie dangereuse, et un instrument de contrôle permettant de « localiser » grâce « à la 5G », circulent régulièrement sur les réseaux sociaux. Sur les risques associés aux nanoparticules dans les vaccins à ARN messager, Camille Locht assure que « ce n’est absolument pas dangereux, il n’y a aucun souci à se faire ». Le chercheur précise :

« Les nanoparticules dans les vaccins contre le Covid-19, injectées en quantité relativement faible, sont composées de lipides et conçues pour se dégrader progressivement. Ce sont des molécules qui sont tout à fait naturelles, car nos cellules sont toutes entourées de lipides. C’est quelque chose de biologiquement tout à fait normal. »

Les thèses conspirationnistes se nourrissent des incertitudes, et les nanoparticules leur offrent un terreau de choix : leur découverte est relativement récente, et l’on navigue dans le domaine de l’infiniment petit, avec des particules omniprésentes et invisibles. Or, selon le professeur Locht, « le fait que ce soit petit ne doit pas faire peur » :

« Une nanoparticule dans la recherche médicale, en particulier dans le domaine des vaccins, ce n’est pas plus petit qu’un virus avec lequel on est tout le temps en contact. »

De plus, le rôle majeur de la nanotechnologie dans le développement de vaccins contre le Covid-19 ne s’apparente en rien à un « jeu d’apprentis sorciers ». La société de biotechnologie allemande BioNtech a développé depuis une dizaine d’années son savoir-faire nanotechnologique au travers de traitements prometteurs contre le cancer.

Quel est le lien entre les nanoparticules et le traçage sous-cutané ?

Les réfractaires aux vaccins anti-Covid-19 invoquent le risque de généralisation d’un carnet vaccinal sous-cutané, par le biais de l’injection de nanoparticules sous la peau. « Ce n’est pas de la science-fiction, les gens doivent ouvrir les yeux », avertit Louis Fouché. Qu’en est-il ? Un article du Monde publié en 2019 est souvent cité en exemple pour étayer cette allégation. Il rapporte que des ingénieurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) « ont inventé des nanoparticules injectables sous la peau qui émettent une lumière fluorescente invisible à l’œil nu, mais visible par un smartphone, et qui pourraient un jour servir à confirmer que la personne a bien été vaccinée ».

Ce projet, financé par la fondation Gates (par ailleurs partenaire du Monde Afrique), doit permettre aux pays en développement de disposer de carnets de vaccination, là où les dossiers médicaux sont généralement inexistants. Des enquêtes d’opinion ont été lancées au Kenya, au Malawi et au Bangladesh pour savoir si ces populations seraient prêtes à adopter ce type de carnet vaccinal. Les chercheurs, à la fin de 2019, espéraient le tester sur « des humains en Afrique dans les deux prochaines années ».

Mais, contrairement à ce qui est avancé, ce projet n’a ni vocation à pucer l’humanité ni à être utilisé dans le cadre du Covid-19. L’un des ingénieurs du MIT, Kevin McHugh, l’a confirmé auprès de Reuters en mars dernier : la technologie employée n’est « pas une puce électronique », et « il n’est pas prévu de l’utiliser pour le coronavirus ».

Facebook a-t-il interdit d’affirmer que le vaccin contre le Covid-19 contient des nanoparticules ?

Plusieurs publications sur les réseaux sociaux ont relayé une information de BFM-TV selon laquelle Facebook interdirait « désormais d’affirmer que le vaccin contient des nanoparticules ». Cette annonce a provoqué la colère d’utilisateurs de la plate-forme : « Une censure de plus en plus violente qui ne se cache même plus. Nous sommes donc très officiellement interdits de dire la vérité sur Facebook », s’est indigné un internaute.

Le site de la chaîne d’information consacrait un article aux annonces de Facebook publiées le 3 décembre pour préciser ses actions de lutte contre la désinformation sur le Covid-19 (Le Monde est partenaire de la plate-forme pour vérifier des informations qui en sont issues). « Nous supprimerons les fausses allégations selon lesquelles les vaccins contre le Covid-19 contiennent des micropuces ou tout autre élément qui ne figure pas sur la liste officielle des composants des vaccins », a annoncé Facebook.

Or, à aucun moment Facebook n’évoque l’exemple spécifique des nanoparticules, ni même le terme. Et pour cause, les nanoparticules sont bel et bien employées dans certains vaccins, Dans une mise à jour publiée le 8 décembre, BFM-TV a finalement changé son titre : « Une première version de cet article évoquait l’interdiction de la mention de “nanoparticules” dans les vaccins. Dans un souci de clarté a été retenu l’exemple des “micropuces”, mis en avant par Facebook. »


5G, nanoparticules, "brevets" du Covid-19… Une vidéo virale multiplie les fake news

https://www.lci.fr/sante/coronaviru…

25 août 2020 06:26

Thomas Deszpot

Consultée plus d’un million de fois en l’espace de quelques jours, une vidéo conspirationniste multiplie les affirmations mensongères et trompeuses. LCI décortique en 5 points cette séquence de 8 minutes.

Visionnée plus de 1,3 million de fois depuis sa mise en ligne, une vidéo intitulée "A regarder d’urgence avant la censure : Institut Pasteur et Microsoft ont les brevets du Covid19" a suscité en quelques jours seulement un nombre impressionnant de réactions. En l’espace de 8 minutes, elle rassemble et combine une multitude de thèses en lien avec le Covid-19.

A l’en croire, le virus serait, pèle-mêle, créé par l’Homme, faisant l’objet de brevets impliquant l’Institut Pasteur et Microsoft, mais aussi propice à un vaccin qui conduirait à tracer nos moindres déplacements via l’injection de nanoparticules dans notre corps. Sans parler du fait que le vaccin nous inoculerait le VIH. Des affirmations totalement fallacieuses qui méritent que l’on s’y attarde.

1) Le Covid-19 aurait été créé par l’Institut Pasteur et breveté

La vidéo indique notamment que le Covid-19 est "un coronavirus artificiel fabriqué en France par l’Institut Pasteur à partir du coronavirus naturel SARS-CoV". Il aurait été ensuite "transféré à Wuhan", où des scientifiques français de l’institut l’ont "délibérément relâché" à l’insu des autorités, assène le présentateur.

Cette thèse est loin d’être isolée, et renvoie aux multiples théories affirmant que le Covid-19 est une création humaine. Des discours récurrents que la communauté scientifique combat ardemment, et ce depuis les premières semaines de l’épidémie. Dès février, des chercheurs faisaient paraître dans la revue The Lancet une tribune dans laquelle, sur la base d’une dizaine d’études, ils certifiaient l’origine naturelle du virus. "Des scientifiques […] concluent massivement que ce coronavirus est originaire de la faune sauvage", écrivaient-ils notamment.

"La plupart des virus émergents viennent d’un réservoir animal", expliquait pour sa part à l’AFP le chercheur en virologie Etienne Simon-Lorière, de l’Institut Pasteur. "Si un scientifique, aussi génial soit-il, cherchait à ’créer’ un virus, ce serait infiniment trop complexe car il s’agirait de créer quelque chose d’entièrement nouveau", ajoutait-il.

L’Institut Pasteur, régulièrement accusé d’avoir créé ce virus, a décidé en mars de déposer une série de plaintes. LCI revenait à l’époque sur les arguments avancés par les conspirationnistes, et auxquels les scientifiques avaient répondu point par point.

2) Le vaccin va inoculer le VIH

Autre affirmation alarmante de la vidéo : il y aurait dans le vaccin qui s’apprête à être distribué "4 fragments du VIH1, qui donnent aux personnes vaccinées le syndrome du Sida et l’immunodéficience qui en résulte". Plus que surprenante au premier abord, cette assertion se révèle surtout complètement fausse. Elle se base sur une prépublication d’un article scientifique, rendue publique sans examen et validation par des pairs. Très largement critiquée et remise en cause, en raison notamment de biais méthodologiques, elle mettait en avant le fait que "de petits morceaux de la séquence génomique du VIH étaient identiques à des morceaux dans le SARS-CoV-2", résume Sciences et Avenir.

Pour autant, "les morceaux identiques qu’ils ont trouvés sont beaucoup trop petits pour être significatifs", temporisait auprès du magazine Alexandre Hassanin, enseignant-chercheur à l’institut de Systématique, évolution, biodiversité (ISYEB) de Sorbonne Université et du Muséum national d’Histoire naturelle. "Il s’agit des tout petits morceaux de moins de 20 bases, sur un génome de 30.000 bases, et c’est des morceaux qu’on trouve aussi chez d’autres virus, pas seulement dans le VIH".

"Si l’on retrouve bien une séquence du VIH dans le génome du coronavirus SARS-CoV-2, cela ne veut pas dire que le second dérive du premier", ajoute l’Institut Pasteur. L’un de ses chercheurs, Etienne Simon-Lorière, explique en effet que "les séquences génétiques sont constituées par une suite de lettres. Si on examine une très courte série de lettres prises au hasard dans une séquence, elles peuvent ressembler à un petit fragment d’une autre séquence sans qu’il y ait un lien direct. De manière imagée, si on choisit un mot dans un livre et que ce mot est aussi trouvé dans un autre livre, cela ne veut pas dire que le premier livre a copié le second."

Assurer qu’un vaccin inocule le Sida est d’autant plus faux qu’à l’heure actuelle, aucun laboratoire n’est parvenu à le mettre au point. Des essais cliniques sont en cours, avec à chaque fois des versions différentes mises à l’étude. Parler d’un seul et unique vaccin qui serait ensuite distribué ou imposé à la population mondiale n’a donc aucun fondement.

3) Un brevet de Microsoft prévoirait d’ajouter des nanoparticules au vaccin

Régulièrement ciblé par des théories du complot, Bill Gates est également mentionné dans la vidéo. Comme le souligne AFP Factuel, "le présentateur affirme d’entrée que le brevet W0 2020/060606 A1 déposé par Microsoft le 26 mars 2020, société ’créée entre autres par Bill Gates’ permettra d’intégrer des nanoparticules à un éventuel vaccin contre le Covid-19." Or, "ce fameux brevet déposé par Microsoft le 26 mars 2020, qui est disponible ici, ne traite ni de la 5G, ni des vaccins, ni des nanoparticules". Consultable en ligne, il "schématise un système de production de cryptomonnaie qui n’a aucun lien avec la vaccination ou le nouveau coronavirus". Rien à voir donc avec une quelconque technologie permettant d’injecter dans le corps humain des outils technologiques miniaturisés.

Cette théorie tire très probablement son origine de projets de recherche qui visent à favoriser la couverture vaccinale des populations les plus pauvres. L’AFP note que des "chercheurs affirment effectivement avoir inventé des nanoparticules injectables sous la peau", créant comme une sorte de "tatouage" qui est "invisible à l’œil nu mais lisible avec des smartphones spéciaux" et une lumière proche de l’infra-rouge. Dès lors, une telle technologie permettrait "d’encoder son historique médical sur un patient".

Ces recherches, toujours en cours, ont attiré l’attention de la fondation gérée par Bill Gates et son épouse Melinda. Une fondation qui œuvre depuis plusieurs années dans le domaine de la santé et qui cherche notamment à favoriser la protection de population pauvres (en Afrique notamment) via des programmes de vaccination. Dans des pays où les habitants ne disposent pas nécessairement d’un carnet de santé ou de vaccination et ne sont pas toujours alphabétisés, disposer d’outils numériques pour contrôler des antécédents vaccinaux pourrait constituer une solution intéressante.

4) L’utilisation de la 5G pour suivre tous nos déplacements

Une fois les nanoparticules inoculées dans notre corps via le vaccin, les auteurs de la vidéo nous expliquent que nous pourrons être suivis à la trace par nos téléphones portables. Nos moindre faits et gestes seraient ainsi traqués. Pour y parvenir de manière encore plus efficace, les autorités pourront récolter des informations personnelles, indique le présentateur, "grâce aux nouveaux réseaux 5G".

Nous serions non seulement traqués à cause de notre portable, mais aussi par ceux de tous les gens que nous croiserions dans la rue. Ou même via les relais 5G, poursuit la vidéo, qui se trouvent "dans des compteurs électriques ou dans le mobilier urbain". Régulièrement incriminée par une série de théories du complot ces derniers mois, la technologie mobile est ici directement pointée du doigt comme outil de surveillance des masses.

Le chercheur américain Kevin McHugh, qui travaille sur ces projets de nanoparticules, a pourtant expliqué au site américain de vérification Factcheck.org qu’avec des tels outils, il n’existait "aucune possibilité de tracer les mouvements de quelqu’un". Et d’ajouter que "cette technologie est seulement capable de fournir des données très limitées de façon locale." D’ailleurs, pour qu’elles puissent être lues et analysées, "ces marques exigent d’être lues à une distance de moins de 30 cm".

5) Des références à des figures controversées

Il est intéressant, à la lumière des éléments présentés plus haut, de s’interroger sur les auteurs de cette vidéo et sur leurs références. Le présentateur, facilement reconnaissable à sa moustache, se nomme Frédéric Chaumont. Le site Conspiracy Watch, organe de presse en ligne "entièrement consacré à l’information sur le phénomène conspirationniste, le négationnisme et leurs manifestations actuelles", lui a consacré une page et souligne ses connivences avec un autre vidéaste, Serge Petitdemange.

Ce dernier, expliquait en 2018 Le Monde, a acquis "une certaine notoriété", après que ses théories ont été relayées dans le cadre du mouvement des Gilets Jaunes. Chaumont, quant à lui, a partagé de nombreux contenus aux accents conspirationnistes ces derniers mois via sa page Facebook. Il évoque notamment une "pandémie imaginaire" de Covid-19, ou des vaccins conçus pour nous "empoisonner". Des messages entrecoupés de soutiens à Donald Trump, d’une rhétorique anti-masques ou de dissertations sur l’influence des francs-maçons.

Pour apporter de la crédibilité à son discours, Frédéric Chaumont cite plusieurs "experts" ayant apporté leur "concours" à l’élaboration de la vidéo. Il évoque ainsi Jean-Bernard Fourtillan et Christian Tal Schaller, "deux personnalités connues pour leur activisme anti-vaccination et conspirationniste", comme le souligne Conspiracy Watch. Généralement présenté comme un expert en pharmacologie, le Pr Fourtillan apparaît notamment comme une figure controversée : il a été poursuivi en justice l’an passé pour avoir "conçu et testé des patchs sur des patients atteints de la maladie de Parkinson ou d’Alzheimer, sans autorisation préalable de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM)", notait France 3.

En conclusion, on peut donc observer que cette vidéo condense en moins de 10 minutes un nombre impressionnant de théories complotistes liées au Covid-19. Des affirmations étayées par des documents sans aucun rapport avec le sujet ou dont le sens est mal interprété. Sur Facebook, un avertissement apparaît d’ailleurs pour informer les internautes que la séquence qu’ils s’apprêtent à lire ou partager est trompeuse et diffuse des éléments trompeurs ou erronés.

Des nanoparticules dans l’assiette

http://mai68.org/spip/spip.php?arti…

Leur nom vient du grec « nanos », qui signifie « nain ». Cinq cent mille fois moins grosses qu’un cheveu, les nanoparticules échappent aux lois de la physique classique. Grâce à elles, les industriels nous promettent des pantalons ou des chemises qui résistent aux taches et aux plis, des vitres qui se nettoient toutes seules, des peintures pour voiture impossibles à rayer… Mais ils ne disent pas qu’ils ont déjà commencé à en saupoudrer notre assiette. On en trouve dans le ketchup, comme épaississant, dans certaines vinaigrettes industrielles, comme agent blanchissant, ou certaines soupes en sachet afin d’empêcher la formation de grumeaux…

Pour éviter que le chocolat ne blanchisse en vieillissant, notamment, on le badigeonne avec des nanoparticules de dioxyde de titane. Un procédé que s’est empressé de breveter, il y a six ans, le groupe Mars, leader mondial du chocolat et du chewing-gum. De son côté, Unilever, le roi de la crème glacée, planche sur des nanoémulsions qui rendraient ses glaces moins grasses mais plus onctueuses. Kraftfood, numéro deux de l’agroalimentaire, a créé Nanotech. Un consortium qui mobilise une quinzaine d’universités et d’instituts de recherche sur les nanotechnologies appliquées à la bouffe.

Et que dire des nanoparticules bourrées d’arômes et de colorants synthétiques qui éclatent sous l’effet de la chaleur ou quand on les secoue ? Parmi les joyeusetés expérimentées : des sodas qui changent de couleur et de goût. Au fait, une fois avalées, ça donne quoi, les nanoparticules ? Eh bien, on n’en sait rien : comment elles sont absorbées par l’organisme, comment elles se diffusent, ou interagissent avec les aliments, mystère. En mars dernier, dans un rapport sur le sujet, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments tirait la sonnette d’alarme : « il n’est pas possible, aujourd’hui, d’évaluer l’exposition du consommateur ni les risques sanitaires liés à l’ingestion de nanoparticules. » Et de conclure : « La prudence s’impose. »

Le plus drôle, dans tout ça, c’est que les nano-ingrédients ne sont jamais indiqués sur l’étiquette. Sans doute les effets de la nanotransparence…

Le Canard enchaîné - 22 juillet 2009

Nanotechnologies - appel à boycotter le « débat » prévu par la Commission Nationale de Débat Public

http://mai68.org/spip/spip.php?arti…

Le 7 janvier prochain 2010 aura lieu à Rennes un « débat public » sur le thème : Nanotechnologie et sécurité alimentaire. Pour rappel, les nanotechnologies sont issues de procédés de pointe utilisés par la chimie, la biologie, la physique ou encore l’électronique, qui permettent la manipulation de la matière à l’échelle de l’atome selon deux approches : réduction de la taille d’un objet à l’échelle du nanomètre ou élaboration de nouveaux objets à partir de l’agencement de particules nanométriques.

Les nanos sont déjà là :

Les applications et les changements induits par ces nouvelles technologies sont souvent comparés à une nouvelle révolution industrielle. De la crème solaire au dentifrice en passant par les vêtements, les nanoparticules sont déjà présentes dans notre quotidien. Aujourd’hui près de 800 produits contenant des nanoparticules sont commercialisés dans la plus grande opacité. Travaillant de concert, l’Etat français, les chercheurs (CNRS, CEA.. ) et les industriels, à l’image de Minatec à Grenoble ou dans une moindre mesure à Rennes avec l’institut d’électronique et de télécommunications, ou encore l’INSA, nous entraînent vers un monde de l’infiniment petit.

Les nanotechnologies ne sont pas des innovations anodines.

De plus en plus de recherches mettent en avant les risques sanitaires et environnementaux liés à la toxicité des nanoparticules, notamment car la taille de certaines d’entre elles leur permet de traverser les barrières biologiques voire même la paroi cellulaire. Déjà certains éléments peuvent légitimer nos inquiétudes : on trouve des similitudes entre les nanotubes de carbone et l’amiante en terme de toxicité ou encore le cas de deux ouvrières chinoises mortes après l’inhalation de nanoparticules présentes dans la peinture utilisée. Dans un autre registre, la réduction de la taille et la multiplication des technologies de contrôle (RFID, vidéosurveillance, objets « intelligents ») nous entrainent petit à petit dans une société de surveillance qui ressemble de moins en moins à de la science-fiction. On nous vante des nanos pouvant réaliser des progrès dans le champ de la santé ou de la lutte contre la pollution pour mieux masquer ses applications dans le domaine militaire (« soldat intégré ») ou à l’inverse en exaltant la figure de l’humain « augmenté » (cyborg).

Un débat démocratique et indépendant ?

Nous pourrions nous féliciter que la Commission Nationale de Débat Public organise (enfin !) un débat sur les nanotechnologies. Cela serait oublier que la Commission a été saisie par sept ministères et est très loin d’être une instance impartiale : commissaires nommés par l’État, financé et hébergé par l’État, dossier de présentation réalisé par l’État. Rappelons que l’État vient d’investir plus de 70 millions d’euros dans son plan « Nano-INNOV » pour financer la recherche dans ce domaine… De plus le débat est borné (questions anticipées, fragmentation du débat, thèmes exclus…) et la communication vers le public (et donc sa participation) est quasi-inexistante tandis que les chercheurs sont explicitement invités à blinder les salles. Par ailleurs, le vernis d’un débat public démocratique s’est depuis totalement effrité : fouilles, filtrage des opposants, présence de RG, Bacs et policiers en civil (voire CRS) , refus de laisser entrer une partie du public, salles séparées pour les experts et le public, avec visioconférence… Mesures prises au cas par cas en fonction de l’opposition attendue dans les villes. Qu’en sera-t-il à Rennes ?!

Conclusion : ce débat n’en est pas un.

« Y participer, c’est accepter ! »

C’est pourquoi nous invitons toutes les personnes désireuses de participer à un véritable débat sur les enjeux des nanotechnologies, à boycotter cette pseudo consultation qui n’aura comme effet que de légitimer des décisions déjà prises par le gouvernement au nom des intérêts économiques de notre pays… Nous souhaitons également organiser une réunion d’auto-information avec toutes les personnes désireuses de discuter des enjeux des nanotechnologies.

Liens :: http://sourisverterennes.free.fr/sp…

Nanotechnologie, florilège : http://mai68.org/spip2/IMG/pdf/nano…

2 Messages de forum

  • Oui , on dirait que VLR se fait dans son froc :en effet maintenant qu’on est au pied du mur , on peut voir qui est qui . Les hypocrites et les dégonflés commencent à se distancier de ce qu’ils appellent les "complotistes" et , de fait se font les complices de la vaccination de force des populations .
    Ils le font alors que la thèse suivant laquelle le COVID 19 contient des séquences du VIH et de la malaria devient maintenant une évidence et est même avancée par le Pr Luc Montagnier découvreur du virus du SIDA.
    Que la moindre propagation en Afrique et dans les régions où l’usage des antipaludéens est répandue semble valider la présence de la malaria dans le virus .
    Que la campagne totalitaire pour inciter à la vaccination censure toute expression contraire sur les réseaux sociaux et interdit même de mentionner la présence de nanoparticules dans le vaccin visant à espionner les individus à travers la 5 G et la technologie développée par Microsoft .
    Plus que jamais il ne faut se fier qu’à ceux qui auront été inflexibles face aux pressions de Big Pharma et des états à leur solde … .

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