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Otelo de Carvalho - Le héros de la Révolution des oeillets est mort (vidéo)

mardi 27 juillet 2021, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 27 juillet 2021).

Portugal : décès de Otelo Saraiva de Carvalho, stratège de la Révolution des Oeillets

https://www.nouvelobs.com/monde/202…

Publié le 26 juillet 2021 à 05h50
Mis à jour le 26 juillet 2021 à 14h30

Par L’Obs avec AFP

Lisbonne (AFP) - Otelo Saraiva de Carvalho, stratège du "mouvement des capitaines" qui a renversé la dictature le 25 avril 1974 au Portugal, est décédé dimanche à Lisbonne à l’âge de 84 ans, a annoncé le colonel Vasco Lourenço, porte-parole des capitaines d’avril.

"Otelo", comme l’appellent les Portugais, est mort à l’hôpital militaire à Lisbonne, selon les médias locaux.

Ses obsèques sont prévues mercredi prochain, a indiqué l’Association 25 avril, héritière du "mouvement des capitaines", précisant qu’il sera incinéré.

"Il est devenu à juste titre l’un des symboles" de la Révolution, qui "a mis un terme à la plus longue dictature du XXe siècle en Europe ouvrant la voie à la démocratie", a souligné dans un communiqué le cabinet du Premier ministre portugais, Antonio Costa, qui a mis en avant "sa "capacité stratégique et opérationnelle" ainsi que "son engagement et sa générosité".

Le ministre de la Défense, Joao Gomes Cravinho, lui a rendu hommage pour "son rôle dans la conquête de la liberté".

Le commandant Otelo de Carvalho, "cerveau militaire" de la Révolution des œillets, a dirigé dans l’anonymat toute la rébellion des capitaines qui a mis fin, en une matinée, pratiquement sans effusion de sang, à plus de 40 ans de dictature salazariste.

Liberté d’expression, suffrage universel, égalité des chances entre les hommes et les femmes, droit de grève, Sécurité sociale pour tous… les Portugais découvraient alors la démocratie.

"Otelo" était né au Mozambique en 1936 et avait débuté sa carrière militaire dans les années 60, alors que le pays est engagé dans les guerres coloniales.

Après la Révolution, sa popularité lui a fait espérer un rôle politique de poids et il a été candidat deux fois à la présidentielle, une fois en 1976 présenté par des organisations populaires, puis en 1980, à la tête d’un mouvement d’extrême gauche.

Personnalité déroutante et controversée, il a été condamné en 1987 à 15 ans de prison pour complicité morale dans des attentats d’extrême gauche, puis amnistié en 1996. Il était accusé de participation au mouvement clandestin FP-25 impliqué dans plusieurs attentats meurtriers entre 1980 et 1987.

L’enfant terrible de la Révolution, qui a passé cinq ans en prison, a toujours clamé son innocence et condamné la violence, mais avait reconnu cependant la paternité d’un "projet global" visant à la prise du pouvoir par les travailleurs.

Il a joué "un rôle pervers et destructeur dans la période qui a suivi le 25 Avril", a réagi dimanche le parti d’extrême droite Chega (Basta) dans un communiqué.

Le capitaine d’Avril, qui "suscite et a suscité de profonds clivages au sein de la société portugaise", a été "un protagoniste de premier plan dans un moment décisif de l’histoire contemporaine portugaise", a reconnu pour sa part le président portugais Marcelo Rebelo de Sousa dans un communiqué.

Le chef de l’Etat conservateur a en outre précisé qu’il était "trop tôt" pour que l’histoire puisse le juger avec le recul nécessaire".

Note de do : La révolution est un acte de violence par lequel une classe en renverse une autre

« La révolution n’est point un dîner de gala, ce n’est pas comme si on écrivait un essai, peignait un tableau ou brodait une fleur. Elle ne peut s’accomplir avec autant de raffinement, d’aisance et d’élégance, avec autant de douceur, de calme, de respect, de modestie et de déférence. Une révolution est une insurrection, l’acte de violence par lequel une classe renverse le pouvoir d’une autre classe. »

Mao Tse Toung,
Rapport sur l’enquête menée dans le Hunan
à propos du mouvement paysan, mars 1927.

Lors d’une conférence, répondant à une question que je lui avais posé d’entrée, Otelo de Carvalho avait expliqué que, dans une élection bourgeoise, seul un parti bourgeois pouvait gagner parce qu’il faut du fric pour financer une campagne électorale.

Aussitôt après, un membre haut placé de la municipalité "socialiste", qui l’avait invité dans cette ville à l’occasion de la sortie du film Capitaines d’avril sur la révolution des oeillets, lui demanda de bien vouloir dire tout de suite le contraire. Cela s’est passé de façon élégante ; mais, il n’y a pas d’autre mots pour le dire franchement.

Ce qu’il accepta de faire gentiment…. après tout, c’est eux qui l’avaient invité…

Après la conférence, j’avais discuté avec lui en privé puisqu’on ne pouvait pas parler sérieusement en public devant tant de personnage appartenant au monde d’en haut.

Je lui avais demandé, en privé, donc, pourquoi il était passé par les élections alors qu’il avait le rapport de force en sa faveur pour prendre le pouvoir ; et, qu’ainsi, il n’aurait jamais été en prison.

Il m’avait dit qu’à l’époque il avait effectivement le rapport de force, la possibilité de faire la révolution totale sans passer par les élections. Mais, pour cela, il lui aurait fallu sacrifier (faire tuer) toutes les personnes hauts placées qui l’avaient aidé jusque-là à parcourir le chemin qui mène à la révolution.

Il était trop gentil, et la révolution ne se fait pas gentiment.

Il m’avait dit qu’un groupe d’extrême gauche avait su très bien expliquer cela dans une revue. Malheureusement, je ne me souviens ni du nom de ce groupe ni du nom de son journal. Si quelqu’un le sait, ou mieux, possède l’article en question, qu’il le mette en commentaire.

Il m’avait dit aussi que s’il avait été en prison, c’était en particulier parce que le Parti Communiste l’avait voulu. Il a été trahi de tous les côtés.

Capitaines d’avril (Capitães de Abril) est un film franco-portugais de Maria de Medeiros réalisé en 2000.

https://youtu.be/SUqH_rC0iGY

Capitaines d’Avril / Capitães de Abril Filme Completo HD

Le Portugal - 24 avril 2020

Cliquer ici pour télécharger la vidéo

Au Portugal, dans la nuit du 24 au 25 avril 1974, la radio diffuse une chanson interdite : Grândola, Vila Morena.

Il pourrait s’agir de l’insoumission d’un journaliste rebelle. C’est en fait le signal programmé d’un coup d’État militaire qui changera la face de ce petit pays affligé par des décennies d’archaïsme et le destin d’immenses territoires en Afrique. Au son de la voix du poète José Alfonso, les troupes insurgées prennent les casernes. À 3 heures du matin, elles marchent sur Lisbonne. Peu après le triste putsch militaire au Chili, la Révolution des Œillets se distingue par le caractère aventureux, mais aussi pacifique et lyrique de son déroulement.

Ces 24 heures de révolution sont vécues par trois personnages : deux capitaines et une jeune femme, professeur de lettres et journaliste.

Capitães de Abril - Capitaines D’Avril
Réalisé par Maria De Medeiros en 2000

Capitaines d’avril a été de multiples fois primé :
Meilleur film 2000 au Festival international du film de São Paulo,
Prix du public au festival d’Arcachon en 2000
Meilleur film et meilleure actrice pour les Globos de Ouro au Portugal en 2001
Primé sur scénario dans le cadre de l’Aide à la Création de la Fondation Gan pour le Cinéma en 1999

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Na noite de 24 para 25 de Abril de 1974, a rádio emite uma canção proibida : "Grândola, Vila Morena".

Poderia apenas ter sido a insubmissão de um jornalista rebelde mas, na realidade, é um dos sinais programados do golpe de estado militar que vai transformar completamente o país, sujeito à ditadura do Estado Novo durante várias décadas, e o destino das colónias portuguesas em África e em Timor-Leste.

Ao som da voz do poeta e cantor José Afonso, as tropas insurgidas tomam os quartéis.

Cerca das três horas da madrugada, marcham para Lisboa. Pouco depois do triste acontecimento militar no Chile, a Revolução dos Cravos distingue-se pelo carácter aventureiro, mas também pacífico e lírico do seu decorrer. Estas 24 horas de revolução são vividas por três personagens principais : dois capitães e uma mulher que é professora de literatura e jornalista.

Capitães de Abril - Capitaines D’Avril
Realizado por Maria De Medeiros em 2000

Capitães de Abril foi multiplas vezes premiado :
Apresentado na secção "Un certain regard" no Festival de Cannes, em 2000.
Prémio do Público no Festival de Arcachon.
Prémio do melhor filme na Mostra Internacional de São Paulo, em 2000.
Prémio do melhor filme e melhor atriz (Maria de Medeiros), pelo Globo de Ouro, em 2001.

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1 Message

  • Un immense merci DO pour cet article historique sur la « Révolution des oeillets » au Portugal féodal de 1974.
    Le générique du film « CAPITAINES D’AVRIL » dit ceci : « C’est en fait le signal programmé d’un… coup d’État militaire… qui changera la face de ce petit pays affligé par des décennies d’archaïsme et le destin d’immenses territoires en Afrique. Au son de la voix du poète José Alfonso, les troupes insurgées prennent les casernes. »

    Une révolution n’est pas un dîner de Gala comme le susurrait MAO la totologue … Mais une Révolution est-ce un coup d’État militaire ??? Ou alors une Révolution est-ce : « … une insurrection, l’acte de violence par lequel une classe renverse le pouvoir d’une autre classe. » ???

    Selon moi une RÉVOLUTION SOCIALE est le processus par lequel une société se regénère – détruit ses anciens mode de production et ses anciens rapports sociaux de production et construit un nouveau mode de production fondement de nouveaux rapports sociaux de production.

    La question de la violence n’a rien à voir dans la question de la Révolution. Ainsi, le Portugal comme le Québec ont connu des « Révolutions tranquilles » sans insurrection populaire.

    La question des classes sociales maintenant. En effet, une RÉVOLUTION (une transformation radicale du mode de production et des rapports sociaux de production) a été – est et sera toujours le fait d’une classe sociale et habituellement à l’encontre d’une autre classe sociale. Évidemment, si la classe sociale qui dirige l’émergence de cette société nouvelle – est une classe populaire (esclave – paysan – ou prolétariat) on dira de cette révolution qu’elle est POPULAIRE ou même PROLÉTARIENNE. (Ce qui n’est pas encore survenue dans l’histoire mondiale).

    Ainsi, la « Révolution portugaise » fut le fait de la bourgeoisie portugaise émergeante à l’encontre de l’aristocratie foncière décadente. La paysannerie portugaise et le prolétariat n’ont joué aucun rôle je crois dans cette Révolution des casernes qui ne fit qu’imposer une nouvelle répartition des pouvoirs entre l’aristocratie foncière – la bourgeoisie marchande et la bourgeoisie industrielle… l’équivalent mais – sans effusion de sang – de la Révolution Cromwel (1650) en Angleterre et de la Révolution Robespierre (1789) en France – la Révolution Lénine (1917) en Russie et la Révolution Franquiste en Espagne (1936) et la Révolution maoiste (1949) en Chine… et la Révolution castriste (1959) à Cuba.

    Chacune de ces sociétés avait évolué lentement sous la dictature de l’ancienne classe dirigeante s’appuyant sur les rapports sociaux archaïques de production dont les nouveaux moyens de production exigeaient la transformation radicale… ce qui fut la tâche nécessaire de l’insurrection puis de la Révolution dirigée – dans les exemples énumérés ci-haut – par différentes factions de la bourgeoisie et JAMAIS par la classe prolétarienne.

    La Révolution prolétarienne est à venir et elle s’annonce ces temps-ci ou les moyens de production sont paralysés par des rapports sociaux de production archaïques.

    Merci DO

    Robert Bibeau. Éditeur.

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