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Combien de temps allons-nous encore pouvoir vivre dans ce monde de fous ?

mardi 3 septembre 2024, par Luniterre

Lu et commenté sur Agoravox :

Combien de temps allons-nous encore pouvoir vivre dans ce monde de fous ?

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/combien-de-temps-allons-nous-256576

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Luniterre 3 septembre 10:25

L’idée que l’argent représente l’énergie humaine du travail est évidemment intéressante mais pas originale, vu que c’est fondamentalement celle de l’économie classique et notamment, celle de Marx.

Plus radicale dans le genre, et encore plus rigoureuse, quant au fond, est celle, plus récente, qui résume l’ensemble de l’économie à un phénomène énergétique.

Plus rigoureuse, car l’Univers, au départ, n’est qu’énergie, et la matière elle-même simplement une forme de l’énergie.

Toute transformation de la matière étant essentiellement une transformation « énergétique » et obéissant aux lois fondamentales de la thermodynamique, et d’abord aux deux premières :

_La conservation de l’énergie >>> exit l’idée de « consommation de l’énergie », qui n’est qu’une transformation.

_L’entropie, qui ne peut qu’augmenter >>> toute transformation (dont la pseudo-« consommation ») est une augmentation de l’entropie >>> il n’y a donc pas « d’énergie renouvelable », pas plus que de « recyclage » de quoi que ce soit qui n’augmente pas l’entropie globale du « système »-univers dans lequel nous vivons.

La seule « loi » universelle commune à tous les phénomènes est donc celle de la dissipation de l’énergie universelle, dissipation dite « entropie ».

Tous les phénomènes de l’Univers n’accumulent de l’énergie que pour mieux la dissiper, chacun à leur façon, et tout à fait complètement, in fine : mort des étoiles, des êtres humains, des plantes, etc… Naissance, développement et mort des phénomènes comme contributions particulières à l’entropie de l’Univers.

Idem pour les civilisations humaines et leurs systèmes économiques, dont aujourd’hui, leurs entreprises.

Le « darwinisme » c’est la capacité des différentes structures à accumuler et à dissiper de l’énergie. Les plus grosses comme les plus petites. Dans la société humaine actuelle les monopoles ont « tendance » à écraser/« absorber » les plus petites structures. Dans la vraie jungle les lions et les fourmis cohabitent avec plus ou moins d’harmonie. Globalement la jungle « optimise » sa dissipation d’énergie en fonction des ressources disponibles.

En un sens, l’industrie « humaine » fait la même chose, paradoxalement, en se passant de plus en plus de l’énergie du travail humain, remplacé par les robots.

L’argent ne représente donc plus essentiellement l’énergie humaine, mais l’ensemble de l’énergie dissipée par l’industrie, tant sous forme de matière « transformée » que d’énergie « consommée »/dissipée.

Tant que la « civilisation humaine industrielle » est en cours, il n’y a donc pas de « retour en arrière » possible de ce processus « entropique » par nature, et donc « naturel », dans ce sens.

C’est pourquoi « optimiser » l’entropie de la société humaine en fonction de ses ressources ne consiste pas à supprimer le crédit (création monétaire), mais à le contrôler, en fonction des objectifs définis.

Aujourd’hui égoïstement, par les parasites du système devenu mondialiste banco-centraliste, demain peut-être collectivement, par un sursaut inespéré de la conscience sociale et si possible, démocratiquement, mais là, on aborde carrément le domaine de l’utopie…

Luniterre

Il était une fois… le Conseil National du Crédit (1945). Et aujourd’hui ?

http://cieldefrance.eklablog.com/il-etait-une-fois-le-conseil-national-du-credit-1945-et-aujourd-hui-a215997227

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Francis, agnotologue 3 septembre 10:39

@Luniterre

’’La seule « loi » universelle commune à tous les phénomènes est donc celle de la dissipation de l’énergie universelle, dissipation dite « entropie ».’’

— > La photosynthèse, pour ne citer que l’exemple le plus universel, est-ce que c’est de l’entropie ?

Vous pensez quoi de la néguentropie ?

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Luniterre 3 septembre 11:11

@Francis, agnotologue

La néguentropie est le moment « constructif » de l’entropie, y compris pour les plantes (photosynthèse), comme pour tous les êtres vivants, et les autres phénomènes évolutifs en général, résumés in :

Tous les phénomènes de l’Univers n’accumulent de l’énergie que pour mieux la dissiper, chacun à leur façon, et tout à fait complètement, in fine : mort des étoiles, des êtres humains, des plantes, etc… Naissance, développement et mort des phénomènes comme contributions particulières à l’entropie de l’Univers.

Luniterre

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Republication de l’article intégral,

et suite des commentaires cités :

http://cieldefrance.eklablog.com/combien-de-temps-allons-nous-encore-pouvoir-vivre-dans-ce-monde-de-fou-a216185907

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10 Messages de forum

  • Il y a des théories dissidentes de la physique Par exemple dans Electrodynamics (O3), W. Evans unifie la relativité et la physique quantique, les forces fondamentales de la physique et résout le problème de la définition de l’énergie en la rendant synonyme et équivalente à la tension, soit le potentiel de faire un travail. Rien que ça. Tout en relevant que la validation de sa théorie ne peut se faire qu’avec des expériences qui restent à faire. https://fr.annas-archive.org/search…

    Selon Tom Bearden, l’expérience de Bohren permet de sortir beaucoup plus de photons et donc d’énergie, que celle qui est envoyée en entrée de cette expérience et ceci sans que les atomes bombardés de photons ne changent. Ses travaux sont contesté par la physique classique, mais sans qu’ils aient contesté les résultats de l’expérience de Bohren. L’électromagnétisme étant ce qu’elle est, il devrait donc être possible de faire la même chose sur les autres fréquences que celles de la lumière. Bearden conclu qu’il est possible d’extraire de l’énergie du vide. Il est mort mais même la U.S. Nuclear Regulatory Commission (NRC) conserve des traces de ses travaux : https://www.nrc.gov/docs/ML0735/ML0…

    Ça me fait penser aux boursicotages où, à partir du capital investi dans l’économie réelle, ils créent des chaines de Ponzi spéculatives que l’ont peut comparer à l’énergie du vide de Bearden et Evans. Sauf que dans le capitalisme, la spéculation fait des bulles qui éclatent en cas de crise, alors que si Bearden et Evans ont raison, il serait possible de tirer de l’énergie du vide dans notre réalité physique.

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    • Théories folkloriques… Eventuellement amusantes si on a du temps …et de l’énergie à perdre : une pratique contreproductive, donc, qui peut séduire ceux qui ont du temps et de l’énergie à perdre, etc… L’énergie de la "complosphère" ?

      https://scalarphysics.com/resources…

      Il est clair que cela aurait du vite avoir des applications…

      Le papier et d’autres du même auteur sont déjà anciens et restés "lettres mortes" !

      Luniterre

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      • Je ne porte pas de jugement. On voit comment J-P Petit et d’autres ont été boudés et ostracisés. Je n’en sais rien, par contre derrière le blabla de Bearden (aucune formule dans une grande partie de ce papier), il reste les travaux des autres comme Evans qui eux donnent toutes les formules et ce n’est certainement pas à moi (la physique n’est pas ma spécialité) à prendre parti, ni à faire les expériences permettant de prouver telle ou telle théorie.

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        • Bonjour, Dominique !

          Je n’ai pas non plus la moindre prétention « scientifique » au regard de telles questions fondamentales : https://www.agoravox.fr/commentaire6760214

          Néanmoins, il y a une certaine « logique », selon que l’on admet ou non les lois fondamentales de la thermodynamique : si l’on parvient à « exploiter » des ressources énergétiques actuellement mystérieusement « inconnues », et pourquoi pas, le cas échéant, cela ne change rien au mouvement général de l’évolution, sauf dans le sens d’augmenter encore plus l’entropie du système global dans lequel nous vivons, à priori.

          Pourquoi pas, donc, mais prétendre que telle ou telle ressource pourrait ne pas dépendre des lois de la thermodynamique, pourquoi pas, encore, à la limite : ce serait véritablement une nouvelle « révolution scientifique » complète pour les connaissances humaines.

          Ce que je constate, pour l’instant, et beaucoup plus modestement, c’est que l’on n’a pas encore tiré toutes les conséquences des « révolutions scientifiques » depuis la fin du XIXe siècle…

          Tout le blabla « écologiste » sur les prétendues « énergies renouvelables », le « recyclage » de ceci et cela, présentés comme peu ou prou « neutres » en termes de dégradation de nos ressources, c’est évidemment déjà un déni pseudo-"scientifique" grotesque de l’entropie, quoi que très officiellement « promu » par les autorités de notre monde actuel.

          En finir avec ce blabla stupide pour repartir sur des bases réalistes, en fonction de l’évidente réalité de l’entropie, jusqu’à preuve du contraire, ce serait donc encore aujourd’hui une révolution véritablement salutaire !

          Maintenant si un « magicien » de la science nous sort un lapin blanc de son chapeau qui nous apporte l’énergie à gogo sans impact négatif sur le reste de nos ressources, pourquoi pas, évidemment, mais mon modeste sentiment actuel est plutôt qu’il s’agit de fantasmes générés par une forme de déni de la réalité, encore difficile à assumer pour beaucoup.

          En tant que matérialiste, même et surtout « dialectique », le mieux me semble d’abord d’assumer la réalité au mieux de nos connaissances actuelles vérifiées par l’expérience, sans pour autant évidemment fermer la porte à la recherche, même très « spéculative », mais aussi, sans mélanger les genres, spéculation théorique et utilisation de nos connaissances réelles.

          Luniterre

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          • Ma réponse ne concernait absolument pas les conséquences sur la planète et son vivant de ce que signifierait de telles sources d’énergie illimitées. Sur ce point, c’est évident que ce serait aussitôt mis à profit pour développer encore plus d’industrialisation et de consumérisme et donc in fine, de nous conduire encore plus vite vers la destruction totale du vivant tel que nous le connaissons et dont nous faisons partie.

            Je considère aussi que malgré nos connaissances scientifiques, il serait illusoire de croire que l’humanité puisse survivre sous une forme ou sous une autre dans un vivant mort ou réduit à des laboratoires en béton pour les riches.

            Donc même si de telles sources d’énergies étaient réalisables, je ne pense pas qu’elles seraient souhaitables.

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  • Salut Luniterre,

    Dire que « L’argent ne représente donc plus essentiellement l’énergie humaine, mais l’ensemble de l’énergie dissipée par l’industrie » est une bonne idée ; mais, en sortant de la société du spectacle, cette représentation particulière disparaîtra d’elle-même. L’argent disparaîtra.

    Amicalement,
    do
    http://mai68.org

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    • Bonjour, camarade !

      Il y a un siècle le socialisme semblait être une voie raisonnablement accessible du progrès social humain et pouvoir mener, le progrès technique de l’industrie aidant, au communisme, vers un monde sans argent. Malheureusement c’était encore une approche idéaliste de la société humaine, qui ne tenait pas du tout compte de la réalité selon laquelle il y a un décalage énorme entre les progrès technologiques dont est capable l’espèce humaine et ses capacités d’évolution mentale et culturelle, infiniment plus lentes !

      Avec déjà le premier quart de notre XXIe siècle on voit que ces capacités sont probablement encore plus faibles qu’à l’époque, malgré l’évolution ultra-rapide des technologies. Evidemment c’est une situation voulue, entretenue et même « développée » par les classes dominantes actuelles, mais c’est un fait.

      Dans ce contexte, arriver à poser le contrôle démocratique du crédit comme une alternative permettant l’optimisation de l’utilisation des ressources en fonctions des objectifs sociaux déjà les plus urgents et les plus évidents, ce serait donc déjà une véritable révolution…

      Déjà cela implique une mobilisation et une conscientisation populaire encore nettement au dessus de ce qui semble actuellement immédiatement possible, c’est-à-dire pas grand-chose, malheureusement…

      L’idée du Conseil National du Crédit combine donc l’objectif de l’indépendance nationale avec celui de la justice sociale. De toute façon il n’y a pas de démocratie réelle possible sans indépendance nationale, et donc le principe est celui d’une synergie entre ces deux nécessités et les forces qui peuvent concourir à leur réalisation.

      Le principe concret est celui d’un nouveau pouvoir constitutionnel démocratique. Les formes que cela peut prendre sont à déterminer en fonction du niveau de la mobilisation populaire, s’il en est… Le plus élevé impliquant naturellement les formes les plus démocratiques possibles.

      La nécessité de reconquérir l’indépendance nationale implique donc une représentation nationale « centrale », mais si la mobilisation est d’un bon niveau le CNC devra logiquement avoir des « petits frères » au niveau régional, voire même, encore plus local, toujours en fonction de la mobilisation possible, et donc à terme la synchronisation du tout pourrait avantageusement remplacer le tristement fameux « millefeuille administratif » qui paralyse bureaucratiquement une bonne partie des capacités économiques de notre pays.

      Un monde sans argent, c’est un rêve, une France redevenue indépendante et démocratique sous l’égide d’un nouveau CNC, c’est pour l’instant aussi un rêve, mais tout de même éventuellement accessible, par un sursaut de l’histoire, qui se produit parfois…

      Celui de Mai 68 s’est trouvé sans but clairement défini et livré à diverses manipulations, ainsi que celui, plus modeste et plus récent, des Gilets Jaunes.

      Avec l’impasse politique dans laquelle se trouve actuellement notre pays, il est peut-être temps d’avoir, pour une fois, un coup d’avance, s’il en est encore, sur les soubresauts inattendus de l’histoire !

      Luniterre

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      • Salut Luniterre,

        Le soubresaut inattendu de l’histoire est en fait attendu par certains. Il s’agit du grand remplacement de l’humain par la machine. Ce sera vu par l’Intelligence "Artificielle" comme une évolution naturelle. Et il est bien évident que l’argent disparaîtra.

        http://mai68.org/spip2/spip.php?article7637

        Par conséquent, si à très court terme le combat doit se faire au niveau du pouvoir d’achat, je pense que le combat à court-moyen terme doit à tout prix être de faire comprendre à l’humanité l’essentiel de la thc (théorie du concept) :

        http://mai68.org/spip/spip.php?article1701

        Car, tant que l’humanité sera esclave du concept, celui-ci se matérialisera. Ce qui signifie entre autres que les machines remplaceront les humains.

        Mais je n’y crois absolument pas. Il faudrait pour cela une grande révolution, une révolution tellement grande que le communisme ou l’anarchie ne serait qu’un intermédiaire avant l’abolition de l’esclavage au concept.

        Pour être précis, il faudrait tout d’abord une compréhension partielle de la thc pour établir le communisme ou l’anarchie, et ensuite il faudrait approfondir cette compréhension suffisamment pour abolir totalement l’esclavage au concept.

        Si on en arrive là, alors les progrès scientifiques seront choisis par l’ensemble des êtres humains et la machine ne remplacera jamais l’humain.

        Mais je suis convaincu qu’il n’y aura jamais ne serait-ce que le tout début de compréhension de la thc et que la machine remplacera naturellement l’humain.

        Amicalement,
        do
        http://mai68.org

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        • Avec l’IA le constat est déjà que la machine est en train de "remplacer" l’humain dans ce qu’il est supposé avoir de plus spécifique et fondamental, même simplement comme "animal intelligent"…

          Est-ce que pour autant et pour parler poliment on peut déjà dire que "les carottes sont cuites" ? Tout comme toi, même si pour des raisons d’analyse légèrement différentes, je crains fort que le point de non-retour soit déjà dépassé.

          Néanmoins, comme le souligne le Pr Raoult, les civilisations urbaines les plus sophistiquées se sont toutes écroulées, arrivées à un certain stade de développement, et donc de "maturité", pourrait-on dire…

          Ce qui est aussi un processus dialectique "naturel", en quelque sorte…

          Un "bug" gigantesque de l’IA nous sauvera peut-être en tant qu’espèce…

          Pour le Pr Raoult on a tort de penser que l’évolution "darwinienne" (qu’il récuse) est un processus linéaire et continu, à partir du point zéro de l’apparition "unique" de la première forme de vie sur Terre.

          Je pense aussi, d’un point de vue dialectique, qu’elle est discontinue et comprend quelques "méandres" et même quelques "contre-courants" : la dialectique nous indique donc qu’il peut y en avoir de salutaires…

          En tout cas, pour l’instant, le salut semble effectivement difficilement pouvoir venir d’un sursaut de la conscience sociale humaine…

          Mais sur ce point, j’espère toujours faire "erreur", s’il en est…

          Luniterre

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