Le Réseau voltaire et son propriétaire, Thierry Meyssan, se sont toujours illustrés par un soutien sans faille au président de la république arabe de Syrie, Bachar al-Assad.
Meyssan et ses relations en France sont invariablement taxés d’extrême-droite, de conspirationnistes et d’ami des dictatures lors de leurs apparitions publiques.
https://www.streetpress.com/sujet/1…
Dans cet article, par exemple, « les amis de Bachar et Poutine » sont marqués à la culotte par Elie Guckert.
https://www.mediapart.fr/biographie…
https://gijn.org/fr/ressource/franc…
Un journaliste multicarte travaillant à la fois pour Street Press, Mediapart et, surtout, le controversé media anglo-saxon Bellingcat.
https://www.ojim.fr/bellingcat-le-m…
On peut être critique du travail intellectuel de Thierry Meyssan, ses idées, allégeances et méthodes, mais ne pas chercher systématiquement à le diffamer.
Voici donc le premier article écrit et publié sur la Syrie depuis la chute du régime par le Réseau Voltaire.
https://www.voltairenet.org/article…
HIMALOVE
Le jihadiste Mohammed al-Bachir, nouveau Premier ministre syrien
https://www.voltairenet.org/article…
Réseau Voltaire | 10 décembre 2024

Le secrétaire du Conseil des ministres syriens, qui s’était
déclaré prêt à assumer le transfert du pouvoir, a été installé à l’hôtel Four
Seasons (propriété du Qatar).
Notez bien que la République arabe syrienne est un système présidentiel.
Comme les États-Unis, elle n’a donc pas de Premier ministre, mais un secrétaire
du Conseil des ministres, ce qui n’est pas du tout pareil.
Hayat Tahrir al-Sham (HTS) a désigné, le 10 décembre, le jihadiste Mohammed
al-Bachir, ancien gouverneur d’Idleb pour HTS, comme Premier ministre du nouveau
régime. C’est, selon toute vraisemblance, un cadre de la Confrérie des Frères
musulmans. Il a fait sa première apparition dans une mise en scène orchestrée
par les services britanniques (MI6).
Le drapeau vert/blanc/noir à trois étoiles est devenu le drapeau officiel.
C’était celui du mandat français.
La nomination de Mohammed al-Bachir indique que l’accord conclu entre les
services secrets britanniques, français, israéliens et turcs, qui a permis le
changement de régime, ne tient plus. Celui-ci prévoyait le gouvernement suivant
qui ne verra jamais le jour :
Premier ministre : Riad Hijab
(ancien secrétaire du Conseil des ministres en 2012) ;
Ministre de l’Éducation : Haitham Manna
(ancien gestionnaire de la Confrérie des Frères musulmans au Soudan) ;
Ministre de la Défense : Ahmed
Al-Sharaa (chef des jihadistes sous le nom de Abou Mohammed Al-Joulani) ;
Ministre des Affaires
étrangères : Hadi Al-Bahra (ancien président de la Coalition nationale des
forces de la révolution et de l’opposition syrienne, en 2014-15) ;
Ministre de l’Industrie :
Ahmed Jarba (ancien président de la Coalition nationale des forces de la
révolution et de l’opposition syrienne, en 2013-14) ;
Ministre de l’Information : Faisal
Al-Qasim (journaliste d’Al-Jazeera) ;
Ministre de l’Agriculture : Ahmed Moaz
Al-Khatib (ancien président de la Coalition nationale des forces de la
révolution et de l’opposition syrienne, en 2012-13) ;
Ministre de l’Industrie : Anas Al-Abdah
(ancien président de la Coalition nationale des forces de la révolution et de
l’opposition syrienne, en 2016-17) ;
Ministre du Tourisme : Ahmed Touma
(avait été initialement désigné comme Premier ministre, en 2014) ;
Ministre de l’Administration
locale : Anas Ayrout (prédicateur) ;
Ministre des Dotations : Muhammad Rateb
Al-Nabulsi (prédicateur, auteur de l’Encyclopédie Nabulsi des sciences
islamiques) ;
Ministre des
Finances : Hisham Mroua
Ministre du Pétrole et des Ressources
minérales : Mustafa Al-Mousa
Ministre de la Culture : Riad Naasan
Agha
Ministre de la Santé :
Nasr Hariri
Ministre de
l’Intérieur : Kamal Al-Labwani