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Les divergences éclatent en Syrie : Ankara refuse la trêve avec les FDS. Une milice refuse de se rendre. Des manifestants refusent le statut de la femme. Des craintes sur la constitution.
https://french.almanar.com.lb/3145133
19 décembre 2024

10 jours après la destitution de l’ancien pouvoir de Bachar al-Assad, le nouveau pouvoir à Damas conduit par Hayat Tahrir al-Sham est confronté à plusieurs foyers de tensions qui éclatent simultanément : au nord-est, entre la Turquie et ses alliés contre les FDS, à Alep, avec des factions islamistes qui refusent de se rendre, à Damas avec des protagonistes qui refusent un Etat religieux et une islamisation de la constitution.
La trêve, un lapsus américain
La Turquie qui prépare une nouvelle offensive contre la milice kurde des Forces démocratiques syriennes a démenti les déclarations des Etats-Unis sur la prolongation de le trêve qu’ils avaient parainné pour la ville de Manbij.
« Il est inadmissible que nous nous entendions avec une organisation terroriste, il n’y a aucun cessez-le feu entre Ankara et les FDS au nord de la Syrie », a déclaré le conseiller médiatique du ministre turc de la Défense Zaki Akturk selon la chaine turque TRT.
Mercredi, le porte-parole du département d’état américain avait affirmé que Washington, principal soutien aux FDS qui a parrainé un cessez-le-feu à Manbej la semaine passée voudrait qu’il soit prolongé le plus longtemps possible.
Selon le responsable turc, les déclarations américaines sur la prolongation de la trêve sont « un lapsus ». « Le nouveau gouvernement syrien actuel, son armée et les factions armées que la Turquie soutient libèreront cette région occupée par les éléments des Unités de protection du peuple », bras armé du PKK, classé par Ankara dans la liste des organisations terroristes et dont sont issues les FDS.
Le chef militaire du groupe islamiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS), menant la coalition armée au pouvoir, avait affirmé mercredi que les nouvelles autorités voulaient étendre leur autorité sur les zones kurdes.
Akturk a assuré que son pays poursuivra ses préparatifs jusqu’à que ce ces éléments rendent les armes et les combattants étrangers s’en aillent.
Manif pro kurde
Les FDS qui ont assuré vouloir présenter une initiative afin d’apaiser les craintes sécuritaires d’Ankara ont proposé de créer une zone démilitarisée à Ain al-Arab (Kobané). Elles ont toutefois exhorté les habitants de Kobané à « participer activement à la résistance et à prendre les armes contre l’occupation ». Alors que les forces turques et la milice de l’Armée nationale syrienne sont en état d’alerte maximale pour attaquer cette ville contrôlée par les FDS.
Selon l’AFP, des milliers de personnes ont manifesté jeudi dans la ville de Qamichli dans le nord-est de la Syrie en soutien aux forces kurdes.
« Vive la résistance des FDS », « Le peuple syrien est uni » ou encore « Non à la guerre, non à l’agression turque contre Rojava (nord-est syrien selon l’appellation kurde, ndlr) », scandaient les manifestants arborant le nouveau drapeau syrien imposé par le nouveau pouvoir.
« Nous sommes descendus dans la rue aujourd’hui pour soutenir nos forces », a déclaré Mazloum Ahmed, 39 ans, un habitant de Qamichli. « Nous sommes les enfants de cette terre depuis des milliers d’années. Nous devons obtenir nos droits dans la nouvelle Constitution syrienne ».
Selon l’Agence syrienne officielle, le gouvernement transitoire actuel a envoyé « des éléments de la police militaire pour établir la sécurité dans la ville de Deir Ezzor », d’où les FDS avaient été délogées par HTS et se sont dirigées vers l’est de l’Euphrate.
Al-Jabhat al-Islamiya se prépare à la guerre avec HTS
Dans le gouvernorat d’Alep, une fronde au pouvoir en place à Damas semble se manifester.
La milice al-Jabhat al-Islmiya a refusé la décision du chef du Conseil de l’administration militaire Ahmad al-Charaa (alias Abou Mohamad al-Jolani) de dissoudre les milices armées et de les joindre à l’armée.
« Nous n’allons pas nous dissoudre et nous ne rendrons en aucun cas nos armes ni ne renoncerons aux régions que nous contrôlons quelque soient les circonstances », a déclaré al-Jabhat al-Islamiya qui compte dans ses rangs plusieurs milices. À savoir les Brigades Noureddine al-Zenqi, l’Armée des Moudjahidines, Fastaqim Kama Omirt, le Front pour l’authenticité et le développement, Les Aigles de Sham, le Mouvement Hazm, et des centaines d’autres groupuscules. Leurs militants se comptent par plusieurs milliers.
Le groupe a qualifié la prise du pouvoir par Hayat Tahrir al-Sham (ex-Front al-Nosra, branche syrienne d’al-Qaida) « de coup d’état militaire et de monopolisation du pouvoir par un groupe qui est encore classé comme terroriste »
Et al-Jabhat al-Islamiya de conclure : « S’ils veulent la guerre, nous sommes prêts, qu’ils se préparent ».
Des manifestants refusent l’exclusion des femmes
Dans la capitale Damas, des centaines de personnes ont manifesté jeudi pour la démocratie et les droits des femmes.
« Nous voulons la démocratie, pas un Etat religieux », « La Syrie, Etat libre et séculier », scandaient les manifestants, hommes et femmes, rassemblés sur l’emblématique place des Omeyyades, ont constaté des journalistes de l’AFP.
« Pas de nation libre sans femmes libres », affirmait une pancarte.
« Nous, Syriens, hommes et femmes, avons un rôle à jouer dans l’édification de la nouvelle Syrie », a affirmé à l’AFP Majida Moudarres, une manifestante de 50 ans.
Des propos tenus par le porte-parole de l’Administration politique affiliée à l’Administration des opérations militaires conduite par HTS sur le statut de la femme avaient soulevé des inquiétudes.
« La nature biologique et psychologique de la femme n’est pas conforme avec toutes les fonctions de l’Etat à l’instar du ministère de la Défense par exemple », a déclaré Obeïda Arnaout lundi dans une interview avec la télévision libanaise New Tv. « Il est trop tôt de parler de son travail dans le domaine de la justice. Ceci sera débattu par des experts et des juristes en constitution qui œuvrent pour réviser la forme de l’Etat nouveau et les déterminants qui seront considérés pour le travail de la femme et la nécessité que les missions qui lui soient confiées concordent avec sa nature biologique ».
Craintes d’une islamisation du pays
L’élaboration de la constitution qui devrait être finalisée d’ici le mois de mars inquiète les milieux de l’opposition laïque qui craignent qu’elle ne soit monopolisée par HTS.
Un opposant de la Coalition qui a confié cette préoccupation pour le quotidien libanais al-Akhbar constate que le gouvernement transitoire actuel transgresse sa mission qu’il s’était fixé de conduire les affaires courantes seulement.
« Jolani tente de persuader les Etats qui sont en contact avec lui que l’élaboration de la constitution rendra la Syrie un Etat unifié basé sur un pouvoir central avec des prérogatives plus larges pour les conservateurs, faisant craindre l’établissement d’un régime qui ressemble au précédent, en termes de contrôle des ressources de l’État et de sa vie politique et éducative, ainsi que de la crainte d’une islamisation du pays », a-t-il appréhendé.
Les factions druzes communiquent avec leur coreligionaires israéliens
Selon al-Akhbar, des factions armées druzes s’activent pour prendre le contrôle du gouvernorat de Souweida, sous l’égide du chef spirituel de cette communauté, Cheikh Hekmat al-Hajeri, qui leur a accordé son soutien après un appel téléphonique de son homologue en « Israël » cheikh Mwafaq Taraf. Elles auraient obtenu aussi des garanties de la part des officiers américains stationnés dans la base d’al-Tanf qu’ils ont sommé HTS de ne pas avancer en direction de leur gouvernorat.
Ces divergences qui font craindre la division de la Syrie s’accélèrent alors qu’Israël continue d’étendre sa présence dans ce pays. Depuis qu’il a lancé son offensive aérienne et terrestre, il occupe 500 km2 du sud syrien.
Téhéran : Assassinat d’un fonctionnaire de l’ambassade à Damas
https://french.almanar.com.lb/3146310
21 décembre 2024

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran a révélé qu’un fonctionnaire de l’ambassade de son pays a été tué à Damas.
Daoud Bitaraf est tombé en martyr le dimanche dernier lorsque des éléments terroristes ont ouvert le feu sur sa voiture, a précisé Ismail Baqa’i.
Son cadavre a été identifié et transféré à Téhéran ces derniers jours, a-t-il ajouté.
M.Baqa’i a insisté que la responsabilité incombe au nouveau pouvoir en Syrie de pourchasser les auteurs de ce crime et de les traduire en justice.
Il a souligné que son ministère portera ce dossier devant les tribunaux internationaux et les canaux diplomatiques.
Araghchi : Les États-Unis et Israël cherchent à désintégrer les États musulmans pour favoriser la domination régionale de Tel-Aviv
https://french.almanar.com.lb/3146563
21 décembre 2024

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, met en garde contre un complot à long terme en cours, concocté par les États-Unis et le régime israélien visant à désintégrer les pays musulmans de la région afin de permettre à Tel-Aviv de dominer toute la région.
Le chef de la diplomatie iranienne a fait ces remarques, le vendredi 20 décembre, lors d’une interview avec la chaîne Alghad TV, au Caire, capitale égyptienne, où il a assisté à la 21e session du Conseil ministériel de l’Organisation de coopération économique des huit pays islamiques en développement (D-8).
Il a fait allusion à la guerre génocidaire du régime israélien soutenue par les États-Unis et à l’escalade de l’agression meurtrière contre la bande de Gaza et le Liban, ainsi qu’aux attaques intensifiées contre les infrastructures défensives et économiques de la Syrie comme preuve du bien-fondé des avertissements répétés de la République islamique sur la menace posée par le régime à l’ensemble de la région.
Le diplomate iranien a également noté qu’« Israël a tenté à plusieurs reprises d’entraîner toute la région dans une guerre de grande envergure », ajoutant que la République islamique avait cependant agi « de manière très intelligente » face aux provocations guerrières du régime.
Plus loin dans ses propos, Araghchi a évoqué le soutien apporté par l’Iran à la Syrie pendant des années, au cours du mandat de l’ancien gouvernement syrien, décrivant ce soutien comme un moyen de soutenir non pas un individu en particulier, mais la nation syrienne tout entière, sa souveraineté nationale et son intégrité territoriale face au régime israélien et au fléau du terrorisme.
Dans le cadre de ce soutien, la République islamique fournissait à Damas des conseils concernant la manière dont ce dernier interagirait avec le peuple syrien et l’opposition politique, a-t-il noté.
« Le gouvernement syrien, cependant, agissait de sa propre initiative et n’était pas contrôlé par l’Iran et la Russie ».
Araghchi a cité le cas de l’appui consultatif, mené par l’ancien commandant en chef de la lutte antiterroriste, le général Qassem Soleimani, que la République islamique apportait à l’armée syrienne face au groupe terroriste takfiriste Daech et à d’autres groupes terroristes.
Le responsable iranien a mis en garde contre un retour potentiel de la menace terroriste en Syrie en raison de l’état déplorable des affaires du pays, affirmant que la menace concernait tous les pays de la région.
Il a également rejeté les allégations selon lesquelles la République islamique contrôlait les groupes de résistance dans toute la région, notant que le pays et les mouvements de résistance avaient leur objectif commun de combattre le régime israélien et de soutenir le peuple palestinien, mais que chacun des mouvements agissait de manière indépendante.
Araghchi a salué les groupes de résistance pour avoir porté des « coups durs » au régime, malgré l’assassinat de certains de leurs dirigeants, affirmant que ce sont ces coups qui ont forcé le régime à accepter un cessez-le-feu au Liban le mois dernier.
Le patron de la diplomatie iranienne a décrit la Résistance comme une « cause noble et une idéologie sacrée face à l’occupation et aux atrocités du régime sioniste », ajoutant que le martyre des dirigeants de la Résistance n’affaiblirait pas les mouvements, qui rétablissent leurs capacités plus fortement qu’auparavant.
Il a également évoqué la possibilité de créer une coalition arabo-musulmane dans la région, sans manquer de saluer la position civilisationnelle et historique de l’Iran et de l’Égypte, et leur position régionale importante et efficace.
Araghchi a estimé que le renforcement de la coopération et de la coordination entre les pays était conforme aux intérêts de tous les pays de la région et de l’ensemble du monde musulman, notant que Téhéran avait toujours soutenu les efforts du Caire en faveur du peuple palestinien et la cessation des atrocités du régime israélien à son encontre.
Pékin critique un rapport du Pentagone : Les USA sont la plus grande menace pour la sécurité mondiale
https://french.almanar.com.lb/3146387
21 décembre 2024

Le ministère chinois de la Défense nationale a critiqué samedi un récent rapport du département américain de la Défense sur les développements militaire et sécuritaire relatifs à la Chine.
D’après Zhang Xiaogang, porte-parole du ministère, le rapport a mal interprété la politique de défense de la Chine, a spéculé sur le développement de la capacité militaire de la Chine, s’est ingéré de manière flagrante dans les affaires intérieures de la Chine, a désespérément dénigré l’armée chinoise et a exagéré la soi-disant menace militaire de la Chine.
La Chine « déplore vivement et s’oppose fermement » à toutes ces remarques, a noté M. Zhang.
La Chine adhère à la voie du développement pacifique et à une politique de défense nationale de nature défensive. Cependant, les Etats-Unis utilisent leur puissance militaire pour imposer des changements de régime et inciter à des « révolutions de couleur » dans d’autres pays, causant des pertes civiles et des dommages matériels extrêmement graves, et entraînant de graves catastrophes humanitaires, a déclaré le porte-parole.
« Les Etats-Unis, ‘accros à la guerre’, sont devenus le plus grand destructeur de l’ordre international et la plus grande menace pour la sécurité mondiale », a ajouté M. Zhang.
Dans son dernier rapport d’évaluation, le Pentagone a déclaré que l’arsenal nucléaire chinois connaît une expansion sans précédent. Les experts américains estiment que la Chine dispose actuellement de plus de 600 ogives opérationnelles et projettent une augmentation significative, avec plus de 1000 têtes nucléaires d’ici 2030. Cette croissance quantitative s’accompagne d’une modernisation qualitative préoccupante. Pékin développe des capacités de frappe diversifiées et technologiquement sophistiquées, multipliant ses options de riposte et élargissant son éventail de cibles potentielles. Face à cette situation, Washington exhorte la Chine à faire preuve de transparence sur son programme nucléaire, tout en réaffirmant sa détermination à protéger ses alliés.
À un mois de son départ de la Maison Blanche, le président sortant a demandé au secrétaire d’État Antony Blinken de permettre l’envoi d’« articles et services » militaires afin de « fournir une assistance à Taïwan », a précisé la Maison Blanche dans un communiqué. Sans plus de détail. En septembre, Joe Biden avait déjà approuvé une aide de 567 millions de dollars.
Washington est depuis longtemps l’allié le plus important de Taipei et son plus grand fournisseur d’armes, ce qui suscite la colère de Pékin, qui revendique Taïwan comme faisant partie de son territoire.
En revanche, les États-Unis maintiennent historiquement une politique d’ »ambiguïté stratégique » à propos d’une éventuelle intervention militaire américaine si Taïwan était attaqué par la Chine.
Donald Trump, qui sera investi le 20 janvier, a nommé dans sa nouvelle administration plusieurs personnalités connues pour leurs positions critiques face à la Chine. Cependant, lors de la campagne présidentielle, il avait instillé le doute sur son soutien à Taipei en affirmant que Taïwan « devrait payer » les États-Unis pour sa défense.