VIVE LA RÉVOLUTION
Accueil du site > Comment publier un article > L’« écologie » est génocidaire, mais pas écologique du tout !

L’« écologie » est génocidaire, mais pas écologique du tout !

lundi 27 janvier 2025, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 27 janvier 2025).

Génération lumière, 14 juin 2024 :

Le conflit au Kivu, en République démocratique du Congo (RDC), a tué des millions de personnes et décimé l’environnement. Les auteurs de cette tribune dénoncent le rôle des industries minières et de l’Union européenne. En cause : les minerais nécessaires au déploiement d’une économie verte.

Avec les éoliennes ou les véhicules électriques, la transition énergétique devrait entraîner une explosion de la demande en minerais, alerte l’Agence internationale de l’énergie. Au point qu’il faudrait quadrupler les besoins en minerais pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

La guerre des minerais, revers de la transition énergétique ?

François Mitterrand : « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. »

Note 1 de do : Et bien si, il y a des morts. la guerre des minerais au Congo est en fait une guerre entre la France et les USA par milices interposées. Le milices venues du Rwanda étant commanditées par les Américains.

Note 2 de do : C’est la France de Mitterrand qui est coupable du génocide du Rwanda en 1994 :

http://mai68.org/spip/spip.php?article6676

Note 3 de do : Ce qu’« ILS » veulent sauver, c’est pas la Planète, c’est le CAPITALISME !

http://mai68.org/spip3/spip.php?article2653

« La consommation en métaux des Européens génère des massacres »

https://reporterre.net/L-appetit-en…

Publié le 14 juin 2024 à 14h59
Modifié le 28 juin 2024 à 14h38

Génération lumière (tribune)

Génération lumière est une association écologique et de solidarité internationale née il y a sept ans.

Des mineurs en RDC. - Flickr/CC BY-NC-ND 2.0/Enough Project

Le conflit au Kivu, en République démocratique du Congo (RDC), a tué des millions de personnes et décimé l’environnement. Les auteurs de cette tribune dénoncent le rôle des industries minières et de l’Union européenne.

Du 22 juin au 16 juillet, nous marcherons de Besançon au Parlement européen, à Strasbourg, pour porter la voix de la République démocratique du Congo (RDC) et dénoncer les conséquences de la surconsommation de métaux par les grandes puissances.

La région du Kivu, à l’est du Congo, est en effet décimée depuis plus d’une vingtaine d’années : plus de 6 millions de morts, des viols systématiques de femmes et d’enfants, des millions de déplacés. Un massacre inouï qualifié de « génocide » par de nombreux observateurs, mais qui se déroule toujours à l’ombre de l’indignation internationale. Il est notamment le résultat de manœuvres entreprises par les industries des pays riches pour l’accès à des ressources minières essentielles à la transition dite écologique : financement direct ou indirect des bandes armées, corruption des dirigeants du pays.

Cobalt, cuivre, coltan, lithium, la RDC possède dans son sous-sol les minerais indispensables au soutien du modèle économique dominant, fondé sur la croissance exponentielle du numérique et de la consommation électrique : elle abrite entre autres pas loin de 80 % des réserves mondiales de coltan, un métal important pour l’industrie électronique, et l’une des plus grandes réserves de lithium au monde encore non exploitée, matériau indispensable à la fabrication des batteries de voitures électriques.

Pour porter la voix de la RDC, victime de cette prédation coloniale, nous marcherons. Nous marcherons pour dénoncer l’industrie extractive qui pille ses ressources et empoisonne les terres, les eaux et le vivant avec ses produits et déchets toxiques. Les pertes subies par les citoyens de RDC sont irréversibles, en termes de vies humaines et de « patrimoine » naturel. De surcroît, à une telle échelle, cette dévastation minière a des impacts planétaires : 500 000 hectares de forêt disparaissent chaque année en RDC à son profit.

Tueries industrialisées

Nous marcherons pour construire un autre avenir que celui imposé par ces tueries industrialisées et cet écocide, en réclamant que tout acteur impliqué de quelque manière que ce soit cesse d’alimenter cette guerre, à commencer par l’Union européenne, qui a planifié une « transition énergétique » pétrie d’extractivisme colonial. Nous irons donc jusqu’au Parlement européen pour exiger qu’il se saisisse des résolutions suivantes :

  • revenir sur les lois concernant la mobilité, les énergies, l’électronique/le numérique, qui nécessitent plus de minerais que l’humanité n’en a jamais consommés, entraînant l’intensification de la guerre et la destruction du vivant en RDC et ailleurs ;
  • refondre les accords contestables « sur les chaînes de valeur durable pour les matières premières », avec notamment le régime rwandais, dont la responsabilité dans les guerres en RDC est à maintes reprises soulignée par l’ONU et par l’Union européenne elle-même ;
  • contraindre chaque secteur d’activité engagé dans la transition écologique à évincer tout produit qui n’aurait pas comme conséquence le « commun positif », autrement dit renoncer à l’extraction d’un minerai lorsque le processus de production n’est ni sobre sur le plan environnemental, ni respectueux des droits humains, ici ou en dehors de l’Union européenne ;
  • hâter l’existence du droit à réparer, avec l’instauration d’un indice minimal de réparabilité et de durabilité et des endroits communs de réappropriation, de réparation et de sociabilité — par exemple « les repair cafés ». Cela permettra de faire drastiquement baisser la consommation de nouveaux appareils électriques et électroniques ;
  • en finir avec les accords commerciaux coloniaux qui conduisent à la destruction du vivant dans son ensemble, l’humain inclus, comme les « partenariats stratégiques pour les matières premières critiques » conclus depuis 2021 entre la Commission européenne et le Kazakhstan, la Namibie, la RDC, la Zambie, le Chili, le Groenland, le Rwanda, etc.

« Les pertes subies par les citoyens de RDC sont irréversibles, en termes de vies humaines et de patrimoine naturel. » Flickr/CC BY-NC 2.0/Responsible Sourcing Network

Nous marcherons pour rassembler les diasporas africaines, les citoyens européens, les camarades engagés pour la justice et l’environnement, et nous lever aujourd’hui pour une cause qui transcende les frontières et les différences : la lutte contre la surconsommation de métaux et l’extractivisme qu’elle engendre, ici et ailleurs.

Cette transition passera enfin par la reconnaissance de l’ampleur des crimes commis en RDC et dans le monde, qu’ils relèvent d’un génocide ou de tout autre massacre caractérisé, et l’attribution d’une compensation pour les victimes de ces guerres et la destruction des écosystèmes, à la charge des entreprises et des acteurs qui s’en sont rendus coupables directement ou indirectement.

Pour les Lyonnais, rendez-vous le 22 juin, à 10 heures, place Bellecour pour lancer la marche, qui démarrera officiellement l’après-midi à Besançon pour rejoindre le Parlement européen de Strasbourg, le 16 juillet. Elle sera ponctuée de conférences, de spectacles et de concerts et insufflera un nouvel élan à la transition écologique. Car celle-ci ne deviendra noble qu’en provoquant un changement radical de paradigme, vers un monde où l’écologie, la justice sociale et l’abolition des rapports coloniaux ne feront qu’un.

Vous pouvez signer la tribune ici :

https://framaforms.org/formulaire-p…

Précisions

  • Dans les tribunes, les auteurs expriment un point de vue propre, qui n’est pas nécessairement celui de la rédaction.
  • Titre, chapô et intertitres sont de la rédaction.

Sauvegarde du PDF sur le génocide : http://mai68.org/spip3/IMG/pdf/DRC_…

La guerre des minerais, revers de la transition énergétique ?

https://reporterre.net/La-guerre-de…

Publié le 12 mai 2021 à 16h19
Modifié le 15 mai 2021 à 10h08

Lorène Lavocat

Avec les éoliennes ou les véhicules électriques, la transition énergétique devrait entraîner une explosion de la demande en minerais, alerte l’Agence internationale de l’énergie. Au point qu’il faudrait quadrupler les besoins en minerais pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

La transition écologique a du lithium dans l’aile. Un rapport de la très sérieuse Agence internationale de l’énergie (AIE), paru mercredi 5 mai, vient questionner la réussite de nos objectifs climatiques. En cause : les minerais nécessaires au déploiement d’une économie verte. « Un effort concerté pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris signifierait un quadruplement des besoins en minéraux pour les technologies énergétiques propres d’ici 2040, écrit l’agence. Une transition encore plus rapide, visant à atteindre le “zéro émission nette” à l’échelle mondiale d’ici 2050, nécessiterait six fois plus d’intrants minéraux en 2040 qu’aujourd’hui. »

Cette analyse inédite, intitulée The Role of Critical Minerals in Clean Energy Transitions, étudie l’évolution de la demande mondiale en minerais — cuivre, lithium, cobalt ou nickel — selon différents scénarios politiques. « Les données montrent un décalage entre les ambitions climatiques de la communauté internationale et la disponibilité des minéraux critiques qui sont essentiels à la réalisation de ces ambitions », a déclaré Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE, dans un communiqué. L’étude va même plus loin : « Dans le cadre d’un scénario compatible [avec un réchauffement limité à + 2 °C], on estime que l’offre des mines existantes et des projets en cours ne permettra de satisfaire que la moitié des besoins prévus en lithium et en cobalt, et 80 % des besoins en cuivre d’ici à 2030. » En clair, si rien n’est fait, l’explosion de la demande en minerais — pour les véhicules électriques et les éoliennes notamment — pourrait créer de fortes tensions au niveau international. Pénurie, flambée des prix, crispations géopolitiques… La guerre des minerais aura-t-elle lieu ?

Graphique tiré du rapport de l’AIE : part des minerais utilisés dans les technologies d’énergie propre par rapport à d’autres sources de production d’électricité.

Des fragilités en cas de hausse de la demande

L’AIE identifie ainsi une série de « vulnérabilités ». D’abord, « la production de nombreux minéraux de transition énergétique est plus concentrée que celle du pétrole ou du gaz naturel. Pour le lithium, le cobalt et les terres rares, les trois premiers pays producteurs contrôlent bien plus des trois quarts de la production mondiale. » En 2019, la République démocratique du Congo (RDC) et la Chine produisaient quelque 70 % et 60 % de la production mondiale de cobalt et de terres rares, note le rapport. La Chine apparaît également en situation de quasi-monopole quant à la transformation de ces minerais : la part du pays dans le raffinage est « d’environ 35 % pour le nickel, de 50 à 70 % pour le lithium et le cobalt, et de près de 90 % pour les terres rares ».

Autre facteur de fragilité, selon l’AIE, la lenteur de développement des projets d’extraction, qui mettraient « seize ans et demi en moyenne pour passer de la découverte à la première production ». « Ces longs délais soulèvent des questions quant à la capacité des compagnies à augmenter la production si la demande devait augmenter rapidement », précise le rapport. Il s’inquiète également d’une baisse de la qualité des minerais : « La teneur moyenne du minerai de cuivre au Chili a diminué de 30 % au cours des quinze dernières années. L’extraction du métal contenu dans des minerais de moindre qualité nécessite plus d’énergie, ce qui exerce une pression à la hausse sur les coûts de production, les émissions de gaz à effet de serre et les volumes de déchets. »

L’agence note également avec euphémisme « une variété de problèmes environnementaux et sociaux qui, s’ils sont mal gérés, peuvent nuire aux communautés locales et perturber l’approvisionnement ». En octobre dernier, l’ONG Sherpa a publié une étude très documentée sur les atteintes récurrentes à l’environnement et aux droits humains liées à l’extraction de ces matières premières stratégiques. Travail forcé des enfants, pollution des eaux par des produits toxiques, destruction d’espèces protégées… les conséquences sont loin d’être négligeables.

La mine Luwowo de coltan près de Rubaya, dans le Nord-Kivu (RDC), en 2014.

Sauver les meubles de la transition écologique capitaliste

Enfin, le rapport souligne les « risques climatiques ». Autrement dit, le dérèglement climatique pourrait compromettre l’extraction des minerais censés accompagner son atténuation. « Le cuivre et le lithium sont particulièrement vulnérables au stress hydrique en raison de leurs besoins élevés en eau, indique l’analyse. Plusieurs grandes régions productrices telles que l’Australie, la Chine et l’Afrique sont également soumises à des chaleurs extrêmes ou à des inondations, ce qui pose de plus grands défis pour assurer un approvisionnement fiable et durable. »

Voilà de quoi interroger le modèle de croissance verte promu par nos dirigeants. Renouvelable, l’énergie éolienne ? Durable, le véhicule électrique ? « Une voiture électrique typique nécessite six fois plus de minéraux qu’une voiture classique, et une centrale éolienne terrestre requiert neuf fois plus de ressources minérales qu’une centrale électrique au gaz de taille similaire », analyse le rapport. Pour autant, l’AIE, qui dépend de la très libérale Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), ne remet pas en cause le développement d’une économie « durable ». Bien au contraire, elle formule une série de recommandations pour sauver les meubles de la transition écologique capitaliste : promotion d’innovations technologiques, constitution de stocks stratégiques, investissements dans de nouvelles sources d’approvisionnement, etc.

Ces préconisations rejoignent en grande partie les lignes tracées par la Commission européenne en septembre dernier, dans son plan d’action européen sur les matières premières critiques. Une feuille de route largement critiquée par 230 organisations non gouvernementales, car elle conduirait « à intensifier l’extraction des ressources et à développer des projets miniers en Europe et dans l’hémisphère Sud ».

« La transition énergétique ne doit pas se faire en suivant les logiques actuelles, expliquait en octobre dernier Jean François, juriste au sein de l’ONG Sherpa. Promouvoir le passage du véhicule thermique à l’électrique n’est peut-être pas la solution ; mieux vaudrait réfléchir à réduire et à changer nos modes de déplacements. » Pourquoi pas également mettre le paquet sur le réemploi et le recyclage : « Nous estimons que, d’ici 2040, les quantités recyclées de cuivre, de lithium, de nickel et de cobalt provenant des batteries usagées pourraient réduire d’environ 10 % les besoins en approvisionnement primaire combiné pour ces minéraux », recommande le rapport de l’AIE. Une piste à creuser ?

Sauvegarde du PDF The Role of Critical World Energy Outlook Special Report Minerals in Clean Energy Transitions :

http://mai68.org/spip3/IMG/pdf/Crit…

Le Dernier Mitterrand dévoile la guerre secrète de l’impérialisme américain contre la France

François Mitterrand : « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. »

http://mai68.org/spip/spip.php?article10392

Ce qu’« ILS » veulent sauver, c’est pas la Planète, c’est le CAPITALISME !

http://mai68.org/spip3/spip.php?article2653

1 Message

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0