Macron - L’aveu et la médisance
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Macron avoue l’alliance entre al-Qaïda, les FDS du Rojava, et l’impérialisme américano-franco-sioniste. Il en profite pour médire de Bachar el-Assad en prétendant qu’il produisait du captagon. C’est faux. On se souvient très bien que ce sont les membres d’al-Qaïda (et de ses descendants) qui, en Syrie, se gavaient d’amphétamines fournies par l’impérialisme afin de pouvoir égorger sans scrupule.

Avant de s’appeler de son "vrai" nom Ahmed al-Charaa, il se faisait appeler appelait Abou Mohammed al-Joulani.
S’il est faux que Bachar el-assad était coupable au sujet du captagon, comme montré dans les encadrés sous l’article, il est tout aussi faux qu’il ait été coupable pour les gaz de guerre. Voici quelques liens :
6 mai 2013 - Syrie : selon Carla del Ponte, les rebelles islamistes ont utilisé du gaz sarin
http://mai68.org/spip/spip.php?article5156
Syrie - 10 septembre 2013 - Un ex-otage témoigne que le régime de Bachar n’est pas coupable du massacre chimique (vidéos)
http://mai68.org/spip/spip.php?article5892
Syrie - 1 juin 2013 - Décryptage de l’opération arme chimique du journal Le Monde
http://mai68.org/spip/spip.php?article5282
Syrie - 3 septembre 2016 - L’attaque chimique à Damas en 2013 n’avait pas été commise par Bachar mais par al-Qaïda, admet enfin le principal journal allemand (Die Welt)
http://mai68.org/spip/spip.php?article11317
Syrie - 27 aout 2013 - Terroristes en train de tirer des obus chimiques (vidéo 2’40)
http://mai68.org/spip/spip.php?article5774
La Syrie possède des preuves incontestables que les terroristes utilisent l’arme chimique (25 août 2013)
http://mai68.org/spip/spip.php?article5756
858 millions de dollars pour associer la Syrie au Captagon
https://www.voltairenet.org/article…
29 décembre 2022
Réseau Voltaire

Le président Joe Biden a promulgué, le 23 décembre 2022, le Countering Assad’s Proliferation Trafficking And Garnering Of Narcotics Act, en acronyme « loi CAPTAGON » (H. R. 6265).
Officiellement, il s’agit de stopper le trafic de cette drogue de synthèse entre le Liban et l’Arabie saoudite. Officieusement, il s’agit de trouver un nouveau prétexte à l’acharnement des États-Unis contre la République arabe syrienne.
Depuis deux ans, alors que les Nations unies obtenaient l’aide de la Syrie contre les trafiquants, quantité d’articles de presse ont lié le trafic de Captagon libanais au président syrien Bachar el-Assad [1].
Cette drogue a été introduite au Moyen-Orient par l’Otan afin de procurer un sentiment d’invincibilité aux jihadistes [2]. Elle est constituée d’une molécule d’amphétamine unie à une molécule de théophylline par un pont éthyle.
Les États-Unis, après avoir perdu la guerre qu’ils menaient par le truchement des jihadistes, ont initié une nouvelle guerre, économique cette fois, à la République arabe syrienne sous prétexte que celle-ci pratiquerait la torture à grande échelle (Caesar Act). Le pays est assiégé de sorte qu’il est impossible, même pour les ONG humanitaires et pour les Nations unies d’y importer quoi que ce soit. Depuis que les approvisionnements provenant de Russie ont été interrompus par les sanctions contre Moscou, les Syriens n’ont plus de carburant, plus d’électricité (sauf 2 heures par jour) et commencent à souffrir de la faim. Il n’est donc pas possible d’y faire parvenir les composants du Captagon. On ne voit pas dans ces conditions comment le « régime » pourrait en fabriquer.
La loi CAPTAGON prévoit une campagne de presse internationale pour associer contre toute logique cette drogue au président el-Assad et pour populariser l’idée que la République arabe syrienne n’est qu’un narco-État. En outre, l’administration US devra produire des rapports à ce sujet. Cette campagne d’intoxication a été dotée d’un budget de 858 millions de dollars.
[1] Voir par exemple : « On Syria’s Ruins, a Drug Empire Flourishes », The New York Times ou encore « How Iran turned Syria into ‘the den of Captagon », Arab News. Plusieurs think tanks ou ONG ont également produit des rapports comme The Syrian Economy at War Part 3 Captagon, Hashish, and the Syrian Narco-State, Center for Operational Analysis and Research (COAR Global LTD), April 2021, ou encore The Al-Assad Regime’s Captagon Trade, Carnegie endowment for International Peace, october 2022, et surtout The Captagon Threat. A Profile of Illicit Trade, Consumption, and Regional Realities, New Lines Institute for Strategy and Policy, april 2022.
[2] « Comment la Bulgarie a fourni des drogues et des armes à Al-Qaïda et à Daesh », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 janvier 2016.
Comment la Bulgarie a fourni des drogues et des armes à Al-Qaïda et à Daesh
https://www.voltairenet.org/article…
Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 4 janvier 2016
Thierry Meyssan

Chef de l’un des deux cartels mafieux bulgares, la SIC, Boïko Borissov est devenu Premier ministre. Alors que son pays est membre de l’Otan et de l’Union européenne, il a fourni des drogues et des armes à Al-Qaïda et à Daesh en Libye et en Syrie.
Les meilleurs secrets ont une fin. Le cartel mafieux qui gouverne la Bulgarie s’est fait prendre alors qu’il a fourni, à la demande de la CIA, des drogues et des armes à Al-Qaïda et à Daesh, à la fois en Libye et en Syrie. L’affaire est d’autant plus grave que la Bulgarie est membre de l’Otan et de l’Union européenne.
l semble que tout ait commencé par hasard. Depuis une trentaine d’années, la fénétylline était utilisée comme dopant dans les milieux sportifs ouest-allemands. Selon l’entraîneur Peter Neururer, plus de la moitié des joueurs en prenaient régulièrement [1]. Des trafiquants bulgares y virent une occasion. De la dissolution de l’Union soviétique à l’entrée dans l’Union européenne, ils commencèrent à la produire et à l’exporter illégalement en Allemagne sous le nom de Captagon.
Deux groupes mafieux se livrèrent une solide concurrence, Vasil Iliev Security (VIS) et Security Insurance Company (SIC), dont dépendait le karateka Boïko Borissov. Ce sportif de haut niveau, professeur à l’Académie de police, créa une société de protection de hautes personnalités et devint le garde du corps aussi bien de l’ancien président pro-soviétique Todor Jivkov que du pro-US, Siméon II de Saxe-Cobourg-Gotha. Dès que ce dernier devint Premier ministre, Borissov fut nommé directeur central du ministère de l’Intérieur, puis élu maire de Sofia.
En 2006, l’ambassadeur des États-Unis en Bulgarie (et futur ambassadeur en Russie), John Beyrle, dresse un portrait de lui dans un câble confidentiel révélé par Wikileaks. Il le présente comme lié à deux grands chefs mafieux, Mladen Mihalev (dit « Madzho ») et Roumen Nikolov (dit « Le Pacha ») [2], les fondateurs de la SIC.
En 2007, sur la foi d’un rapport réalisé par une grande société suisse, U.S. Congressional Quarterly assure qu’il avait étouffé de nombreuses enquêtes au ministère de l’Intérieur et se trouvait lui-même impliqué dans 28 assassinats mafieux. Il serait devenu un partenaire de John E. McLaughlin, le directeur adjoint de la CIA. Il aurait installé en Bulgarie une prison secrète de l’Agence et aurait aidé à fournir une base militaire dans le cadre du projet d’attaque de l’Iran, poursuivait le journal [3].
En 2008, le spécialiste allemand du crime organisé, Jürgen Roth, qualifie Boïko Borisov d’« Al Capone bulgare » [4].
Devenu lui-même Premier ministre et alors que son pays était déjà membre de l’Otan et de l’UE, il fut sollicité par l’Agence pour aider à la guerre secrète contre Mouamar el-Kadhafi. Boïko Borissov fournit du Captagon, fabriqué par la SIC, aux jihadistes d’al-Qaïda en Libye. La CIA rendit cette drogue de synthèse plus attractive et plus performante en la mêlant avec une drogue naturelle, le haschich, ce qui permit de plus facilement manipuler les combattants et de les rendre plus effrayants, dans la ligne des travaux de Bernard Lewis [5]. Par la suite, Borissov étendit son marché à la Syrie.
Mais le plus important vint lorsque la CIA, utilisant les particularités d’un ex-État membre du Pacte de Varsovie ayant rejoint l’Otan, lui acheta pour 500 millions de dollars d’armements de type soviétique et le transporta en Syrie. Il s’agissait principalement de 18 800 lance-grenades antichars portables et 700 systèmes de missiles antichars Konkurs.
Lorsque le Hezbollah envoya une équipe en Bulgarie pour s’informer sur ce trafic, un autobus de vacanciers israéliens fit l’objet d’un attentat à Burgas, faisant 32 blessés. Immédiatement, Benjamin Netanyahu et Boïko Borissov accusèrent la Résistance libanaise, tandis que la presse atlantiste diffusa de nombreuses imputations sur le supposé kamikaze du Hezbollah. En définitive, le médecin légiste, le Dr. Galina Mileva, observa que sa dépouille ne correspondait pas aux descriptions des témoins ; un responsable du contre-espionnage, le colonel Lubomir Dimitrov, nota qu’il ne s’agissait pas d’un kamikaze, mais d’un simple porteur, et que la bombe avait été déclenchée à distance, probablement à son insu ; alors que la presse accusait deux arabes de nationalité canadienne et australienne, la Sofia News Agency cita un complice états-unien connu sous le pseudonyme de David Jefferson. De sorte que lorsque l’Union européenne s’empara de l’affaire pour classer le Hezbollah « organisation terroriste », le ministre des Affaires étrangères de la courte période où Borissov fut exclu du pouvoir exécutif, Kristian Vigenine, souligna qu’en réalité, rien ne permet de lier l’attentat à la Résistance libanaise [6].
À partir de la fin 2014, la CIA cessa ses commandes et fut remplacée par l’Arabie saoudite qui put ainsi acheter non plus des armes de type soviétique, mais du matériel de l’Otan, comme des missiles antichar filoguidés BGM-71 TOW. Bientôt, Riyad fut appuyé par les Émirats arabes unis [7]. Les deux États du Golfe assurèrent eux-même la livraison à Al-Qaïda et à Daesh, via Saudi Arabian Cargo et Etihad Cargo, soit à Tabuk à la frontière saoudo-jordanienne, soit à la base émirati-franco-US d’Al-Dhafra.
En juin 2014, la CIA en rajoute une couche. Il s’agit cette fois d’interdire à la Bulgarie de laisser passer sur son territoire le gazoduc russe South Stream qui aurait pu approvisionner l’Europe occidentale [8]. Cette décision, qui prive la Bulgarie de revenus très importants, permet d’une part de ralentir la croissance de l’Union européenne, conformément au plan Wolfowitz [9] ; d’autre part, d’appliquer les sanctions européennes contre la Russie prises sous le prétexte de la crise ukrainienne ; ensuite de développer le gaz de schiste en Europe orientale [10], enfin de maintenir l’intérêt à renverser la République arabe syrienne, possible grand exportateur de gaz [11].
Aux dernières nouvelles, la Bulgarie —État-membre de l’Otan et de l’Union européenne— persiste à fournir illégalement des drogues et des armes à Al-Qaïda et à Daesh, malgré la récente résolution 2253 adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité de l’Onu.
Thierry Meyssan
[1] „Doping war im Fußball gang und gäbe“, Frankfürter Allgemeine Zeitung, 13 juin 2007.
[2] “Bulgaria’s most popular politician : great hopes, murky ties”, John Beyrle, May 9, 2006.
[3] “Bush’s Bulgarian Partner in the Terror War Has Mob History, Investigators Say”, Jeff Stein, U.S. Congressional Quarterly, May 2007.
[4] Die neuen Dämonen, Jürgen Roth, 2008.
[5] The Assassins : A Radical Sect in Islam, Bernard Lewis, Weidenfeld & Nicolson, 1967.
[6] « La Bulgarie ne tient pas le Hezbollah responsable de l’attentat de Burgas », Réseau Voltaire, 7 juin 2013.
[7] « Mise à jour d’une nouvelle filière de trafic d’armes pour les jihadistes », par Valentin Vasilescu, Traduction Avic, Réseau Voltaire, 24 décembre 2015.
[8] « Le sabotage du gazoduc South Stream », par Manlio Dinucci, Tommaso di Francesco, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 10 juin 2014.
[9] « US Strategy Plan Calls For Insuring No Rivals Develop » and « Excerpts from Pentagon’s Plan : "Prevent the Re-Emergence of a New Rival" » Patrick E. Tyler, New York Times, March 8, 1992. « Keeping the US First, Pentagon Would preclude a Rival Superpower » Barton Gellman, The Washington Post, March 11, 1992.
[10] « South Stream bloqué, la "claque" des États-Unis à l’Union européenne », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 5 décembre 2014.
[11] « La Syrie, centre de la guerre du gaz au Proche-Orient », par Imad Fawzi Shueibi, Réseau Voltaire, 8 mai 2012.
DAECH - Les mercenaires islamistes de l’Occident en Syrie sont drogués aux amphétamines
http://mai68.org/spip/spip.php?article9393
Le Captagon : l’élixir de courage de daech et alNosra
Qu’il s’agisse directement de DAECH ou de son sponsor officiel, l’Arabie Saoudite, tous deux font le trafic d’une amphétamine appelée "captagon" et dont la molécule s’appelle le chlorhydrate de fénétylline.
Les mercenaires islamistes au service de l’impérialisme américano-franco-sioniste, qu’il s’agisse de ceux de DAECH, d’al-Qaïda, d’Al-Nosra, de l’ASL, etc., sont tous complètement drogués au captagon, avec des surdoses inimaginables leur permettant de commettre toutes les horreurs dont vous avez entendu parler.
…
Le Captagon, drogue du jihad
https://www.bfmtv.com/international…
Le 19/11/2015 à 13h58
Paul Aveline

Le Captagon représente une manne d’argent pour Daesh, qui l’utilise aussi pour droguer ses combattants. - Joseph Eid - AFP
Certains témoins des attentats du 13 novembre racontent le comportement parfois erratique des terroristes. Une attitude qui pourrait s’expliquer par la prise d’une drogue bien connue des jihadistes : le Captagon.
Les terroristes qui ont frappé Saint-Denis et Paris étaient-ils sous l’emprise de stupéfiants ? La question se pose à la lecture de certains témoignages. Une substance est particulièrement suspectée : le Captagon. On la surnomme parfois "la drogue du djihad".
Quelques centimes par cachet
Un cachet de Captagon coûte quelques centimes d’euros à la fabrication. Une drogue bon marché qui provoque "une sorte d’euphorie" comme l’expliquait Ramzi Haddad, psychiatre, à l’agence de presse Reuters l’été dernier. Une euphorie factice qui expliquerait comment des hommes peuvent commettre de tels actes sans ciller.
Autre avantage tactique pour les commanditaire de ces attentats, et qui leur assure des soldats toujours plus "performants", le Captagon supprime la faim et la fatigue. Ces effets sont le résultat d’un mélange de substances puissantes. La fénéthylline, une molécule amphétaminique, est associée à de la caféine pour un résultat qui décuple les capacités du sujet en stimulant sa production de dopamine.
Utilisée à Sousse
Cette drogue a notamment été trouvée dans l’organisme du terroriste qui avait attaqué un hôtel à Sousse (Tunisie) en juin dernier. L’attaque avait fait 38 morts et 39 blessés avant que l’assaillant ne soit abattu par la police.
Utilisé par les djihadistes pour décupler leur énergie, le Captagon est aussi un business juteux pour Daesh qui a relancé sa production. La fabrication de Captagon ne coûte presque rien alors que son prix de vente, lui, a considérablement augmenté.
Ainsi, Europe 1 estime qu’un sac de 200.000 pilules ne coûte que quelques milliers d’euros à produire, alors qu’il se revend plus d’un million d’euros. Une manne d’argent pour l’organisation terroriste.