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Valeur, Loi de la valeur, Plus-value, Un essai de brève définition (MAJ 2025 de la page)

samedi 24 mai 2025, par Luniterre

A quelques corrections mineures près, on a conservé tel quel le cadre explicatif de 2017, mais on en a fait une sorte de « double 2025 » extensivement remis à jour en fonction de l’analyse approfondie des crises du XXIe siècle, et illustré d’extraits qui en montrent les implications concrètes.

Suite à diverses réactions aux articles et études publiées sur TML en 2017 sur ces sujets, et notamment :

Le cri d’un prolétaire insoumis : Que faire de la valeur-travail au 21e siècle ?

https://tribunemlreypa.wordpress.co…

nous tentions, dans un encadré, de proposer une définition simplifiée de ces notions de valeur, loi de la valeur, plus-value, afin d’en faciliter la compréhension. En fonction de nouvelles réactions, elle sera, éventuellement, perfectible !

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La valeur, telle qu’elle apparaît sous sa forme la plus primitive et la plus basique, la valeur d’échange, exprime une quantité de travail abstrait incorporé dans la marchandise.

Cette quantité est évaluée d’après le temps de travail moyen socialement nécessaire à la production de la marchandise.

On peut donc parler aussi justement de valeur-travail.

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Elle n’est pas forcément identique, en pratique, à la valeur marchande, qui, elle, exprime le prix de marché, soumis à la loi du marché, c’est à dire à la loi de l’offre et de la demande, par l’effet de la concurrence entre producteurs.

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La loi du marché est celle qui accentue les distorsions du marché et l’effet des crises, alors que

la loi de la valeur est celle qui tend à régler les échanges au plus près de la valeur-travail.

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Mais la loi du marché, même si elle influe grandement sur le profit capitaliste, n’est pas, par elle-même, la source de la plus-value, comme base économique essentielle de l’élargissement du capital.

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La plus-value résulte d’abord des rapports de production eux-mêmes, tels qu’ils sont encore à la base [de ce qui reste] du capitalisme actuel.

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Le salaire que le capitaliste paye au prolétaire est estimé en fonction des besoins vitaux nécessaires et suffisants pour le maintenir en état de travailler.

Cette estimation peut varier, selon le contexte, développement ou crise, selon l’environnement économique, et en fin de compte, selon le rapport de force dans la lutte des classes.

Néanmoins, si les proportions peuvent changer, tant que dure le capitalisme, le principe de création de la plus-value, lui, ne change pas :

Considéré selon la loi de la valeur, c’est à dire en parlant de valeur-travail, ou valeur d’échange, telle que définie ci-dessus, et en résumé simplifié, c’est donc la différence entre la valeur des biens dont le prolétaire a besoin pour sa survie, valeur résumée dans son salaire, et la valeur ajoutée, apportée par son travail aux biens qu’il peut produire pendant la durée contractuelle de travail, que l’on appelle plus-value .

Car en effet, au final, une partie de la production a permis au capitaliste d’amortir le salaire du prolétaire, tandis qu’une autre est bien, simplement et purement, une survaleur ajoutée par le travail, la plus-value.

La plus-value est donc une partie de la valeur ajoutée par le travail, partie que s’approprie le capitaliste propriétaire des moyens de production.

C’est cette partie qui est à la base de l’élargissement du capital.

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(NDLA : Pour être plus précise, et plus complète, la définition de la plus-value doit faire appel à la différence entre valeur d’échange et valeur d’usage, et à la façon dont elle se comprend dans le cas très particulier de la vente de la force de travail sous la forme salariale actuelle :

« c’est donc la différence entre la valeur des biens dont le prolétaire a besoin pour sa survie, valeur résumée dans son salaire, (valeur d’échange), et la valeur ajoutée, apportée par son travail aux biens qu’il peut produire pendant la durée contractuelle de travail, (valeur d’usage), que l’on appelle plus-value . »

Autrement dit, le salaire, équivalent à la survie du prolétaire, c’est la valeur d’échange de la force de travail.

Ce que le prolétaire produit pendant la durée contractuelle de son travail, c’est la valeur d’usage de la force de travail, qui est donc, contractuellement, sous le capitalisme, la propriété de l’employeur.

En réalité, sans cette notion de distinction entre « valeur d’échange » et « valeur d’usage », la notion de plus-value ne peut pas réellement être comprise dans toutes ses conséquences, y compris et surtout pour le développement d’une économie de transition, en rupture avec le capitalisme.

Dans une économie de transition, maitriser la loi de la valeur, ce n’est pas seulement établir un équilibre simple en valeur-travail, mais aussi maitriser la loi du développement qui découle de la resocialisation de la plus-value, comme sur-valeur, resocialisée en tant que valeur-travail utile au développement collectif.

C’est la grande zone d’ombre du débat d’entre-deux guerres en URSS, et dont il est plus que temps de tirer toutes les conséquences, ce qui n’avait été qu’ébauché, juste après guerre.

Cette différenciation entre valeur d’échange et valeur d’usage, généralement escamotée par la plupart des pseudos « marxistes », l’est ici, délibérément, aux fins de simplification. Pour une véritable compréhension dialectique de la notion de plus-value, on ne peut faire l’économie d’une étude plus poussée, et, a minima, telle que nous l’avions déjà résumée dans :

Le cri d’un prolétaire insoumis : Que faire de la valeur-travail au 21e siècle ? .

https://tribunemlreypa.wordpress.co…

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Voir à la suite, mise à jour de l’analyse en 2025 >>>

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Pour ceux qui veulent entreprendre une étude complète de la loi de la valeur, cela se trouve tout au début du Capital de Marx,

Livre 1, chapitre 1 :

MARX-Le-Capital-Livre-1 :

http://digamo.free.fr/capimarx1.pdf

MARX-Le-Capital-Livre-1.pdf

https://archivmarx.wordpress.com/wp-content/uploads/2023/01/marx-le-capital-livre-1.pdf

( une bonne édition, d’où est extrait le chapitre édité en pdf séparé :

MARX___PLUS-VALUE_PDF )

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Mise à jour en 2025, suite à l’analyse plus approfondie des crises de 2007-2008 et 2020-2021 :

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La valeur, telle qu’elle apparaît sous sa forme la plus primitive et la plus basique, la valeur d’échange, exprime une quantité de travail abstrait incorporé dans la marchandise.

Cette quantité est évaluée d’après le temps de travail moyen socialement nécessaire à la production de la marchandise.

On peut donc parler aussi justement de valeur-travail, mais à laquelle il faut ajouter, au XXIe siècle, la valeur d’amortissement du capital fixe qui se renouvelle par la robotisation d’une partie de la production : les machines reproduisant d’autres machines.

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Et outre cette somme, la valeur marchande, en fin de compte, exprime le prix de marché, soumis à la loi du marché, c’est à dire à la loi de l’offre et de la demande, par l’effet de la concurrence entre producteurs.

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La loi du marché est celle qui accentue les distorsions du marché et l’effet des crises, alors que

la loi de la valeur est celle qui tend à régler les échanges au plus près de la somme de la valeur-travail et de la valeur du capital fixe à amortir.

Mais au XXIe siècle les politiques monétaires des Banques Centrales « régulent » les crises par le Quantitative Easing qui rend possible un endettement massif du système.

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Au XXIe siècle la loi du marché est fonction de la masse monétaire en circulation régulée par les Banques Centrales. Le « profit » encore formellement « capitaliste » n’est plus essentiellement constitué de la plus-value extraite du travail productif, souvent insuffisante pour permettre le cycle de renouvellement du capital fixe, mais devient en grande partie une fonction dérivée de la dette publique et privée, garantie en dernier ressort par les Banques Centrales. C’est pourquoi on ne parle plus de capitalisme au sens « classique » du terme, mais de banco-centralisme, comme nouveau système de domination de classe.

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Comme on l’a vu, à l’origine, la plus-value est donc une partie de la valeur ajoutée par le travail, partie que s’approprie le capitaliste propriétaire des moyens de production.

A la suite, un cas d’application concrète,

à propos d’un exemple de confusion

entre plus-value et valeur ajoutée :

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Lu sur AgoraVox :

« Conséquences Matérielles : Un Transfert de la Plus-Value

La dérégulation a systématiquement biaisé le partage de la plus-value en faveur du capital. Depuis les années 1980, la part des salaires dans le PIB des pays de l’OCDE a chuté de 65 % à environ 55 %, tandis que les profits financiers ont explosé (aux États-Unis, la finance représente 40 % des profits contre 10 % en 1980). Ces chiffres traduisent un transfert massif de richesse des travailleurs vers les capitalistes, amplifiant les inégalités et alimentant les conflits sociaux.

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mouvement-economique-et-idees-261058

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Luniterre 21 mai 06:20

L’article fait un assez bon résumé de ce qu’est la baisse tendancielle du taux de profit, par contre il passe complètement à côté de ce qu’est la notion de plus-value, ce qui fausse complètement l’analyse des conséquences et les conclusions que l’on peut en tirer. Ce qui est donc d’autant plus étrange et inquiétant que l’auteur se réclame précisément du marxisme, et donc supposément du concept de plus-value tel que défini par Marx !

Selon Marx la plus-value est simplement la différence entre la valeur d’échange de la force de travail, définie contractuellement à l’embauche par le salaire, prix pour lequel l’ouvrier vend sa force de travail, et la valeur d’usage de cette force de travail, au cours du processus productif.

Le résultat de la force de travail totale investie dans le processus, c’est ce que l’on appelle, d’un point de vue économique, que l’on soit marxiste ou non, la valeur ajoutée par le travail au cours du processus. C’est donc aussi, en termes plus spécifiquement marxistes, la valeur d’usage de la force de travail employée pour la durée contractuelle définie à l’embauche, et qui est consommée dans le processus pour cette même durée.

Si la valeur d’usage ajoutée par la force de travail au cours du processus de production est supérieure à sa valeur d’échange (salaire), il y a donc production d’une plus-value, qui est une partie, mais une partie seulement, de la valeur ajoutée par la force de travail.

C’est donc la partie qui forme le profit nécessaire à l’élargissement du capital investi.

Comme le salaire est la partie de la valeur ajoutée définie contractuellement comme valeur d’échange revenant à l’ouvrier, la plus-value est la partie de la valeur ajoutée revenant tout aussi contractuellement au capitaliste employeur, et dans le but de laquelle il a investi au départ.

Et donc parler de « partage de la plus-value », comme le fait l’auteur de l’article, n’a absolument aucun sens, et surtout d’un point de vue marxiste !

La plus-value, par définition, et pas seulement chez Marx, est la partie de la valeur ajoutée qui permet spécifiquement l’élargissement du capital est n’est donc précisément pas « partagée », sans quoi elle perd évidemment le qualificatif de « plus-value », chez Marx comme ailleurs !

On en arrive donc à supposer que l’auteur, suivant la littérature économique systémique, en est arrivé à confondre complètement la notion de « plus-value » avec celle de « valeur ajoutée », confondant ainsi la partie et le tout, ce qui aboutit à cette aberration complète de « partage de la plus-value » !!!

Avec la baisse tendancielle du taux de profit, la réduction de la plus-value est d’abord et avant tout le résultat de l’évolution technologique des forces productives, qui de toute façon, réduit la quantité de main d’œuvre productive nécessaire à la production, et donc la quantité de plus-value extractible en conséquence. Et donc même la surexploitation bien réelle de la main d’œuvre « résiduelle » ne peut aucunement expliquer « que les profits financiers ont explosé (aux États-Unis, la finance représentant 40 % des profits contre 10 % en 1980). Ces chiffres traduisent un transfert massif de richesse des travailleurs vers les capitalistes, »

Les superprofits financiers ne peuvent donc pas essentiellement venir d’une surexploitation d’une main d’œuvre en voie de réduction constante, ce qui serait le paradoxe de faire plus de profit avec moins de plus-value.

Alors que l’auteur parle pourtant précisément de « fuite vers la finance », dans un précédent article, il devrait donc logiquement relier les deux approches pour constater que le stade de « rentabilité » du capital productif est déjà dépassé depuis longtemps et que la classe dominante est déjà, pour l’essentiel et surtout, pour sa fraction précisément la plus « dominante » parmi les dominants, passée à autre chose et à déjà repensé son système de domination de classe en fonction de ces réalités à travers le processus de banco-centralisation des dettes publiques et privées comme nouveau moyen de contrôle des forces productives et des forces sociales en générale.

Ce qui reste du capitalisme « classique » n’est déjà plus que le dernier vestige d’une époque révolue.

A l’empire romain succède le « haut moyen-âge » que les anglo-saxons ont fort justement baptisé « dark age », au capitalisme succède le banco-centralisme, qui est un nouveau « dark age », ou « âge sombre », obscurantiste, donc… L’ « aube du socialisme » a malheureusement « pâlit » depuis bien longtemps et complètement raté son entrée dans l’histoire.

Pour une hypothétique « Renaissance », une autre page reste à écrire, s’il en est, ce qui n’est pas certain, avec de telles confusions que l’on trouve jusque sur AgoraVox !

Luniterre

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Luniterre 22 mai 16:58

PS : pour le lecteur curieux de passage par ici, sinon pour l’auteur de l’article, pour aller plus loin et comprendre plus en détail la formation de la valeur ajoutée et de la plus-value, et en quoi elles se « séparent » au cours du processus productif, la seconde devenant le ferment du capitalisme, ou de ce qu’il en reste, le mieux est donc d’étudier ce processus selon celui qui en a fait l’analyse détaillée, et qui est supposément une source de cet article…

Sur le point précis de la plus-value, ça se trouve dans Marx, Capital, I, chap 5, en accès gratuit, ainsi qu’à l’ensemble de l’œuvre de Marx, sur ArchivMarx :

https://archivmarx.wordpress.com/2023/01/10/contre-le-pseudo-marxisme-universitaire-et-groupusculaire-en-revenir-a-loriginal/

Site qui vient de faire l’objet d’une remise à jour des liens et des documents joints, remise à jour également republiée sur Ciel de France, entre autres :

https://cieldefrance.eklablog.com/2025/05/contre-le-pseudo-marxisme-universitaire-et-groupusculaire-en-revenir-a-l-original-edition-archivmarx-2025-maj-des-liens.html

Et parmi les documents nouvellement mis en ligne, et pour la première fois en accès gratuit en langue française, une édition PDF intégrale des Grundrisse de Marx !

Ce qui permet, entre autres, par rapport à la « lecture » atrophiée et stérile des pseudos-« marxistes » de remettre dans le sens réel la relation dialectique entre valeur d’usage et valeur d’échange !

Luniterre

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Mais déjà en 2023, et republiée en 2024, une étude plus générale sur l’histoire et l’évolution du processus productif industriel. Extrait :

Le Roi « Capital » est mort, vive la Reine « Dette » !

https://cieldefrance.eklablog.com/le-roi-capital-est-mort-vive-la-reine-dette-a215991921

Dans la « chaîne de valeur », à chaque étape du processus productif, et quelle que soit la proportion dans laquelle il y rentre, le travail est donc un ingrédient parmi d’autres, et il a donc et une valeur d’usage et une valeur d’échange.

Dans la chaîne de valeur du processus productif, le « vendeur » de l’ingrédient travail, c’est le travailleur lui-même, qui vend sa force de travail contre un salaire, qui est donc, pour lui, la valeur d’échange de sa force de travail.

La valeur d’échange de cette force de travail est donc déterminée par le rapport entre l’offre et la demande, sur le marché du travail, au moment de la signature du contrat de travail. Les proportions dans lesquelles elle peut varier résultent de multiples facteurs, sur lesquels on reviendra plus loin.

Pour l’employeur la valeur d’usage de cette force de travail, répondant aux besoins de son entreprise, est donc réalisée par l’emploi de cette force de travail dans une phase particulière du processus de fabrication du produit, une phase au cours de laquelle elle y ajoute donc une quantité de valeur particulière et déterminant la « valeur ajoutée » à ce stade du processus productif.

Au cours de cette phase particulière du processus, l’entreprise « consomme » donc littéralement, en fait, la force de travail.

Pour l’entreprise, la force de travail est donc bien une valeur d’usage, à priori parmi d’autres, qu’elle a acheté à sa valeur d’échange, parmi d’autres marchandises dont elle a le besoin et l’usage pour survivre en tant que processus productif.

Pour autant, la force de travail, par nature, n’est pas un objet ni une substance plus ou moins inerte, mais bien, par nature et par définition, une substance vivante, une énergie qui fait donc littéralement « corps » avec son vendeur, le travailleur !

Les limites dans lesquelles elle peut varier, en tant que valeur d’échange, sont donc déjà biologiquement celles de la survie physique du travailleur, et même, plus précisément, celles de sa survie dans les conditions qui permettent une reproduction optimum de sa force de travail.

Et de plus, ces conditions ne sont pas déterminées uniquement de manière biologique, mais aussi socialement, par la capacité d’adaptation du travailleur à la société de son époque et donc aussi à son environnement culturel, éventuellement déterminant en termes de formation professionnelle.

Tous les déterminants de la reproduction de la force de travail, pour le travailleur, sont donc des valeurs d’usage, correspondant à ses divers besoins de consommation, sur tous les plans, que ce soit alimentaire ou autres.

Au moment de la signature du contrat de travail, tous ces déterminants deviennent donc ceux de la valeur d’échange de la force de travail, sous forme de salaire.

Dans la mesure où le prix du kilo de steak est l’un de ces déterminants, par exemple, nécessaire à la reproduction de la force de travail de l’ouvrier, on peut effectivement résumer symboliquement le processus de la chaîne de valeur, en termes de valeurs d’usage, en exposant simplement que le patron consomme la force de travail de l’ouvrier comme l’ouvrier consomme le steak !

Autrement dit, si la valeur ajoutée à la production par la force de travail est supérieure à la valeur du steak et autres biens consommés par l’ouvrier, il y a donc production d’une plus-value au bénéfice du patron, détenteur, par contrat, de la force de travail de l’ouvrier.

C’est pourquoi, selon Marx, on peut définir la plus-value comme la différence entre la valeur d’échange de la force de travail, le salaire, et la valeur d’usage de cette force de travail, au cours du processus productif.

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Sur le même thème, voir aussi :

France Finances, ça Balance… Mal ! Déficit Public Vs Dividendes CAC 40

https://cieldefrance.eklablog.com/2025/05/france-finances-ca-balance.mal-deficit-public-vs-dividendes-cac-40.html

La représentation schématique ci-dessus du banco-centralisme illustre donc le cas français, particulièrement caractéristique, mais ce schéma est fondamentalement le même qu’aux USA ou dans la plupart des pays, occidentaux ou non, industrialisés depuis plus d’un siècle, et qui suivent inévitablement une même courbe d’évolution de leur appareil productif, même si avec des variantes dans leurs conséquences immédiates.

L’évidence que met sous nos yeux le schéma symbolique de la balance, c’est la part de la valeur d’amortissement du capital fixe qui est assumée par la dette sur le plateau le plus « lourd » de la balance, d’un côté, et qui permet donc, de l’autre côté, sur le plateau de la finance, les « superprofits » autrement impossibles.

Un tour de « passe-passe » qui serait impossible sans les politiques monétaires ad hoc des Banques Centrales, et en UE, donc, de la BCE.

Exit le capitalisme « classique », bonjour le banco-centralisme !

Un système qui tient à la fois de la pyramide de Ponzi et de la dystopie orwellienne. Mais une pyramide de Ponzi constamment « consolidée » par les politiques monétaires « créatives » des Banques Centrales et une dystopie qui ne peut précisément se rendre « durable » que par un contrôle de plus en plus totalitaire de la vie quotidienne et de la « pensée » des citoyens.

https://cieldefrance.eklablog.com/2025/05/france-finances-ca-balance.mal-deficit-public-vs-dividendes-cac-40.html

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Nouveau sur le thème de la valeur :

De l’objectivité, ou non, de la valeur de toutes choses

Au cours des récents débats en commentaires sur AgoraVox, notamment avec « La Bête du Gévaudan » (Ultra-libérale), est revenue la question de savoir si la notion de valeur, en économie, a une base objective ou bien reste en toutes circonstances complètement subjective.

Au moment précis de la dépense, la notion de valeur, si elle reste subjective par bien des aspects, est néanmoins le plus souvent conditionnée par des facteurs objectifs incontournables.

Un SDF passionné d’art mais très objectivement affamé et qui trouve par hasard un billet gagnant du loto jeté par mégarde avant le résultat ira d’abord s’acheter un bon sandwich avant de se payer un tableau de maître pour décorer sa future demeure…

Par contre, il ne regardera même plus le prix du sandwich, que la veille encore il aurait soupesé centime par centime, selon son maigre argent disponible.

Le « Français moyen » ne regarde en fait pas du tout du même œil ses factures de gaz et d’électricité selon qu’il habite un HLM de banlieue ou un appartement du 16e à Paris. Et pourtant l’un ou l’autre devront payer leurs factures sauf à choisir de se geler et de repasser à la bougie.

Il y a donc toujours un mélange de facteurs objectifs et subjectifs dans les choix des acteurs économiques, et l’un ou l’autre de ces aspects, subjectif ou objectif, devient dominant selon les situations.

Mais globalement les facteurs objectifs ont tendance à se combiner entre eux pour aboutir à ce qui ressemble bien à des « lois de l’économie ».

De l’objectivité, ou non, de la valeur de toutes choses

https://cieldefrance.eklablog.com/2025/05/de-l-objectivite-ou-non-de-la-valeur-de-toutes-choses.html

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VOIR AUSSI >>>

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IMPORTANTE MISE À JOUR SUR LE SITE

ArchivMarx

Pour un retour à une formation de base aux fondamentaux du mouvement ouvrier, actuellement inexistante, tant dans les cercles d’universitaires que dans les organisations militantes sur le terrain des luttes de classe au quotidien, voici déjà les principaux liens disponibles vers les originaux de Marx et les meilleures traductions actuellement disponibles sur le net !

(Note importante au 21/05/2025 : le constat est que les sites « inventin.l’autre net » et « mlwerke » ont cessé d’être opérationnels pour diffuser les oeuvres de Marx.

« mlwerke » peut se retrouver en « way back machine », et on indiquera donc ces « liens de secours ». Les trois volumes « disparus » du Capital ont pu être retrouvés sur « digamo.free » et à partir d’aujourd’hui on mettra donc également ces « liens de secours », mais en plus les documents seront sauvegardés directement sur le site, avec des liens supplémentaires appropriés.)

Au passage, on ajoutera quelques documents supplémentaires trouvés incidentellement au cours de cette recherche de « sauvetage » !

Et finalement à quelque chose malheur est bon, car on a enfin réussi à trouver une traduction française complète et assez correcte des Grundrisse, même si avec quelques imperfections de mise en page, dues à la transformation du texte en doc PDF.

Une première, semble-t-il donc, en tant qu’accès internet à cette oeuvre fondamentale et basique, d’où son nom, du reste, pour comprendre la signification réelle de l’oeuvre de Marx, dans ce qu’elle a, précisément, de transhistorique.

Luniterre

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Contre le pseudo-« marxisme » universitaire et groupusculaire, en revenir à l’original !

https://archivmarx.wordpress.com/2023/01/10/contre-le-pseudo-marxisme-universitaire-et-groupusculaire-en-revenir-a-loriginal/

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Egalement sur TML, En Avant Marx ! et Ciel de France :

Marx, Capital et Œuvres Complètes

Contre le pseudo-« marxisme » universitaire et groupusculaire, en revenir à l’original ! (Edition ArchivMarx 2025 MAJ des liens)

https://cieldefrance.eklablog.com/2025/05/contre-le-pseudo-marxisme-universitaire-et-groupusculaire-en-revenir-a-l-original-edition-archivmarx-2025-maj-des-liens.html

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2025/05/22/contre-le-pseudo-marxisme-universitaire-et-groupusculaire-en-revenir-a-loriginal-edition-archivmarx-2025-maj-des-liens/

https://enavantmarx.canalblog.com/2025/05/contre-le-pseudo-marxisme-universitaire-et-groupusculaire-en-revenir-a-l-original-edition-archivmarx-2025-maj-des-liens.html

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