Le vieux discours de Bayrou sur la dette est juste une posture, désormais, mais il a pu y "croire" un temps en tant que moyen de s’attirer le soutien, effectivement, d’une partie de la bourgeoisie "libérale" la plus réac socialement. A présent cette posture lui donne un semblant d’originalité et toujours quelques soutiens, sans doute, mais pas suffisants ni déterminants politiquement : on le voit bien avec l’orientation pseudo-"militariste" de Macron, qui n’est jamais qu’un piège à fric et à dette commandité par l’UE, dont Bayrou est "par ailleurs" un "fervent défenseur". Son "plaidoyer" contre la dette s’arrêtera donc à quelques formules de rhétorique, mais comme tu le comprends bien, peut donc être utile pour "justifier" des mesures politiques antisociales, au besoin.
Toute cette classe politique, de l’"extrême-gauche" LFIste à l’"extrême-droite" RN-Marine-Bardella, est 100% accroc à la dette publique, dont elle vit, d’une manière ou d’une autre, mais assez consciemment, et idem pour Bayrou et consorts centristes, sans avoir pour autant la capacité intellectuelle de faire des analyses rationnelles, sur le banco-centralisme, notamment.
Sans aller jusque là il y avait peut-être un début de prise de conscience chez un « souverainiste » récemment « suicidé », mais on ne le saura sans doute jamais.
Il suffit pourtant de faire les comptes globaux de la plupart des nations occidentales, du japon, et même de la Chine, maintenant, pour voir qu’il y a « quelque chose qui cloche » et que les trois-quarts de la planète ne subsistent avec une apparence de « prospérité », au demeurant toute relative et pour le moins très inégale, uniquement par la dette publique et privée, qui est devenue le « poumon », artificiel et creux, de l’économie mondiale.
Simplement, tant que suffisamment de monnaie circule pour que quelques uns arrivent à en amasser de façon effectivement impressionnante, l’illusion d’être toujours en « régime capitaliste » subsistera.
De toute façon, je pense que c’est l’intérêt des banco-centralistes de maintenir cette illusion.
La plupart des gens qui se disent « anticapitalistes » sont en réalité fascinés par ces « fortunes » spectaculaires et donc ils continueront à se gourer de cible très longtemps encore, et probablement assez longtemps pour que le banco-centralisme s’établisse durablement, comme d’autres systèmes de domination de classe avant lui.
On en revient toujours au fait que le passage à la féodalité s’est étalé sur plusieurs siècles et sans que personne n’en fasse véritablement l’analyse, avant les historiens modernes.
Et on voit bien, comme tu sembles également le remarquer, qu’il y a de moins en moins de « bifurcations » possibles en termes de luttes de classe.
Dans certains pays il y a encore quelques « bifurcations » souverainistes possibles, comme freins à l’expansion du banco-centralisme, mais on voit bien partout une volonté acharnée du système à y mettre « bon ordre » et par tous les moyens, semble-t-il donc.
En France nous avons surtout des souverainistes d’opérette, pour ne pas dire de supérette, c’est-à-dire de petites boutiques nourrissant simplement une bureaucratie marginale du système, comme l’est également, et depuis longtemps, devenu le syndicalisme.
Ce 14 juillet apathique semble nous indiquer que « les carottes sont cuites ». On ne voit guère d’où pourrait venir un « choc salutaire », mais l’insistance de la presse à étouffer et à déformer l’affaire Trogneux indique donc que le système craint malgré tout une faille qui pourrait « réveiller » l’opinion publique avant la fin du quinquennat Macron, et donc indirectement faire prendre conscience de l’état de déchéance dans lequel la macronie a mis le pays.
Le paradoxe est donc que tant que Macron s’accroche au pouvoir, il reste un « point faible » dans la cuirasse médiatique du système, alors que 2027 sera pour le système l’occasion de mettre en place un nouveau spectacle « durable » pour succéder à la macronie, en surfant effectivement sur les « peurs » ensemencées par la Macronie et « recyclées » par de nouveaux « visages rassurants » dans la classe politique.
Il n’y a donc pas de raison de négliger de tirer le « fil Trogneux », tant qu’il dépasse encore de la cuirasse. Si ce fil ne les « gênait » pas un tant soit peu, il était évidemment bien plus simple de faire une apparition « trinitaire », ou simplement « duelle » au tribunal pour dissocier « Jean-Michel » de « Brigitte ». Point barre. Au lieu d’aller jusqu’à se plaindre minablement auprès du président US à propos de Candace Owens !
En un sens, Natacha Rey, désormais gravement malade, contre la macronie, c’est, symboliquement, un succédané de « lutte de classes », vu qu’il n’y en a plus guère d’autre…
Luniterre
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