Grotesque…! On ne va pas discutailler tel ou tel chiffre, seulement rappeler qu’avec le "hors bilan" la dette publique réelle est supérieure à 7000 Milliards depuis quelques années déjà, selon la plupart des études sérieuses sur le sujet. Si la dette publique n’est pas un problème, et précisément, un problème d’indépendance nationale, on se demande bien pourquoi Trump bataille pour en libérer, au moins en partie, les USA, la première puissance mondiale, encore aujourd’hui, si elle entend, précisément, le rester !
Bref, le PRCF, qui prétend se poser en parangon de l’indépendance française, se moque plus que jamais du peuple et du prolétariat français, qu’il tente de duper depuis deux décennies déjà.
Evidemment, ce n’est pas parce que Bayrou manipule ce sujet pour ses propres intérêts de classe que ce n’est pas un sujet réellement problématique pour l’indépendance du pays.
La gauche française pratique depuis longtemps une kollaboration de classe poussée à l’extrême avec le banco-centralisme, dont elle se pose de par le fait en "avant-garde", et c’est bien le seul domaine où elle mérite encore ce titre, malheureusement.
Le PRCF en tant que fraction minoritaire de cette gauche, non seulement ne fait pas exception, malgré ses rodomontades pseudo-"patriotiques", mais en rajoute donc même une couche, et une couche particulièrement épaisse, avec cet article manipulatoire, parmi tant d’autres que ce micro-parti a produit, depuis sa fondation.
Luniterre
PS : comparer la dette selon les époques n’a en plus de sens, et surtout d’un point de vue marxiste, qu’en fonction de l’évolution des rapports de production, et l’évidence des études sur le temps long montre que l’hégémonie mondiale de la dette s’établit nettement depuis le déclin du capital, à son apogée au tournant des années 70 en France, et prend un tour irréversible avec l’émergence du banco-centralisme à l’échelle mondiale à partir de la crise de 2007-2008.
Le « prototype » de l’économie banco-centraliste ayant déjà été établi, au tournant du XXIe siècle, au Japon. Voir à ce sujet ce qu’en pense Richard Werner, qui en fut l’instigateur involontaire en espérant régler par ce biais la crise japonaise :
Sur le thème, quelques articles de fond :
Un article un peu plus ancien, mais où Richard Werner, lui-même à l’origine du concept de "Quantitative Easing", décrit on ne peut mieux, à partir de son expérience personnelle d’économiste au Japon, l’évolution économique banco-centraliste de ce premier quart du XXIe siècle, jusqu’à la naissance actuelle des Monnaies Numériques de Banque Centrale et au danger fatidique pour les libertés, économiques, et les libertés tout court, qu’elles représentent :
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Pour l’ébauche d’une solution…
Pour un retour à quelques fondamentaux du Gaullisme,
réadaptés en pratique à l’évolution économique du XXIe siècle :
Reprendre le contrôle, à l’échelle nationale, de la vie économique et sociale, y compris dans sa dimension financière, reste la priorité essentielle. Contrôler le crédit, c’est contrôler la création monétaire réelle dans le pays, directement sur le terrain du développement économique, et donc tout à fait indépendamment de son signe, Euro ou autre. Contrôler le crédit permet d’orienter les grandes tendances de l’activité économique vers les activités et secteurs prioritaires pour les besoins de la population et pour l’indépendance de la nation.
C’est pourquoi nous avons proposé, sur Ciel de France, de remettre au centre du débat la reconstruction d’un Conseil National du Crédit, dans une version statutairement adaptée aux nécessités de notre indépendance nationale au XXIe siècle, c’est à dire doté de pouvoirs constitutionnels et d’une représentativité démocratique réelle :
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Les leçons de l’Histoire…
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Pour une approche plus synthétique de l’ensemble du processus de la mutation banco-centraliste depuis la formation du capital industriel, une étude de fond :
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