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Palestine : chronologie d’un État en quête de reconnaissance

dimanche 27 juillet 2025, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 27 juillet 2025).

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Publié le : 24/07/2025 - 21:56
Modifié le : 24/07/2025 - 21:57

Marc DAOU

Des jeunes palestiniens, dont l’un porte un drapeau palestinien, courent après le retrait des troupes israéliennes de Beit Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza, le 26 novembre 2006. / Hatem Moussa, AP (illustration)

Malgré les pressions israéliennes, Emmanuel Macron a annoncé, jeudi 24 juillet 2025, que la France allait reconnaître l’État de Palestine lors de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre à New York. France 24 retrace l’histoire qui a empêché cet État de voir le jour.

De l’Empire ottoman au mandat britannique

1916 - Conclus en mai entre la France et le Royaume-Uni,les accords Sykes-Picot délimitent les futures sphères d’influence des deux puissances dans les territoires du Moyen-Orient, comme la Palestine ou la Syrie, qui font alors partie d’un Empire ottoman vacillant.

Carte des accords Sykes-Picot (archives britanniques) / DR

1917 - La déclaration Balfour, du nom du ministre britannique des Affaires étrangères Arthur Balfour, promet, en pleine Première Guerre mondiale, "l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif". Avant de répondre favorablement aux aspirations sionistes, Londres avait promis, au chérif Hussein de La Mecque, la création d’un royaume arabe indépendant sur les décombres de l’Empire ottoman.

1922 - La Société des Nations (SDN), ancêtre de l’Organisation des Nations unies (ONU), accorde au Royaume-Uni un mandat sur la Palestine. Dans son communiqué, la SDN reprend les termes de la déclaration Balfour sur "l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif". Elle précise que "l’administration de la Palestine assumera la responsabilité d’édicter une loi sur la nationalité [qui] comportera des clauses destinées à faciliter aux juifs qui s’établiront en Palestine d’une façon permanente l’acquisition de la nationalité palestinienne".

1937 - Après le début des émeutes arabes, en 1936, contre le mandat et l’immigration juive, un rapport de la commission britannique Peel recommande la partition de la Palestine en un État juif comprenant 33 % du territoire et un État arabe rattaché à la Transjordanie.

Carte de la commission Peel

Un "État juif" et un "État arabe"

1947 - En février, le Royaume-Uni, qui souhaite renoncer à son rôle de mandataire, soumet la question de la Palestine à l’ONU. En novembre, l’Assemblée générale des Nations unies adopte, malgré l’opposition unanime des délégations arabes, la résolution 181 qui appelle à partager la Palestine en un "État juif" et un "État arabe", Jérusalem, se voyant placée sous contrôle international.

La carte du plan de partage approuvé par l’ONU en 1947. / DR

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