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« Le jazz, c’est de la musique arabe » (vidéos)

lundi 4 août 2025, par a_suivre

Arté qui se targue d’être une chaîne de "service-public" désactive le partage et restreint dans le temps la lecture de certains documentaires, comme « Divas : d’Oum Kalthoum à Dalida », publié le 7 mars 2025 sur YouTube [1].

Pour une chaîne de télévision financée avec notre argent, limiter le partage et réduire la diffusion de certains documentaires me semble surprenant, surtout que cette chaîne s’affiche comme étant "La Plateforme Culturelle Européenne" et dont le président du conseil de surveillance, depuis 1993, est toujours présenté dans les médias grand public comme un « intellectuel humaniste »[2].

C’est d’autant plus paradoxal que d’autres documentaires ne subissent pas cette censure, comme pour celui du 13 mars 2025 où les intervenants semblent se réjouir de la chute de Bachar al-Assad [3].

Ces quelques remarques factuelles de censure sournoise démontrent que notre gouvernement cherche à cacher au grand public que, c’est l’Occident, qui depuis plus d’un siècle, s’acharne à détruire et à pervertir ces pays d’Orient, de Bagdad à Casablanca, sous le prétexte fallacieux que ce seraient des barbares, des terroristes !

Justement cet excellent documentaire - réalisé à partir d’images d’archives, par Feriel Ben Mahmoud [4], sur la vie de quatre Divas - nous dévoile que, dans les années 50, la plupart des pays du monde arabe étaient en paix, modernes, dynamiques, raffinés, riches de cultures plusieurs fois millénaires, contrairement aux sionistes, qui n’ont aucune véritable culture, à part la passion, la folie pour les massacres de masse, les occupations coloniales, fondements constitutifs de l’Etat nazi d’Israël qui est toujours sur le pied de guerre depuis sa création en 1948.

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https://www.youtube.com/watch?v=_F_…
MPEG4 - 418.1 Mo
Extrait du Documentaire "Divas : d’Oum Kalthoum à Dalida" de Feriel Ben Mahmoud - Arté - 7_mars_2025 - vidéo_21’36’’

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L’âge d’or de la culture dans le monde arabe des années 1920 aux années 1970, a vu les femmes prendre une place déterminante. Elles ont fait vibrer et rêver des peuples très divers, de Bagdad à Casablanca. Ces femmes, restées pour certaines des monstres sacrés sont les symboles d’une époque révolue mais aussi des modèles et des sources d’inspirations pour de nombreux artistes contemporains.

Oum Kalthoum, Warda al-Jazairia, Fayrouz, Asmahan et Dalida, les grandes divas arabes de 1920 aux années 1970.

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Sources

[1] Divas : d’Oum Kalthoum à Dalida - ARTE - vidéo_52’54’’ : https://www.youtube.com/watch?v=_F_…

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[2] Bernard-Henri Lévy, président du conseil de surveillance d’Arté France depuis 1993, « a pu bénéficier, pendant ses 31 années de mandat, d’un soutien substantiel  » de la chaîne « pour le financement de ses œuvres audiovisuelles et cinématographiques », soit « un montant cumulé de 750 000 euros » entre 2011 et 2022

Source : https://www.lemonde.fr/culture/arti…

Pour le média Algerie-Patriotique, Bernard-Henri Lévy, l’écrivain-entrepreneur à la fortune estimée à 215 millions d’euros, peut être qualifié de « criminel intellectuel de guerre ». Car il aura contribué à déclencher et à encenser toutes les dernières interventions impérialistes menées par le camp atlantiste dans le monde, exhibées comme des « missions civilisatrices » conduites pour instaurer la démocratie.

Par ses entreprises belliqueuses, il a enrichi les industriels de l’armement et du pétrole, mais également son compte bancaire. Selon plusieurs sources, au moment où des milliards de travailleurs perdaient jusqu’à 20% de leurs revenus du fait de l’hyperinflation spéculative orchestrée par ses frères de fortune, Bernard-Henri Lévy (souvent désigné par ses initiales BHL) aurait amassé entre les mois d’avril 2022 et avril 2023 la prodigieuse somme de 75 millions d’euros, sonnants et trébuchants. Une hausse de 40 millions par rapport à l’année précédente.

Ce philosophe, censé par vocation enseigner la sagesse et prôner la paix, exhibe au contraire en tête de son blog, bien mise en exergue, cette cynique citation martiale digne d’un psychopathe :

« L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre ».

Bernard Henri Lévy, ce VRP d’Israël, est non seulement un instigateur de conflits armés atlantistes et apologiste de guerre génocidaire, notamment celle menée actuellement par Tsahal contre les Palestiniens, mais également un apologiste du viol des filles.

C’est ainsi qu’en 2010, BHL avait publié une pétition « écrivains et artistes » pour l’abandon des charges portées sur Roman Polanski, réalisateur pourtant condamné pour « rapports sexuels illégaux » avec une mineure.

Scandaleusement, cette pétition avait récolté plus de 4 000 signatures. Pour rappel, Alain Finkielkraut avait pris sa défense dans cette affaire de pédocriminalité impliquant Roman Polanski.

Source : https://www.algeriepatriotique.com/…

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[3] Syrie : l’après Bachar-al-Assad - Tracks East - ARTE vidéo_32’41’’ : https://www.youtube.com/watch?v=x7s…

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[4] Feriel Ben Mahmoud, née le 6 mars 1976, est une historienne et réalisatrice franco-tunisienne. Elle documente l’histoire du monde arabe contemporain, l’histoire coloniale et le féminisme des pays arabes.

Diplômée d’une maîtrise d’histoire à la Sorbonne et d’un DEA à l’Institut d’études politiques de Paris, Feriel Ben Mahmoud est spécialiste du monde arabe contemporain et de l’histoire coloniale.

En 2002, son premier film, Ghadamès, la perle du Sahara, est réalisé aux côtés de Hanane Ben Mahmoud ; ce documentaire de 52 minutes, diffusé sur France 5, et traitant de la ville-oasis libyenne du même nom, marque l’ouverture de sa filmographie et de la série de ses documentaires sur le monde arabe.

En 2003, elle réalise son second documentaire, Foum Tataouine, sur les bataillons d’infanterie légère d’Afrique, qui est repris dans un livre que la documentariste publie en 2005 : Les Bat d’Af : la légende des mauvais garçons.

En 2004, elle suit une formation à la réalisation documentaire aux Ateliers Varan à Paris. Elle réalise alors Ayyem Zamen, les jours lointains, un film portant sur un café social destiné aux retraités maghrébins à Paris ; elle suit ces hommes dans leur voyage de retour au pays natal des années plus tard.

En 2011, elle réalise Tunisie année zéro, un documentaire focalisé sur la révolution tunisienne de 2011.

En 2013, elle réalise Tunisiennes, sur la ligne de front, dans lequel, depuis la révolution de 2011, la réalisatrice Feriel Ben Mahmoud observe les transformations des droits des femmes en Tunisie, un pays faisant autrefois figure d’exception dans le monde arabe.

En 2015, elle réalise La Révolution des femmes, un siècle de féminisme arabe, un film qui documente l’histoire du féminisme arabe du XIXe siècle à nos jours, à partir d’images d’archives, de la Tunisie à l’Égypte, à l’Algérie, au Maroc, au Liban et à l’Arabie saoudite. Ce film révolutionne la vision occidentale du féminisme arabe, notamment en le datant de plus de 50 ans, et constitue une référence pour les études de genre.

En 2020, elle réalise le documentaire Like a Virgin qui a pour sujet la résurgence du mythe de la virginité dans le monde moderne, un demi-siècle après la révolution sexuelle. Il y est montré une tentative de « reconquête morale » des « religions conservatrices », dans le monde arabe aussi bien qu’en Occident.

En 2021, pour l’exposition Divas, d’Oum Kalthoum à Dalida qui se tient à l’Institut du monde arabe, Feriel Ben Mahmoud réalise un documentaire qui retrace le parcours d’Asmahan, Samia Gamal, Faïrouz et Warda al-Jazairia.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferie…

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Patrie (vidéo_4’43’’)

https://www.youtube.com/watch?v=xoh… Patrie - HOMELAND - وطن - Taksim Bayat تقاسيم بياتي قانون- Farah Fersi - ETERNAL LIGHT_CONCERT_2024 - 24 avr. 2024 vidéo_4’43’’

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http://mai68.org/spip3/spip.php?art…

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Palestine : Un peu de légèreté…

https://www.youtube.com/watch?v=ECp… Duo avec la chanteuse palestinienne Nai Barghouti (@naibarghouti) - EllenPlaysBass - 24_octobre_2024 - vidéo_1’18’’

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La culture palestinienne est-elle en train de devenir

une culture en exil ?

La culture palestinienne, plus que jamais la cible de la haine de l’occupant À Gaza la folie destructrice israélienne s’acharne sur le patrimoine et la culture.

Pratiquement tous les sites archéologiques, les bibliothèques, théâtres, cinémas, musées, mosquées, églises, monuments, sont détruits.

Il en est de même pour les écoles et les 12 universités.

Des centaines d’intellectuels, de professeurs, de cinéastes, de poètes, d’écrivains, de journalistes n’ont pas survécu aux massacres.

Partout en Palestine, c’est l’ensemble du monde culturel qui est – littéralement – dans le collimateur d’Israël.

Pour ne prendre qu’un exemple en Cisjordanie, la dévastation du Théâtre de la Liberté à Jénine ainsi que l’emprisonnement «  préventif  » de son directeur depuis décembre 2023 signent une volonté délibérée d’éradication.

Jamais, en Palestine, l’éducation et la culture n’ont été confrontées à une telle hargne d’anéantissement.

En décembre, le ministère palestinien de la Culture rendait public son « Deuxième rapport préliminaire sur les dommages subis par le secteur de la culture du 7 octobre au 6 décembre 2023  ».

Le ministre, Atef Abu Saif, bloqué à Gaza depuis le début de l’offensive israélienne écrivait  : «  Cette guerre aveugle n’épargne rien et piétine toutes les valeurs humaines, la morale et les lois internationales […] Tous les secteurs vitaux sont visés sans exception  ».

Le rapport recensait alors 28 écrivains et artistes tués, 200 sites archéologiques, 9 maisons d’édition, librairies ou bibliothèques, 21 centres culturels, dont 8 musées détruits ou inutilisables, sans compter la disparition de 150 ans d’archives.

La liste des meurtres et des destructions s’est considérablement allongée depuis, en dépit des protestations venues du monde entier.

Lorsque Refaat Alareer, poète, écrivain et universitaire de renom, a été assassiné à Gaza, son dernier poème Si je dois mourir, tu dois vivre pour raconter mon histoire a fait le tour du monde. Il a été traduit en 160 langues. En France, mis en musique par le chanteur poète HK, il a été diffusé dans la plupart des rassemblements de solidarité, provoquant à chaque fois une émotion poignante tant ce texte symbolise le cri profond de tout un peuple (et publié dans PalSol no 87).Car la culture exprime de toutes ses forces l’identité et la volonté de résistance palestiniennes.

Que ce soit à travers la poésie, la musique, le cinéma, le théâtre, la danse, l’architecture, l’artisanat, la cuisine, la broderie…. La culture palestinienne est le fruit d’une longue histoire d’échange et de confrontation, au long des millénaires.

Au carrefour d’une multitude de civilisations, son patrimoine exceptionnel se diffuse, malgré les murs de l’apartheid. Ce que l’occupant israélien ne veut en aucun cas reconnaître, c’est «  Ce que la Palestine apporte au monde  », pour reprendre le titre magnifique qu’à Paris, l’Institut du monde arabe a donné, en 2023, aux 6 mois de manifestations qu’il a consacrés à l’effervescence culturelle palestinienne. Ces manifestations ont connu un énorme succès de fréquentation, et plus encore en fin d’année alors que la destruction de Gaza et de son patrimoine était en cours. Lors du dernier festival de Cannes, nombre d’artistes ont exprimé leur solidarité avec la Palestine, et Ground Zero, du réalisateur palestinien Rashid Masharawi, a été projetée lors du Marché du Film.

En Palestine, face à la démesure du traumatisme, artistes et intellectuels prennent un rôle actif pour tâcher de contribuer à la guérison collective, pour tenter de briser la barrière de la terreur instaurée par l’occupant.

Nombre d’entre eux, à travers les arts plastiques, les ateliers d’écriture, le hip-hop, la danse, la musique ou le théâtre, «  soignent  » comme ils peuvent. C’est le cas du Théâtre de la Liberté de Jénine ou du Yes Theatre d’Hébron qui viennent en aide aux enfants par le jeu, par la dramathérapie.

Au demeurant, le monde palestinien de la culture se heurte depuis 2019 à de graves difficultés financières  : après avoir longtemps été un soutien considérable, l’Union Européenne, ainsi que de nombreux pays occidentaux, ont rajouté à leurs conventions de financement une pseudo-clause «  antiterroriste  » dont les attendus sont tout à fait inadmissibles .

L’immense majorité des associations palestiniennes a bien évidemment refusé cette injonction exorbitante. Ce qui s’est immédiatement traduit par le blocage des aides. Dans le contexte actuel, cet étranglement financier s’accentue. En témoignent les obstacles aux transferts de fonds que dressent aujourd’hui la plupart des banques !

On sait également que le climat politique israélien de persécution est devenu tellement violent depuis le 7 octobre que la plupart des artistes sont contraints de garder le silence. Beaucoup préfèrent partir. Nombre d’entre eux avaient déjà quitté le pays ces dernières années pour pouvoir créer plus librement, et cette tendance est manifestement en train de s’accentuer.

Ceux qui restent connaissent les pires difficultés, quand ils ne sont pas emprisonnés. Le ciblage des artistes et des intellectuels tant en Israël qu’en Palestine crée un climat particulièrement lourd. «  Dans cet environnement de silence, de répression et d’intimidation, toute œuvre d’art ordinaire devient un acte de protestation  » a déclaré Ali Mawasi, rédacteur en chef du magazine culturel palestinien Fusha.

La culture palestinienne est-elle en train de devenir une culture en exil ?

Dans ce cas, notre devoir est de lui accorder asile.

Face au tarissement des moyens et à la hargne d’éradication en cours, il nous faut, au côté des Palestiniens, résister au rouleau compresseur génocidaire. Partout en France, nous devons rendre la culture palestinienne accessible au plus grand nombre. Plus que jamais nous devons la promouvoir.

PAL SOL n°89, par le Groupe de travail Culture de l’AFPS

VENDREDI 27 SEPTEMBRE 2024

Source : https://www.france-palestine.org/La…

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http://mai68.org/spip3/spip.php?art…

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