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Ukraine - La récente rencontre Trump-Poutine prouve que...

lundi 18 août 2025, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 17 août 2025).

La consolation - vidéo 12’59

Enregistré sur franceinfo le 17 août 2025 à 12h30

Cliquer ici pour télécharger la vidéo

Bonjour à toutes et à tous,

La récente rencontre en Alaska entre Le président de la Russie et celui des USA prouve bien que la guerre d’Ukraine n’était pas du tout entre la Russie et l’Ukraine mais bel et bien entre l’Amérique et la Russie. L’Ukraine ne servant que de lieu de combat, et de pourvoyeuse de combattants pour l’impérialisme US :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article15450

Tous les médias l’admettent aujourd’hui, c’est la Russie qui a gagné cette guerre. Il va y avoir cependant une rencontre de consolation entre Trump d’un côté, et de l’autre Zélinsky accompagné de ses supporters européens.

Il me faut tout de même apporter une nuance. Cette guerre n’a peut-être pas été vraiment voulue à l’origine par les USA, mais par l’Angleterre. C’est d’ailleurs l’impérialisme anglais qui a inauguré la guerre contre la Russie dès 1813 :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article11119

Et aussi, c’est l’Anglais Boris Johnson qui a empêché dès le début un accord entre Zélinsky et Poutine. Boris Johnson s’est carrément déplacé en Ukraine pour pousser Zélinsky à prolonger la guerre, lui promettant qu’il allait la gagner avec l’aide de tout l’occident :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article14422

Zélinsky s’est alors pris au jeu, il est tombé dans le piège, il a pensé qu’il était un grand chef de guerre qui se battait au nom de l’Occident pour détruire la Russie. Sa première rencontre avec Trump l’a fait retomber d’un cran :

http://mai68.org/spip3/spip.php?article3018

Mais l’humiliation n’a pas été suffisante pour lui faire vraiment réaliser qu’il n’était qu’un pion dans un jeu que jouent les superpuissances. il croit encore un peu à son importance puisque l’Angleterre, la France, l’Allemagne et Ursula continuent à le soutenir. Et ont réussi à obtenir une réunion de consolation.

Bien à vous,
do
http://mai68.org
17 août 2025

7 Messages de forum

  • Trump va avoir besoin du Groenland, ce qui va lui permettre de lacher qq terres à Poutine. Sauf que le Groenland risque de coincer un peu. Mais tout se négocie selon Trump…

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  • Cher Dominique

    La Grande-Bretagne est aussi russophobe qu’au 19e siècle, assurément, mais les États-Unis ont des ambitions ukrainiennes qui n’ont jamais faibli depuis la fin de la Première Guerre mondiale, devenues gigantesques à la fin de la Deuxième, et qui disposent d’autres moyens que ceux de l’Empire britannique en ruines. La Grande-Bretagne, depuis le Lend-Lease et sa ruine, consacrée par les désastreux accords de Accords de Bretton-Woods (juillet 1944), est réduite au rôle de caniche de Washington, qu’elle accompagne, souvent efficacement, dans tous les mauvais coups, malgré ce qu’elle a subi et subit de la part de son maître (elle jappait encore dans les années 1940-1950, quand il lui restait un Empire ou un morceau, elle ne se rebiffe plus guère,).

    Il ne faut pas nier son très fort pouvoir de nuisance, dans toutes les guerres impérialistes et putschs contre les Etats honnis pour leurs velléités d’indépendance (de l’Iran à l’Indonésie, de la Corée aux guerres du Moyen-Orient depuis plus de trente ans), mais elle a surtout servi, depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, de supplétif (majeur) aux Etats-Unis. Certes, elle aboie très fort contre les ennemis de « l’Occident », mais c’est Washington qui mène la danse. Le New York Times, qui a mis le temps avant de dire les choses, l’a récemment rappelé avec précision le 29 mars 2025 à propos de la conduite de la guerre contre la Russie depuis 2022 (https://www.nytimes.com/interactive… et chercher en français écho sur Internet). La guerre d’Ukraine est d’abord une guerre des Etats-Unis contre la Russie et contre les rivaux européens, alliés théoriques sous tutelle depuis les années 1940 ou 1989. Que pèsent le conservateur Johnson et son successeur travailliste Starmer (qui s’est hissé aux affaires en liquidant son rival de gauche, pourtant pas bolchevique, accusé d’antisémitisme pour soutien à la Palestine) face à l’Etat américain, dont, malgré les apparences, les objectifs ne varient pas entre administrations démocrates et républicaines ? Peu ou rien.

    Tu l’écris toi-même, « la guerre d’Ukraine n’était pas du tout entre la Russie et l’Ukraine mais bel et bien entre l’Amérique » — les Etats-Unis, plutôt – « et la Russie », avec la pitoyable cohorte de la « coalition des volontaires », dont l’agitation actuelle emplit notre presse de propagande. Depuis 2022, Le Monde bat en la matière ses propres records dans la désinformation, et (le pourtant très atlantiste) Beuve-Méry doit se retourner dans sa tombe. Ne parlons pas du reste de la presse, « gauche » incluse, la pire en la matière, quoique Le Figaro, parfois plus sérieux en politique extérieure malgré son vieil atlantisme, ait jusqu’ici, sauf exception, suivi le cours général.

    Les plans américains de conquête n’ont pu être mis en œuvre en Ukraine qu’avec le concours des vrais spécialistes du terrain, les Allemands, et ils ont disposé du même concours actif des nazis uniates (de l’Ukraine occidentale (polonaise dans l’entre-deux-guerres), qui secondaient leurs maîtres depuis l’occupation de l’Ukraine par la Wehrmacht (juin 1941-juillet 1944). Devenus nazis depuis les années 1920, les uniates de Lvov étaient chouchoutés par le Vatican depuis l’ère autrichienne des Habsbourg puis allemande des Hohenzollern : ils étaient le fer de lance de la conquête de l’immense empire russe, richissime en ressources (voir Le Vatican, l’Europe et le Reich de la Première Guerre mondiale à la Guerre froide (1914-1955), Paris, Armand Colin, 2010). L’historien-romancier Julian Semenov, qualifié de « John Le Carré soviétique », a très bien décrit leur rôle dans Opération Barbarossa, Paris, éditions du Canoë, remarquablement traduit (contre les autres) par Monique Slodzian (https://www.youtube.com/watch?v=zoS…).

    La collaboration germano-américaine en Ukraine n’a pas cessé depuis les années 1920, dans le but de conquérir cette caverne d’Ali Baba, évidemment sur fond de rivalités inter-impérialistes féroces dont on voit la trace aujourd’hui. C’est Reinhard Gehlen, général de la Wehrmacht et nazi de choc, chef du renseignement et organisateur de l’armée Vlassov, bourreau de l’Ukraine occupée, embauché par Washington en mai 1945, homme de l’OSS finissante et de son successeur (après transition septembre 1945-juin 1947) la CIA, qui fut chargé de l’organisation des gangsters banderistes, à partir de son QG de Pullach-Munich – centre de son organisation de renseignement et d’action (et quelle action !). Chef des renseignements de zone américaine puis de Bizone puis de Trizone, il fut repris par Adenauer, un des précoces artisans, au Zentrum (Centre catholique), de l’alliance avec le NSDAP, comme chef des mêmes services de la RFA à la fin de 1949 (jusqu’à sa retraite, en 1968). Naturellement, avec ses équipes : tous les effectifs de l’« organisation Gehlen », depuis l’embauche de son chef par les Américains, étaient constitués des nazis qui avaient accompagné et servi le général hitlérien pendant l’occupation de l’Ukraine, militaires et civils, dont l’énorme lot des policiers tout frais émoulus du Sipo-SD (communément appelée en français Gestapo) de l’ère hitlérienne. Il faut voir les sources pour le croire, la réalité étant proprement hallucinante, et de nature à faire passer leurs lecteurs pour « complotistes ».

    Très bonne bibliographie dans la fiche Gehlen en anglais (https://en.wikipedia.org/wiki/Reinh…).

    Noter que l’extraordinaire livre de Christopher Simpson, Blowback : The First Full Account of America’s Recruitment of Nazis, and its Disastrous Effect on Our Domestic Foreign Policy. New York, Collier Books, a été traduit en français, chez Delga, en 2022 Le Boomerang américain, à commander sur https://editionsdelga.fr/produit/le…,

    de même que Richard Breitman et Norman Goda, Hitler’s Shadow, Hitler’s Shadow : Nazi War Criminals, US Intelligence and the Cold War, National Archives, 2010, http://www.archives.gov/iwg/reports…, p. 76, et tout le chapitre 5 « Collaborators : Allied intelligence and the Organization of Ukrainian Nationalists », p. 73-97. Traduit en 2023, L’ombre d’Hitler : Les services secrets américains et les criminels nazis pendant la Guerre froide, édition J.-C. Godefroy, le livre étudie l’action américaine ou germano-américaine en Ukraine de 1944 à 1990 — après quoi s’ouvrit l’ère Nuland, madone livrant des petits pains chauds aux émeutiers nazis pendant le putsch Maïdan. Malgré sa préface par Eric Branca, journaliste-historien à l’esprit fort indépendant mais disposant souvent d’un écho certain dans la grande presse (notamment Le Figaro), cet ouvrage, d’auteurs structurellement liés au Département d’État (pour l’étude de la destruction des juifs d’Europe, https://en.wikipedia.org/wiki/Richa… et https://en.wikipedia.org/wiki/Norma…), est tombé dans un trou médiatique : aucun écho dans la grande presse, tant son contenu est compromettant sur la conception américaine de la « démocratie », en Ukraine et ailleurs

    Il est des incongruités insupportables. Censurés par la non-traduction, ces ouvrages sont en général inconnus. L’infime minorité des traduits, par des petits éditeurs, subit le même sort, vu son traitement par notre presse écrite et audiovisuelle.

    Voir aussi « Impérialismes dominants en Ukraine de l’avant 1914 au sauvetage-recyclage germano-américain des criminels de guerre banderistes (1890-1990) », chapitre de La Russie sans œillères, Paris, Delga, p. 145-169, 2022, La Russie sans œillères – Les éditions Delga (nombreux éléments bibliographiques)

    Entretien Antithèse, Lausanne, notamment sur l’Ukraine, 16 janvier 2023 : https://youtu.be/slfmANDzWO4

    « Ukraine : une guerre qui vient de loin », Quartier Libre https://www.youtube.com/watch?v=ZmO… ou https://qg.media/emission/ukraine-u… (2 minutes 30 seulement, le reste n’est accessible qu’aux abonnés à cette chaîne)

    Café marxiste du 15 octobre 2022 sur les affrontements inter-impérialistes en Ukraine depuis la fin du 19e siècle (https://youtu.be/19iN-lznZaY)

    Présentation Russie sans œillères Librairie Tropiques, mai 2022, http://www.librairie-tropiques.fr/2…

    Michel Midi 5 avril 2022 sur l’Ukraine https://youtu.be/nsh7RuhyAhg

    La campagne internationale sur “La famine en Ukraine”, de 1933 à nos jours, 14 janvier 2016, https://vimeo.com/151994776

    Amitiés,

    Annie

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  • Bonjour,

    Je voudrais apporter un détail de l’histoire sur les relations entre les Etats-Unis et l’URSS à propos de l’Ukraine et de leurs complexités.

    Il s’agit de l’assassinat de Stepan Bandera à Munich le 15 octobre 1959 par le KGB. On a cru pendant deux ans que le leader nationaliste ukrainien était mort d’une crise cardiaque car pour la première fois de l’histoire des assassinats ciblés le meurtrier utilisait un pistolet à cyanure.

    Son assassin s’appellait Bogdan Stachinski ; son itinéraire politique et amoureux, sa reddition aux autorités de RFA et son transfuge à la fin de sa peine vers "une ferme de la CIA" illustrent les différentes facettes de la guerre froide entre Etats-Unis et Union soviétique.

    https://fr.rbth.com/histoire/87283-…

    La victime Stepan Bandera fut un des derniers à défendre Adolf Hitler à Berlin avec Otto Skorzeny . Recherché par l’OSS comme criminel de guerre, il fut protégé en Suisse par les anglais du MI-5 puis confié au réseau du "général gris" Reinhard Gehlen qui organisait officiellement derrière le rideau de fer le combat contre l’Union soviétique.

    L’ancien officier du SD allemand, Reinhard Gehlen qui fonda en 1968 le BND et travailla avec la CIA de Jesus Angleton est un personnage controversé ; il est possible qu’il fut un agent double travaillant à la fois avec l’Est et l’Ouest. Un peu à l’image du légendaire Jesus Angleton travaillant à la fois avec la CIA et le Mossad. Certains imaginent l’hypothèse que Stepan Bandera fut livré au tueur du KGB par un agent double à un moment opportun des relations entre Etats-Unis et Union soviétique…

    Possible que le leader ukrainien Volodomyr Zelensky connaisse la même mésaventure.

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