RTS le 10 septembre 2025 : Israël a bombardé mardi 9 septembre 2025 le Qatar, ciblant des représentants du Hamas et faisant six morts dans leur entourage. Cette attaque sur le sol d’un pays allié des Etats-Unis illustre une divergence d’intérêt et d’objectifs entre Washington et Tel Aviv.
do le 10 septembre 2025 :
Trump fait semblant d’être en désaccord avec Netanyahu alors que c’est lui qui lui a donné l’ordre d’assassiner de hauts dirigeants du Hamas au Qatar attirés là par de prétendues négociations !
Rien n’a changé : Les Américains n’ont jamais respecté un seul traité de paix. Déjà, les cow-boys tuaient les chefs Indiens venus signer de tels traités. Ils les tuaient dès qu’ils arrivaient dans le camp militaire américain. Avant-même qu’ils soient descendus de cheval. C’est comme ça qu’ils ont eu Hassan Nasrallah ; ils lui ont parlé de négociations alors il s’est pas méfié. C’est comme ça qu’ils ont roulé l’Iran : ils l’ont endormi en parlant d’un traité de paix, et lui ont immédiatement après tiré dessus avec leur porte-avions nommé "Israël". Et ils ont procédé de même avec les chefs du Hamas !
Les frappes israéliennes au Qatar, première divergence stratégique avec Washington
https://www.rts.ch/info/monde/2025/…
10 septembre 2024 à 14h21
Israël frappe Doha pour éliminer des hauts responsables du Hamas
RTS - La Matinale du 10 septembre 2025, à 7 h - Myriam Benraad
Israël a bombardé mardi 9 septembre 2025 le Qatar, ciblant des représentants du Hamas et faisant six morts dans leur entourage. Cette attaque sur le sol d’un pays allié des Etats-Unis illustre une divergence d’intérêt et d’objectifs entre Washington et Tel Aviv.
L’attaque contre des "hauts responsables du Hamas" à Doha, présentée par Benjamin Netanyahu comme une réponse à l’attaque de la veille à Jérusalem revendiquée par le Hamas, a suscité la grogne des Etats-Unis. Donald Trump s’est dit "très mécontent", affirmant ne pas avoir été informé en avance, alors que le Qatar abrite une importante base militaire américaine et accueille régulièrement des initiatives diplomatiques impliquant les Etats-Unis.
Ces raids à Doha constituent une étape inédite dans l’escalade militaire israélienne. Après un contact téléphonique avec Benjamin Netanyahu, le président américain s’est aussi entretenu avec l’émir du Qatar et lui a assuré qu’une telle chose "ne se reproduirait pas".
Israël "autonome"
"Bombarder unilatéralement le Qatar, une nation souveraine et un allié proche des Etats-Unis […] ne promeut pas les objectifs d’Israël ni de l’Amérique", avait auparavant commenté sa porte-parole.
"Nous n’agissons pas toujours selon les intérêts des Etats-Unis. Nous sommes coordonnés, ils nous apportent un soutien incroyable, nous l’apprécions, mais parfois nous prenons des décisions", a rétorqué l’ambassadeur israélien à l’ONU sur une radio israélienne. "Parfois, nous les informons avant, parfois au fur et à mesure."
Pression sur le Qatar
Pour la politologue Myriam Benraad, professeure en relations internationales et spécialiste du Moyen-Orient, cette réaction peut paraître surprenante dans la mesure où elle "remet sur le devant de la scène les divergences de vues" entre les deux pays.
"Mais ce n’est pas totalement surprenant non plus", poursuit-elle, parce qu’après le 7-Octobre 2023, Israël avait annoncé des représailles contre le Qatar pour son soutien politique au Hamas, dont il abrite les dirigeants depuis des années.
L’ambassadeur israélien à l’ONU a toutefois affirmé mercredi que ces frappes n’étaient "pas une attaque contre le Qatar, mais une attaque contre le Hamas".
Myriam Benraad estime aussi que la médiation qatarie est désormais perçue, du côté israélien, comme ne pouvant mener à rien de positif, notamment en vue d’une éventuelle libération des otages. "Et donc la décision a été prise d’exercer cette pression maximale sur le Qatar […] Maintenant, reste à voir quelle sera la réaction du Hamas dans la bande de Gaza, mais aussi bien sûr du Qatar, qui a annoncé lui-même une riposte", rappelle-t-elle.
Doha en position fragile
Selon la chercheuse, la position de Doha a toujours été très fragile en raison de son appui au Hamas, dont l’éradication est un objectif non négociable d’Israël. "Il y a une sorte d’activisme diplomatique, mais […] on a peut-être enflé son rôle. Des pays comme l’Egypte ou la Jordanie sont moins évoqués mais ont une position assez importante sur ce dossier, et sont en situation de paix officielle avec Israël", souligne-t-elle.
Par ailleurs, elle affirme que les autres pays du Golfe n’ont ni les moyens ni l’envie d’intervenir. "Et leurs opinions publiques sont relativement muselées", rappelle-t-elle. "Donc il n’y aura pas d’embrasement au-delà des réprobations qui sont exprimées publiquement."