Le peuple des Hongana Manyawa.
Une fois de plus, le capitalisme et le modernisme à l’assaut des peuples premiers. Des milliards d’inconscients et d’aveugles face à une poignée d’irréductibles. C’est affligeant.
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Indonésie : "Nous allons tous finir par mourir", confie un membre du peuple des Hongana Manyawa, menacés par l’activité d’une mine de nickel exploitée par Eramet
https://www.franceinfo.fr/monde/asi…
Publié le 27 novembre 2025 08:08
Modifié le 27 novembre 2025 10:00
Ngigoro, membre du peuple autochtone des Hongana Manyawa, dénonce la destruction de la forêt à cause de l’exploitation minière d’Eramet. (YASUYOSHI CHIBA / AFP)
Ce peuple constitue l’une des dernières tribus autochtones en Indonésie, mais s’inquiète de la disparition de son territoire à cause de l’exploitation du nickel.
"Les employés de la mine viennent sur notre terre et détruisent tout, ils s’enrichissent et pillent notre peuple, nous allons tous finir par mourir", confie sur France Inter jeudi 27 novembre Ngigoro, membre du peuple autochtone des Hongana Manyawa, l’une des dernières tribus de chasseurs-cueilleurs d’Indonésie.
Selon ce peuple, leur survie est menacée, car leur territoire abrite la plus grande mine de nickel au monde, en partie exploitée par Eramet, entreprise française dont l’Etat est actionnaire. Face à l’urgence, Ngigoro a décidé pour la toute première fois de quitter son île et de traverser la planète. Il manifestera au côté d’ONG jeudi à Paris. Il se souvient du temps d’avant la mine de nickel. "Les choses étaient simples", dit-il. "On chassait, on trouvait notre nourriture dans la forêt qui est pour nous très importante", confie-t-il.
Aujourd’hui, il existe 3 500 membres du peuple des Hongana Manyawa, dont plusieurs centaines d’entre eux n’ont même jamais eu le moindre contact avec le monde extérieur. Mais à cause de cette mine et de son exploitation commencée il y a six ans, ils estiment qu’une grande partie de leur territoire a déjà disparu.
Ngigoro promet qu’il continuera à se battre, même s’il a l’impression de n’être entendu par personne en France. De son côté, l’entreprise Eramet explique à l’inverse être en lien permanent avec les représentants des Hongana Manyawa pour qu’ils ne subissent aucune conséquence de l’activité minière.
