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Hier comme aujourd’hui, l’Amérique était assez « grande » pour s’empoisonner toute seule (Vidéos)

dimanche 30 novembre 2025, par Luniterre

Hier comme aujourd’hui, l’Amérique était assez « grande » pour s’empoisonner toute seule.

Hier comme aujourd’hui, comme le montre l’épisode « Fentanyl », l’Amérique était assez « grande » pour s’empoisonner toute seule, et De Gaulle n’y était pour rien. Même si l’affaire « French Connection » avait donc bien sa base essentielle à Marseille, comme hélas, encore pas mal de trafics en tous genres, et notamment de drogues, aujourd’hui.

Au tournant des années 70 la « French Connection » a certainement contribué pour un autre tragique « épisode », mais l’appétence pour la drogue est d’abord et avant tout le reflet de la déchéance d’une société.

La concordance des temps entre cet « épisode » et la situation sociale et politique internationale au tournant des années 70 ne doit donc rien au hasard, tout comme l’actuel épisode « Fentanyl ».

Vers la fin des années 60 De Gaulle avait bien d’autres préoccupations en France, et concrètement la toxicomanie n’a vraiment pris une tournure sociale tragique et perceptible comme telle que plusieurs mois après la démission du Général De Gaulle :

« Les faibles moyens alloués à la lutte contre le trafic s’expliquent notamment par le fait que la toxicomanie est peu répandue et peu visible en France. Le 26 août 1969, Martine, apprentie coiffeuse de 17 ans, est retrouvée morte dans les toilettes du casino de Bandol. Alors que de nombreux décès par surdose d’héroïne avaient eu lieu pendant l’été 1969, tous concernaient des hommes. La mort de la jeune fille bénéficie d’une large couverture médiatique et contribue à la prise de conscience du fléau de la drogue par l’opinion publique française. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/French_Connection

Evidemment, dans le contexte social et politique de 1969 on peut comprendre que Pompidou n’ait pas non plus fait de ce problème une urgence immédiate de son action politique.

L’essentiel de la lutte contre la « French Connection » se déroule donc sous la présidence de Georges Pompidou, qui ne semble pas avoir globalement démérité sur ce point, même si avec un relatif « retard à l’allumage » dans cette lutte, selon le documentaire le plus détaillé que l’on puisse trouver sur la question, celui de David Korn-Brzoza réalisé en 2003.

Le fil néanmoins constant est qu’il semble présenter les policiers français comme « à la remorque » des efforts US, alors que si Nixon semble avoir eu le mérite de lancer cette lutte à grande échelle, ce sont tout de même les policiers français qui ont fait l’essentiel du travail, sur le terrain.

Luniterre

https://cieldefrance.eklablog.com/2025/11/hier-comme-aujourd-hui-l-amerique-etait-assez-grande-pour-s-empoisonner-toute-seule-videos.html

PS : La seule version intégrale encore accessible du documentaire de David Korn-Brzoza semble être celle en deux parties sur Dailymotion :

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2 Messages de forum

  • Un pot-pourri de faits divers et quand il dit un truc qui pourrait être intéressant comme la participation de d’une entreprise suisse dans ces traffics, il ne donne pas le nom. Aussi, il ne dit pas un mot du fait que ceux qui alimentait l’autre bout du pipeline depuis le triangle d’or en pleine guerre du Vietnam était la CIA qui cordonnait culture du pavot, récolte de l’opium, transformation en morphine base et son transport jusqu’à Marseilles où la mafia prenait le relais pour la transformation finale en héroïne et la distribution des deux cotés de l’Atlantique.

    À la fin de la French connection, c’est la Turquie qui a pris le relais. Puis, avec le rapprochement de celle-ci avec l’OTAN, à la faveur de l’envahissement de l’Afghanistan, en plus d’y relancer la culture du pavot à une échelle sans précédent en guise de reconstruction, les USA ont doté les Afghans de ce qu’ils ne faisaient pas avant, une technologie artisanale mais très efficace pour la transformation de la morphine-base en héroïne de première qualité. Pas un mot non plus sur Meyer Lanski, le très sioniste chef mafieux de la maffia italo-juive (selon Arte dans le doc Cuba, Batista et la maffia) dans la Cuba de Batista.

    Un autre élément non abordé est le blanchiment de l’argent du crime organisé. Michael Ruppert en avait beaucoup parlé dans From the Wilderness (il en reste des archives sur archive.org). Ce blanchiment est officiellement très risqué, donc les banques qui le pratiquent (toutes les places financières des deux cotés de l’Atlantique pour ce qu’il a pu démontrer) pratiquent des intérêts très élevés qui servent à alimenter leurs caisses noires et celles des états. Il avait aussi montré que l’état US réussissait à dépenser des sommes gigantesques sans réussir à donner aucune indication de la provenance de cet argent. Ils nous occupent avec des conneries secondaires alors que banquiers, industriels et états sont presque tous de mèche depuis le début de la révolution industrielle et sa guerre de l’opium.

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    • Effectivement, j’ai remarqué qu’il y a une "lacune temporelle", dans la première partie du film, à 12:20, au moment où il dit que "l’héroïne est transformée en morphine base dans le bassin méditerranéen", mais sans préciser où exactement, ni même montrer réellement cette étape du trafic sur la carte qui apparaît à l’écran.

      Par conséquent on peut en déduire qu’il y a une très grosse lacune, sur ce point, dans un film qui se veut par ailleurs quasiment exhaustif !!!

      A ce stade du film la culture est située en Turquie, et non pas en Asie du sud-est, selon eux. Pourtant on peut se souvenir qu’il a bien été question, même dans l’actu en version "main stream", du "triangle d’or" comme base de départ essentielle à toutes les époques de ce trafic, ce qui est rapidement vérifiable sur internet, du reste.

      Il est donc même précisé que ce trafic alimentait la consommation des soldats US durant la guerre au Vietnam.

      Il y a donc lieu de penser que la CIA jouait éventuellement contre son propre camp, ce qui semble plutôt étrange…

      Quoi qu’il en soit, on ne voit toujours pas trace d’une "complicité" explicite de De Gaulle ou de ses proches dans cette affaire.

      L’impression qui peut en résulter provient donc bien plutôt d’une sorte de négligence de ce problème du fait d’autres préoccupations plus urgentes, couplées au manque de moyens chronique des services de police concernés.

      Situation qui semble donc avoir subi un redressement radical, même si encore insuffisant, grâce à Nixon et bien en coordination avec les autorités françaises pompidoliennes, et c’est le "happy-end", au demeurant complètement relativisé par les auteurs du film eux-mêmes.

      Le fait reste donc étrange qu’ils ont ainsi "zappé" toute une partie historique essentielle de l’histoire de ce trafic, dans laquelle s’inscrivait donc bien celle de la "French connection", qui se trouve ainsi sortie d’une partie essentielle de son contexte historique et social, et ce qui réduit effectivement ce film à une dimension plutôt anecdotique.

      Merci pour cette "remise en contexte", donc, même si elle ne solde pas pour autant toutes les zones d’ombres de cette histoire, dont la plus grosse reste révélatrice, hier comme aujourd’hui, des contradictions internes profondes de l’État US.

      Luniterre

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