
Hier comme aujourd’hui, l’Amérique était assez « grande » pour s’empoisonner toute seule.
Hier comme aujourd’hui, comme le montre l’épisode « Fentanyl », l’Amérique était assez « grande » pour s’empoisonner toute seule, et De Gaulle n’y était pour rien. Même si l’affaire « French Connection » avait donc bien sa base essentielle à Marseille, comme hélas, encore pas mal de trafics en tous genres, et notamment de drogues, aujourd’hui.
Au tournant des années 70 la « French Connection » a certainement contribué pour un autre tragique « épisode », mais l’appétence pour la drogue est d’abord et avant tout le reflet de la déchéance d’une société.
La concordance des temps entre cet « épisode » et la situation sociale et politique internationale au tournant des années 70 ne doit donc rien au hasard, tout comme l’actuel épisode « Fentanyl ».
Vers la fin des années 60 De Gaulle avait bien d’autres préoccupations en France, et concrètement la toxicomanie n’a vraiment pris une tournure sociale tragique et perceptible comme telle que plusieurs mois après la démission du Général De Gaulle :
« Les faibles moyens alloués à la lutte contre le trafic s’expliquent notamment par le fait que la toxicomanie est peu répandue et peu visible en France. Le 26 août 1969, Martine, apprentie coiffeuse de 17 ans, est retrouvée morte dans les toilettes du casino de Bandol. Alors que de nombreux décès par surdose d’héroïne avaient eu lieu pendant l’été 1969, tous concernaient des hommes. La mort de la jeune fille bénéficie d’une large couverture médiatique et contribue à la prise de conscience du fléau de la drogue par l’opinion publique française. »
https://fr.wikipedia.org/wiki/French_Connection
Evidemment, dans le contexte social et politique de 1969 on peut comprendre que Pompidou n’ait pas non plus fait de ce problème une urgence immédiate de son action politique.
L’essentiel de la lutte contre la « French Connection » se déroule donc sous la présidence de Georges Pompidou, qui ne semble pas avoir globalement démérité sur ce point, même si avec un relatif « retard à l’allumage » dans cette lutte, selon le documentaire le plus détaillé que l’on puisse trouver sur la question, celui de David Korn-Brzoza réalisé en 2003.
Le fil néanmoins constant est qu’il semble présenter les policiers français comme « à la remorque » des efforts US, alors que si Nixon semble avoir eu le mérite de lancer cette lutte à grande échelle, ce sont tout de même les policiers français qui ont fait l’essentiel du travail, sur le terrain.
Luniterre