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--- Communiqué LDH ---INSTALLATION DES CRÈCHES DE NOËL DANS LES MAIRIES, UNE INSTRUMENTALISATION PARTISANE ET ILLÉGALELa LDH (Ligue des droits de l’Homme) ne veut pas interdire les crèches ; elle refuse simplement de laisser faire celles et ceux qui instrumentalisent la religion catholique à des fins partisanes en installant en toute illégalité les crèches de la nativité au sein d’un bâtiment qui abrite le siège d’une collectivité publique ou d’un service public. Une pratique illégale Le principe de séparation de l’Etat et des cultes, énoncé dans la loi de 1905, impose à l’Etat et aux collectivités publiques la neutralité vis-à-vis de toutes les religions et interdit les signes ou emblèmes religieux dans les bâtiments publics abritant le siège d’une collectivité publique ou d’un service public. L’installation des crèches de la nativité dans les mairies est donc contraire à la loi. Face à l’inaction des préfets qui se refusent d’exercer leur contrôle de légalité pour faire respecter le principe de laïcité, la LDH doit chaque année saisir la juridiction administrative pour faire interdire ces installations. Des maires d’extrême droite récidivistes En effet, chaque fin d’année certains maires d’extrême droite – comme à Beaucaire, Béziers et Perpignan – installent des crèches de Noël dans leur mairie. Ils ont pourtant connaissance de cette interdiction et du coût qui en découle pour leurs contribuables, la plupart d’entre eux ayant déjà été condamnés par les tribunaux administratifs. Ils récidivent à chaque période de Noël, avec des méthodes ubuesques pour tenter de contourner la loi, telle la crèche sur roulettes de Béziers. Une instrumentalisation de la laïcité Si ces maires mettent en avant les « origines chrétiennes de la France », les principes de la loi de 1905 s’appliquent à toutes les religions, et il n’existe aucune tradition d’installation de crèches au sein des mairies, maisons de toutes les citoyennes et tous les citoyens. Il ne s’agit que d’une pratique provocatrice destinée à afficher la préférence d’un culte au détriment des autres. La laïcité doit être appliquée par tous les élu-e-s de la République, en respectant toutes les religions de la même façon. Ce principe républicain fondamental permet à toutes et tous de vivre ensemble sans discrimination. Paris, le 1er décembre 2025 Source : https://www.ldh-france.org/installa… |
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L’allumage des bougies de Hanouka à l’Élysée devant le Conseil d’État : Une entorse à la laïcité ?

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Saisi par la LDH notamment, le Conseil d’État s’est penché jeudi sur l’affaire de l’allumage des bougies de Hanouka à l’Élysée, qui avait suscité une vive polémique en décembre dernier sur une possible atteinte à la laïcité. La décision sera rendue ultérieurement.
Emmanuel Macron avait été très critiqué pour avoir laissé, le 7 décembre 2023, le grand rabbin Haïm Korsia allumer dans la salle des fêtes de l’Élysée la première bougie du candélabre de la fête juive des lumières.
La plus haute juridiction administrative était saisie par la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et l’Association des libres penseurs de France qui lui demandaient "d’annuler la décision par laquelle le président de la République a autorisé la tenue" de cette cérémonie.
Le rapporteur public en faveur du rejet de la requête
Lors de l’audience, le rapporteur public a souligné que la requête "n’a pas l’objet que les requérants aimeraient lui donner" car "il n’existe pas de décision administrative d’allumer la bougie". Le rapporteur public est un membre du conseil d’État qui donne son avis sur la requête durant l’audience, mais qui ne participe pas à la prise de décision finale.
La célébration était intervenue lors de la remise à Emmanuel Macron du prix annuel Lord Jakobovits de la Conférence des rabbins européens, qui récompense la lutte contre l’antisémitisme et la sauvegarde des libertés religieuses.
Le président de la République a "organisé une cérémonie de remise d’un prix" mais "aucunement une cérémonie religieuse", a estimé le rapporteur, en rappelant que la séquence "a duré deux minutes". Qu’un rite religieux ait été accompli par un participant "ne relève pas d’une décision de l’organiser", selon lui.
De plus le chef de l’État "peut recevoir des représentants de tous les cultes" pour assister à une telle cérémonie "sans heurter le principe de laïcité", a-t-il ajouté, en se prononçant pour le rejet de la requête. La décision sera rendue ultérieurement.
La LDH voulait "faire de la pédagogie" sur la laïcité
"L’idée était de faire de la pédagogie autour du principe de laïcité qui est mal connu", a expliqué à l’AFP Marion Ogier, avocate de la LDH. "Beaucoup de choses fausses ont été dites" à l’époque, par exemple "qu’il était logique de célébrer une cérémonie à l’Élysée", a-t-elle ajouté.
Et "par pédagogie il fallait que la Ligue demande au Conseil d’État de se prononcer sur ce principe", même si la LDH pourrait perdre "sur une question de technique contentieuse".
Pour répondre aux critiques suscitées par cette affaire, Emmanuel Macron avait invoqué l’esprit de "concorde". L’événement n’avait pas été annoncé par l’Élysée mais des vidéos, largement visionnées sur les réseaux sociaux, avaient suscité la controverse, principalement à gauche.
BFM - S.C avec AFP - Publié le 26/09/2024
Source : https://www.bfmtv.com/politique/ely…
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Karine Dubernet
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