"Mais tu crois franchement que ce n’est pas le cas entre la France touristique et l’Allemagne industrielle ? Et que de surcroît l’Euro est calculé pour être favorable à l’Allemagne ? La politique de l’Euro se décide à Francfort !"
Le vrai problème actuel en France, et malheureusement même jusque sur VLR…, c’est que la plupart des gens "raisonnent" (…ou même pas, selon les cas !) avec des préjugés fortement et profondément implantés, depuis un demi-siècle et plus, et qui obèrent toute capacité d’analyse réaliste, libérée de tout carcan idéologique.
Encore une fois, ce n’est donc pas une question de "croyance", mais de réalité économique.
L’Allemagne a clairement amorcé la même pente fatale que la France post-gaulliste des années 70, avec deux différences majeures :
_elle n’a pas de possibilités d’autonomie géostratégique, sauf évidemment si Macron arrive à ses fins de trahison nationale en matière de force de frappe, en sus de toutes ses trahisons précédentes.
_la conjoncture économique mondiale est bien pire, pour l’Europe, que ce qu’elle était dans les années 70, et l’avenir y appartient clairement aux pays qui sauront passer à des relations économiques bilatérales équitables avec les puissances émergentes : il ne s’agit pas non plus d’échanger une soumission contre une autre, et la puissance nucléaire géostratégique et énergétique doit servir à ça, doublée avec l’autonomie alimentaire à retrouver rapidement.
Comme déjà évoqué à plusieurs reprises, à travers une série de référendums rétablissant la Constitution du pays en termes d’indépendance nationale, c’est donc un nouveau rapport de force qui s’établira rapidement entre la nouvelle France indépendante et ses voisins restés dans la soumission à l’Etat profond euro-atlantiste.
Le résultat étant donc, encore une fois, que la France n’a constitutionnellement pas besoin du processus "frexit", inutilement couteux à tous points de vue, pour retrouver son autonomie monétaire et financière.
Face à une Allemagne décadente et empêtrée dans sa soumission "euro-atlantiste" c’est logiquement et naturellement la nouvelle "zone euro franche" qui donnera le "La" de la politique monétaire en Europe occidentale, avec très vite de nouveaux "alliés" qui se trouveront opportunément, mais de manière juste quannt au fond, une vocation également indépendantiste : on en voit déjà quelques prémisses dans différents pays européns.
Bref, le problème est que l’on en arrive à un stade où le "débat" ne peut que tourner en rond, chacun répétant les mêmes "arguments", mais qui parlent en réalité de deux réalités différentes, une établie mais en train de crever lentement mais irrémédiablement, l’UE euro-atlantiste et l’autre qui surgira aussi rapidement que la France gaulliste de 1958 le jour où suffisamment de gens se réveilleront pour imposer les référendums permettant les restructurations constitutionnelles nécessaires à la renaissance du pays.
Les bases économiques sont dégradées mais néanmoins la France a encore la capacité de redémarrer grâce à ses atouts hérités de la période gaulliste en termes de géostratégie et qu’il faut simplement avoir la volonté de rétablir pleinement :
_force de frappe nucléaire indépendante.
_autonomie énergétique nucléaire complétée par des échanges bilatéraux extra-européens équitables.
_autonomie alimentaire rapidement retrouvée grâce à notre capacité agricole.
Comme disait Lénine, mais De Gaulle aurait évidemment été d’accord avec lui sur ce point : là où il y a une volonté il y a un chemin.
Mais cette volonté collective ne peut naître avec suffisamment de force que si ceux qui se posent comme Résistance anti-système commencent eux-mêmes à ouvrir les yeux sur les réalités du XXIe siècle et sur les possibilités concrètes d’agir dessus de façon pragmatique, c’est à dire autrement qu’avec des discours idéologiques et des radotages pseudo-"souverainistes" déjà en échec depuis des décennies.
Avec l’agonie de la Macronie il y a une "fenêtre" qui s’ouvre pour une alternative nationale populaire et patriotique si nous savons l’utiliser de manière précisément pragmatique avant qu’elle ne se referme et malheureusement sur une nouvelle réalité encore bien pire de soumission absolue au banco-centralisme mondialisé.
Luniterre
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