VIVE LA RÉVOLUTION
Accueil du site > Comment publier un article > QG - Emmanuel Todd chez Aude Lancelin (vidéo 2h)

QG - Emmanuel Todd chez Aude Lancelin (vidéo 2h)

lundi 29 décembre 2025, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 23 décembre 2025).

La France à la veille du jugement dernier

QG - 2 décembre 2025 - Emmanuel Todd et Aude Lancelin

Cliquer ici pour télécharger la vidéo

Avec la complicité du pouvoir et de ses oppositions politiques, notre pays est entré en état de décomposition terminale. Perte de souveraineté à tous égards, déclassement international, gérontocratie irresponsable qui verbalise même désormais l’idée de « perdre ses enfants » dans des guerres ingagnables à l’échelle monstrueuse, nous approchons du point où nous ne pourrons plus nous raconter d’histoires sur nous-même. Quand et comment éclatera cette bulle d’irréalité qui nous conduit au désastre dans tous les domaines ?

Pour évoquer la situation critique qui se précise pour la France, Aude Lancelin a reçu Emmanuel Todd pour un long entretien le mardi 2 décembre en direct. Historien, démographe, auteur de nombreux best-sellers, parmi lesquels « La Défaite de l’Occident » (Gallimard) et figure du débat d’idées français traduite dans le monde entier.

Pour soutenir Aude Lancelin et son Quartier Général :

https://qg.media/je-mabonne/

Emmanuel Todd : « On pourrait penser que les européens sont en train de rendre un dernier service à l’impérialisme américain en prenant sur eux la charge de la défaite de l’Amérique contre la Russie en Ukraine… Je mense que c’est pas ça… qu’il y a d’autres raisons… »

3 Messages de forum

  • QG - Emmanuel Todd chez Aude Lancelin (vidéo 2h) 30 décembre 2025 20:32, par Luniterre

    Dans sa première partie cette interview explique assez bien le glissement de terrain historique de la classe politique française vers le "nihilisme" au sens de l’absence dans l’ensemble de ses rangs de toute valeur réellement humaine, culturelle et sociale capable d’unir et de mobiliser au moins une partie significative de la population.

    Par la suite il escamote par contre assez nettement le problème de l’échec de la laïcité qui est en train d’achever de détruire ce qui pouvait encore rester de cohésion sociale républicaine et de vie démocratique dans notre pays.

    La civilisation européenne est historiquement essentiellement « chrétienne », chrétienne au sens général du terme, évidemment, sans rentrer dans le détail des schismes, hérésies et sectes diverses…

    Personnellement, je suis complètement athée, même si j’ai passé une autre partie de ma vie à étudier l’histoire des religions, et plus précisément celle des hérésies médiévales.

    L’humanisme est né en Europe comme une forme dérivée de l’humanisme chrétien, et l’humanisme laïc comme une forme moderne de l’humanisme en général, mais dont la souche ancestrale reste la morale chrétienne, ce qui n’a d’ailleurs pas complètement échappé à Emmanuel Todd.

    L’échec actuel de la « laïcité républicaine » est patent, mais le fait est que le concept de laïcité, tel que défini au début du XXe siècle, visait essentiellement à fixer un rapport de force entre l’Église catholique et l’État républicain tel que l’Église renonçait de fait à jouer un rôle politique officiel et surtout dominant.

    Mais dans le contexte actuel, et depuis déjà la fin du siècle dernier, avec la montée des divers intégrismes religieux, massive dans le cas de l’islam, il y a un nouveau conflit latent et de plus en plus explicite entre le principe théocratique et la République laïque. Il faut donc assumer, pour les partisans de la laïcité, qu’une nouvelle définition du rapport de force entre État et religion est à concrétiser dans une législation appropriée à l’évolution actuelle de la société et qui doit essentiellement affirmer l’incompatibilité de tout principe théocratique avec la Constitution républicaine.

    Pour que la laïcité retrouve une véritable légitimité le renoncement explicite à tout principe théocratique doit enfin devenir constitutionnellement une base incontournable et explicitement statutaire de l’existence légale de toute Église ou institution religieuse sur le territoire de la République. Une telle remise à jour de la loi de 1905 par voie de référendum, c’est l’un des trois piliers référendaires du retour à l’indépendance nationale de notre pays.

    Mais actuellement le plus urgent semble bien être de reprendre cette idée essentielle d’Olivier Marleix et probablement l’une des causes qui ont rendu son "suicide" non seulement utile mais carrément indispensable pour la Macronie : sanctuariser constitutionnellement la force de frappe française en termes de doctrine géostratégique et d’utilisation potentielle contre toute tentative de mutualisation au sein des institutions européennes et/ou otanesques. Par voie de référendum, c’est même la première urgence par ordre de priorité, dans le contexte actuel de frénésie guerrière de l’UE au service de l’Etat profond banco-centraliste mondialisé.

    Sur le plan de l’indépendance économique le pilier le plus fondamental reste évidemment le rétablissement, également par voie référendaire, du Conseil National du Crédit, sur la base d’une représentativité nationale et régionale démocratique, et doté de pouvoirs constitutionnels lui assurant la suprématie du contrôle du crédit et de la circulation monétaire sur le territoire français, par rapport à toutes les autres institutions internationales, à commencer par la BCE.

    Avec une politique du crédit dont le premier objectif sera d’aider notre agriculture nationale à être rapidement en mesure d’assurer l’autonomie alimentaire du pays, ces trois piliers sont le fondement du retour véritable à l’indépendance nationale, sans s’encombrer de palabres et de processus bureaucratiques type "frexit" qui ne sont jamais que la "reconnaissance en négatif" de l’autorité des instances internationales parasitaires des lobbies banco-centralistes mondialisés.

    Luniterre

    Répondre à ce message

    • QG - Emmanuel Todd chez Aude Lancelin (vidéo 2h) 31 décembre 2025 16:32, par Luniterre

      En résumé : l’UE est d’ores et déjà sur la pente de son autodestruction avec sa couteuse "participation" à la défaite de l’Ukraine transformée en proxy euro-atlantiste. L’Allemagne "phare de l’industrie en UE" est en train de jeter ses derniers feux et n’espère se "rallumer" que par l’importance prépondérante de sa propre "participation" à la défaite ukro-atlantiste.

      La Macronie, quant à elle, a sa propre date de péremption en 2027 mais se cherche une "prolongation" au prix de la ruine de la France et du renoncement définitif à son indépendance dans ce même engagement euro-atlantiste en Ukraine.

      La temporalité de ces trois déchéances se trouve être dans une synchronicité en partie imprévisible, sauf évidemment l’échéance de 2027, et encore…

      La variable la plus déterminante à court et moyen terme est celle de la défaite déjà assez nettement amorcée du proxy ukro-atlantiste.

      Cette défaite est en quelque sorte le facteur de précipitation historique de ces trois "déchéances parallèles".

      Dans ce contexte la survie de la France en tant que nation indépendante ne dépend pas de sa relation administrative et statutaire avec le reste de l’UE, que les pseudos-"souverainistes" résument par les trois "sorties", de l’UE, de l’€uro et de l’OTAN, mais de sa capacité à se reconstruire sur la base des trois piliers référendaires qui lui rendront concrètement son indépendance à l’égard de toutes instances supranationales :

      _1_ Sanctuariser constitutionnellement la force de frappe française en termes de doctrine géostratégique et d’utilisation potentielle contre toute tentative de mutualisation au sein des institutions européennes et/ou otanesques. Par voie de référendum : c’est la première urgence par ordre de priorité, dans le contexte actuel de frénésie guerrière de l’UE au service de l’Etat profond banco-centraliste mondialisé.

      _2_ Rétablissement, également par voie référendaire, du Conseil National du Crédit, sur la base d’une représentativité nationale et régionale démocratique, et doté de pouvoirs constitutionnels lui assurant la suprématie du contrôle du crédit et de la circulation monétaire sur le territoire français, par rapport à toutes les autres institutions internationales, à commencer par la BCE. Avec pour premier objectif concret une politique du crédit en vue d’aider notre agriculture nationale à être rapidement en mesure d’assurer l’autonomie alimentaire du pays

      _3_ Redonner à la laïcité une véritable légitimité en affirmant par voie de référendum l’incompatibilité de tout principe théocratique avec la Constitution républicaine : le renoncement explicite à tout principe théocratique deviendra ainsi enfin une base constitutionnelle incontournable et explicitement statutaire de l’existence légale de toute Église ou institution religieuse sur le territoire de la République Française réellement indépendante.

      Sans la réalisation de ces trois piliers référendaires du retour à l’indépendance de la nation, les "trois sorties" de l’UE, de l’€uro et de l’OTAN sont autant de sorties dans des impasses.

      Avec la réalisation de ces trois piliers de l’indépendance nationale retrouvée ces "trois sorties" sont effectives de facto, quel que soit le signe monétaire circulant en France.

      Le temps ne sera plus alors à des arguties bureaucratiques avec telle ou telle institution supranationale, mais à la reconstruction du pays. Si négociations il y a elles se feront sur la base d’un rapport de force retrouvé où la France sera en mesure de faire respecter son indépendance en termes de relations bilatérales équitables dans tous les domaines et dans toutes les directions géopolitiques.

      Luniterre

      Répondre à ce message

  • QG - Emmanuel Todd chez Aude Lancelin (vidéo 2h) 1er janvier 15:57, par Luniterre

    Emmanuel Todd pointe fort justement le "nihilisme" de la classe politique française, qui n’a rien d’autre que sa propre survie à réellement proposer comme perspective "d’avenir" au pays. Mais en réalité il en va de même pour la bureaucratie "européiste" et ses diverses ramifications sur le vieux continent.

    Les totalitarismes du siècle passé représentaient tous aussi une forme de nihilisme plus ou moins assumée, contrairement à l’actuel, mais qui trouvait une pseudo-"justification" dans la perspective formellement "constructive" d’un nouvel empire présenté comme historiquement durable, en tant que récompense pour les sacrifices imposés à la société.

    Alors que l’UE n’est qu’un conglomérat disparate d’intérêts oligarchiques dont seule profite réellement une poignée de spéculateurs qui eussent été pointés, même si hypocritement, comme des ennemis des nouveaux empires en construction au siècle passé.

    Même Trump avec ses bombardements "punitifs" sporadiques ici et là au gré de ses prétentions manquées au Nobel de la paix n’arrive pas à dissimuler le rétrécissement de l’influence US sur la planète.

    Tiraillé entre repli sur soi et sauvegarde impossible de sa toute puissance l’empire US offre lui-même une image trouble et instable du "nihilisme" ambiant de ce tournant du premier quart du XXIe siècle.

    Une situation profitable aux puissances émergentes, même si en grande partie par défaut, mais qui pourrait l’être aussi à notre pays à condition de se recentrer, comme on l’a déjà vu, sur les quelques fondamentaux qui lui restent et d’ouvrir une page entièrement neuve en termes de relations internationales.

    Dans ce nouveau contexte du nihilisme ambiant les seules références encore utiles sont celles du Général De Gaulle pour la stratégie diplomatique et du Marx des Grundrisse pour l’analyse économique du post-capitalisme, même si la frénésie spéculative boursière donne encore l’illusion que le capitalisme mondialisé est encore bien vivant, alors que le boursicotage massif recyclant la fausse monnaie mise en circulation par la dette publique et privée n’en est plus qu’une réplique ectoplasmique, depuis déjà la crise en réalité finale de 2007-2008.

    Dans la mesure où il n’y a jamais eu de génération spontanée du socialisme lorsque la classe ouvrière disparaît en tant que classe en soi et pour soi, le banco-centralisme est par défaut l’"héritier naturel" de l’appareil productif robotisé et cette tendance ne peut désormais que s’étendre à l’ensemble du globe, à mesure que les bourgeoisies nationales encore "résistantes" cesseront de résister à la tentation de la pure spéculation.

    Dans le bref intervalle historique actuel où ce n’est pas encore tout à fait le cas, il reste encore quelques brèches entrouvertes pour les peuples éveillés et conscients, s’il s’en trouve, pour inventer une réelle alternative au banco-centralisme.

    La chute inéluctable de la Macronie est manifestement l’une de ces brèches.

    Au seuil de 2026 c’est donc le problématique éveil des consciences qui est historiquement en question en France.

    Mais il est en grande partie tributaire de l’éveil des consciences chez ceux qui se posent eux-mêmes en analystes "antisystèmes".

    Luniterre

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0