Idem, lors des événements de Libye du printemps 2011.
Syrie, Libye - Daraya - Deraa - Comment la CIA provoque des ’révolutions’ dans les pays qu’elle veut soumettre
Le principe des révolutions colorées montées par l’impérialisme américano-sioniste consiste à utiliser la violence quand nécessaire de façon à ce que le régime qu’ils veulent détruire soit obligé d’y répondre. Dans leur stratégie, il faut à tout prix qu’il y ait un mort dans le camp des "insurgés" afin de crier à l’assassin, à la dictature, etc..
[Et, pour obtenir au moins un mort dans le camp des "insurgés", ils n’auront aucun scrupule, si et seulement si c’est nécessaire, à utiliser des tireurs d’élite masqués et embusqués qui feront feu sur la foule. Tireurs d’élite qu’ils feront ensuite passer pour des agents de l’État qu’ils veulent détruire.]
Ensuite, cette insurrection commanditée par l’impérialisme dénoncera, à la face du monde et de la population du pays attaqué, que le régime qu’ils veulent abattre est ignoble, qu’il tire sur les "manifestants pacifiques".
Ils joueront aussi sur le fait que, quelque soit le pays, rien n’est jamais parfait et qu’il y a toujours des revendications à satisfaire. Ils les reprendront à leur compte afin qu’une partie de la population se sente des points communs avec eux.
Partant de là, ils organiseront d’autres "manifs". Et ils le feront de telle façon qu’il y ait à nouveau des morts. Et plus il y aura de morts et plus la contestation grandira, et plus elle grandira et plus il y aura des morts, etc. selon le principe d’une boule de neige qu’on fait rouler sur le sol enneigé et qui grossit, qui grossit.
[Et, si la boule de neige refuse de grossir toute seule, et seulement dans ce cas, ils la feront grossir artificiellement. Toujours grâce aux tireurs embusqués qui tireront cette fois de plus en plus massivement aussi bien sur les manifestants que sur les policiers afin de créer artificiellement la guerre civile, les flics croyant que ce sont les manifestants qui leur tirent dessus, et les manifestants croyant que ce sont les flics qui les abattent comme des chiens !]
Et, si tout se passe bien, le régime finira par tomber. [Surtout que de nombreux agents de la CIA seront présents parmi les "révoltés" pour les motiver, les armer et les entrainer.]
Et si cela se passe mal, il faudra une intervention militaire extérieure comme en Libye actuellement.
Voici un article qui explique comment envahir un pays en donnant
l’impression que c’est à sa demande :
http://mai68.org/spip/spip.php?arti…
Les révolutions colorées expliquées par un ancien agent de l’impérialisme :
http://mai68.org/spip/spip.php?arti…
Il va de soit qu’en plus de ces techniques, la CIA n’hésite pas à acheter des proches du régime à abattre ou des militaires, etc. afin qu’ils trahissent ou fassent défection. Comme en Libye en ce moment-même.
Remarque : Il ne faut évidemment pas confondre les "révolutions" provoquées par l’impérialisme dans divers pays, et qui, dans le cas par exemple de la Libye, sont en fait des contre-révolutions, avec de vraies révolutions spontanées telles celles de Tunisie ou d’Égypte ou de Barhein ou d’ailleurs, et que l’impérialisme fait tout pour réprimer.
12 septembre 2011
Source : http://mai68.org/spip/spip.php?arti…
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RÉFLEXIONS SUR LA CRISE LIBYENNE (INSERM)
Cynthia MCKINNEY, candidate écologiste à l’élection présidentielle américaine de 2008, avocate de la cause afro-américaine et pourfendeuse de la politique interventionniste des États-Unis, dénonce le droit d’ingérence à travers l’ouvrage The Illegal War on Libya (Clarity Press, 2012, 180 p.) qu’elle a dirigé et qui pointe, à travers l’examen méticuleux des déclarations officielles du Congrès et du gouvernement américain, les nombreuses contradictions de l’administration Obama sur ce dossier.
Plus féroce, l’universitaire Horace CAMPBELL rédige pour sa part une véritable charge contre l’OTAN et le droit d’ingérence à travers son Global NATO and the Catastrophic Failure in Libya (Pambazuka Press – éditeur sud-africain diffusé en Europe par l’éditeur britannique Monthly Review Press – 2013, 322 p.) qui dénonce « la politique néocolonialiste d’une OTAN globalisée aux ordres des États-Unis, qui empêche le continent africain de progresser sur la voie de l’unité ».
Dans la même veine, l’article « Libye : les enjeux économiques de la “guerre pour la démocratie” » de Moncef DJAZIRI, paru dans la revue Moyen-Orient (octobre-décembre 2011, p. 78-83), développe la thèse selon laquelle l’intervention de l’OTAN en Libye n’aurait été motivée que par la volonté de promouvoir les intérêts pétroliers occidentaux sur place.
Source (page 10) : https://www.irsem.fr/storage/file_m…
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« La diabolisation de l’ennemi, c’est un classique dans les conflits, c’est même une figure imposée, comme dans le patinage artistique ! »
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