- Les États-Unis ont attaqué un bateau de trafiquants de drogue présumés en septembre 2025, faisant 11 morts.
- Le "New York Times" assure lundi 12 janvier 2026 que l’armée américaine avait utilisé un avion maquillé en appareil civil pour cette opération.
- Cette pratique pourrait constituer un crime de guerre, selon le quotidien new-yorkais.
Les États-Unis se seraient-ils rendus coupables d’un crime de guerre dans leur lutte contre le narcotrafic ? C’est ce qu’affirme le "New York Times", qui a révélé lundi 12 janvier que l’armée américaine a utilisé un avion maquillé en appareil civil lors de sa première attaque contre un bateau de trafiquants de drogue présumés, faisant 11 morts en septembre dernier. Or, le droit international humanitaire interdit la ""perfidie"", qui consiste notamment à tromper l’adversaire en feignant d’avoir le statut de civil.
Citant des responsables au fait du dossier, le quotidien new-yorkais rapporte que cette frappe a été réalisée par un avion déguisé en appareil civil, qui transportait ses munitions à l’intérieur du fuselage et non de manière visible sous les ailes. Les forces américaines avaient ensuite lancé une seconde salve contre le navire déjà touché, tuant des survivants.
Plus de 100 morts dans les Caraïbes et le Pacifique
Depuis septembre, les États-Unis mènent une campagne de frappes contre des embarcations, présentées par Washington comme appartenant à des trafiquants de drogue, qui ont fait plus de 100 morts dans les Caraïbes et le Pacifique. Sauf que l’administration de Donald Trump n’a jamais fourni la preuve que les navires visés étaient effectivement impliqués dans un quelconque trafic.
Le 2 septembre 2025, le président américain a annoncé que cette première frappe avait fait 11 morts. Une double frappe que des élus avaient déjà qualifiée de crime de guerre.
Selon le "New York Times", l’armée a depuis eu recours à des appareils militaires reconnaissables, dont des drones, pour ces opérations.